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Capacité d'Investissement

Calculez votre capacité d'investissement mensuelle. Simulateur gratuit pour déterminer combien et quand vous pouvez investir selon votre situation.

Ce simulateur chiffre la capacité d'investissement d'un foyer, c'est-à-dire le montant mensuel disponible pour constituer ou accroître un patrimoine après couverture des charges fixes et de l'épargne de précaution. Il distingue la capacité d'épargne courante et la capacité d'investissement long terme (plus volatile, plus rémunératrice), et propose une répartition selon le profil de risque et les objectifs patrimoniaux.

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L'utilisateur saisit ses revenus nets mensuels, ses charges fixes (logement, crédits, assurances, transports), ses charges variables (alimentation, loisirs), et sa situation d'épargne de précaution actuelle. Le simulateur calcule la capacité d'épargne libre, en retire la part dédiée à la constitution de l'épargne de précaution (si non constituée à hauteur de 3-6 mois de charges fixes), et restitue la capacité d'investissement long terme disponible pour les placements rémunérateurs.

Capacite_epargne_libre = Revenus_nets moins Charges_totales Capacite_investissement_LT = Capacite_epargne_libre moins Effort_epargne_precaution (viser 3 a 6 mois de charges fixes)
  • Particuliers souhaitant structurer leur épargne et savoir quand investir
  • Jeunes actifs qui débutent leur constitution de patrimoine
  • Personnes avec projets qui veulent équilibrer épargne projets et investissement long terme
  • CGP / Conseillers pour établir un diagnostic rapide avec leurs clients
Épargne de précaution recommandée
3 à 6 mois de charges fixes sur un livret disponible : Avant d'investir, il est recommandé de disposer d'une réserve de liquidités équivalente à 3 à 6 mois de charges fixes sur un livret réglementé (Livret A, LDDS), sans risque de perte en capital. Cette réserve absorbe les imprévus sans contraindre à liquider des placements à long terme.
Taux d'endettement maximal recommandé
35 % des revenus nets (recommandation HCSF depuis janvier 2022) : La recommandation HCSF fixe le taux d'effort maximal à 35 % des revenus nets, assurance emprunteur incluse, pour tout nouveau crédit immobilier depuis janvier 2022. Ce plafond est quasi-réglementaire pour les banques et constitue la référence pour évaluer la capacité d'endettement résiduelle.
  • L'épargne de précaution doit être constituée en priorité avant tout investissement à risque — 3 à 6 mois de charges fixes sur support liquide (livret A, LDDS, fonds euros accessible)
  • Les revenus variables (primes, commissions, freelance) doivent être lissés sur une moyenne stable : les surestimer gonfle artificiellement la capacité d'investissement
  • Les charges fixes doivent inclure les postes irréductibles réels (assurance, énergie, alimentation de base), pas seulement les charges contractuelles
  • La capacité d'investissement doit laisser une marge de sécurité — ne pas investir la totalité du disponible chaque mois, conserver un coussin pour les aléas
  • Le simulateur ne modélise pas les à-coups (grands travaux, changement de véhicule, dépenses de santé) qui peuvent ponctionner la capacité projetée
Épargne de précaution
Réserve financière liquide pour faire face aux imprévus (perte d'emploi, réparations...).
Taux d'épargne
Part des revenus non consommée, exprimée en pourcentage.
Taux d'endettement
Ratio entre les remboursements de crédits et les revenus.
Reste à vivre
Montant disponible après paiement des charges fixes et de l'épargne.
Intérêts composés
Intérêts calculés sur le capital + les intérêts déjà acquis.
Profil de risque
Tolérance de l'investisseur aux fluctuations de son portefeuille.

Convention Franco-Suisse — Fiscalité Croisée par Revenu

Déterminez l'imposition de vos revenus selon la convention franco-suisse : dividendes, intérêts, salaires, pensions et plus-values.

Ce simulateur chiffre la fiscalité applicable à un contribuable ayant des liens avec la France et la Suisse (revenus, résidence, patrimoine), en appliquant la convention fiscale bilatérale franco-suisse du 9 septembre 1966 révisée. Il détermine l'État de résidence fiscale au sens conventionnel, identifie l'État d'imposition pour chaque catégorie de revenus et chiffre les éventuels crédits d'impôt applicables.

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L'utilisateur saisit sa situation familiale et professionnelle (lieu du foyer, centre des intérêts économiques, séjour habituel, nationalité), ses revenus par catégorie (salaires, dividendes, intérêts, revenus immobiliers, pensions) et leur pays de source. Le simulateur applique les critères de départage de l'article 4 de la convention (foyer, centre des intérêts, séjour, nationalité), détermine l'État de résidence fiscale conventionnelle et calcule l'imposition dans chacun des États selon les articles spécifiques à chaque catégorie de revenus.

Residence_conventionnelle = hierarchie_article_4_CDI (foyer > interet_eco > sejour > nationalite) Imposition_par_categorie = f(categorie_revenu, articles 15-24 CDI_FR_CH) Impot_total = Impot_FR + Impot_CH moins Credit_impot_FR
  • Résidents suisses percevant des revenus de source française — dividendes de sociétés françaises, loyers d'immeubles en France, pensions françaises
  • Résidents français percevant des revenus de source suisse — salaires d'employeurs suisses, dividendes de holdings suisses, intérêts de banques suisses
  • Travailleurs frontaliers — situation spécifique régie par l'accord frontalier franco-suisse (2023)
  • CGP et avocats fiscalistes — conseil aux clients en mobilité franco-suisse ou en restructuration patrimoniale transfrontalière
Dividendes — Retenue à la source
15% de RTS suisse sur dividendes versés aux résidents français (art. 11). Réduit à 0% si le bénéficiaire français détient directement au moins 10% du capital de la société suisse distributrice (participation qualifiée).
Intérêts — Retenue à la source
0% de RTS suisse sur intérêts versés à des résidents fiscaux français (art. 12). Imposables exclusivement dans l'État de résidence du bénéficiaire. Exception : intérêts de source suisse perçus via un établissement stable suisse.
Plus-values sur titres
Imposables dans l'État de résidence du cédant (art. 13). Un résident suisse cédant des actions françaises est imposé en Suisse (pas en France), sauf si la société française tire plus de 50% de sa valeur d'immeubles situés en France.
Pensions et retraites
Imposables dans l'État de résidence (art. 18). Un résident suisse percevant une pension française est imposé en Suisse, sauf pensions de la fonction publique (art. 19) qui restent imposables en France.
  • Les critères de départage de la résidence fiscale sont hiérarchisés : foyer permanent d'habitation, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité — le simulateur applique cette hiérarchie mais leur interprétation dans un cas particulier peut donner lieu à contentieux
  • Les salariés frontaliers bénéficient d'un régime spécifique (accord complémentaire, prélèvement à la source dans un État, imposition dans l'autre) — le simulateur applique le régime saisi, à vérifier selon le canton d'emploi (régime genevois spécifique)
  • La clause balai de la convention prévoit un échange de lettres pour les situations non prévues — le simulateur ne couvre pas ces cas limites
  • Les pensions versées à d'anciens fonctionnaires obéissent à un régime particulier (imposition dans l'État payeur) — le simulateur distingue pensions publiques et privées
  • L'administration française peut contester la résidence suisse si elle considère que les liens personnels et économiques restent en France — la résidence fiscale effective prime sur la déclaration
Retenue à la source (RTS)
Prélèvement effectué par l'État de source d'un revenu (dividendes, intérêts, redevances) au moment du paiement, avant versement au bénéficiaire non-résident. Les taux conventionnels sont souvent inférieurs aux taux internes. En Suisse : impôt anticipé (Verrechnungssteuer) de 35% réduit par convention.
Impôt anticipé suisse (Verrechnungssteuer)
Retenue à la source suisse de 35% sur dividendes, intérêts d'obligations et lots de sociétés suisses. Remboursable intégralement aux résidents suisses déclarant leurs revenus. Réduit par convention (15% pour les résidents français) et remboursable sur demande.
Tie-breaker rules (art. 4 convention)
Règles de départage en cas de double résidence : (1) foyer permanent disponible → (2) centre des intérêts vitaux → (3) séjour habituel le plus long → (4) nationalité → (5) accord amiable entre administrations. S'appliquent uniquement si les deux États qualifient la même personne de résidente selon leurs lois internes.
Travailleur frontalier
Salarié résidant dans la zone frontalière d'un État (France) et travaillant dans la zone frontalière de l'autre État (Suisse), rentrant en principe chaque jour à son domicile. Soumis à des règles spécifiques prévues par l'accord frontalier franco-suisse (imposition partagée depuis l'accord de 2023).

Fonds Luxembourg — SICAV, SIF, RAIF & Fiscalité Française

Estimez la fiscalité française de vos fonds luxembourgeois : SICAV à reporting, SIF, RAIF et fonds opaques.

Ce simulateur compare un fonds luxembourgeois (FCP ou SICAV UCITS) et un fonds français équivalent pour un investisseur résident fiscal français, sur les dimensions fiscalité, frais et accessibilité. Il chiffre le rendement net après impôts dans chacun des deux véhicules, en tenant compte des retenues à la source luxembourgeoises, de l'éligibilité PEA et des frais différentiels.

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L'utilisateur saisit le capital investi, la durée de placement, l'enveloppe de détention (CTO, PEA, assurance-vie), les frais de gestion de chacun des fonds et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique la fiscalité propre à chaque véhicule (retenue à la source luxembourgeoise sur dividendes si fonds distribuant, régime des PV commun en sortie), compare les frais cumulés et restitue le capital net final pour chaque fonds.

Capital net = Capital × (1 + rendement − TER)^durée × (1 − taux fiscal sortie)
  • Investisseurs fortunés accédant à des fonds luxembourgeois via family offices ou gérants privés
  • CGP et banquiers privés comparant la fiscalité de fonds français et luxembourgeois pour leurs clients
  • Investisseurs en private equity évaluant le rendement net de SIF ou RAIF luxembourgeois
  • Dirigeants d'entreprise ayant accès à des parts de SICAR dans le cadre d'un LBO
  • Expatriés résidant temporairement en France souhaitant évaluer la fiscalité de leurs investissements luxembourgeois avant le retour
SIF / RAIF — Investissement minimum 125 000 €
Les fonds d'investissement spécialisés (SIF) et les fonds d'investissement alternatifs réservés (RAIF) luxembourgeois sont réservés aux investisseurs avertis au sens de la loi LU : soit un minimum d'investissement de 125 000 €, soit une certification d'investisseur averti par une banque ou un gestionnaire agréé. Les particuliers sans certification ne peuvent pas souscrire directement.
Taxe d'abonnement LU — 0,01% à 0,05%
Contrairement à la France (taxe sur les transactions financières), les fonds luxembourgeois paient une taxe d'abonnement annuelle très faible : 0,05% de la valeur nette d'inventaire pour les fonds grand public (Part I UCITS), 0,01% pour les SIF réservés aux investisseurs institutionnels. Cette taxe est supportée par le fonds et réduit marginalement la performance nette.
IFI — Seuil 20% d'actifs immobiliers
Les parts de fonds (OPC, SICAV, FCP français ou étrangers) entrent dans l'assiette IFI si la proportion d'actifs immobiliers du fonds dépasse 20% de sa valeur totale. Pour un fonds immobilier (REIF, SICAV immo), l'intégralité des actifs immobiliers détenus via le fonds est prise en compte au prorata de la participation du porteur.
Exit tax — Seuil 800 000 €
Au départ de France, un porteur de parts dont la valeur totale des droits sociaux et valeurs mobilières dépasse 800 000 € (ou représente plus de 50% des bénéfices imposables) est soumis à l'exit tax sur les plus-values latentes. Les parts de fonds luxembourgeois sont incluses dans l'assiette. Un sursis de paiement est possible pour les départs vers des États de l'EEE.
  • Les fonds luxembourgeois UCITS sont éligibles au PEA s'ils investissent à plus de 75 % en actions UE — le simulateur applique l'éligibilité saisie, à vérifier sur la fiche KIID
  • La retenue à la source luxembourgeoise sur dividendes peut ne pas être intégralement récupérable selon la convention fiscale — le simulateur applique un taux moyen
  • Les fonds à parts capitalisantes (C) évitent l'imposition annuelle des dividendes, contrairement aux parts distribuantes (D) : le choix de la part impacte le rendement net
  • Les frais de gestion (TER) diffèrent souvent légèrement entre fonds équivalents : un écart de 0,2 % cumulé sur 20 ans représente plusieurs points de rendement final
  • Les FCP et SICAV luxembourgeois dédiés ou institutionnels (FAS, SIF, RAIF) ont des tickets d'entrée élevés et des régimes fiscaux spécifiques — non traités par ce simulateur
Fonds à reporting (fonds transparent)
Fonds étranger dont les revenus sont déclarés à l'administration fiscale de son pays d'établissement et transmis aux porteurs de parts. En France, un fonds à reporting bénéficie du PFU 30% sur les revenus distribués et les plus-values. Statut à vérifier via l'ACD Luxembourg ou le prospectus du fonds.
Fonds opaque (non-reporting)
Fonds étranger qui ne remplit pas les conditions de reporting. En France, tous les revenus du fonds (distribués et plus-values) sont taxés au barème progressif de l'IR + prélèvements sociaux 17,2%, sans option PFU. Le taux marginal peut atteindre 62,2% (TMI 45% + PS).
SIF — Specialised Investment Fund
Fonds d'investissement spécialisé luxembourgeois créé par la loi du 13 février 2007. Agréé par la CSSF, réservé aux investisseurs avertis (125 000 € minimum). Grande flexibilité d'investissement, peut investir dans tous types d'actifs (private equity, dette, immo, hedge). Taxe d'abonnement 0,01%.
RAIF — Reserved Alternative Investment Fund
Fonds d'investissement alternatif réservé luxembourgeois créé par la loi du 23 juillet 2016. N'est pas agréé par la CSSF (seul le gestionnaire doit être agréé AIFM). Réservé aux investisseurs avertis (125 000 € minimum). Time-to-market très court (création en quelques semaines). Régime fiscal similaire au SIF.
SICAR — Société d'Investissement en Capital à Risque
Véhicule luxembourgeois dédié au capital-risque et au capital-investissement (private equity). Agréé CSSF, réservé aux investisseurs avertis. Exonération de tout impôt au Luxembourg sur les revenus tirés de valeurs mobilières à risque. Structure adaptée aux fonds de LBO, venture capital, growth equity.
Taxe d'abonnement
Impôt annuel luxembourgeois sur la valeur nette d'inventaire des fonds (0,01% à 0,05%). Supporté par le fonds, pas par le porteur directement. Correspond à la contribution luxembourgeoise en lieu et place d'une TVA ou d'un IS sur les revenus du fonds.

Assurance-Vie Luxembourgeoise vs Française

Comparez assurance-vie luxembourgeoise et française : triangle de sécurité, fonds dédiés (FID/FAS/FIC), multi-devises et protection créanciers.

Ce simulateur compare un contrat d'assurance-vie souscrit au Luxembourg et un contrat d'assurance-vie français classique, pour un résident fiscal français. Il chiffre les différences de rendement net, d'univers d'investissement (fonds dédiés, devises multiples, FAS) et de protection juridique (triangle de sécurité, super-privilège), et identifie le seuil de capitaux au-delà duquel le contrat luxembourgeois devient pertinent.

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L'utilisateur saisit le capital à placer, son profil de risque, la durée de placement, la tranche marginale d'imposition et son éventuelle expatriation future. Le simulateur applique la fiscalité commune aux deux contrats (régime de l'assurance-vie française via la neutralité fiscale luxembourgeoise pour les résidents français), compare les frais de gestion, modélise l'avantage de diversification en devises et en fonds dédiés disponible au Luxembourg, et restitue le capital net en sortie dans chacun des deux scénarios.

Capital_brut_final = Capital_initial × (1 + rendement_net_frais)^Duree Neutralite_fiscale : Fiscalite_sortie = Fiscalite_AV_FR (PFU 7,5 %/12,8 % + PS, abattements > 8 ans) Gain_diversification = Performance_fonds_dedies moins Performance_fonds_FR_equivalents
  • Investisseurs patrimoniaux (500 k€+) — évaluent l'intérêt du Luxembourg pour sécuriser des actifs importants et accéder aux fonds dédiés
  • Expatriés et non-résidents — la portabilité du contrat luxembourgeois permet de conserver le contrat sans pénalité en cas de changement de résidence fiscale
  • CGP et banquiers privés — comparent les deux véhicules pour conseiller leurs clients sur la structuration patrimoniale internationale
  • Chefs d'entreprise et dirigeants — souhaitent protéger leur épargne des créanciers professionnels via le super-privilège luxembourgeois
Seuil d'accès au contrat luxembourgeois
À partir de 125 000 € selon les compagnies. Accès au FID (fonds interne dédié) : généralement 250 000 € à 1 M€. FAS (fonds assurance spécialisé) : à partir de 250 000 €. FIC (fonds interne collectif) : accessible avec des seuils plus bas.
Abattement annuel après 8 ans
4 600 € de plus-value annuels pour une personne seule, 9 200 € pour un couple (imposition commune). Applicable identiquement aux contrats français et luxembourgeois pour les résidents fiscaux français. Au-delà de l'abattement, option entre PFU 24,7% et barème IR.
Durée optimale de détention
8 ans minimum pour bénéficier de l'abattement et du taux réduit PFL (7,5% pour les versements avant le 27/09/2017 si antérieurs à 8 ans). Pour les versements post-27/09/2017 : PFU à 30% avant 8 ans, taux réduit 17,2% CSG après.
Plafond des garanties en France
En France, le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) garantit les contrats à hauteur de 70 000 € par assureur. Au Luxembourg, le triangle de sécurité offre une protection théoriquement illimitée par cantonnement des actifs.
Déclaration formulaire 3916
Obligation déclarative annuelle pour tout résident fiscal français détenant un contrat d'assurance-vie souscrit à l'étranger. À joindre à la déclaration de revenus. Amende de 1 500 € par contrat non déclaré (10 000 € si l'assureur est dans un État non coopératif).
  • Le contrat luxembourgeois applique la neutralité fiscale : la fiscalité à la sortie est celle du pays de résidence du souscripteur — pour un résident français, c'est donc le régime fiscal français (abattement, PFU/barème) qui s'applique
  • Le seuil d'entrée des contrats luxembourgeois varie (250 000 € à 1 M€ selon les compagnies) — le simulateur signale l'ordre de grandeur mais les conditions exactes dépendent de l'assureur
  • Les frais de gestion luxembourgeois peuvent être supérieurs ou inférieurs selon le support : sur fonds euros, souvent moins avantageux qu'en France ; sur unités de compte et fonds dédiés, souvent plus compétitifs
  • La protection juridique luxembourgeoise (triangle de sécurité, super-privilège du souscripteur) est un avantage mais ne dispense pas d'une analyse juridique en cas d'expatriation ou de changement de résidence
  • Les fonds dédiés (FAS, FID) imposent des tickets d'entrée plus élevés et un pilotage actif — le simulateur compare avec un contrat luxembourgeois standard, pas un FAS sur-mesure
Triangle de sécurité luxembourgeois
Mécanisme légal (loi du 6 déc. 1991) obligeant les compagnies d'assurance à déposer les actifs représentatifs des contrats auprès d'une banque dépositaire agréée par le Commissariat aux Assurances. En cas de faillite, le souscripteur bénéficie d'un super-privilège de premier rang.
FID (Fonds Interne Dédié)
Fonds d'investissement créé spécifiquement pour un seul souscripteur, géré selon ses instructions. Permet d'accéder à des actifs non cotés, des fonds alternatifs et une gestion totalement personnalisée. Accessible à partir de 250 000 € à 1 M€ selon les compagnies.
FAS (Fonds Assurance Spécialisé)
Fonds multi-souscripteurs dédié aux investisseurs avertis, géré par un gestionnaire délégué. Accès à des actifs sophistiqués sans la personnalisation totale du FID. Accessible à partir de 125 000 € à 250 000 €.
Super-privilège
Droit légal du souscripteur d'un contrat luxembourgeois à être remboursé en priorité absolue sur les actifs cantonnés, avant tout autre créancier de la compagnie d'assurance, y compris l'État luxembourgeois. Dispositif unique en Europe.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Taux forfaitaire de 30% (12,8% IR + 17,2% prélèvements sociaux) applicable aux plus-values de rachat d'assurance-vie en France. Option pour le barème progressif de l'IR possible si plus favorable, après application de l'abattement annuel post-8 ans.
Portabilité internationale
Faculté de conserver un contrat luxembourgeois en cas de changement de résidence fiscale, sans devoir le fermer ou le transférer. La fiscalité applicable s'adapte automatiquement au pays de résidence du souscripteur au moment du rachat.

Carried Interest Transfrontalier — France, Luxembourg & UK

Calculez l'imposition de votre carried interest en France, au Luxembourg et au UK. Comparez les régimes.

Ce simulateur chiffre l'imposition d'un carried interest (part de la performance d'un fonds d'investissement attribuée à ses gérants) pour un bénéficiaire présentant une dimension transfrontalière (résidence actuelle ou future, fonds domiciliés à l'étranger). Il compare le régime fiscal français (imposition à l'IR au barème ou au PFU selon les conditions du régime de faveur) et les régimes fiscaux de pays concurrents fréquemment utilisés (Royaume-Uni, Italie, Luxembourg).

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L'utilisateur saisit le montant du carried interest projeté, le pays de domiciliation du fonds, sa résidence fiscale actuelle et envisagée, son investissement personnel dans le fonds (condition du régime de faveur français) et la durée d'holding. Le simulateur applique le régime français (taxation en gains de capital à 30 % sous conditions, sinon au barème IR comme salaires avec cotisations sociales) et chiffre le régime fiscal de chaque pays tiers éventuellement envisagé, pour restituer un comparatif net du montant perçu.

Regime_faveur_FR : Imposition_PV = Carried × 30 % (PFU) si conditions (art. 80 quindecies) Sinon : Imposition_salaires = Carried × (TMI + CEHR + cotisations_sociales) Comparaison_pays : Impot_total_pays = f(regime_local)
  • Gérants de fonds PE/VC/Infrastructure — souhaitant anticiper leur charge fiscale sur le carried et comparer les juridictions disponibles pour la domiciliation de leur fonds
  • Professionnels mobiles de la finance — ayant travaillé dans plusieurs pays pendant la période de vesting et cherchant à comprendre le risque de double imposition
  • Avocats fiscalistes et structureurs — conseillant des équipes de gestion sur le choix de la juridiction et la structuration du carried
  • Family offices et investisseurs LP — souhaitant comprendre l'impact fiscal des structures de rémunération des gérants sur le rendement net
Investissement minimum (France — art. 163 quinquies C)
Le gérant doit investir personnellement au moins 1 % de l'actif souscrit du fonds. Cet investissement doit être réalisé en numéraire avant ou simultanément à l'attribution des droits de carried.
Durée minimale de vesting (France)
5 ans minimum entre l'attribution des droits de carried et leur réalisation (cession ou distribution). Une réalisation avant 5 ans entraîne la requalification en revenu d'activité.
Délai long-term capital gains USA
Depuis le Tax Cuts and Jobs Act de 2017, les actifs sous-jacents du fonds doivent être détenus plus de 3 ans pour que le carried bénéficie du taux long-term CGT (20 % fédéral). En deçà de 3 ans : taux ordinaire jusqu'à 37 %.
Hurdle rate — seuil de déclenchement
Le carried ne se déclenche qu'après que les investisseurs (LP) ont récupéré leur mise initiale plus un rendement préférentiel (hurdle rate, typiquement 7–8 %). Le carried représente ensuite généralement 20 % des gains au-delà du hurdle ("20/80 split" avec un "catch-up" possible).
Retenue sur dividendes LU
La SCSp luxembourgeoise peut distribuer des revenus au gérant avec une retenue à la source de 0 à 15 % selon la convention fiscale applicable entre le Luxembourg et le pays de résidence du gérant.
  • Le régime fiscal français de faveur (imposition en gains de capital) exige un investissement personnel minimum (1 % des droits du fonds) et un versement effectif de l'investissement — le simulateur applique les conditions saisies mais leur respect formel est critique
  • À défaut de respect des conditions, le carried interest est requalifié en salaires avec taxation au barème IR et cotisations sociales URSSAF — coût fiscal pouvant atteindre 60 à 70 %
  • Le transfert de résidence vers un pays à fiscalité plus favorable (UK avant modifications, Italie via le régime impatriés) doit anticiper l'exit tax française sur les plus-values latentes
  • Les conventions fiscales déterminent quel État a le droit d'imposer : le simulateur applique la règle conventionnelle saisie, à vérifier avec un fiscaliste pour chaque pays envisagé
  • Les réformes fiscales récentes (UK en 2025, Italie) modifient régulièrement l'attractivité relative — le simulateur applique les régimes en vigueur à la date de simulation
Carried Interest
Part des profits d'un fonds de private equity, infrastructure ou immobilier attribuée aux gérants (General Partners / GP) en récompense de leur gestion. Généralement fixée à 20 % des gains au-delà du hurdle rate. Constitue la principale forme de rémunération variable des professionnels du PE.
SCSp — Société en Commandite Spéciale
Structure juridique luxembourgeoise créée par la loi du 12 juillet 2013, équivalent du Limited Partnership de droit anglo-saxon. Fiscalement transparente : les profits sont imposés directement dans les mains des associés selon leur pays de résidence. Véhicule dominant pour les fonds PE européens depuis 2014.
FCPR / FPCI
Fonds Commun de Placement à Risques (FCPR) et Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI) : véhicules français de private equity agréés par l'AMF. L'FPCI est réservé aux investisseurs professionnels. Le carried interest des gérants de ces fonds peut bénéficier du régime de l'art. 163 quinquies C CGI.
Hurdle Rate
Taux de rendement préférentiel que le fonds doit d'abord délivrer aux investisseurs (LP) avant que le carried commence à s'accumuler pour les gérants. Typiquement fixé à 7–8 % par an. Garantit que les gérants ne perçoivent leur carried que si les investisseurs ont reçu un rendement minimum satisfaisant.
Règle de sourcing (OCDE art. 15)
Principe selon lequel, en cas de mobilité internationale du salarié ou gérant, le droit d'imposer les revenus de travail est réparti entre les États au prorata des jours travaillés dans chacun pendant la période de référence. Pour le carried, la période est généralement celle du vesting, créant un risque de multi-imposition en l'absence de conventions adéquates.
CGT — Capital Gains Tax (UK)
Impôt britannique sur les plus-values. Depuis le Finance Act 2016, le carried interest des fonds LP est soumis à la CGT à un taux spécifique de 28 % ("investment manager's carried interest"). Le taux réduit BADR (Business Asset Disposal Relief, anciennement Entrepreneurs' Relief) de 10 % peut s'appliquer dans certains cas.

Cession d'Entreprise par un Non-Résident Fiscal Français

Calculez la retenue à la source sur la cession de titres français par un non-résident. Imposition selon la convention fiscale applicable et options.

Ce simulateur chiffre l'imposition en France d'une plus-value de cession d'entreprise ou de titres réalisée par une personne physique non résidente fiscale française. Il applique les règles de l'article 244 bis B du CGI (imposition à la source en France pour participations substantielles) et prend en compte les conventions fiscales bilatérales qui peuvent atténuer ou supprimer l'imposition française.

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L'utilisateur saisit la plus-value de cession, la participation détenue (seuil de 25 % des droits sociaux des 5 dernières années pour imposition en France), son pays de résidence fiscale, la nature de la société cédée (française ou étrangère à prépondérance immobilière française) et la date de cession. Le simulateur applique l'imposition française au taux de 12,8 % + 17,2 % PS pour les participations substantielles, vérifie l'application de la convention fiscale bilatérale, et chiffre le crédit d'impôt ou l'exonération éventuelle dans le pays de résidence.

Si participation ≥ 25 % (5 ans) : Impot_FR = PV × (12,8 % IR + 17,2 % PS) Impot_pays_residence selon convention bilaterale (credit_impot ou exoneration) Charge_totale = Impot_FR + Impot_residence moins Credit_impot_conventionnel
  • Dirigeants et actionnaires expatriés — ayant quitté la France et souhaitant céder leur participation dans une société française depuis leur pays de résidence
  • Candidats au départ de France — envisageant de transférer leur domicile fiscal avant une cession pour optimiser leur charge fiscale
  • CGP et avocats fiscalistes — accompagnant des clients en mobilité internationale sur des opérations de cession de sociétés françaises
  • Acheteurs (due diligence) — vérifiant leur obligation de prélèvement à la source en tant qu'acquéreur de parts de sociétés françaises auprès d'un non-résident
Seuil retenue source obligatoire
La retenue à la source de l'art. 244 bis B s'applique dès le premier euro de plus-value, sans seuil minimum. Pour les cessions > 150 000 €, un représentant fiscal accrédité (hors UE/EEE) est obligatoire.
Taux de la retenue à la source
12,8 % pour les personnes physiques résidentes d'un pays ayant une convention fiscale avec la France ou d'un État de l'UE/EEE ; 25 % pour les personnes morales UE/EEE ; 75 % pour les résidents d'ETNC (liste arrêtée annuellement par décret).
Délai exit tax — purge automatique
L'exit tax est automatiquement déchargée si le contribuable ne cède pas les titres dans les 5 ans suivant son départ de France (2 ans si valeur totale des titres < 2,57 M€ lors du départ). Passé ce délai, aucun impôt n'est dû en France sur les plus-values latentes.
Seuil déclenchement exit tax
Participation ≥ 50 % dans une société à l'IS, ou valeur globale des titres ≥ 800 000 € lors du départ. En deçà de ces seuils, l'exit tax ne s'applique pas.
Versement de la retenue
La retenue doit être versée à la recette des impôts compétente dans les 30 jours de la cession par l'acquéreur (ou son représentant fiscal accrédité). Le défaut de versement engage la responsabilité solidaire de l'acquéreur.
  • Le seuil de participation substantielle (25 % des droits sociaux détenus directement ou indirectement par le cédant ou son groupe familial à un moment quelconque des 5 années précédant la cession) déclenche l'imposition française — le simulateur applique cette règle, à vérifier dans l'historique de détention
  • Les conventions fiscales bilatérales peuvent attribuer le droit d'imposer exclusivement au pays de résidence : le simulateur applique la convention saisie, à vérifier dans le texte exact
  • La CSG et la CRDS sont dues même par les non-résidents sur les plus-values sur titres d'une société française à prépondérance immobilière — sauf jurisprudence européenne contraire
  • La cession d'une société à prépondérance immobilière française reste imposable en France quel que soit le pays de résidence du cédant, selon la plupart des conventions bilatérales
  • Le simulateur ne modélise pas les cessions intermédiaires via holding étrangère qui peuvent déclencher des règles anti-abus (article 209 B CGI, règles CFC)
Art. 244 bis B CGI
Disposition du Code Général des Impôts instituant une retenue à la source sur les plus-values de cession de droits sociaux (parts ou actions) de sociétés françaises réalisées par des non-résidents fiscaux. Elle constitue le mécanisme principal par lequel la France maintient un droit d'imposition sur ces cessions.
ETNC — État ou Territoire Non Coopératif
Liste établie annuellement par décret (art. 238-0 A CGI) des États qui n'ont pas conclu avec la France une convention d'assistance administrative en matière fiscale conforme aux standards de l'OCDE. Les revenus versés vers ou en provenance d'un ETNC sont soumis à des taux majorés (75 %).
Exit Tax (art. 167 bis CGI)
Imposition en France des plus-values latentes sur titres et valeurs mobilières lors du transfert du domicile fiscal hors de France. Elle vise les contribuables ayant résidé en France pendant au moins 6 des 10 dernières années et détenant des participations substantielles. Le paiement est suspendu tant que les titres ne sont pas cédés.
Représentant fiscal accrédité
Personne physique ou morale établie en France, désignée par un acquéreur de titres français auprès d'un non-résident hors UE/EEE, responsable devant la DGFiP du calcul et du versement de la retenue à la source due. Requis pour les cessions supérieures à 150 000 €.
Art. 13 de la convention OCDE
Article standard du Modèle de Convention OCDE traitant des gains en capital. Il attribue généralement le droit d'imposer les plus-values sur cessions de titres au pays de résidence du cédant, sauf pour les biens immobiliers (pays de situation) et, optionnellement, les participations substantielles (pays source).
PFU — Prélèvement Forfaitaire Unique
Aussi appelé "Flat Tax", le PFU est un taux global de 30 % (IR 12,8 % + PS 17,2 %) applicable sur les revenus du capital et les plus-values mobilières des résidents fiscaux français depuis 2018 (art. 200 A CGI).

Épargne Salariale — PEE / PERCOL

Optimisez votre épargne salariale : calculez l'abondement optimal, comparez PEE vs PERCOL, simulez l'économie fiscale par rapport à une prime classique.

Ce simulateur chiffre le rendement net d'un dispositif d'épargne salariale (PEE, PER collectif ou PERCO) alimenté par l'intéressement, la participation, l'abondement employeur et les versements volontaires du salarié. Il applique la fiscalité spécifique (exonération d'IR à l'entrée, PS à la sortie) et projette le capital disponible à l'issue de la période de blocage ou au moment du déblocage anticipé.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le montant annuel de l'intéressement et de la participation, le taux et le plafond d'abondement employeur, ses versements volontaires, la durée de placement, le rendement attendu des fonds et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le capital constitué année par année, applique l'exonération d'IR à l'entrée (contre placement sur le plan), les prélèvements sociaux (9,7 % sur l'intéressement, 17,2 % à la sortie sur les gains), et chiffre le capital net disponible.

Abondement employeur maxi PEE : 8 % du PASS — Abondement PER collectif : 16 % du PASS
  • Salariés dont l'entreprise propose un PEE ou PERCOL
  • Personnes souhaitant optimiser leur intéressement/participation
  • Épargnants cherchant à maximiser l'effet de levier de l'abondement
  • Futurs acquéreurs de résidence principale (déblocage anticipé possible)
Blocage PEE
5 ans minimum : Les sommes placées sur un PEE sont bloquées pendant 5 ans. Les plus-values sont exonérées d'IR à la sortie (prélèvements sociaux dus). Des cas de déblocage anticipé existent (mariage, naissance, achat résidence principale, etc.).
Abondement employeur
plafonds annuels : L'abondement employeur est plafonné à 3 709,44 € par an sur le PEE et 7 418,88 € sur le PERCO/PERCOL (valeurs 2024). Il est exonéré de charges sociales (hors CSG/CRDS et forfait social).
  • L'intéressement et la participation versés sur un PEE sont exonérés d'impôt sur le revenu à l'entrée — en cas de choix de percevoir en numéraire, l'imposition au barème s'applique
  • Le PEE est bloqué 5 ans sauf cas de déblocage anticipé (mariage, naissance du 3ᵉ enfant, acquisition résidence principale, rupture contrat) — le simulateur signale ces cas sans les détailler
  • Le PER collectif (anciennement PERCO) est bloqué jusqu'à la retraite avec sortie en capital ou rente, et des cas de déblocage anticipé distincts
  • L'abondement employeur est plafonné au triple des versements volontaires du salarié : un versement volontaire nul n'ouvre aucun abondement, même si l'enveloppe employeur est disponible
  • Les frais de gestion des supports (UC, fonds euros) varient selon les offres employeurs — le simulateur applique un taux moyen, à ajuster selon l'offre concrète
PEE (Plan d'Épargne Entreprise)
Dispositif d'épargne collectif permettant aux salariés de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières avec l'aide de l'entreprise. Blocage 5 ans.
PERCOL (PER Collectif)
Plan d'Épargne Retraite Collectif remplaçant le PERCO depuis la loi PACTE. Blocage jusqu'à la retraite.
Abondement
Complément versé par l'employeur sur les versements du salarié. Plafonné à 8% du PASS pour le PEE et 16% pour le PERCOL.
Intéressement
Prime liée aux performances de l'entreprise, facultative et négociée. Exonérée d'IR si placée en épargne salariale.
Participation
Part des bénéfices de l'entreprise redistribuée aux salariés. Obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Référence pour le calcul des plafonds d'abondement. 46 368 € en 2024.

Portugal Non-Résident — RNH & IFICI (Régime 2024)

Comparez les régimes RNH et IFICI au Portugal : taux IR fixe, exonération des revenus étrangers et durée du bénéfice.

Ce simulateur compare la fiscalité d'un résident fiscal français et d'un résident portugais sous ancien statut RNH (Résident Non-Habituel), en tenant compte de la réforme 2024 qui a remplacé le régime RNH par un nouveau dispositif NHR 2.0 (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação). Il chiffre l'économie fiscale potentielle et compare l'ancien et le nouveau régime, selon que le contribuable était déjà établi au Portugal avant la réforme ou non.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit ses revenus annuels (salaires, pensions, dividendes, plus-values, revenus fonciers), la date d'établissement au Portugal et la nature de son activité (éligibilité au NHR 2.0 pour certaines professions scientifiques et d'innovation). Le simulateur calcule la fiscalité française standard, puis la fiscalité portugaise selon le régime applicable (RNH ancien pour les contribuables déjà établis, NHR 2.0 pour les nouveaux bénéficiaires éligibles, régime général portugais sinon), et restitue l'écart fiscal net.

Impot_FR_standard = Revenus × bareme_IR + PS Impot_PT_NHR_2.0 = Revenus_eligibles × 20 % (activites_scientifiques_innovation) + pensions_etrangeres × 10 % + autres selon convention Ecart_annuel = Impot_FR_standard moins Impot_PT
  • Résidents RNH existants — souhaitant optimiser la durée restante de leur régime et anticiper la sortie
  • Candidats à l'IFICI — professionnels qualifiés (tech, R&D, start-up, industries créatives) envisageant une installation au Portugal depuis 2024
  • Retraités et rentiers — comparant l'attractivité fiscale du Portugal selon les deux régimes et leur composition de revenus
  • CGP et conseillers patrimoniaux — accompagnant des clients en mobilité France-Portugal
Délai de demande RNH / IFICI
La demande doit être déposée auprès de l'AT avant le 31 mars de l'année qui suit la prise de résidence au Portugal. Passé ce délai, l'année est perdue et le compteur des 10 ans commence l'année de l'installation effective.
Durée du régime
10 ans consécutifs maximum. Non renouvelable. Non transférable. Le compteur démarre l'année d'enregistrement auprès de l'AT, quelle que soit la date réelle d'installation.
Taux IR activité qualifiée
20 % flat (taux libératoire spécial) sur les revenus d'activité professionnelle qualifiée au Portugal (catégorie A salariés ou catégorie B indépendants), applicable sous RNH et IFICI.
Taux revenus étrangers IFICI
28 % sur les dividendes, intérêts et plus-values de source étrangère. Barème progressif (jusqu'à 48 %) sur les pensions étrangères et les salaires étrangers. Taux de solidarité de 2,5 % au-delà de 80 000 € et 5 % au-delà de 250 000 €.
Seuil de résidence fiscale PT
Présence supérieure à 183 jours par an au Portugal, ou, à défaut, logement disponible au 31 décembre de l'année considérée manifestant l'intention de s'y établir.
Condition d'antériorité
Le demandeur ne doit pas avoir été résident fiscal portugais dans les 5 années civiles précédant la demande. Un séjour court ou une résidence partielle peut invalider l'éligibilité — consulter l'AT ou un avocat fiscal portugais.
  • Le régime RNH historique (20 % sur revenus portugais qualifiés, exonération sur revenus étrangers) est supprimé pour les nouveaux entrants depuis le 1ᵉʳ janvier 2024 — seuls les contribuables déjà établis conservent leurs droits acquis pendant 10 ans
  • Le NHR 2.0 est beaucoup plus restrictif : limité à certaines professions scientifiques, de recherche et d'innovation, avec des conditions d'éligibilité strictes que le simulateur applique mais ne vérifie pas par profession
  • Les pensions étrangères qui étaient exonérées sous l'ancien RNH sont désormais taxées à 10 % au Portugal (modification appliquée rétroactivement à certains cas) — le simulateur applique la règle en vigueur
  • La France applique toujours la CSG/CRDS sur certains revenus de source française même aux non-résidents — la jurisprudence européenne limite partiellement cette ponction
  • La résidence fiscale effective au Portugal exige une présence physique de 183 jours par an ou un foyer d'habitation permanent — le simulateur ne vérifie pas cette condition de fond
RNH — Residente Não Habitual
Régime fiscal portugais créé en 2009 accordant un taux flat de 20 % sur les revenus d'activité qualifiée et l'exonération des revenus étrangers pendant 10 ans. Fermé aux nouveaux résidents depuis le 1er janvier 2024.
IFICI — Incentivo Fiscal à Captação de Residentes
Régime fiscal portugais entré en vigueur le 1er janvier 2024 en remplacement du RNH. Il maintient le taux de 20 % sur l'activité qualifiée exercée au Portugal mais impose les revenus étrangers (dividendes 28 %, pensions au barème). Les activités éligibles sont limitativement listées.
AT — Autoridade Tributária e Aduaneira
Administration fiscale et douanière portugaise, équivalent de la DGFIP française. Elle instruit les demandes de statut RNH/IFICI et émet les numéros d'identification fiscale (NIF).
CIRS — Código do Imposto sobre o Rendimento das Pessoas Singulares
Code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques au Portugal. Le régime RNH était codifié à l'art. 16 § 6 à 13 ; l'IFICI figure à l'art. 58-A introduit par la Lei 24/2024.
HVA — High Value Added Activities
Catégorie d'activités professionnelles ouvrant droit au taux de 20 % sous le régime RNH : médecins, architectes, ingénieurs, informaticiens, gestionnaires de fonds, consultants, etc. (liste fixée par Portaria n° 230/2019). Sous IFICI, seules certaines activités tech, R&D et créatives sont éligibles.
NIF — Número de Identificação Fiscal
Numéro d'identification fiscale portugais, indispensable pour l'ouverture d'un compte bancaire, la location ou l'achat immobilier et l'enregistrement fiscal au Portugal.

IP Box Chypre — IS 12,5% & Régime PI (Nexus OCDE)

Calculez l'IS effectif sur vos revenus de PI sous l'IP Box chypriote : taux réduit sur revenus qualifiés selon l'approche Nexus OCDE.

Ce simulateur chiffre la fiscalité d'un régime IP Box chypriote pour un contribuable générant des revenus de propriété intellectuelle (brevets, logiciels, droits d'auteur) via une structure chypriote. Il applique le régime chypriote (exonération de 80 % des revenus qualifiés de l'IP, taux effectif global de 2,5 %) et les règles françaises (article 123 bis CGI de transparence, imposition au niveau du bénéficiaire effectif résident français le cas échéant).

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L'utilisateur saisit les revenus de propriété intellectuelle (redevances, ventes de logiciels, plus-values sur cession), les charges d'exploitation liées, la résidence fiscale du bénéficiaire effectif et la structure de détention (directement, via holding chypriote, via personne physique résidente française). Le simulateur applique l'abattement chypriote de 80 % sur les revenus qualifiés (nexus ratio), le taux d'IS chypriote de 12,5 % sur le solde, et chiffre l'imposition française complémentaire si la transparence fiscale s'applique.

Nexus_ratio = (R&D_qualifiee / R&D_totale) (art. 9 OCDE) Revenus_qualifies = Revenus_PI × Nexus_ratio Abattement_chypriote = Revenus_qualifies × 80 % IS_chypriote = (Revenus_PI moins Abattement moins Charges) × 12,5 % Imposition_FR_complementaire si art. 123 bis applicable (transparence)
  • Entreprises technologiques et éditeurs de logiciels envisageant une structuration chypriote pour leurs revenus de licences
  • Inventeurs et détenteurs de brevets cherchant à optimiser l'imposition de leurs redevances
  • CGP et avocats d'affaires accompagnant des clients entrepreneurs en mobilité internationale
  • Start-ups deep tech dont la R&D génère des actifs PI susceptibles de produire des redevances
  • Groupes multinationaux arbitrant entre IP Box chypriote, irlandaise, luxembourgeoise ou néerlandaise
Exonération IP Box — 80% des revenus PI nets
L'IP Box chypriote exonère 80% des revenus PI nets (après déduction des frais directs, amortissements et R&D associée). La base imposable est donc 20% des revenus éligibles, soit un IS effectif de 12,5% × 20% = 2,5%. Ce taux est calculé sur les seuls revenus éligibles selon le ratio Nexus.
Ratio Nexus — Calcul et plafond
Ratio = Dépenses R&D qualifiées / (Dépenses R&D qualifiées + Dépenses R&D entités liées ou actifs PI acquis). Le ratio est plafonné à 1 (100%). Une majoration de 30% des dépenses qualifiées est autorisée en option (up-lift), permettant d'inclure une partie des dépenses liées. Dans ce simulateur, la formule de base sans up-lift est utilisée.
Règle CFC française — Art. 209 B CGI
Si une société chypriote est contrôlée à plus de 50% par un résident fiscal français, et si l'IS chypriote est inférieur à 50% de l'IS français qui aurait été dû sur les mêmes bénéfices, l'administration française peut réintégrer les bénéfices chypriotes dans le résultat imposable français. Exception : si la société exerce une activité économique réelle à Chypre (substance).
Pilier 2 — Seuil 750 M€ de chiffre d'affaires
Les règles GloBE (Global Anti-Base Erosion) s'appliquent aux groupes multinationaux dont le CA consolidé dépasse 750 M€. Pour ces groupes, un impôt complémentaire (top-up tax) est prélevé dans le pays de la société mère si le taux effectif d'IS dans une juridiction est inférieur à 15%. L'IP Box à 2,5% déclencherait un top-up de 12,5% pour les grands groupes.
  • Le régime IP Box chypriote s'applique aux revenus qualifiés (QE - qualifying expenditure) selon le nexus ratio OCDE : plus la R&D est localisée à Chypre, plus l'abattement de 80 % est accessible — sous-traitance pénalisante
  • Les revenus antérieurs à la réforme de 2016 bénéficient de régimes transitoires plus favorables — les nouveaux entrants ne peuvent compter que sur le régime BEPS-compatible
  • L'article 123 bis CGI impose la transparence fiscale aux résidents français détenant plus de 10 % d'une entité chypriote bénéficiant d'un régime privilégié — le simulateur applique cette transparence si les conditions saisies sont remplies
  • Les directives européennes (ATAD 1 et 2, CCCTB) durcissent progressivement les régimes préférentiels — la projection long terme reste incertaine
  • La substance économique à Chypre (personnel, bureaux, décisions effectives) est exigée pour éviter la requalification en abus — le simulateur n'évalue pas cette substance
IP Box (Intellectual Property Box)
Régime fiscal préférentiel accordant un taux d'IS réduit sur les revenus issus d'actifs de propriété intellectuelle (brevets, logiciels, know-how). Présent dans de nombreux pays européens (Chypre 2,5%, Irlande 6,25%, Luxembourg 5,2%, Pays-Bas 9%). Doit être conforme à l'approche Nexus OCDE depuis 2016.
Approche Nexus (OCDE Action 5 BEPS)
Norme internationale qui conditionne l'avantage IP Box à l'existence d'un lien (nexus) entre les dépenses de R&D réalisées par le contribuable et les revenus PI bénéficiant du régime préférentiel. Plus la R&D est sous-traitée à des entités liées ou les actifs PI acquis à l'extérieur, plus le ratio Nexus est faible et l'avantage IP Box réduit.
Substance économique (economic substance)
Exigence que les activités génératrices de revenus soient réellement exercées dans la juridiction qui applique le régime favorable : personnel qualifié présent, décisions prises localement, locaux et équipements. Une structure sans substance réelle est exposée aux règles anti-abus et aux requalifications par l'administration du pays de résidence des actionnaires.
Règles CFC (Controlled Foreign Corporation)
Règles fiscales qui permettent à un État d'imposer un résident sur les bénéfices non distribués d'une filiale étrangère qu'il contrôle, lorsque cette filiale est faiblement imposée à l'étranger. En France : art. 209 B CGI. Objectif : éviter le report indéfini de l'imposition via des structures offshore.
Pilier 2 / GloBE (Global Anti-Base Erosion)
Accord OCDE de 2021 instaurant un taux minimum d'IS de 15% pour les groupes dont le CA dépasse 750 M€. Si une filiale est imposée à moins de 15% dans sa juridiction, la société mère paie un impôt complémentaire (top-up tax) dans son pays. Directive UE 2022/2523 transposée dans l'ensemble des États membres en 2024.

Lex Koller — Immobilier Suisse pour Non-Résidents

Vérifiez votre éligibilité à l'achat immobilier en Suisse (Lex Koller), estimez la valeur locative imposable et calculez la Vermögenssteuer (impôt sur la.

Ce simulateur évalue l'éligibilité d'un non-résident suisse à l'acquisition d'un bien immobilier en Suisse au titre de la Lex Koller (loi fédérale sur l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger). Il identifie les catégories d'acquéreurs soumis à autorisation, les types de biens concernés (résidence principale, résidence secondaire, immobilier commercial) et chiffre les contraintes et délais.

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L'utilisateur saisit sa nationalité, son pays de résidence, son statut (UE/AELE avec permis, résident suisse sans permis C, étranger hors UE), la nature du bien envisagé (habitation principale, résidence secondaire, fonds de commerce, immeuble locatif) et le canton de situation. Le simulateur identifie le régime applicable selon la Lex Koller, chiffre les quotas cantonaux disponibles pour les résidences secondaires, signale les restrictions géographiques (zones touristiques, densité) et estime les délais d'obtention d'autorisation.

Quotas fédéraux annuels : 1 500 autorisations par an réparties entre cantons pour résidences secondaires
  • Français et ressortissants UE souhaitant acheter en Suisse (résidence secondaire en montagne, lac Léman, Tessin)
  • Ressortissants hors UE/AELE souhaitant vérifier leur éligibilité et les cantons ouverts
  • CGP accompagnant des clients fortunés en diversification immobilière internationale
  • Expatriés résidant en Suisse envisageant un achat immobilier avant ou après leur départ
  • Héritiers de biens immobiliers suisses souhaitant estimer la charge fiscale annuelle
Surface maximale — résidences secondaires non-UE
200 m² de surface de plancher nette habitable maximum pour les non-ressortissants UE/AELE achetant une résidence secondaire en Suisse. Au-delà, une autorisation exceptionnelle est requise et rarement accordée. Les ressortissants UE/AELE ne sont pas soumis à ce plafond (accord bilatéral de 2002).
Contingent cantonal annuel
Le Conseil fédéral fixe annuellement un contingent national d'autorisations pour les résidences secondaires de non-résidents hors UE/AELE (~1 400 unités/an au niveau fédéral). Ce contingent est réparti entre les cantons. Les cantons touristiques (VS, GR, BE montagne) sont les plus sollicités. L'autorisation n'est pas automatique : critères de taille, localisation, usage prévu.
Taux de valeur locative cantonal
Chaque canton fixe son propre taux d'Eigenmietwert (généralement entre 4% et 7% de la valeur vénale officielle). Le taux est appliqué à la valeur fiscale du bien (valeur cadastrale ou valeur de rendement), souvent inférieure à la valeur de marché. Pour ce simulateur, une approximation sur la valeur vénale est utilisée.
Droits de mutation cantonaux
À l'achat : droits de mutation de 1% à 3,3% selon le canton (Vaud : 2,2%, Valais : 1%, Genève : 3,3%). S'y ajoutent les frais de notaire (0,1–0,3%) et les frais d'inscription au registre foncier (0,1–0,3%). Total frais d'acquisition : 2% à 5% du prix selon le canton.
  • La Lex Koller ne s'applique pas aux résidents suisses titulaires d'un permis C (établissement) — le simulateur applique cette exception, à vérifier selon le permis effectif
  • Les ressortissants UE/AELE ayant leur résidence effective en Suisse sont assimilés aux Suisses pour l'acquisition de leur résidence principale — règle favorable souvent méconnue
  • Les résidences secondaires sont soumises à des quotas cantonaux limités et parfois à des règles de densité (zones à forte concentration de résidences secondaires)
  • L'acquisition d'immobilier commercial n'est généralement pas soumise à la Lex Koller, sauf s'il s'agit d'un bien principalement résidentiel détourné de son usage
  • Les infractions à la Lex Koller sont pénalement sanctionnées (amendes, nullité de la vente avec obligation de revente dans un délai) — point dissuasif important
Lex Koller / LFAIE
Loi fédérale suisse restreignant l'acquisition d'immeubles résidentiels par des personnes domiciliées à l'étranger. Ne s'applique pas aux immeubles commerciaux ni aux ressortissants UE/AELE pour leur résidence principale en lien avec une activité professionnelle en Suisse.
Eigenmietwert (valeur locative)
Revenu fictif que le propriétaire est réputé percevoir en habitant son propre bien. Imposable comme revenu ordinaire en Suisse (IR cantonal et communal). Contrepartie de la déductibilité des intérêts hypothécaires et des frais d'entretien. En discussion pour suppression au niveau fédéral depuis 2024 (résidence principale uniquement).
Vermögenssteuer (impôt sur la fortune)
Impôt annuel cantonal et communal sur la fortune nette (actifs moins dettes). S'applique aux biens immobiliers situés en Suisse même pour les non-résidents (assujettissement limité). Taux variant de ~0,1‰ (Zoug) à ~1‰ (Genève, Vaud) selon le canton et la tranche de fortune.
Loi Weber (LRS)
Loi sur les résidences secondaires (2012, en vigueur 2016) : les communes où la proportion de résidences secondaires dépasse 20% ne peuvent plus autoriser de nouvelles constructions de résidences secondaires. Concerne de nombreuses stations alpines (Verbier, Zermatt, Crans-Montana).
Assujettissement limité
Un non-résident possédant un bien immobilier en Suisse est assujetti de manière limitée à l'IR et à la Vermögenssteuer en Suisse, uniquement sur ce bien (et non sur l'ensemble de sa fortune mondiale). L'imposition s'effectue dans le canton de situation du bien.

LMP vs LMNP — Comparateur de Statuts

Comparez les statuts LMP et LMNP : seuil 23 000 €, cotisations SSI, IFI, plus-values, déficits. Déterminez votre statut optimal de loueur meublé.

Ce simulateur compare les deux statuts de loueur en meublé — LMNP (non professionnel) et LMP (professionnel) — pour un patrimoine locatif donné. Il chiffre les différences sur trois dimensions : fiscalité (IR, cotisations sociales), patrimoine (IFI, plus-value à la revente) et protection sociale, et teste les deux critères de bascule entre les statuts.

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L'utilisateur saisit ses recettes locatives meublées, le montant de ses autres revenus d'activité, la valeur du patrimoine locatif, sa tranche marginale d'imposition et son horizon de détention. Le simulateur applique les deux critères de bascule LMP (recettes > 23 000 € ET recettes > autres revenus d'activité du foyer) pour déterminer le statut résultant, puis calcule en parallèle les conséquences fiscales, patrimoniales et sociales dans chacun des deux statuts et affiche l'écart net sur chaque dimension.

Bascule LMP : Recettes locatives > 23 000 € ET Recettes locatives > Revenus d'activité du foyer
  • Investisseurs en location meublée souhaitant connaître leur statut fiscal
  • Propriétaires approchant le seuil de 23 000 € pour anticiper le passage en LMP
  • CGP et experts-comptables accompagnant leurs clients sur les choix d'investissement
  • Futurs retraités dont les revenus d'activité vont baisser (risque de basculement LMP)
Basculement LMP
double condition cumulative : Le statut LMP s'applique dès que les recettes meublées excèdent 23 000 €/an ET dépassent les autres revenus d'activité du foyer. Les deux conditions doivent être réunies simultanément.
Exonération de plus-value LMP
5 ans d'activité : En LMP, l'exonération des plus-values professionnelles (art. 151 septies CGI) suppose au moins 5 ans d'activité et des recettes inférieures à 90 000 € (exonération totale) ou 126 000 € (partielle).
  • Les deux critères de bascule LMP/LMNP s'apprécient chaque année — le statut peut changer d'un exercice à l'autre sans démarche
  • Les cotisations SSI sont appelées avec un décalage de deux ans et subissent des régularisations : la trésorerie réelle diverge de la simulation stabilisée
  • Le simulateur ne modélise pas les montages en société (SARL de famille, SCI à l'IS) qui peuvent modifier radicalement l'équation fiscale
  • La plus-value à la revente fait l'objet de régimes différents selon le statut (professionnel : art. 151 septies CGI avec conditions ; non professionnel : régime des particuliers) — résultat à recalculer à chaque cession envisagée
  • La dimension protection sociale (indemnités journalières, retraite) est chiffrée sommairement : un audit prévoyance complémentaire est recommandé
LMP (Loueur Meublé Professionnel)
Statut fiscal s'appliquant quand les recettes dépassent 23 000 € ET les autres revenus d'activité du foyer.
LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel)
Statut fiscal par défaut pour la location meublée quand les conditions LMP ne sont pas réunies.
SSI (Sécurité Sociale des Indépendants)
Régime de protection sociale des travailleurs indépendants, auquel cotisent les LMP.
BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)
Catégorie de revenus dont relève la location meublée (régime micro-BIC ou réel).
Art. 151 septies
Dispositif d'exonération des plus-values professionnelles sous conditions de durée et de recettes.
CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)
Impôt local dû par les entreprises, obligatoire pour les LMP.

Statut Non-Dom Chypre — Fiscalité IR, Dividendes & SDC

Calculez votre fiscalité sous le statut Non-Dom chypriote : IR sur revenus locaux, exonération SDC sur dividendes et intérêts mondiaux.

Ce simulateur compare la fiscalité d'un résident fiscal français et d'un résident chypriote sous statut non-dom (non-domicilié) pour un patrimoine générant des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values). Il chiffre l'économie fiscale potentielle du régime chypriote (exonération 17 ans des dividendes et intérêts sous conditions) et confronte cette économie aux coûts et contraintes du transfert de résidence.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit ses revenus annuels (salaires, dividendes, intérêts, plus-values mobilières, revenus fonciers), la durée envisagée d'expatriation et le patrimoine générateur des revenus passifs. Le simulateur calcule la fiscalité française en vigueur, puis la fiscalité chypriote non-dom (0 % sur dividendes et intérêts de source étrangère pendant 17 ans, 12,5 % d'IS, 2,65 % GeSY plafonné), intègre l'exit tax éventuelle sur les participations significatives, et projette le coût actualisé du transfert.

Impot_FR_standard = Revenus × bareme_IR + 17,2 % PS Impot_CY_non_dom : dividendes_et_interets_etrangers = 0 (17 ans) ; IS = 12,5 % ; GeSY ~2,65 % (plafonne) Exit_tax_FR = PV_latente × 30 % (si participation_substantielle) Gain_actualise = Σ_t (Impot_FR(t) moins Impot_CY(t)) × (1+r)^(-t) moins Exit_tax
  • Investisseurs à forts revenus passifs — dividendes élevés provenant de holdings ou de placements mondiaux ; la SDC à 0% est l'avantage principal
  • Entrepreneurs tech et IP — cumul Non-Dom + IS à 12,5% + IP Box à 2,5% = charge fiscale totale très faible sur revenus de propriété intellectuelle
  • Traders et investisseurs actifs — plus-values de cession de titres à 0% (actions, crypto dans certains cas, obligations)
  • CGP et avocats fiscalistes — évaluation du statut Non-Dom dans le cadre d'une restructuration internationale
Condition Non-Dom
Ne pas avoir été domicilié à Chypre pendant plus de 17 des 20 années précédant l'année d'imposition concernée. Ce décompte est effectué annuellement — le statut cesse automatiquement après 17 ans de résidence à Chypre.
Règle des 60 jours
Un ressortissant étranger peut établir sa résidence fiscale à Chypre avec seulement 60 jours de présence physique par an, à condition de : (1) ne pas passer plus de 183 jours dans un autre pays, (2) ne pas être résident fiscal ailleurs, (3) avoir un domicile ou une activité économique à Chypre.
Taux SDC dividendes
17% sur les dividendes perçus par les résidents domiciliés à Chypre. 0% pour les Non-Dom. Le taux de SDC sur les dividendes distribués entre sociétés chypriotes est également de 0% si le bénéficiaire est une société ou un Non-Dom.
Seuil IR chypriote
19 500 € de revenus annuels : taux 0%. Barème progressif jusqu'à 35% au-delà de 60 000 €. Un dirigeant de société chypriote peut optimiser sa rémunération en combinant salaire (sous le seuil IR) et dividendes (exonérés SDC pour Non-Dom).
  • Le statut non-dom nécessite une résidence physique effective à Chypre (60 jours minimum selon la règle des 60 jours, 183 jours selon le régime standard) — une résidence fictive est constitutive d'un abus
  • L'exit tax peut être due à la sortie de France sur les participations significatives — le simulateur chiffre ce coût initial qui peut retarder ou annuler l'économie projetée
  • Les revenus de source française restent souvent imposables en France (revenus fonciers d'immeubles situés en France, dividendes de sociétés françaises) en vertu de la convention franco-chypriote
  • La France applique la CSG/CRDS sur certains revenus même aux non-résidents, et la jurisprudence européenne limite mais n'exclut pas totalement cette ponction
  • Le retour en France avant 5 ans peut entraîner la requalification de l'expatriation et un rappel d'impôt — le simulateur signale ce risque mais ne l'intègre pas dans le chiffrage
SDC (Special Defence Contribution)
Taxe chypriote de défense spéciale prélevée sur les dividendes (17%) et les intérêts (30%) reçus par les résidents domiciliés à Chypre. Créée en 1974 dans le contexte de l'occupation militaire. Entièrement inapplicable aux Non-Dom.
Domicile fiscal chypriote
Notion distincte de la résidence fiscale. Correspond au domicile d'origine (lieu où les parents du contribuable résidaient à la naissance) ou au domicile élu (lieu choisi comme domicile permanent). Un résident fiscal de Chypre sans domicile chypriote est Non-Dom de plein droit au début.
IP Box chypriote
Régime permettant d'imposer 80% des revenus nets de propriété intellectuelle à 0%, ramenant le taux effectif d'IS à 2,5% (sur 20% restants taxés à 12,5%). Conforme aux standards OCDE approche Nexus. Cumulable avec le statut Non-Dom.
Convention France-Chypre (1981)
Convention fiscale bilatérale limitant la retenue à la source sur dividendes à 10% (ou 15% dans certains cas) et sur intérêts à 10%. Les plus-values de cession de sociétés sont imposables dans l'État de résidence du cédant (Chypre pour un Non-Dom résident). Mise à jour récente par avenant.

Régime Impatrié (Art. 155 B CGI)

Calculez votre avantage fiscal sous le régime impatrié : exonération de la prime d'impatriation, revenus passifs étrangers et durée maximale du bénéfice.

Ce simulateur chiffre l'économie fiscale du régime des impatriés (article 155 B du CGI) applicable aux salariés et dirigeants venant travailler en France après une période d'expatriation de 5 ans minimum. Il applique les deux volets du régime : exonération de la prime d'impatriation (30 % de la rémunération totale en forfait) et exonération partielle des revenus de source étrangère (dividendes, plus-values).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit sa rémunération française, la prime d'impatriation éventuellement versée, les revenus de source étrangère (dividendes, intérêts, plus-values, revenus fonciers), la date de prise de fonction en France et la nature de l'expatriation antérieure. Le simulateur applique l'exonération partielle des salaires (prime d'impatriation 30 % forfaitaire ou montants réels, dans la limite du salaire plafond comparable), l'exonération de 50 % des revenus de source étrangère, et chiffre l'économie fiscale pendant les 8 années d'application du régime.

Exonération salaires = min(Prime réelle, 30 % rémunération) — Exonération capitaux = 50 % revenus étrangers
  • Cadres recrutés directement à l'étranger par une entreprise française
  • Salariés en mobilité intra-groupe mutés d'une filiale étrangère vers la France
  • Dirigeants et mandataires sociaux appelés à prendre des fonctions en France
  • Expatriés français de retour après au moins 5 ans de résidence fiscale à l'étranger
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant des clients en mobilité internationale
Durée du régime
8 ans maximum : Le régime d'impatriation (art. 155 B CGI) s'applique jusqu'au 31 décembre de la 8ᵉ année suivant la prise de fonctions en France. Aucun renouvellement n'est possible.
Exonération de la prime d'impatriation
30 % à 50 % : La prime d'impatriation (supplément de rémunération lié à l'installation en France) est exonérée d'IR. En cas d'évaluation forfaitaire, l'exonération est plafonnée à 30 % de la rémunération nette totale (50 % pour les recrutements directs à l'étranger).
  • Le régime impatrié est applicable pendant 8 ans maximum à compter de la prise de fonction — pas renouvelable
  • La condition de non-résidence fiscale française pendant les 5 années précédant la prise de fonction est stricte : un seul passage en résidence française rompt le régime
  • L'exonération des revenus de source étrangère à 50 % exclut les revenus fonciers français et s'applique aux revenus générés par des actifs situés hors de France
  • Le salaire de référence pour l'exonération ne peut descendre en dessous du salaire comparable pour une fonction équivalente en France — le simulateur applique cette règle floue, à valider
  • Le régime peut être remis en cause en cas de contrôle si la substance de l'expatriation antérieure est contestée — point juridique significatif
Impatrié
Personne qui transfère son domicile fiscal en France pour y exercer une activité professionnelle, après avoir résidé à l'étranger.
Prime d'impatriation
Supplément de rémunération destiné à compenser les contraintes liées à l'installation en France (coût de la vie, éloignement familial, scolarité des enfants...).
Domicile fiscal
Lieu où une personne est considérée comme résidente au sens fiscal, déterminant le pays d'imposition de ses revenus mondiaux.
Mobilité intra-groupe
Mutation d'un salarié au sein d'un même groupe de sociétés, d'une entité étrangère vers une entité française.
Revenus de source étrangère
Revenus dont l'origine (débiteur, localisation de l'actif) se situe hors de France : dividendes de sociétés étrangères, intérêts de comptes à l'étranger, etc.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Aussi appelé "flat tax", taux forfaitaire de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable aux revenus de capitaux mobiliers et plus-values.

Aides Financières Seniors

Vérifiez votre éligibilité aux aides seniors : ASPA (minimum vieillesse), APA, ASH, aides caisses de retraite, crédit d'impôt. Calculez les montants.

Ce simulateur identifie les principales aides financières auxquelles une personne âgée peut prétendre selon sa situation : APA pour la perte d'autonomie, ASPA comme minimum vieillesse, ASH pour l'hébergement en établissement, crédit d'impôt services à la personne, aides au logement (APL/ALS), exonération de taxe foncière ou habitation. Il chiffre les montants selon les ressources et la situation, et identifie les cumuls possibles.

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L'utilisateur saisit l'âge, les ressources mensuelles (pensions, revenus fonciers, patrimoine financier), la composition du foyer, la situation résidentielle (domicile / EHPAD / accueil familial), le niveau de perte d'autonomie (GIR) et les éventuelles aides déjà perçues. Le simulateur applique les barèmes et plafonds de chaque aide, vérifie l'éligibilité et les règles de non-cumul, puis restitue le montant total mensuel d'aides auquel la personne peut prétendre.

Aide_totale_mensuelle = Sigma aides_eligibles (APA + ASH + APL + ACTP + aide_fiscale) moins regles_non_cumul, plafonne par les ressources declarees
  • Seniors de 60 ans et plus souhaitant connaître leurs droits aux aides sociales
  • Aidants familiaux accompagnant un parent âgé dans ses démarches administratives
  • Personnes anticipant la dépendance pour planifier le financement du maintien à domicile ou de l'EHPAD
  • Conseillers en gestion de patrimoine (CGP) intégrant les aides sociales dans le conseil global à leurs clients seniors
APA
délai d'instruction de 2 mois maximum après dépôt du dossier complet : Le Conseil Départemental dispose de 2 mois à compter de la réception du dossier complet pour notifier sa décision sur l'APA. Si aucune décision n'est prise dans ce délai, une aide provisoire est versée. La réévaluation du plan d'aide intervient a minima tous les 5 ans ou en cas de changement de situation.
ASPA récupérable sur succession si l'actif net successoral dépasse 100 000 €
L'ASPA est récupérable sur la succession du bénéficiaire lorsque l'actif net successoral dépasse 100 000 € (seuil national). Les sommes versées depuis le 1er juillet 2001 sont récupérées à hauteur des montants effectivement perçus.
  • Les barèmes et plafonds des aides évoluent chaque année — le simulateur applique ceux en vigueur à la date de simulation, à vérifier à l'approche du dépôt
  • L'APA dépend d'un plan d'aide validé par le conseil départemental et peut différer sensiblement du montant théorique maximal — le simulateur donne le plafond, pas le montant effectivement accordé
  • L'ASH (aide sociale à l'hébergement) implique une récupération sur succession et une obligation alimentaire des enfants — conséquences importantes à anticiper
  • Certaines aides locales (conseil départemental, caisses de retraite complémentaires, CCAS) ne sont pas retrouvées automatiquement et s'ajoutent aux aides nationales modélisées
  • Les règles de non-cumul varient selon les aides : le simulateur applique les règles générales mais des cas particuliers peuvent modifier les combinaisons possibles
ASPA
Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées. Remplace le "minimum vieillesse" depuis 2006. Garantit un revenu minimal aux 65 ans et plus.
APA
Allocation Personnalisée d'Autonomie. Aide départementale finançant les besoins liés à la perte d'autonomie (GIR 1 à 4).
ASH
Aide Sociale à l'Hébergement. Aide départementale pour les personnes ne pouvant assumer les frais d'EHPAD ou de foyer-logement.
GIR
Groupe Iso-Ressources. Échelle de 1 à 6 mesurant le niveau de dépendance (1 = très dépendant, 6 = autonome).
CCAS
Centre Communal d'Action Sociale. Service municipal, premier interlocuteur pour les demandes d'aides sociales.
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail. Propose des aides complémentaires pour les retraités du régime général.

Apport-Cession 150-0 B ter

Simulez l'avantage fiscal du dispositif apport-cession (art. 150-0 B ter CGI). Report d'imposition, condition de réinvestissement 60%.

Ce simulateur modélise l'opération d'apport-cession avec report d'imposition de l'article 150-0 B ter du CGI, stratégie permettant de différer l'imposition d'une plus-value de cession de titres via un apport préalable à une société holding. Il chiffre l'économie de trésorerie du report, projette l'obligation de réinvestissement de 60 % dans des activités éligibles sous 2 ans, et signale les événements qui déclencheraient la fin du report.

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L'utilisateur saisit la plus-value latente sur les titres à apporter, son régime fiscal (PFU ou barème avec abattements éventuels), la valeur d'apport, le montant du réinvestissement prévu et la nature des cibles (activités éligibles art. 150-0 B ter). Le simulateur calcule l'imposition théorique sans opération, chiffre l'économie de trésorerie obtenue par le report, projette l'obligation de réinvestissement à 60 % dans le délai de 2 ans, et alerte sur les événements purgeurs (cession des titres de la holding avant 3 ans, non-respect du seuil de 60 %).

Réinvestissement obligatoire : 60 % du produit de cession dans les 2 ans, dans des activités économiques éligibles, conservation 12 mois minimum
  • Dirigeants-actionnaires cédant tout ou partie de leur entreprise
  • Entrepreneurs souhaitant réinvestir le produit de cession dans de nouveaux projets
  • Family offices structurant la détention patrimoniale via une holding
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant leurs clients dans l'optimisation fiscale
Réinvestissement de 60 % du prix en 24 mois
En report d'imposition (art. 150-0 B ter), le contribuable doit réinvestir au moins 60 % du produit de cession dans une activité économique dans les 24 mois suivant la cession. À défaut, le report tombe.
Conservation des titres reçus en apport
pas de durée minimale : La holding peut céder les titres immédiatement après l'apport. C'est la condition de réinvestissement de 60 % qui conditionne le maintien du report, pas la durée de détention.
  • Le réinvestissement de 60 % dans les 2 ans est une condition substantielle : un défaut déclenche la fin immédiate du report et l'imposition rétroactive avec majoration d'intérêts
  • La liste des activités éligibles au réinvestissement est limitative (activités économiques, pas de simple détention patrimoniale) — le simulateur applique la qualification saisie, à valider avec un avocat fiscaliste
  • La conservation des titres de la holding pendant 3 ans minimum conditionne le maintien du report pour le contribuable — toute cession avant déclenche l'exigibilité de l'impôt
  • Le simulateur modélise un cas standard ; les montages complexes (apport en numéraire complémentaire, soulte, apport en démembrement) peuvent modifier significativement l'équation
  • Le régime est régulièrement audité par l'administration fiscale : les opérations à but principalement fiscal peuvent être remises en cause pour abus de droit (art. L64 LPF)
Apport de titres
Opération par laquelle un associé transfère des titres à une société en échange de parts de cette société.
Report d'imposition
Mécanisme fiscal permettant de différer le paiement de l'impôt sur une plus-value jusqu'à un événement ultérieur.
Holding
Société dont l'objet principal est de détenir des participations dans d'autres sociétés.
Condition de réinvestissement
Obligation de réinvestir 60% du produit de cession dans une activité économique dans les 2 ans pour maintenir le report.
Abus de droit
Procédure permettant à l'administration fiscale de requalifier une opération ayant un but exclusivement fiscal.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Imposition forfaitaire des revenus du capital au taux de 30% (12,8% IR + 17,2% PS), aussi appelé "flat tax".

Rachat Assurance-Vie

Simulez la fiscalité d'un rachat sur votre assurance-vie : abattement annuel après 8 ans.

Ce simulateur chiffre l'imposition d'un rachat (partiel ou total) sur un contrat d'assurance-vie en comparant les deux régimes fiscaux possibles : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) et l'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Il tient compte de l'abattement annuel (4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple) et de l'âge du contrat pour identifier l'option la plus favorable.

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L'utilisateur saisit le montant du rachat envisagé, la quote-part des produits (intérêts et plus-values) dans ce rachat, la date d'ouverture du contrat, la date des versements concernés (avant ou après le 27 septembre 2017), sa tranche marginale d'imposition et sa situation familiale. Le simulateur applique l'abattement annuel, calcule l'imposition au PFU (12,8 % ou 7,5 % selon l'ancienneté) et au barème, et restitue le coût fiscal net de chaque option.

Contrat ≥ 8 ans, versements antérieurs au 27/09/2017 : 7,5 % IR + 17,2 % PS, après abattement de 4 600 € / 9 200 €
  • Épargnants souhaitant effectuer un retrait sur leur assurance-vie
  • Retraités cherchant à compléter leurs revenus
  • Investisseurs arbitrant entre plusieurs placements
  • CGP optimisant la fiscalité de leurs clients
Verrou fiscal
8 ans : Avant 8 ans, les produits sont imposés au PFU (30 %) ou au barème. Après 8 ans, un abattement annuel s'applique sur les produits rachetés.
Abattement annuel après 8 ans
4 600 € / 9 200 € : Abattement de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) sur les produits inclus dans chaque rachat effectué après 8 ans de détention.
Seuil de 150 000 € de versements pour le PFU majoré
Au-delà de 150 000 € de primes versées (tous contrats confondus), les produits attachés aux versements post-27/09/2017 sont soumis au PFU à 12,8 % (au lieu de 7,5 % après abattement).
  • L'abattement de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) est annuel : le simulateur applique la totalité mais l'utilisateur doit tenir compte des rachats déjà effectués dans l'année sur d'autres contrats
  • Le simulateur distingue les versements avant et après le 27 septembre 2017 : la ventilation des produits entre les deux poches doit être obtenue auprès de l'assureur
  • Les rachats sur un contrat de moins de 8 ans sont fiscalement plus lourds — le simulateur le chiffre mais un arbitrage avec l'attente de la 8ᵉ année peut être plus favorable
  • Les prélèvements sociaux sont dus même sur les 4 600 / 9 200 € d'abattement fiscal — le simulateur applique correctement cette règle souvent mal comprise
  • Les contrats vie-génération et les fonds eurocroissance ont des règles spécifiques non modélisées par défaut
Rachat partiel
Retrait d'une partie des sommes du contrat, sans le clôturer. L'antériorité fiscale est conservée.
Rachat total
Retrait de l'intégralité des sommes, entraînant la clôture définitive du contrat.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Aussi appelé "Flat Tax". Taux forfaitaire de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) sur les gains financiers.
TMI (Taux Marginal d'Imposition)
Taux de la dernière tranche d'imposition atteinte. Détermine l'intérêt de l'option barème.
Abattement annuel
Après 8 ans : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. S'applique sur les gains.
Prélèvements sociaux (PS)
Cotisations sociales de 17,2% appliquées sur les gains. Toujours dus, non concernés par l'abattement.

Budget Patrimonial Mensuel

Analysez votre budget mensuel : taux d'épargne, taux d'endettement et reste à vivre. Projection de votre capital sur plusieurs horizons selon vos.

Ce simulateur bâtit un budget patrimonial mensuel selon deux méthodes au choix : la règle 50/30/20 (50 % besoins essentiels, 30 % plaisirs, 20 % épargne) et le budget zero-based (chaque euro affecté à une enveloppe précise). Il chiffre la capacité d'épargne mensuelle disponible et projette son affectation optimale entre les objectifs patrimoniaux saisis.

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L'utilisateur saisit ses revenus mensuels nets, ses charges fixes (logement, énergie, assurances, transports obligatoires), ses charges variables (alimentation, loisirs, habillement), et sa liste d'objectifs patrimoniaux (épargne de précaution, projet immobilier, retraite). Le simulateur applique la méthode choisie, calcule la capacité d'épargne libre et propose une répartition entre les objectifs saisis selon leur horizon et priorité.

Capacite_epargne = Revenus_nets moins (Charges_fixes + Charges_variables) Repartition_objectifs = Capacite_epargne ventilee par horizon et priorite
  • Tout épargnant souhaitant visualiser et optimiser son budget
  • Adeptes FIRE (Financial Independence, Retire Early) visant 20–50 % d'épargne
  • Futurs emprunteurs vérifiant leur taux d'endettement avant une demande de crédit
  • Couples harmonisant leurs finances avant investissement commun
Taux d'endettement prudentiel
35 % des revenus nets : Depuis le 1er janvier 2022, la recommandation HCSF impose aux établissements de crédit de limiter le taux d'effort des emprunteurs immobiliers à 35 % des revenus nets (assurance emprunteur incluse). Ce seuil s'applique aux crédits immobiliers. Pour les crédits à la consommation, les pratiques internes des banques varient (souvent 33 % des revenus bruts).
Taux d'épargne cible
10 % (prudent), 20 % (recommandé), 50 %+ (FIRE) : L'INSEE estime le taux d'épargne moyen des ménages français à environ 17 % en 2025. Les planificateurs financiers recommandent généralement 20 % minimum (règle des 50/30/20). Dans une démarche FIRE (Financial Independence, Retire Early), viser 50 % permet théoriquement l'indépendance financière en 17 ans selon la règle des 4 %.
Règle des 4 % — capital nécessaire pour l'indépendance financière
Issu de l'étude Trinity (1998) : un portefeuille peut supporter des retraits annuels de 4 % de sa valeur initiale sur 30 ans avec une probabilité de succès élevée. Pour viser l'indépendance financière, il faut accumuler 25 fois ses dépenses annuelles (1 ÷ 4 %). Exemple : 30 000 € de dépenses/an → 750 000 € de capital nécessaire.
  • La règle 50/30/20 est une moyenne nationale qui peut être inadaptée aux foyers aux revenus atypiques (faibles revenus où les besoins dépassent 50 %, hauts revenus où l'épargne peut excéder 20 %)
  • La distinction besoins/plaisirs n'est pas universelle — le simulateur applique les catégories saisies par l'utilisateur, la qualification restant subjective
  • Les revenus et charges saisis doivent refléter une moyenne mensuelle stable : les variations saisonnières (primes, vacances, rentrée) ne sont pas lissées automatiquement
  • L'épargne de précaution recommandée (3 à 6 mois de charges fixes) est signalée par le simulateur mais sa constitution n'est pas prioritaire dans la répartition par défaut
  • Le simulateur ne modélise pas l'effet des crédits en cours sur la capacité d'épargne réelle si le remboursement n'est pas déjà comptabilisé en charge fixe
Taux d'épargne
Rapport entre le montant épargné et les revenus totaux nets, exprimé en pourcentage. C'est le principal indicateur de la santé budgétaire. Un taux de 20 % signifie qu'on épargne 1 € sur 5 € gagnés. Les ménages français épargnent en moyenne ~17 % (INSEE 2025).
Taux d'endettement
Rapport entre les mensualités de crédit (immobilier + consommation) et les revenus nets. Seuil bancaire : 35 %. Au-delà, les banques considèrent le risque de surendettement trop élevé. Ce taux est parfois calculé sur les revenus bruts par les établissements de crédit.
Reste à vivre
Montant disponible après paiement de toutes les charges obligatoires (loyer, crédits, assurances, énergie). C'est l'indicateur de confort budgétaire. Les banques vérifient que le reste à vivre est suffisant (généralement ≥ 700–1 000 € pour une personne seule).
FIRE (Financial Independence, Retire Early)
Mouvement visant l'indépendance financière par une épargne intensive (50–70 % des revenus) investie principalement en ETF. L'objectif est d'accumuler 25 fois ses dépenses annuelles pour vivre des revenus du capital (règle des 4 %). Des variantes incluent Lean FIRE (vie frugale) et Fat FIRE (confort maintenu).
Intérêts composés
Mécanisme par lequel les intérêts s'ajoutent au capital et génèrent à leur tour des intérêts. C'est le fondement de la croissance exponentielle du patrimoine sur longue période. Albert Einstein l'aurait qualifié de « huitième merveille du monde ». Un capital de 500 €/mois investi à 5 % sur 20 ans génère 205 000 € de capital pour seulement 120 000 € versés.
Effet ciseaux
Voir documentation de référence.
Capacité d'épargne nette
Voir documentation de référence.
Patrimoine brut / net
Voir documentation de référence.

Clause Bénéficiaire Démembrée

Optimisez la transmission de votre assurance-vie avec une clause bénéficiaire démembrée.

Ce simulateur compare deux rédactions de clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie : la clause standard en pleine propriété (versement en une fois à un bénéficiaire unique) et la clause démembrée (usufruit versé au conjoint survivant, nue-propriété aux enfants). Il chiffre les droits successoraux dans chacun des deux schémas pour identifier l'avantage fiscal potentiel du démembrement.

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L'utilisateur saisit le capital décès projeté, l'âge du conjoint survivant au décès de l'assuré, le nombre d'enfants bénéficiaires en nue-propriété et la ventilation primes avant/après 70 ans. Le simulateur applique le barème fiscal de l'article 990 I CGI (abattement 152 500 € par bénéficiaire) ou 757 B CGI, puis chiffre les droits dus dans les deux scénarios en tenant compte du barème usufruit/nue-propriété de l'article 669 CGI.

Démembrement — Usufruit conjoint (valeur selon âge art. 669) + Nue-propriété enfants (abattement par bénéficiaire)
  • Couples mariés ou pacsés souhaitant protéger le conjoint tout en transmettant aux enfants
  • Détenteurs d'assurance-vie importante (> 152 500 € par bénéficiaire)
  • Personnes souhaitant optimiser la transmission en profitant de l'exonération du conjoint
  • Notaires et CGP conseillant leurs clients sur les stratégies de transmission
Abattement 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I)
En cas de démembrement de la clause bénéficiaire, l'abattement de 152 500 € se répartit entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème de l'art. 669 CGI.
Répartition usufruit/nue-propriété selon l'âge (art. 669)
La valeur fiscale de l'usufruit décroît avec l'âge de l'usufruitier : 90 % avant 21 ans, 80 % de 21 à 30 ans… jusqu'à 10 % après 91 ans.
  • La clause démembrée nécessite une rédaction précise : l'utilisateur doit faire rédiger ou valider le libellé par un notaire ou un avocat spécialisé
  • Le conjoint usufruitier a un quasi-usufruit sur les capitaux décès : il peut les dépenser librement, charge ensuite aux nus-propriétaires de recouvrer une créance de restitution à son décès
  • L'enregistrement de la créance de restitution est obligatoire pour qu'elle soit opposable à l'administration fiscale lors de la seconde succession — point souvent oublié
  • Le simulateur applique le barème usufruit/nue-propriété de l'article 669 CGI en fonction de l'âge saisi — toute erreur d'âge fausse la répartition
  • La clause démembrée ne convient pas à toutes les situations (conjoints divorcés, familles recomposées, conflits patrimoniaux) — l'intérêt fiscal peut être éclipsé par le coût civil
Usufruit
Droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus sans en être propriétaire.
Nue-propriété
Droit de propriété d'un bien dont on ne peut pas jouir ni percevoir les revenus tant que l'usufruit existe.
Quasi-usufruit
Usufruit portant sur des biens consomptibles (argent), permettant à l'usufruitier d'en disposer librement à charge de restitution.
Créance de restitution
Droit des nus-propriétaires de récupérer la valeur du capital initial au décès de l'usufruitier (quasi-usufruit).
Article 990 I CGI
Régime fiscal des primes versées avant 70 ans : prélèvement forfaitaire après abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
Article 757 B CGI
Régime fiscal des primes versées après 70 ans : droits de succession après abattement global de 30 500 €.

Calculateur Coliving Pro

Calculez le rendement de votre projet Coliving : loyers par chambre, taux de vacance, frais de gestion et comparaison avec une location classique.

Ce simulateur évalue la rentabilité d'un investissement en coliving pour un bailleur-opérateur, c'est-à-dire la location d'un bien organisé en chambres privatives avec espaces communs partagés. Il chiffre le rendement net après charges, intègre les spécificités du coliving (prestations de services, meubles, renouvellement locataires plus fréquent) et compare avec une location classique en meublé traditionnel.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition du bien, le nombre de chambres louables, le loyer par chambre (avec ou sans services), les charges d'exploitation (ménage, internet, abonnements, consommables), les frais de gestion spécifiques au coliving, le régime fiscal appliqué (LMNP micro-BIC ou réel, para-hôtellerie si services intensifs). Le simulateur calcule la rentabilité brute et nette après impôts, puis compare avec une location meublée classique du même bien.

Recettes_coliving = Nb_chambres × Loyer_par_chambre × 12 (incl. services) Resultat_net = Recettes moins Charges_exploitation moins IR/IS moins PS Rentabilite_nette = Resultat_net / Prix_acquisition Ecart_vs_LMNP_classique = Rentabilite_coliving moins Rentabilite_LMNP
  • Investisseurs immobiliers souhaitant optimiser le rendement de grands appartements ou maisons
  • Propriétaires cherchant à transformer une colocation en coliving premium
  • Opérateurs coliving évaluant la viabilité d'un nouveau projet
  • CGP conseillant leurs clients sur les stratégies locatives alternatives
Location meublée coliving
régime micro-BIC jusqu'à 77 700 € de recettes annuelles (abattement 50 %) : Les revenus de location en coliving entrent dans la catégorie des BIC au titre de la location meublée. Le régime micro-BIC (abattement forfaitaire de 50 %) s'applique jusqu'à 77 700 € de recettes annuelles. Au-delà, le régime réel est obligatoire et permet de déduire les charges réelles et d'amortir le bien.
Changement d'usage
autorisation municipale obligatoire, amende pouvant atteindre 50 000 € par logement : La mise en coliving d'un logement constitue un changement d'usage nécessitant une autorisation préalable de la mairie dans les communes de plus de 200 000 habitants et en petite couronne parisienne. L'absence d'autorisation expose à une amende civile pouvant atteindre 50 000 € par logement (art. L631-7 CCH).
  • Le coliving avec prestations intensives peut basculer en régime para-hôtelier (3 prestations sur 4 : fourniture du linge, ménage régulier, accueil, petit-déjeuner) qui change radicalement la fiscalité (BIC para-hôtelier + TVA)
  • Le turn-over élevé des locataires en coliving augmente les coûts de gestion (rotation, remise en état, publicité) souvent sous-estimés dans les projections optimistes
  • La qualification juridique du bail diffère selon l'organisation : bail d'habitation classique, bail mobilité, contrat de prestation — chaque qualification a ses propres obligations
  • Le simulateur applique des hypothèses de taux d'occupation moyen — la réalité locale peut diverger fortement selon la ville et le quartier
  • Les contraintes urbaines (autorisation de changement d'usage, règlement de copropriété) peuvent limiter ou interdire le coliving selon la commune
Coliving
Mode d'habitat combinant espaces privatifs (chambre, salle de bain) et communs (cuisine, salon), avec services inclus et gestion professionnelle.
Taux de vacance
Pourcentage du temps où les chambres sont inoccupées (entre deux locataires, remise en état, etc.).
Bail mobilité
Contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie, destiné aux personnes en mobilité professionnelle ou étudiante.
Rendement brut
Loyers annuels / Prix d'acquisition × 100. Ne tient pas compte des charges et vacance.
Rendement net
Revenus nets (après vacance, frais, charges) / Prix d'acquisition × 100.
Opérateur coliving
Société spécialisée qui gère le bien pour le propriétaire : recherche de locataires, ménage, maintenance, services aux résidents.

Comparateur Placements Net Fiscal

Comparez le rendement net après fiscalité de vos placements : livrets, comptes à terme, assurance-vie, PEA, CTO.

Ce simulateur compare la rentabilité nette après impôts de plusieurs catégories de placements (livrets réglementés, fonds euros, unités de compte, SCPI, actions en direct) pour un même capital et un même horizon. Il applique à chaque placement son régime fiscal spécifique et restitue le rendement annualisé net effectif.

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L'utilisateur saisit le capital investi, la durée de placement, le rendement brut annuel espéré pour chaque catégorie et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le traitement fiscal propre à chaque placement : exonération pour Livret A, LEP, LDDS ; PFU 30 % pour CTO et fonds euros ; abattement puis PFU 7,5 % pour assurance-vie après 8 ans ; régime foncier pour SCPI. Il projette le capital acquis et le rendement net annualisé.

Rendement net annualisé = (Capital sortie / Capital entrée)^(1/durée) − 1
  • Épargnants cherchant à optimiser le rendement de leur épargne
  • Investisseurs comparant différentes enveloppes fiscales
  • Personnes à forte TMI souhaitant arbitrer entre placements
  • CGP / Conseillers pour illustrer l'impact fiscal auprès de leurs clients
PEA
exonération IR après 5 ans de détention (prélèvements sociaux 17,2 % restent dus) : Les plus-values et revenus réalisés dans un PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu à condition que le premier retrait intervienne après 5 ans à compter du premier versement. Les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus à la sortie.
Assurance-vie après 8 ans
abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) : Après 8 ans de détention, les gains soumis à l'impôt lors d'un rachat bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple. Cet abattement s'applique avant le PFU ou le barème progressif.
  • Les rendements bruts saisis pour chaque catégorie sont des hypothèses — les performances réelles varient fortement et peuvent aussi être négatives
  • Le simulateur suppose que le régime fiscal reste stable sur la durée de placement : une réforme peut modifier rétroactivement la projection
  • Les frais de gestion spécifiques à chaque support (0,6 à 1 %/an sur UC, 1 à 2 % sur SCPI, frais d'acquisition sur SCPI) ne sont pas intégrés par défaut
  • La fiscalité des SCPI dépend du mode de détention (en direct, en assurance-vie, en démembrement) — le simulateur applique le mode saisi
  • Les prélèvements sociaux sont dus au fil de l'eau sur le fonds euros depuis 2010, pas uniquement à la sortie — le simulateur applique correctement ce traitement
PFU (Flat Tax)
Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% sur les revenus de capitaux mobiliers (12,8% IR + 17,2% PS).
TMI
Taux Marginal d'Imposition. Tranche la plus haute de votre impôt sur le revenu.
PS (Prélèvements Sociaux)
Contributions sociales de 17,2% prélevées sur les revenus du capital.
PEA
Plan d'Épargne en Actions. Enveloppe fiscale avantageuse pour les actions européennes.
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier. "Pierre papier" permettant d'investir indirectement dans l'immobilier.
Abattement
Somme déduite de la base imposable avant calcul de l'impôt.

Comptes Étrangers (Formulaire 3916)

Calculez les amendes pour non-déclaration de comptes étrangers (bancaires, AV, crypto).

Ce simulateur détermine si un résident fiscal français doit déclarer ses comptes étrangers et ses contrats d'assurance-vie étrangers au titre du formulaire 3916. Il identifie les comptes soumis à l'obligation, chiffre les amendes encourues en cas de non-déclaration et compare la situation à risque (omission) et la situation régularisée (déclaration spontanée ou rectification).

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L'utilisateur saisit la liste de ses comptes et contrats détenus hors de France (banque, broker, crypto-exchange, assurance-vie), leur pays d'ouverture, leurs soldes et les opérations éventuelles de l'année. Le simulateur vérifie la soumission à l'obligation déclarative (règle générale : tout compte ouvert, utilisé ou clos durant l'année), identifie les cas d'exonération (compte professionnel non détenu à titre personnel), et chiffre le montant des amendes en cas de défaut (1 500 € par compte omis, 10 000 € si ETNC, majorations en cas de fraude).

Amende forfaitaire = 1 500 € par compte omis × nombre de comptes (10 000 € par compte si État non coopératif)
  • Expatriés de retour souhaitant régulariser des comptes ouverts à l'étranger
  • Détenteurs de crypto-actifs sur des plateformes étrangères (Binance, Kraken, etc.)
  • Contribuables ayant omis de déclarer un compte bancaire ou une assurance-vie étrangère
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant leurs clients dans une régularisation
Déclaration annuelle obligatoire (formulaire 3916)
Tout résident fiscal français détenant un compte bancaire à l'étranger doit le déclarer chaque année via le formulaire 3916. L'omission est sanctionnée par une amende de 1 500 € par compte non déclaré (10 000 € si le pays est non coopératif).
Amende de 1 500 € par compte non déclaré
Chaque compte bancaire, compte de paiement ou contrat de capitalisation étranger non déclaré sur le formulaire 3916 (ou 3916-bis pour les comptes d'actifs numériques) entraîne une amende forfaitaire de 1 500 €, portée à 10 000 € pour les comptes ouverts dans un État non coopératif.
Droit de reprise étendu à 10 ans
En cas de défaut de déclaration, le droit de reprise de l'administration passe de 3 ans à 10 ans sur les revenus associés aux comptes étrangers. Le défaut peut donc entraîner un rappel d'impôt sur les dix dernières années, majoré des intérêts de retard et des pénalités.
Date de déclaration
en même temps que la 2042 : La déclaration 3916 est annexée à la déclaration de revenus 2042 et transmise dans les mêmes délais (fin mai à début juin selon le département, zone de télédéclaration). Un compte ouvert et clos dans l'année doit être déclaré.
  • Tous les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos hors de France pendant l'année sont soumis à l'obligation — le simulateur applique la règle mais l'utilisateur doit recenser exhaustivement ses comptes
  • Les plateformes crypto étrangères (Binance, Coinbase, Kraken) entrent dans le périmètre 3916-bis depuis 2020 — une omission est fréquente chez les investisseurs crypto
  • Le délai de prescription pour un redressement est porté à 10 ans en cas de comptes non déclarés dans un ETNC (État ou territoire non coopératif)
  • La régularisation spontanée avant contrôle permet une atténuation significative des pénalités — le simulateur chiffre l'écart mais la démarche reste à initier
  • Le formulaire 3916 vise les comptes, le 3916-bis vise les actifs numériques, et une déclaration distincte est requise pour les contrats d'assurance-vie étrangers — le simulateur identifie les formulaires applicables
Formulaire 3916
Déclaration des comptes bancaires ouverts, utilisés ou clos à l'étranger
Formulaire 3916-bis
Déclaration des comptes d'actifs numériques (crypto) sur plateformes étrangères
Formulaire 3916-3
Déclaration des contrats d'assurance-vie souscrits à l'étranger
CRS (Common Reporting Standard)
Norme d'échange automatique d'informations bancaires entre pays (150+ pays participants)
Régularisation spontanée
Démarche volontaire de mise en conformité avant tout contrôle fiscal, permettant de bénéficier d'amendes réduites

Conventions Fiscales — Où Payer ses Impôts ?

Déterminez votre résidence fiscale et le pays imposable sur vos revenus selon les conventions : salaires, dividendes, plus-values, immobilier, pensions.

Ce simulateur identifie les règles d'imposition applicables à un contribuable ayant des liens avec la France et un pays étranger (résidence, source de revenus, patrimoine), en appliquant la convention fiscale bilatérale pertinente. Il détermine l'État d'imposition primaire pour chaque catégorie de revenus et chiffre l'éventuel crédit d'impôt ou méthode d'exemption applicable pour éviter la double imposition.

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L'utilisateur saisit sa situation personnelle (résidence fiscale, nationalité, foyer, séjour), ses revenus par catégorie (salaires, pensions, dividendes, intérêts, revenus immobiliers, plus-values) et leur pays de source. Le simulateur identifie la convention fiscale bilatérale applicable, détermine l'État de résidence fiscale conventionnelle selon la hiérarchie des critères, puis applique les règles d'imposition spécifiques à chaque catégorie de revenus et restitue le montant d'impôt dû dans chacun des deux États.

Residence_conventionnelle = hierarchie_article_4 (foyer > interet_eco > sejour > nationalite) Impot_etat_source = Σ revenus × taux_conventionnel (retenue ou exoneration) Impot_etat_residence = Σ revenus × bareme_interne moins credit_impot Impot_total = Impot_source + Impot_residence (apres credit_impot convention)
  • Expatriés français partant travailler à l'étranger
  • Impatriés étrangers s'installant en France
  • Frontaliers travaillant dans un pays voisin
  • Investisseurs détenant des actifs à l'étranger
  • Retraités percevant des pensions de plusieurs pays
  • Propriétaires de biens immobiliers à l'étranger
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant des clients internationaux
Règle des 183 jours pour la résidence fiscale
La plupart des conventions fiscales bilatérales utilisent le critère de 183 jours de présence sur le territoire pour déterminer la résidence fiscale en cas de double résidence. Ce critère s'apprécie sur l'année civile ou sur 12 mois glissants selon les conventions.
Critère prioritaire
foyer d'habitation permanent : Quand un contribuable est considéré résident par deux États, les conventions de type OCDE appliquent une hiérarchie de critères, commençant par le foyer d'habitation permanent. Si présent dans un seul État, la question est tranchée ; sinon on passe au critère suivant.
Critère subsidiaire
centre des intérêts vitaux : Si le foyer d'habitation existe dans les deux États, la résidence est attribuée à l'État où le contribuable a le centre de ses intérêts vitaux — liens personnels et économiques les plus étroits (famille, activité, patrimoine).
Ultime recours
nationalité : Si aucun critère précédent (foyer, intérêts vitaux, séjour habituel) ne permet de trancher, la convention retient la nationalité. En cas de double nationalité ou d'absence, les autorités compétentes des deux États règlent le cas par accord amiable.
  • Les critères de départage de la résidence fiscale sont hiérarchisés selon le modèle OCDE : foyer permanent d'habitation, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité — le simulateur applique cette hiérarchie standard, à vérifier dans la convention bilatérale exacte
  • Les conventions fiscales évoluent : certains pays ont signé des avenants récents (BEPS, règles anti-abus) que le simulateur applique à la date de simulation
  • Les situations spécifiques (artistes, sportifs, étudiants, administrateurs de sociétés, rémunérations publiques) obéissent à des articles conventionnels dédiés non tous modélisés par défaut
  • La France applique parfois des règles internes (CSG/CRDS, exit tax) qui peuvent s'ajouter aux règles conventionnelles — à intégrer séparément
  • L'interprétation conventionnelle concrète peut diverger entre administrations : en cas de conflit, une procédure amiable peut être engagée, non modélisée par le simulateur
Résidence fiscale
État dans lequel une personne est considérée comme domiciliée fiscalement et doit y déclarer ses revenus mondiaux.
État de source
Pays où le revenu est généré (lieu de travail, localisation du bien immobilier, siège de la société distributrice...).
Retenue à la source
Prélèvement effectué directement par le débiteur du revenu avant versement au bénéficiaire.
Crédit d'impôt
Réduction d'impôt égale à l'impôt payé à l'étranger, permettant d'éviter la double imposition.
Taux effectif
Méthode où le revenu exonéré est pris en compte pour calculer le taux d'imposition applicable aux autres revenus.
Tie-breaker rule
Règle de départage prévue par les conventions pour déterminer la résidence en cas de conflit entre deux États.
Établissement stable
Installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce son activité dans un autre pays.
Formulaire 2047
Déclaration annexe permettant de déclarer les revenus de source étrangère perçus par un résident fiscal français.

Crowdfunding Immobilier

Simulez votre investissement en crowdfunding immobilier. Calculez rendement net, impact des défauts et comparez avec d'autres placements.

Ce simulateur chiffre la rentabilité nette d'un investissement en crowdfunding immobilier (prêt obligataire court terme à un promoteur ou marchand de biens) en appliquant la fiscalité des revenus de capitaux mobiliers. Il compare plusieurs projets sur une même base (taux, durée, enveloppe fiscale) et signale les risques spécifiques (défaut, retard, capital non garanti).

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L'utilisateur saisit le montant investi, la durée du projet, le taux annuel brut proposé, l'enveloppe de détention (compte-titres, PEA-PME selon éligibilité, assurance-vie) et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule les intérêts bruts perçus, applique la fiscalité (PFU 30 % par défaut ou barème progressif), intègre un taux de défaut moyen du secteur et restitue le rendement net attendu sur une base probabilisée.

Rendement net = Capital × Taux × Durée × (1 − taux fiscal) − Perte probable sur défaut
  • Investisseurs cherchant des rendements élevés à court terme
  • Épargnants souhaitant diversifier avec de l'immobilier
  • Profils avertis acceptant un risque de perte en capital
Durée de blocage
12 à 36 mois : Les projets de crowdfunding immobilier ont une durée moyenne de 18 à 24 mois. Les fonds sont bloqués jusqu'au remboursement par le promoteur à l'échéance du projet.
Rendement cible
8 à 12 % annuels bruts : Les projets de crowdfunding immobilier ciblent des rendements annuels bruts de 8 à 12 %, versés in fine (capital + intérêts) à l'échéance du projet. Ces rendements rémunèrent le risque de défaut du promoteur (retard, abandon, faillite).
Fiscalité des intérêts
PFU 30 % : Les intérêts perçus sur un projet de crowdfunding immobilier relèvent du PFU (12,8 % IR + 17,2 % PS), prélevé à la source par la plateforme. L'option pour le barème est possible si le TMI est faible, avec abattement CSG déductible (6,8 %).
Déclaration des plateformes
agrément IFP ou PSAN : Les plateformes doivent être immatriculées ORIAS comme intermédiaires en financement participatif (IFP) ou agréées PSFP (Prestataire de services de financement participatif). L'absence d'agrément est un signal majeur à vérifier avant tout investissement.
  • Le crowdfunding immobilier n'a pas de garantie en capital : en cas de défaut du promoteur, une partie ou la totalité du capital peut être perdu — le taux de défaut moyen du secteur est de 2 à 5 %, mais varie selon les plateformes
  • Les projets sont souvent prolongés au-delà de la durée initiale (retard de 6 à 18 mois fréquent) : le rendement annualisé effectif peut être inférieur au taux affiché
  • La diversification est essentielle : le simulateur raisonne sur un projet, un portefeuille diversifié (20+ projets) est nécessaire pour lisser le risque de défaut
  • Le PEA-PME acceptait certaines obligations de crowdfunding jusqu'à 2024, mais les règles évoluent : vérifier l'éligibilité du projet au moment de l'investissement
  • La fiscalité des intérêts (régime des obligations) diffère de la fiscalité des plus-values : le simulateur applique correctement la règle mais les plateformes communiquent parfois sur un taux brut trompeur
Crowdfunding immobilier
Financement participatif de projets immobiliers via des plateformes agréées.
Taux de défaut
Pourcentage de projets ne remboursant pas le capital aux investisseurs.
Taux de récupération
Part du capital récupérée en cas de défaut (via garanties, revente...).
CIP (Conseiller en Investissements Participatifs)
Statut réglementé des plateformes de crowdfunding.
Obligation
Titre de créance émis par le promoteur envers les investisseurs.
Promoteur
Société qui porte le projet immobilier et emprunte via la plateforme.

Déficit Foncier

Calculez votre économie d'impôt via le déficit foncier : travaux déductibles, imputation sur le revenu global dans la limite annuelle et report sur 10 ans.

Ce simulateur chiffre le déficit foncier créé par des charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux d'amélioration, taxe foncière) supérieures aux loyers perçus en location nue. Il applique les règles d'imputation sur le revenu global (plafond de 10 700 € par an, doublé à 21 400 € pour certains travaux de rénovation énergétique jusqu'en 2025) et le report de l'excédent sur les revenus fonciers futurs.

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L'utilisateur saisit les loyers annuels bruts, la liste des charges déductibles ventilées (intérêts d'emprunt, travaux d'entretien, travaux d'amélioration, taxe foncière, assurances, frais de gestion) et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le résultat foncier net, identifie le déficit imputable sur le revenu global (dans la limite du plafond) et l'excédent reportable sur 10 ans. Il chiffre l'économie fiscale immédiate et le report sur les années suivantes.

Déficit imputable sur revenu global = min(Déficit foncier ; 10 700 €) — Excédent reportable 10 ans
  • Propriétaires bailleurs en régime réel qui envisagent des travaux
  • Investisseurs cherchant à optimiser leur fiscalité immobilière
  • CGP et conseillers accompagnant des clients sur l'optimisation fiscale
Imputation sur le revenu global
10 700 € par an : Le déficit foncier (charges supérieures aux recettes) est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €/an. L'excédent est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
Maintien de la location
3 ans après imputation : Le bien doit rester loué jusqu'au 31 décembre de la 3ᵉ année suivant l'imputation du déficit sur le revenu global, sous peine de remise en cause.
  • Seul le déficit hors intérêts d'emprunt s'impute sur le revenu global — les intérêts d'emprunt créent un déficit reportable uniquement sur les revenus fonciers futurs (10 ans max)
  • Le plafond d'imputation est doublé à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique (passage de passoire F/G à D ou mieux) entre 2023 et 2025 — dispositif temporaire
  • Les travaux déductibles doivent être d'amélioration, pas de construction ou reconstruction — distinction souvent source d'erreurs et de redressements
  • L'engagement de conserver le bien en location pendant 3 ans après l'année d'imputation du déficit est obligatoire — une revente ou un passage en résidence principale avant ce terme entraîne une reprise
  • Le déficit foncier ne peut être créé que sous le régime réel d'imposition des revenus fonciers : le régime micro-foncier avec abattement 30 % ne permet aucun déficit
Déficit foncier
Résultat négatif de la différence entre les revenus fonciers et les charges déductibles.
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable à la dernière tranche de revenus (11%, 30%, 41% ou 45%).
Prélèvements sociaux (PS)
Cotisations sociales prélevées sur les revenus fonciers au taux de 17,2%.
Travaux de rénovation énergétique
Travaux améliorant la performance énergétique du logement (isolation, chauffage, fenêtres...).
Régime réel
Régime d'imposition permettant de déduire les charges réelles, par opposition au micro-foncier (abattement forfaitaire de 30%).

Démembrement Temporaire SCPI

Simulez l'achat de SCPI en nue-propriété temporaire : clé de répartition usufruit/NP, décote et rendement implicite à terme. Comparaison pleine propriété.

Ce simulateur chiffre la rentabilité d'un achat de nue-propriété de parts de SCPI, acquisition à prix décoté pendant la période de démembrement (typiquement 5 à 15 ans) à l'issue de laquelle l'acquéreur récupère la pleine propriété sans fiscalité supplémentaire. Il compare ce montage à l'achat direct de parts en pleine propriété et évalue le rendement implicite sur la durée.

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L'utilisateur saisit le prix de la pleine propriété, la durée de démembrement envisagée (5, 7, 10 ou 15 ans), la clé de répartition nue-propriété/usufruit fixée par la société de gestion et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le prix de la nue-propriété (typiquement 60 à 80 % de la pleine propriété selon la durée), projette la valeur en pleine propriété au remembrement (avec hypothèse de revalorisation), et chiffre le rendement interne annualisé net de fiscalité.

Rendement annualisé = (Valeur pleine propriété à terme / Prix nue-propriété)^(1/durée) − 1
  • Épargnants préparant leur retraite — Acquérir en NP aujourd'hui pour percevoir les revenus plus tard
  • Contribuables à l'IFI — Sortir des parts de leur assiette taxable
  • Trésoreries d'entreprise — Placer l'excédent avec amortissement fiscal
  • Holdings patrimoniales — Optimiser la fiscalité IS sur les revenus
  • CGP et conseils — Comparer les stratégies pour leurs clients
Durée du démembrement temporaire
5 à 20 ans : Le démembrement de SCPI porte sur une durée fixée contractuellement (5 à 20 ans). Le nu-propriétaire acquiert les parts avec une décote (fonction du rendement et de la durée) et récupère la pleine propriété au terme sans fiscalité.
Décote nue-propriété
20 à 40 % selon durée : Le prix de la nue-propriété des parts de SCPI est décoté de 20 à 40 % de la pleine propriété selon la durée du démembrement. Barème indicatif : 20 % à 5 ans, 28 % à 10 ans, 34 % à 15 ans, 40 % à 20 ans. Le nu-propriétaire récupère 100 % de la valeur à l'extinction.
Exonération d'IFI pour le nu-propriétaire
Pendant la durée du démembrement, les parts en nue-propriété sont exonérées d'IFI (imposition uniquement sur l'usufruitier). C'est un avantage structurel majeur pour les patrimoines au-dessus de 1,3 M€.
Absence de revenus fiscaux pendant le démembrement
Le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu foncier pendant le démembrement et n'a rien à déclarer. C'est l'usufruitier (souvent personne morale ou société IS) qui encaisse et déclare les loyers. Ce mécanisme permet de neutraliser la fiscalité foncière sur la durée.
  • Pendant la période de démembrement, le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu : pas de dividendes, pas de déduction fiscale — le capital est immobilisé
  • À l'issue du démembrement, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans fiscalité supplémentaire (art. 1133 CGI) — c'est l'avantage central du schéma
  • La revalorisation projetée des parts de SCPI est une hypothèse de marché — une stagnation ou baisse des prix pendant la durée modifie significativement le rendement
  • La nue-propriété de SCPI échappe à l'IFI pendant la durée du démembrement (art. 968 CGI), ce qui peut être un avantage fiscal pour les contribuables à l'IFI
  • La liquidité de la nue-propriété de SCPI est très faible : une revente anticipée sur le marché secondaire se fait avec une décote importante — à considérer comme un placement bloqué
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier. Véhicule d'investissement collectif en immobilier.
TDVM
Taux de Distribution sur Valeur de Marché. Rendement annuel distribué par la SCPI.
Clé de répartition
Pourcentage attribué à chaque droit (usufruit / nue-propriété) pour déterminer le prix d'achat.
Clé fiscale
Clé calculée selon l'article 669 CGI : 23% par tranche de 10 ans pour l'usufruit temporaire.
Clé économique
Clé calculée sur la base des revenus actualisés. Généralement utilisée sur le marché.
TRI (Taux de Rendement Interne)
Rendement annualisé d'un investissement tenant compte de tous les flux (entrée, sortie, revenus).

Dividendes ETF Étrangers — Fiscalité 2026

Calculez la fiscalité réelle de vos dividendes sur ETF étrangers : retenue à la source, avoir fiscal, PFU, impact du CTO vs PEA. Conventions fiscales 2026.

Ce simulateur compare la fiscalité et le rendement net de deux formes d'ETF étrangers : ETF capitalisant (réinvestissement automatique des dividendes dans la part) et ETF distribuant (versement des dividendes à l'investisseur, imposables chaque année). Il chiffre le capital net en sortie après une durée de détention donnée dans chacune des deux formes pour une performance sous-jacente identique.

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L'utilisateur saisit le capital investi, la durée de placement, le rendement brut annuel dont la part issue de dividendes, l'enveloppe de détention (CTO, PEA, assurance-vie) et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur simule l'ETF distribuant avec imposition annuelle des dividendes perçus, et l'ETF capitalisant avec imposition uniquement en sortie (sur la plus-value totale). Il restitue le capital net en sortie pour chaque formule.

Capitalisant : PV en sortie × taux fiscal — Distribuant : Σ (dividendes × taux fiscal annuel) + PV sortie × taux fiscal
  • Investisseurs en ETF à dividendes sur CTO (MSCI World distributif, S&P 500 EUR Hedged distributif…)
  • Détenteurs de PEA évaluant l'impact de la retenue source sur leurs ETF distributifs
  • Épargnants arbitrant entre ETF distributifs et capitalisants selon leur fiscalité
  • Conseillers en gestion de patrimoine optimisant l'enveloppe de détention
PFU 2026
30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) : Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou « Flat Tax ») est maintenu à 30 % en 2026, malgré des discussions sur une éventuelle augmentation de la CSG. Il s'applique sur les dividendes bruts (avant retenue source) dans le cadre du CTO. Option possible pour le barème progressif de l'IR si plus favorable (abattement 40 % pour dividendes d'actions françaises — non applicable aux ETF étrangers).
Irlande
retenue source à 15 % — pays de référence pour les ETF UCITS : La plupart des grands ETF européens (iShares, Vanguard, Amundi UCITS) sont domiciliés en Irlande ou au Luxembourg. L'Irlande bénéficie d'une convention avec les États-Unis limitant à 15 % la retenue source sur les dividendes d'actions américaines dans un ETF irlandais (vs 30 % pour un ETF luxembourgeois ou français). C'est pourquoi les ETF S&P 500 UCITS irlandais sont généralement plus fiscalement efficaces.
PEA
retenue source perdue, pas de PFU jusqu'au retrait : En PEA, les dividendes sont versés dans l'enveloppe sans PFU français. Mais la retenue à la source appliquée par le pays étranger est définitivement perdue (pas d'avoir fiscal récupérable). Les ETF à réplication synthétique (swap de performance totale) permettent de contourner ce problème car ils ne reçoivent pas directement de dividendes — ils échangent la performance totale contre un taux fixe, sans subir la retenue source. Exemples : Amundi MSCI World Swap PEA (IE), Lyxor S&P 500 Dist (FR).
  • L'ETF capitalisant n'est pas toujours éligible au PEA — vérifier la conformité UCITS et l'agrément PEA avant achat
  • La retenue à la source étrangère sur les dividendes peut ne pas être intégralement récupérable selon la convention fiscale applicable : le simulateur applique un taux moyen, la réalité dépend du pays d'origine de l'ETF
  • Le traitement fiscal diffère entre CTO (dividendes et PV au PFU ou barème) et enveloppes fiscales (exonération IR PEA au-delà de 5 ans, abattement AV au-delà de 8 ans)
  • Les frais de gestion de l'ETF (TER) ne sont pas saisis séparément : à intégrer au rendement brut pour une projection juste
  • Les ETF synthétiques (utilisant des dérivés) peuvent être traités différemment des ETF physiques par l'administration fiscale — à vérifier en cas de doute
ETF UCITS
Fonds négocié en Bourse conforme à la directive européenne UCITS (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities). Encadrement européen strict : diversification obligatoire, information des investisseurs (KIID), liquidité quotidienne. La quasi-totalité des ETF cotés sur Euronext ou Xetra sont des UCITS, domiciliés principalement en Irlande ou au Luxembourg.
Retenue à la source (RAS)
Prélèvement effectué par le pays d'émission d'un dividende avant son versement. Le taux varie selon la convention fiscale bilatérale. Sans convention, le taux est généralement celui du droit interne du pays (30 % aux États-Unis, 26,375 % en Allemagne, etc.). Avec convention, le taux est souvent réduit à 15 % ou 0 %.
Avoir fiscal (crédit d'impôt étranger)
Mécanisme anti-double imposition permettant à un résident français d'imputer sur son impôt français la retenue à la source payée à l'étranger. Mentionné sur l'IFU (formulaire fiscal annuel fourni par votre courtier). Limité au montant de la retenue conventionnelle (pas au taux interne du pays étranger). Non remboursable si l'impôt français dû est insuffisant.
ETF à réplication synthétique (swap)
ETF qui n'achète pas physiquement les actions sous-jacentes mais conclut un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie bancaire. Avantage : le swap de performance totale inclut les dividendes sans retenue à la source — efficace en PEA pour les ETF d'actions non européennes. Inconvénient : risque de contrepartie (encadré par les directives UCITS : maximum 10 % de l'actif).

Earn-Out — Complément de Prix

Simulez une clause d'earn-out lors d'une cession : valorisation différée, conditions de déclenchement et fiscalité pluriannuelle.

Ce simulateur modélise la valeur nette perçue par un vendeur d'entreprise disposant d'une clause d'earn-out. Il projette le prix total après fiscalité sur la durée de versement prévue, selon que la clause est progressive ou binaire, et calcule le prix net vendeur ramené à la date de cession.

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Le simulateur modélise la clause d'earn-out selon deux mécanismes : l'earn-out progressif (pourcentage du dépassement d'un objectif de chiffre d'affaires ou d'EBITDA) et l'earn-out binaire (montant fixe si le seuil est atteint, zéro sinon). Il calcule le prix net vendeur après fiscalité sur chaque tranche annuelle, en distinguant le traitement des sommes perçues selon leur qualification : complément de prix (régime des plus-values, art. 150-0 A CGI) ou revenus (salaires, dividendes).

Deux régimes fiscaux sont alors possibles : le PFU à 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) applicable par défaut sans abattement, ou le barème progressif de l'IR avec application des abattements pour durée de détention (50 % entre 2 et 8 ans, 65 % au-delà de 8 ans ; abattement renforcé dirigeant 50 % / 65 % / 85 % selon ancienneté pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018). Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la plus-value brute dans tous les cas.

Earn-out_progressif = (CA_realise moins Objectif) × % negocie, par tranche annuelle Earn-out_binaire = Montant_fixe si seuil atteint, sinon 0 Si complement_prix (150-0 A) : PFU 30 % ou bareme + abattements durée Prix_net_vendeur = Prix_fixe + Sigma tranches_earn_out_net
  • Chefs d'entreprise en négociation de cession avec clause d'earn-out
  • Cédants souhaitant anticiper la fiscalité sur plusieurs années
  • CGP et avocats d'affaires accompagnant leurs clients dans les cessions
  • Acquéreurs voulant comprendre l'impact fiscal côté vendeur
Paiement échelonné
selon les termes du contrat : Le complément de prix (earn-out) est versé sur 1 à 5 ans selon l'atteinte d'objectifs de performance. Fiscalement, chaque versement est imposable au titre de l'année de perception.
Abattements pour durée de détention
calculés à la date de cession initiale : Le complément de prix est imposé l'année de son versement effectif, mais l'abattement pour durée de détention s'apprécie à la date de cession initiale des titres (art. 150-0 D ter CGI, BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-20). L'earn-out versé plusieurs années après la cession conserve donc le bénéfice de l'abattement (50 % / 65 % / 85 % selon le régime applicable), à condition que les titres aient été acquis avant le 1er janvier 2018.
PFU de 30 % applicable par défaut depuis 2018
En l'absence d'option pour le barème, le complément de prix est taxé au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux), sans abattement pour durée de détention. L'option pour le barème est globale et annuelle (art. 200 A CGI).
  • La projection repose sur des hypothèses d'atteinte des objectifs (CA, EBITDA) : tester des scénarios bas, central et haut pour encadrer le résultat
  • Le simulateur ne modélise pas la renégociation ou le contentieux sur le déclenchement, fréquents en pratique et pouvant modifier significativement le montant perçu
  • Les coûts d'accompagnement post-cession demandés au vendeur (management package, prestations de conseil) sont parfois liés à l'earn-out — à chiffrer séparément
  • Le régime fiscal appliqué suppose une qualification en complément de prix : si l'administration requalifie tout ou partie en revenus (salaires, dividendes), l'imposition diverge
  • En cas de report d'imposition au titre de l'article 150-0 B ter CGI (apport-cession), le calendrier d'imposition change : simuler séparément le cas échéant
Earn-out (Complément de prix)
Part du prix de cession dont le versement est conditionné à la réalisation d'objectifs futurs de performance de l'entreprise cédée.
PFU (Flat tax)
Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable aux revenus du capital depuis 2018.
Abattement pour durée de détention
Réduction de la base imposable selon la durée de détention des titres cédés (uniquement en cas d'option pour le barème progressif).
150-0 B ter (Apport-cession)
Dispositif permettant de reporter l'imposition d'une plus-value en apportant les titres à une holding avant cession, sous condition de réinvestissement de 60% du prix dans les 2 ans.
Closing
Date effective de réalisation de la cession (transfert de propriété des titres).
EBITDA
Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement. Indicateur de performance opérationnelle souvent utilisé pour définir les objectifs d'earn-out.
Seuil de 60%
Dans le cadre du 150-0 B ter, la holding doit réinvestir au moins 60% du prix de cession dans des activités éligibles pour maintenir le report d'imposition.

Exit Tax (Expatriation)

Calculez l'exit tax lors d'une expatriation : plus-values latentes sur titres, sursis automatique UE/EEE et garanties requises.

Ce simulateur évalue l'exit tax due par un contribuable transférant son domicile fiscal hors de France, en distinguant les deux régimes applicables : le sursis de paiement automatique en cas de départ vers un pays de l'Union européenne ou l'Espace économique européen, et le report sur demande avec constitution de garanties en cas de départ vers un autre pays. Il chiffre l'impôt exigible et les conditions de dégrèvement ultérieur.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur des participations concernées (seuils de 800 000 € ou 50 % des droits dans une société), la plus-value latente, le pays de destination (UE/EEE ou hors UE/EEE) et la durée projetée d'expatriation. Le simulateur calcule l'impôt dû au PFU 30 % ou au barème, détermine le régime applicable (sursis automatique ou report sur demande) et chiffre l'éventuelle exonération définitive après le délai de détention requis.

Impot_exit = PV_latente × 30 % (PFU) ou × bareme_IR + 17,2 % PS Sursis_automatique si UE/EEE, report sur demande si hors-UE Degrevement_definitif apres 2 ans (art. 167 bis CGI) ou 5 ans (> 2,57 M€)
  • Entrepreneurs détenant des participations significatives et envisageant une expatriation
  • Cadres dirigeants avec des stock-options ou actions gratuites valorisées
  • Investisseurs détenant un portefeuille titres important
  • Français expatriés ou envisageant de l'être
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant des clients en mobilité internationale
Purge du sursis après 2 ou 5 ans
Le report d'imposition tombe si le contribuable cède les titres ou les apporte dans les 2 ans (patrimoine > 2,57 M€) ou 5 ans (participations ≥ 50 %) suivant le transfert du domicile fiscal. Au-delà, dégrèvement automatique.
Seuil de déclenchement
800 000 € ou 50 % des droits dans une société : L'exit tax s'applique aux contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France et détiennent des participations d'une valeur supérieure à 800 000 € OU représentant 50 % au moins des droits dans une société. En-dessous de ces seuils, pas d'exit tax.
Sursis automatique pour UE/EEE (hors Liechtenstein)
Le paiement de l'exit tax est suspendu automatiquement (sans garantie) pour les transferts vers un État de l'UE ou de l'EEE avec qui la France a signé une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement. Pour les autres destinations, le sursis doit être demandé avec constitution de garanties.
Dégrèvement définitif
2 ans (patrimoine ≤ 2,57 M€) ou 5 ans (> 2,57 M€) : Si les titres ne sont pas cédés dans les 2 ans (patrimoine ≤ 2,57 M€) ou 5 ans (> 2,57 M€) suivant le transfert, l'exit tax est dégrevée définitivement. En cas de retour en France dans ces délais, l'exit tax est également annulée.
  • Le seuil de déclenchement est fondé sur la valeur des participations ou le pourcentage des droits détenus — le simulateur applique les seuils en vigueur à la date de simulation, à vérifier pour un départ futur
  • Le sursis automatique en UE/EEE dispense de garanties mais impose un suivi déclaratif annuel (formulaire 2074-ETD) — le simulateur signale l'obligation mais ne la gère pas
  • Le report hors UE/EEE exige la constitution de garanties bancaires ou de sûretés équivalentes dont le coût annuel n'est pas modélisé
  • Le dégrèvement définitif après 5 ou 15 ans de détention post-départ (selon la date) est conditionné à l'absence de cession — le simulateur applique la durée mais ne suit pas les cessions intermédiaires
  • Une cession, une donation ou un rachat des titres pendant la période met fin au sursis/report et déclenche le paiement immédiat de l'exit tax
Exit Tax
Impôt sur les plus-values latentes lors du transfert du domicile fiscal hors de France.
Plus-value latente
Différence entre la valeur actuelle des titres et leur prix d'acquisition, non encore réalisée par une cession.
Sursis d'imposition
Report automatique du paiement de l'impôt pour les départs vers l'UE ou l'EEE, sans garantie exigée.
Report d'imposition
Report du paiement sur demande expresse pour les départs hors UE/EEE, avec garantie potentiellement exigée.
Délai d'extinction
Période (5 ou 15 ans selon le montant des PV) après laquelle l'Exit Tax s'éteint si les titres sont conservés.
EEE (Espace Économique Européen)
Zone comprenant les 27 pays de l'UE plus la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. La Suisse n'en fait pas partie.
Formulaire 2074-ETD
Déclaration de plus-value en report ou sursis d'imposition à déposer l'année du départ.
Abattement pour durée de détention
Réduction de la base imposable applicable aux titres acquis avant 2018 : 50% après 2 ans, 65% après 8 ans.

FCPI / FIP — Réduction d'IR

Simulez votre réduction d'impôt avec un FCPI ou FIP : montant investi, taux de réduction et plafonnement des niches fiscales. Durée de blocage des parts.

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt sur le revenu accordée aux souscripteurs de parts de FCPI (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation) et de FIP (Fonds d'Investissement de Proximité). Il applique le taux de réduction de 18 % (FCPI) ou 25 % sous conditions (FIP Corse, FIP Outre-mer), intègre le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € et projette la rentabilité nette probable après sortie.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le montant investi, le type de fonds (FCPI, FIP métropole, FIP Corse ou FIP Outre-mer), sa situation familiale et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le taux de réduction d'impôt applicable (18 % en standard, 25 % pour certains FIP régionaux), plafonne l'assiette retenue (12 000 € célibataire, 24 000 € couple), intègre le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € et chiffre la réduction d'impôt nette de l'année.

Réduction IR = min(Investissement, Plafond) × 18 % ou 25 % — Plafond niches fiscales : 10 000 €/an
  • Contribuables fortement imposés cherchant à réduire leur IR
  • Investisseurs patients acceptant un blocage de 5 à 10 ans
  • Profils dynamiques acceptant un risque de perte en capital
  • Épargnants souhaitant soutenir l'économie réelle et les PME
Durée de blocage
5 à 10 ans : Les parts de FCPI/FIP sont bloquées pendant 5 ans minimum (souvent 7 à 10 ans en pratique, avec possibilité de prorogation). Le remboursement intervient à la liquidation du fonds.
Plafond de réduction IR
12 000 € / 24 000 € : La réduction d'impôt est de 25 % des versements dans la limite de 12 000 € pour un célibataire (3 000 € de réduction) et 24 000 € pour un couple (6 000 €). Elle entre dans le plafonnement global des niches fiscales.
  • L'avantage fiscal est conditionné à une durée de conservation des parts de 5 ans minimum — une revente anticipée entraîne la reprise de la réduction d'impôt avec majoration
  • Les FCPI et FIP investissent dans des PME non cotées, présentant un risque de perte en capital significatif (historiquement, 30 à 50 % des fonds perdent de l'argent net de frais sur 10 ans)
  • Le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € limite le cumul avec d'autres dispositifs (emploi à domicile, Pinel, CI travaux d'économie d'énergie) — le simulateur applique cette règle
  • Les frais des FCPI et FIP sont élevés (commissions d'entrée 3 à 5 %, frais annuels 4 à 5 %) et peuvent absorber une grande partie du rendement potentiel — à intégrer dans l'arbitrage
  • La liquidité est très faible pendant la durée de vie du fonds (généralement 6 à 10 ans) : le capital est immobilisé sans possibilité de sortie anticipée hors cas particuliers
FCPI
Fonds Commun de Placement dans l'Innovation — Investit dans des PME innovantes.
FIP
Fonds d'Investissement de Proximité — Investit dans des PME régionales.
Niches fiscales
Ensemble des avantages fiscaux plafonnés à 10 000 € par an (sauf exceptions).
Report de réduction
Possibilité de reporter l'excédent de réduction non utilisé sur les 5 années suivantes.
Quota d'investissement
Voir documentation de référence.
PME innovante (FCPI)
Voir documentation de référence.
Entreprises régionales (FIP)
Voir documentation de référence.
ESUS (Entreprise Solidaire d'Utilité Sociale)
Voir documentation de référence.

₿ Fiscalité Crypto — Plus-Values Actifs Numériques

Calculez l'impôt sur vos plus-values crypto : Bitcoin, Ethereum, altcoins. PFU 30% ou barème, seuil 305€, formulaire 2086. Simulation gratuite.

Ce simulateur calcule l'imposition des plus-values de cession d'actifs numériques (crypto-monnaies) réalisées par un particulier, en comparant le régime du PFU et l'option pour le barème progressif. Il applique la règle de calcul spécifique aux crypto-actifs (plus-value globale pondérée par le prix d'acquisition moyen du portefeuille) et identifie l'option la plus favorable.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le montant total investi dans le portefeuille crypto, la valeur actuelle du portefeuille, le montant des cessions de l'année en euros (ou en actifs convertis hors du cadre crypto), et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule la plus-value imposable selon la formule prorata (prix acquisition × cession / valeur totale), puis compare l'imposition au PFU et au barème.

PV imposable = Prix cession − (Prix acquisition total × Prix cession / Valeur totale portefeuille)
  • Particuliers investisseurs ayant vendu des cryptomonnaies contre des euros
  • Traders occasionnels souhaitant estimer leur imposition avant de vendre
  • CGP et experts-comptables accompagnant des clients sur la fiscalité crypto
  • Contribuables préparant leur déclaration de revenus (formulaire 2086)
Seuil de cession
305 € par an : Les cessions de cryptoactifs sont exonérées d'impôt si le total des cessions de l'année n'excède pas 305 €. Au-delà, l'intégralité des plus-values est imposable.
Imposition
PFU 30 % ou barème sur option : Les plus-values de cession de cryptoactifs sont soumises au PFU à 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS). L'option pour le barème progressif est possible depuis 2023.
Option barème progressif — depuis le 1er janvier 2024
La LFI 2024 (art. 6) confirme et encadre l'option pour le barème progressif. L'option est globale et irrévocable pour l'année : elle s'applique à l'ensemble des revenus du capital, pas uniquement aux crypto-actifs.
Enregistrement PSAN auprès de l'AMF
Depuis le règlement MiCA (UE 2023/1114), les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) doivent être enregistrés ou agréés auprès de l'AMF. Vérifiez le statut réglementaire des plateformes que vous utilisez.
Formulaire 2086 — déclaration ligne par ligne
Chaque cession doit être déclarée individuellement sur le formulaire 2086 (annexe à la 2042). La déclaration se fait ligne par ligne : date, nature, prix de cession, prix d'acquisition, plus ou moins-value.
  • La formule prorata est spécifique aux crypto-actifs — toute cession fractionnée impose une mise à jour du prix d'acquisition moyen pondéré, que le simulateur applique mais suppose correctement renseigné
  • Les échanges crypto-contre-crypto ne constituent pas un fait générateur tant que les fonds ne sont pas reconvertis en monnaie fiat ou utilisés pour un achat de bien ou service — le simulateur ne modélise que les cessions déclenchant l'imposition
  • Le seuil de 305 € annuels de cessions déclenche l'obligation déclarative et l'imposition : le simulateur signale cette règle mais l'utilisateur doit agréger toutes ses cessions de l'année
  • L'activité d'acheteur-revendeur habituel (trading actif) peut basculer l'imposition en BIC professionnel, régime non modélisé ici
  • Les moins-values crypto ne sont imputables que sur les plus-values crypto de la même année, sans report — le simulateur applique cette règle mais l'utilisateur doit agréger correctement
Actif numérique
Bien immatériel représentant une valeur numérique (cryptomonnaies, tokens, NFT). Défini par l'art. L. 54-10-1 du Code monétaire et financier.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Imposition forfaitaire à 30% (12,8% IR + 17,2% PS) sur les revenus du capital, aussi appelée "flat tax".
Plus-value
Gain réalisé lors de la cession d'un actif, égal à la différence entre le prix de vente et le prix d'achat.
Moins-value
Perte réalisée lors de la cession. Reportable sur les plus-values de même nature pendant 10 ans.
Cession
Opération par laquelle un actif numérique est échangé contre une monnaie ayant cours légal (euro, dollar...) ou utilisé pour acquérir un bien ou service.
Prélèvements sociaux
Contributions sociales au taux de 17,2% (CSG 9,2% + CRDS 0,5% + prélèvement solidarité 7,5%).
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable à la dernière tranche de revenus. Détermine l'intérêt de l'option barème.
PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques)
Entreprise proposant des services d'achat, vente, échange ou conservation d'actifs numériques. Doit être enregistrée ou agréée auprès de l'AMF en France. Exemples : Coinhouse, Bitpanda, Binance France.
MiCA (Markets in Crypto-Assets)
Règlement européen (UE 2023/1114) encadrant les actifs numériques et leurs prestataires à l'échelle de l'UE. Applicable depuis 2024-2025, il harmonise les obligations des PSAN dans tous les États membres.
Formulaire 2086
Document fiscal français à joindre à la déclaration de revenus (annexe 2042) pour déclarer les plus et moins-values sur actifs numériques. Une ligne par cession : date, nature, prix de cession, prix d'acquisition, résultat.
Wallet (portefeuille numérique)
Logiciel ou dispositif matériel permettant de stocker, envoyer et recevoir des actifs numériques. Un wallet non-custodial (Ledger, MetaMask) donne le contrôle direct à l'utilisateur, contrairement aux wallets hébergés sur une plateforme (custodial).

Forfait Fiscal Suisse — Imposition d'après la Dépense

Calculez votre forfait fiscal suisse par canton : base légale sur les dépenses mondiales ou le loyer.

Ce simulateur chiffre l'impôt dû au Canton suisse sous le régime du forfait fiscal (imposition d'après la dépense), dispositif réservé aux résidents étrangers qui s'installent en Suisse sans y exercer d'activité lucrative. Il compare le forfait fiscal à l'imposition de droit commun au Canton concerné, chiffre l'exit tax française éventuellement due au départ et évalue la pertinence globale du transfert de résidence.

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L'utilisateur saisit le train de vie annuel projeté en Suisse, les revenus patrimoniaux (dividendes, intérêts, revenus fonciers) et leur pays de source, le Canton d'installation envisagé, la valeur du loyer ou de la résidence (base de calcul du forfait) et les participations significatives détenues. Le simulateur applique le barème cantonal (multiplicateur 5 à 7 du loyer/valeur locative, avec minima variant selon les cantons), compare à l'imposition ordinaire cantonale, chiffre l'exit tax française et restitue le coût global du transfert.

Forfait = max(Loyer_ou_valeur_locative × multiplicateur_cantonal (5 a 7) ; minimum_cantonal) Imposition_forfaitaire_canton = Forfait × bareme_cantonal Comparatif_ordinaire = Revenus_mondiaux × bareme_cantonal_ordinaire Gain_annuel = Comparatif_ordinaire moins Forfait (+ impact_exit_tax_FR)
  • Investisseurs fortunés — patrimoine important, revenus du capital, rentiers souhaitant optimiser leur charge fiscale en quittant la France
  • Entrepreneurs post-cession — après une cession d'entreprise, cherchent à capitaliser dans un environnement fiscal favorable
  • Dirigeants et artistes internationaux — mobilité internationale, revenus de droits et redevances, managés par family office
  • CGP et avocats fiscalistes — évaluent le forfait pour des clients en phase de mobilité internationale
Condition principale
Être ressortissant étranger (non-suisse) s'installant en Suisse pour la première fois OU après une absence de 10 ans. Les Suisses peuvent bénéficier du forfait uniquement à l'étranger (art. 14 LIFD inapplicable pour les Suisses résidant en Suisse).
Minimum fédéral (depuis 2016)
400 000 CHF de base imposable pour les personnes seules à l'impôt fédéral direct. Les cantons fixent librement leur propre minimum (souvent identique ou supérieur). Vaud : 400 000 CHF. Schwyz : 200 000 CHF. Genève : 400 000 CHF depuis 2024.
Base 5× loyer
Le forfait ne peut être inférieur à 5 fois le loyer annuel du logement principal en Suisse (valeur locative si propriétaire). Pour un loyer de 60 000 CHF/an, le minimum légal est 300 000 CHF de base forfaitaire.
  • Le forfait fiscal n'est pas disponible dans tous les cantons : Zurich, Schaffhouse, Bâle-Ville et Appenzell l'ont supprimé — le simulateur applique le barème saisi, à vérifier dans le canton visé
  • Le forfait minimal varie fortement selon les cantons (150 000 à 800 000 CHF) — la simulation n'a de sens qu'en connaissant le barème local exact
  • Le bénéficiaire du forfait ne doit exercer aucune activité lucrative en Suisse : une mission, un mandat d'administrateur ou une prestation de conseil rompt le régime
  • La convention franco-suisse peut limiter l'intérêt du forfait pour les revenus de source française (revenus fonciers, dividendes de sociétés françaises) qui restent imposables en France
  • L'exit tax française sur participations significatives peut être différée (sursis automatique) ou nécessiter des garanties (report hors UE/EEE) — le simulateur chiffre les deux régimes applicables à la Suisse
Calcul de contrôle
Obligation de comparer le forfait avec l'impôt fictif calculé sur les revenus de source suisse et les revenus imposables selon les conventions fiscales. Si ce montant dépasse le forfait, c'est ce montant qui est retenu. Garantit que la Suisse ne réduit pas l'imposition sous le seuil conventionnel.
LIFD
Loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (1990). Régit l'impôt fédéral direct sur le revenu et la fortune des personnes physiques et morales en Suisse. Art. 14 : imposition d'après la dépense.
AFC (Administration Fiscale Fédérale)
L'AFC Suisse (Eidgenössische Steuerverwaltung, ESTV) est l'autorité fiscale fédérale suisse. Elle publie les circulaires d'interprétation et les statistiques fiscales, coordonne les échanges automatiques d'informations et administre l'impôt anticipé (retenue à la source sur dividendes suisses).
Vermögenssteuer
Impôt cantonal annuel sur la fortune nette (actifs - dettes) des personnes physiques résidentes en Suisse. S'applique à l'ensemble des actifs mondiaux. Taux généralement compris entre 0,1% et 0,8% de la fortune nette selon le canton. Pas d'équivalent au niveau fédéral suisse.

GFI / GFF — Groupements Forestiers

Simulez votre Groupement Forestier : réduction IR, exonération IFI et abattement succession de 75%. Calculez le TRI global et comparez avec AV et SCPI.

Ce simulateur chiffre les avantages fiscaux d'un investissement en parts de Groupement Forestier (GFI ou GFF) : réduction d'impôt sur le revenu IR-PME à la souscription, exonération partielle d'IFI sur les parts détenues, et abattement de 75 % en base pour les droits de succession (dispositif Monichon) sous conditions de conservation.

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L'utilisateur saisit le montant investi, le type de groupement (GFI cotée, GFF non coté), la situation familiale, la tranche marginale d'imposition et la valeur du patrimoine IFI. Le simulateur applique la réduction IR-PME (25 % jusqu'à 50 000 € de versement pour célibataire, 100 000 € pour couple, dans la limite du plafond global des niches à 10 000 €), chiffre l'exonération IFI partielle (100 % des parts représentatives de l'actif forestier), et projette l'abattement Monichon de 75 % pour la succession future (conditions de conservation 30 ans).

Reduction_IR_PME = Versement × 25 % (plafonnee a 12 500 € seul / 25 000 € couple, niches 10 000 €) Exoneration_IFI = Parts × 100 % (fraction representative forestiere) Abattement_Monichon_succession = 75 % sur transmission (conservation 30 ans)
  • Contribuables fortement imposés (TMI 41-45%) cherchant à réduire leur IR
  • Assujettis à l'IFI souhaitant sortir des actifs de leur base taxable
  • Investisseurs patrimoniaux avec un horizon long terme (10-20 ans)
  • Personnes préparant leur succession pour optimiser la transmission
  • CGP proposant des solutions de diversification et d'optimisation fiscale
Durée de détention recommandée
8 à 10 ans : Les parts de GFI/GFF sont peu liquides. La durée de détention recommandée est de 8 à 10 ans minimum pour bénéficier pleinement du cycle forestier et des avantages fiscaux.
Exonération IFI et droits de succession
75 % : Les parts de groupements forestiers sont exonérées à 75 % de l'IFI et des droits de succession (sous engagement de gestion durable de 30 ans). Exonération d'IR de 25 % des versements (dispositif DEFI-Forêt, sous conditions).
  • La réduction IR-PME est plafonnée par le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € par an — le simulateur applique cette règle souvent oubliée
  • L'abattement Monichon de 75 % pour succession exige une conservation des parts pendant 30 ans minimum par le bénéficiaire — contrainte très longue
  • La liquidité des GFF non cotés est très faible : une revente sur le marché secondaire peut subir une décote importante
  • Les forêts sont soumises aux aléas naturels (tempêtes, incendies, attaques d'insectes) qui peuvent sévèrement impacter la valeur des parts
  • Les frais de gestion des groupements forestiers (2 à 3 % par an) et les frais d'entrée (5 à 10 %) réduisent significativement le rendement réel
GFI (Groupement Forestier d'Investissement)
Produit d'épargne collectif permettant d'investir dans des forêts gérées par une société de gestion agréée par l'AMF.
GFF (Groupement Foncier Forestier)
Structure patrimoniale de détention de forêts, souvent utilisée dans un cadre familial pour organiser l'indivision.
Régime Monichon
Dispositif fiscal permettant un abattement de 75% sur la valeur des bois et forêts lors des transmissions à titre gratuit, du nom du sénateur qui l'a instauré.
PEFC / FSC
Certifications internationales de gestion durable des forêts, requises pour bénéficier de certains avantages fiscaux.
Plafonnement des niches fiscales
Limite annuelle de 10 000 € sur le cumul des réductions d'impôt (hors Malraux, Monuments Historiques, DOM-TOM).
TRI (Taux de Rendement Interne)
Indicateur de performance globale intégrant tous les flux (investissement, revenus, plus-value, avantages fiscaux) sur la durée de détention.

Loc'Avantages (ex-Cosse)

Simulez Loc'Avantages : taux de réduction d'impôt selon le loyer pratiqué (15% à 65% des revenus fonciers bruts), plafonds de loyers par zone géographique.

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt Loc'Avantages (ex-Cosse) pour un bailleur qui loue un logement à un niveau de loyer inférieur aux prix de marché (loyer intermédiaire, social ou très social) avec une convention signée avec l'Anah. Il compare le gain fiscal net au manque à gagner locatif pour évaluer la pertinence patrimoniale du dispositif.

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L'utilisateur saisit la zone géographique du logement (A bis, A, B1, B2, C), le loyer de marché, le loyer envisagé (conditionnant le niveau conventionné : intermédiaire -15 %, social -30 %, très social -45 %), et les caractéristiques du logement. Le simulateur vérifie le respect des plafonds de loyer et de ressources des locataires, applique la réduction d'impôt correspondante (15 à 65 % des loyers) et compare le gain fiscal au manque à gagner locatif sur 6 ans.

Réduction IR : 15 % (intermédiaire), 35 % (social), 65 % (très social) — Sur loyers déclarés
  • Propriétaires bailleurs souhaitant optimiser la fiscalité de leurs revenus fonciers
  • Investisseurs immobiliers cherchant un dispositif hors plafonnement des niches
  • Propriétaires de biens en zones tendues (A, A bis, B1) où le différentiel de loyer est moindre
  • CGP / Conseillers immobiliers accompagnant leurs clients dans l'optimisation locative
Engagement de location
6 ou 9 ans : Le dispositif Loc'Avantages (ex-Cosse) suppose un engagement de location de 6 ans (déduction 15-35 %) ou 9 ans (déduction 50 % en intermédiation locative). Le loyer est plafonné selon la zone et les ressources du locataire.
Déduction 15 à 35 % (niveau Loc1/Loc2)
Pour un engagement sans intermédiation, la déduction est de 15 % (Loc1, loyer intermédiaire), 35 % (Loc2, loyer social) du revenu brut locatif. Le loyer doit respecter un plafond par zone (A bis, A, B1, B2, C) et les ressources du locataire un plafond annuel.
Déduction 65 % avec intermédiation locative (IML)
Avec une convention passée par une agence immobilière sociale (AIS) ou un organisme agréé, la déduction atteint 65 % en niveau Loc3 (loyer très social). Cette formule sécurise les loyers (garantie impayés) et le ciblage social des locataires.
Plafonds de loyer par zone (fixés par arrêté annuel)
Les plafonds de loyer varient par zone et par type de convention (Loc1, Loc2, Loc3). Ils sont inférieurs au marché libre et fixés par arrêté annuel. Le bail doit mentionner explicitement la convention Loc'Avantages signée avec l'Anah.
  • La décote de loyer par rapport au marché doit être respectée pendant toute la durée de la convention (généralement 6 ans) — un dépassement entraîne la perte de la réduction avec reprise
  • Les plafonds de ressources des locataires varient selon la zone et la composition familiale — le simulateur applique les plafonds en vigueur, à vérifier à chaque renouvellement de bail
  • L'agrément Anah doit être obtenu AVANT la mise en location : un bail signé sans convention ne peut pas bénéficier rétroactivement du dispositif
  • Loc'Avantages est cumulable avec la déduction des charges réelles (régime réel obligatoire) mais pas avec d'autres dispositifs (Pinel, Denormandie) sur le même bien
  • Le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € s'applique à Loc'Avantages — le simulateur applique cette règle souvent oubliée
ANAH
Agence Nationale de l'Habitat. Organisme avec lequel la convention doit être signée.
Intermédiation locative
Gestion du bien confiée à une association agréée, offrant un bonus de réduction et une garantie loyers.
Zone tendue
Zones A, A bis, B1 où la demande de logements excède l'offre disponible.
Plafond de ressources
Revenu fiscal de référence maximum du locataire pour être éligible.
Convention ANAH
Engagement contractuel fixant les obligations du bailleur (loyer, durée, travaux éventuels).
Mandat de gestion
Contrat confiant la gestion locative à un tiers (association, agence).

Micro vs Société (EURL/SASU)

Comparez micro-entreprise et société (EURL/SASU) : charges sociales, fiscalité et revenu net disponible.

Ce simulateur compare les différentes formes juridiques pour un entrepreneur individuel : micro-entreprise, EURL (à l'IR ou à l'IS) et SASU. Il calcule le revenu net disponible après charges sociales et impôts.

L'objectif est d'identifier la structure la plus avantageuse selon votre chiffre d'affaires et votre situation fiscale personnelle.

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Le simulateur compare quatre structures pour un même chiffre d'affaires : micro-entreprise, EURL à l'IR, EURL à l'IS et SASU. Pour chaque structure, il calcule les charges sociales obligatoires, l'impôt sur les bénéfices ou sur le revenu, puis détermine le revenu net disponible après toutes charges. La comparaison intègre également le coût des obligations comptables selon la structure.

Pour 4 structures {Micro, EURL-IR, EURL-IS, SASU} : Revenu_net = CA moins Charges_sociales moins (IR ou IS + PFU sur dividendes) moins Couts_comptables Structure_optimale = argmax(Revenu_net)
  • Créateurs d'entreprise choisissant leur statut juridique
  • Auto-entrepreneurs envisageant un passage en société
  • Freelances / Consultants optimisant leur rémunération
  • Experts-comptables / CGP conseillant leurs clients entrepreneurs
Seuils micro-entreprise
188 700 € / 77 700 € : Le régime micro s'applique sous les seuils de CA : 188 700 € pour les activités de vente, 77 700 € pour les prestations de services et professions libérales. Au-delà pendant 2 années consécutives, basculement au régime réel.
Abattement forfaitaire micro
34 % à 71 % : L'abattement micro couvre forfaitairement les charges : 71 % (vente), 50 % (prestations de services), 34 % (professions libérales). Le bénéfice imposable est le CA après abattement.
  • Les coûts récurrents d'une société (expert-comptable, comptes annuels, frais de constitution) ne sont pas intégrés — les ajouter pour comparer le coût total
  • Les cotisations SSI du gérant majoritaire simulées reposent sur une base stable : les appels provisionnels et régularisations N+2 créent une volatilité de trésorerie non représentée
  • La dimension non-fiscale du choix (protection sociale, droits retraite, crédibilité bancaire, responsabilité juridique) n'est pas chiffrée et pèse autant que la fiscalité
  • Les seuils de chiffre d'affaires micro s'apprécient sur deux années consécutives : le simulateur raisonne sur une année type mais ne modélise pas les effets de franchissement
  • Le choix IR/IS et la politique de distribution de dividendes supposent un bénéfice distribuable : le simulateur affiche l'optimum théorique, à ajuster selon les besoins de rémunération réels
TNS
Travailleur Non Salarié. Régime social des indépendants (micro, EURL).
Assimilé salarié
Statut du président de SASU : cotise au régime général, meilleure protection.
ACRE
Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise. Exonération partielle de charges la 1ère année.
Versement libératoire
Option micro : payer l'IR avec les cotisations, à taux fixe (1% à 2,2%).
IS
Impôt sur les Sociétés. Taux de 15% jusqu'à 42 500€, puis 25%.
Flat tax
Prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les dividendes (12,8% IR + 17,2% PS).

Pension d'Invalidité

Estimez votre pension d'invalidité selon la catégorie (1, 2 ou 3), votre salaire annuel moyen et les règles de cumul emploi-invalidité.

Ce simulateur chiffre le montant de la pension d'invalidité versée par la Sécurité sociale en cas de réduction de la capacité de travail des deux tiers au minimum. Il distingue les trois catégories (1ʳᵉ, 2ᵉ, 3ᵉ selon la gravité), applique la formule officielle de calcul sur les 10 meilleures années de salaire, et intègre les règles de cumul avec un revenu d'activité résiduelle.

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L'utilisateur saisit son salaire annuel moyen des 10 meilleures années (plafonné au PASS), la catégorie d'invalidité (1ʳᵉ, 2ᵉ ou 3ᵉ selon gravité), et le revenu d'activité éventuellement repris. Le simulateur applique le coefficient de chaque catégorie (30 % pour 1ʳᵉ, 50 % pour 2ᵉ, 50 % + majoration tierce personne MTP pour 3ᵉ), chiffre la pension brute et nette après CSG/CRDS, et vérifie les règles de cumul avec un revenu d'activité (plafonnement si dépassement du salaire antérieur).

Pension 1ʳᵉ cat = 30 % × SAM — 2ᵉ cat = 50 % × SAM — 3ᵉ cat = 50 % × SAM + MTP (env. 1 230 €/mois)
  • Salariés en arrêt de longue durée envisageant le passage en invalidité
  • Pensionnés d'invalidité souhaitant estimer l'impact d'une reprise d'activité
  • Personnes en situation de handicap évaluant leurs droits sociaux
  • CGP et travailleurs sociaux accompagnant leurs clients/bénéficiaires
  • Employeurs anticipant le reclassement d'un salarié en invalidité
Trois catégories d'invalidité
Cat. 1 (réduction de capacité) : 30 % du salaire moyen des 10 meilleures années. Cat. 2 (incapacité totale) : 50 %. Cat. 3 (incapacité + assistance d'un tiers) : 50 % + majoration pour tierce personne.
Cessation automatique à l'âge légal de retraite
La pension d'invalidité cesse à la date de départ en retraite (62 ans pour la génération 1968, progressivement 64 ans). Elle est alors remplacée par la pension de retraite pour inaptitude, calculée à taux plein quel que soit le nombre de trimestres validés.
Cumul pension + salaire
plafond revenu antérieur : Le cumul pension d'invalidité + revenus d'activité est plafonné au salaire moyen des meilleures années ayant servi au calcul. Au-delà, la pension est réduite à concurrence du dépassement. Contrôle annuel par la Caisse primaire.
Fiscalité
imposition partielle au barème IR : La pension d'invalidité est exonérée de CSG pour les titulaires à ressources modestes (RFR inférieur à certains seuils). Au-delà, elle est soumise à la CSG à 3,8 % (taux médian) ou 8,3 % (taux plein) et intégrée au revenu imposable comme pension de retraite.
  • La pension d'invalidité est soumise à la CSG au taux de 8,3 % (ou 6,6 % selon RFR) et à la CRDS 0,5 % — le simulateur applique le taux selon le RFR saisi
  • Le cumul avec un revenu d'activité reprise est plafonné au salaire antérieur : un dépassement entraîne la réduction de la pension
  • La 3ᵉ catégorie ouvre droit à la majoration tierce personne (MTP) si l'invalidité nécessite l'assistance constante d'un tiers — condition appréciée par le médecin-conseil
  • La pension est temporaire et peut être révisée en cas d'évolution de l'état de santé : la simulation est valable à la date de simulation
  • À l'âge de la retraite, la pension d'invalidité se transforme automatiquement en pension de retraite (régime général), souvent avec un taux plein même sans tous les trimestres — avantage important
Pension d'invalidité
Revenu de remplacement versé par la CPAM en cas de réduction d'au moins deux tiers de la capacité de travail ou de gain suite à une maladie ou un accident non professionnel.
Salaire annuel moyen (SAM)
Moyenne des salaires bruts annuels (plafonnés au PASS) des 10 meilleures années civiles de cotisation. Base de calcul de la pension.
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Montant au-delà duquel les salaires ne sont pas pris en compte pour le calcul. 47 100 € en 2025 (soit 3 925 €/mois).
Catégorie 1
Invalide capable d'exercer une activité rémunérée réduite. Pension = 30 % du SAM.
Catégorie 2
Invalide absolument incapable d'exercer une profession quelconque. Pension = 50 % du SAM.
Catégorie 3
Invalide incapable d'exercer une profession et nécessitant l'aide d'une tierce personne. Pension = 50 % du SAM + majoration tierce personne.
MTP (Majoration pour Tierce Personne)
Complément forfaitaire versé aux invalides de catégorie 3 pour financer l'assistance au quotidien. 1 231,54 €/mois en 2025. Non imposable.
ASI (Allocation Supplémentaire d'Invalidité)
Complément de ressources pour les pensionnés d'invalidité aux revenus les plus modestes, sous conditions de plafond. Remplacée par l'ASPA à l'âge de la retraite.

PER - Plan Épargne Retraite

Simulez votre PER : déduction des versements selon votre TMI et projection du capital à terme. Modes de sortie disponibles : capital, rente viagère ou mix.

Ce simulateur chiffre la rentabilité d'un Plan d'Épargne Retraite (PER individuel, collectif ou obligatoire) sur la durée d'accumulation et à la sortie. Il intègre la déductibilité des versements du revenu imposable, la capitalisation pendant la phase d'épargne, et la fiscalité à la sortie (en capital ou en rente) pour projeter le capital net disponible à la retraite.

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L'utilisateur saisit ses versements annuels, son plafond de déductibilité (10 % des revenus professionnels dans la limite de 8 PASS, ou 10 % du PASS si plus favorable), sa tranche marginale d'imposition à la phase de versement et à la retraite, le rendement attendu des supports, et le mode de sortie envisagé (capital, rente, mixte). Le simulateur chiffre l'économie d'impôt annuelle à l'entrée, projette le capital accumulé avec capitalisation, applique la fiscalité à la sortie (capital : IR sur versements déduits + PFU sur PV ; rente : régime pensions avec abattement selon âge) et restitue le revenu net disponible.

Capital net sortie = Capital accumulé − (Versements déduits × TMI retraite) − (PV × PFU ou abattement rente)
  • Salariés et TNS souhaitant réduire leur impôt tout en préparant leur retraite
  • Contribuables fortement imposés (TMI 30%+) recherchant un effet de levier fiscal
  • Épargnants avec un horizon long terme et sans besoin de liquidité immédiat
  • CGP accompagnant leurs clients dans la stratégie de préparation retraite
Blocage des fonds
jusqu'au départ en retraite : Les sommes versées sur un PER sont indisponibles jusqu'à la liquidation des droits à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé légaux (achat résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits chômage, cessation d'activité non salariée).
Plafond de déduction
10 % des revenus nets : Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets (plafond annuel ~35 194 € pour 2025, minimum 4 399 €). Le plafond non utilisé est reportable sur 3 ans.
  • La déductibilité à l'entrée est conditionnée au respect du plafond annuel non reportable : un versement au-delà est perdu fiscalement
  • L'avantage fiscal net dépend du différentiel de TMI entre phase de versement (élevé recommandé) et phase de retraite (plus faible idéalement) — un même TMI annule l'avantage
  • Le PER est bloqué jusqu'à la retraite sauf cas de déblocage anticipé (acquisition résidence principale, accidents de la vie) — perte de liquidité majeure
  • La sortie en capital impose l'IR au barème sur les versements déduits et le PFU 30 % sur les plus-values : un rachat unique massif peut faire bondir la TMI l'année de sortie
  • Les versements volontaires non déduits à l'entrée bénéficient à la sortie d'une fiscalité allégée (capital non soumis à l'IR) — distinction technique mais importante
PER (Plan d'Épargne Retraite)
Produit d'épargne retraite créé par la loi PACTE (2019), regroupant les anciens dispositifs (PERP, Madelin, PERCO, Article 83) en un produit unique.
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable au dernier euro de revenu. Détermine l'économie d'impôt générée par les versements déductibles.
Versement volontaire
Versement effectué par le titulaire du PER, déductible du revenu imposable dans la limite du plafond annuel.
Sortie en capital
Mode de récupération de l'épargne PER en une ou plusieurs fois. Le capital (versements) est imposé au barème IR, les plus-values au PFU 30%.
Sortie en rente
Conversion du capital en rente viagère. La rente est imposée partiellement selon l'âge : 50% avant 60 ans, 40% entre 60-69 ans, 30% après 70 ans.
Déblocage anticipé
Cas exceptionnels permettant de récupérer l'épargne avant la retraite : achat résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits chômage, cessation d'activité.

Denormandie / Pinel

Simulez votre Denormandie (seul dispositif actif) ou Pinel en cours : réduction d'impôt annuelle, plafonds de loyers et de ressources locataires.

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt Pinel (neuf) et Denormandie (ancien avec travaux) pour un investissement locatif dans le logement neuf ou rénové. Il applique les taux réduits en vigueur (12 %/18 %/21 % selon durée 6/9/12 ans pour Pinel classique ; 12 %/18 %/21 % pour Denormandie), intègre le plafonnement global des niches fiscales et compare avec un investissement locatif classique.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition du bien (plafonné à 300 000 € et 5 500 €/m²), la durée d'engagement de location (6, 9 ou 12 ans), la zone géographique éligible (A bis, A, B1 pour Pinel), le type de dispositif (Pinel classique, Pinel+, Denormandie) et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le taux de réduction correspondant au dispositif et à la durée, chiffre la réduction annuelle (répartie sur la durée d'engagement), intègre le plafond global des niches fiscales et compare avec un investissement équivalent sans défiscalisation.

Réduction Pinel 6 ans = 12 % × Prix (2 %/an) — 9 ans = 18 % (2 %/an) — 12 ans = 21 % (2 % × 9 ans + 1 % × 3 ans)
  • Nouveaux investisseurs — Souhaitant défiscaliser dans l'ancien rénové via Denormandie (seul dispositif encore accessible)
  • Investisseurs Pinel en cours d'engagement — Calculant leur réduction annuelle restante sur un bien acquis avant le 31/12/2024
  • Contribuables fortement imposés (TMI ≥ 30%) — Pour qui la réduction d'impôt génère un cash-flow positif
  • CGP et conseillers patrimoniaux — Comparant les dispositifs pour orienter leurs clients vers Denormandie
Clôture du Pinel — 31 décembre 2024
Le dispositif Pinel+ a cessé d'accepter de nouveaux investissements au 31/12/2024 (LFI 2024, art. 168). Les engagements signés avant cette date continuent de bénéficier de la réduction jusqu'à leur terme contractuel (6, 9 ou 12 ans).
Fin du Denormandie — 31 décembre 2026
Le dispositif Denormandie est prorogé jusqu'au 31/12/2026. Tout acte d'acquisition signé avant cette date et respectant les conditions (travaux ≥ 25%, commune éligible) ouvre droit à la réduction.
Plafond d'investissement — 300 000 € et 5 500 €/m²
La base de la réduction est doublement plafonnée : 300 000 € par an et par contribuable, et 5 500 €/m² de surface habitable. Maximum 2 logements par an. Ces plafonds s'appliquent aux deux dispositifs.
Plafonnement niches fiscales — 10 000 €/an
La réduction Pinel/Denormandie entre dans le plafond global des niches fiscales de 10 000 €/an. La fraction excédentaire est définitivement perdue (pas de report possible).
Plafonds de loyers 2026 (€/m² hors coef. de surface)
Zone A bis : 18,89 €/m² — Zone A : 14,03 €/m² — Zone B1 : 11,31 €/m² — Zone B2 : 9,83 €/m² — Zone C : 9,83 €/m². Ces plafonds sont révisés annuellement par décret.
  • Le dispositif Pinel s'éteint fin 2024 pour les nouveaux investissements — le simulateur applique les règles en vigueur, à vérifier pour un engagement futur
  • Le Pinel+ (ou « Pinel plus ») exige des critères de qualité renforcés (performance énergétique, surface minimale) — les logements non conformes subissent une baisse progressive des taux
  • Les plafonds de loyer et de ressources des locataires sont stricts — le simulateur les applique mais le dépassement d'un seuil entraîne la perte de la réduction
  • L'engagement de location est ferme pour la durée choisie : une vente ou occupation personnelle avant terme entraîne la reprise intégrale de la réduction d'impôt avec majoration
  • Le Denormandie exige 25 % du prix total en travaux (incluant acquisition et travaux) — une dépense insuffisante fait perdre le bénéfice du régime
Denormandie
Dispositif de réduction d'impôt pour l'acquisition d'un logement ancien avec travaux (≥ 25% du coût total) dans les communes éligibles. Actif jusqu'au 31/12/2026. Taux : 12 / 18 / 21% selon la durée d'engagement.
Pinel+ (clôturé)
Ancien dispositif de réduction d'impôt pour les logements neufs en zones tendues (A bis, A, B1), respectant les normes RE2020. Éteint au 31/12/2024 pour tout nouvel engagement.
Zonage ABC
Classification des communes selon la tension du marché locatif. Zone A bis (Paris et proche banlieue), Zone A (grandes agglomérations), Zone B1 (villes moyennes), Zones B2/C (reste du territoire, éligibles Denormandie uniquement).
Coefficient de surface
Facteur correctif appliqué au plafond de loyer au m² pour les petites surfaces : coef = min(1,2 ; 0,7 + 19/surface). Il majore le loyer au m² jusqu'à 20% pour les studios.
Plafonnement des niches fiscales
Limite annuelle de 10 000 € applicable à l'ensemble des réductions et crédits d'impôt (hors Girardin et SOFICA). La réduction Pinel/Denormandie excédentaire est définitivement perdue.
Prix de revient éligible
Base de calcul de la réduction : prix d'acquisition + travaux éligibles (Denormandie), dans la limite de 300 000 € et 5 500 €/m² de surface habitable.

Plus-Value Immobilière

Calculez votre plus-value immobilière imposable : abattements progressifs pour durée de détention et exonérations partielles applicables.

Ce simulateur chiffre l'imposition d'une plus-value immobilière lors de la cession d'un bien, en appliquant le régime fiscal spécifique aux particuliers. Il distingue les biens exonérés (résidence principale) des biens imposables (résidence secondaire, investissement locatif, terrain à bâtir), et applique les abattements pour durée de détention propres à l'IR et aux prélèvements sociaux.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition, la date d'acquisition, les frais et travaux déductibles (frais notaire 7,5 % forfaitaires ou frais réels, travaux d'amélioration justifiés ou forfait 15 % au-delà de 5 ans), le prix de cession et les frais de cession. Le simulateur calcule la plus-value brute, applique l'abattement pour durée de détention (22 ans pour exonération IR, 30 ans pour exonération PS), puis chiffre l'IR (19 %) et les PS (17,2 %) dus ainsi que la surtaxe éventuelle sur les plus-values élevées.

PV imposable = Prix cession − (Prix acquisition + Frais + Travaux) — puis abattements pour durée
  • Vendeurs de biens immobiliers souhaitant anticiper leur imposition
  • Investisseurs locatifs calculant la rentabilité nette de leur opération
  • Propriétaires évaluant l'intérêt de différer une vente pour bénéficier d'abattements supplémentaires
  • Notaires et CGP conseillant leurs clients sur les stratégies de cession
Exonération IR
progressive sur 22 ans : Abattement pour durée de détention : 6 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, puis 4 % la 22ᵉ année. Exonération totale d'IR après 22 ans de détention.
Exonération PS
progressive sur 30 ans : Pour les prélèvements sociaux : 1,65 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, 1,60 % la 22ᵉ année, puis 9 % par an de la 23ᵉ à la 30ᵉ année. Exonération totale après 30 ans.
Surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value nette
Une taxe supplémentaire de 2 % à 6 % s'applique aux plus-values nettes dépassant 50 000 € (après abattements pour durée de détention).
  • L'exonération de la résidence principale suppose une occupation effective à la date de cession : une vente après départ peut être requalifiée en résidence secondaire taxable
  • Les frais d'acquisition peuvent être valorisés au forfait de 7,5 % du prix d'achat ou au réel si les frais dépassent ce forfait — le simulateur applique l'option saisie
  • Les travaux déductibles doivent être facturés par une entreprise (pas les travaux du propriétaire lui-même) et porter sur l'amélioration, pas l'entretien — distinction souvent source d'erreurs
  • La surtaxe sur les plus-values immobilières de plus de 50 000 € s'applique par tranche de 2 % à 6 % — le simulateur applique correctement le barème en vigueur
  • Les terrains à bâtir sont soumis à un régime spécifique sans abattement pour durée de détention : le simulateur distingue les régimes selon la nature du bien
Plus-value brute
Différence entre le prix de cession (moins frais de vente) et le prix d'acquisition (plus frais d'acquisition et travaux).
Plus-value nette
Plus-value brute après application des abattements pour durée de détention. C'est l'assiette imposable.
Abattement pour durée de détention
Réduction progressive de la PV imposable : 6%/an pour l'IR (de la 6e à la 21e année), 1,65%/an puis 9%/an pour les PS.
Prélèvements sociaux (PS)
Cotisations sociales prélevées sur les plus-values au taux de 17,2% (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité).
Forfait travaux
Majoration de 15% du prix d'acquisition applicable après 5 ans de détention, sans justificatifs. Alternative aux travaux réels.
Surtaxe plus-values élevées
Taxe additionnelle progressive (2% à 6%) applicable lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 €.

Plus-Value sur Valeurs Mobilières

Calculez l'imposition de vos plus-values de cession de titres : PFU ou barème progressif, abattements pour durée de détention.

Ce simulateur calcule l'imposition d'une plus-value de cession de valeurs mobilières (actions, parts de fonds, titres cotés ou non) en comparant le prélèvement forfaitaire unique (PFU) et l'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Il intègre les abattements pour durée de détention applicables aux titres acquis avant 2018 et identifie le régime le plus favorable pour le cédant.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition, le prix de cession, la date d'acquisition, la date de cession, son statut (particulier ou dirigeant), et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule la plus-value brute, applique les abattements pour durée de détention pertinents si l'option barème est simulée (50 % de 2 à 8 ans, 65 % au-delà ; 50 / 65 / 85 % pour dirigeant sous conditions), puis compare l'impôt net PFU et l'impôt net barème.

PFU : 12,8 % IR + 17,2 % PS (sans abattement) — Barème : TMI × (PV − abattement) + 17,2 % PS sur PV brute
  • Investisseurs particuliers cédant des actions ou parts de fonds
  • Dirigeants-actionnaires vendant des titres de leur société
  • Épargnants réalisant des arbitrages dans un compte-titres ordinaire
  • CGP et avocats fiscalistes optimisant la fiscalité de cession pour leurs clients
Abattement pour durée de détention (titres acquis avant 2018)
Pour les titres acquis avant le 01/01/2018 et option pour le barème : abattement de 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans. Pas d'abattement en cas de PFU.
Seuil de cession
exonération si < 305 € de cession annuelle : Supprimé depuis 2018 pour le PFU. L'ancien seuil de 305 € ne s'applique plus qu'aux produits soumis aux prélèvements sociaux au titre de certains régimes spécifiques.
  • Les abattements pour durée de détention ne s'appliquent qu'aux titres acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2018 — le simulateur applique cette condition de date, à vérifier dans le dossier du cédant
  • L'abattement renforcé dirigeant (150-0 D ter) est soumis à cinq conditions strictes (activité principale, 25 % des droits, détention continue, cessation d'activité, âge de départ en retraite) que le simulateur ne vérifie pas une par une
  • Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la plus-value brute en option barème, pas sur la plus-value après abattement — le simulateur applique correctement cette règle mais elle est contre-intuitive
  • Les moins-values de l'année et celles reportables des 10 années antérieures ne sont pas intégrées par défaut — à renseigner séparément si applicable
  • Les régimes spécifiques (report 150-0 B ter en apport-cession, exonération pour durée de détention en SARL de famille) ne sont pas modélisés
Plus-value mobilière
Gain réalisé lors de la cession de titres financiers (actions, obligations, parts de fonds, parts sociales).
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Flat tax à 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) applicable de plein droit depuis 2018 aux revenus du capital.
Abattement pour durée de détention
Réduction de la base imposable à l'IR (pas aux PS) pour les titres acquis avant le 01/01/2018, variant de 50 % à 85 % selon la durée et le régime applicable.
CEHR
Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus : 3 % entre 250 k€ et 500 k€ (célibataire) ou entre 500 k€ et 1 M€ (couple), puis 4 % au-delà.
Prélèvements sociaux
Ensemble de contributions sociales (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) au taux global de 17,2 % sur les revenus du capital.
CSG déductible
En option barème, 6,8 % de CSG sont déductibles du revenu global imposable de l'année suivante.
Moins-value
Perte réalisée lors de la cession de titres. Imputable sur les plus-values de même nature réalisées la même année ou les 10 années suivantes.

Prêt In Fine + Assurance-Vie

Simulez votre montage prêt in fine adossé à une assurance-vie. Comparez avec un prêt amortissable, calculez l'économie fiscale et le TRI global.

Ce simulateur évalue la pertinence d'un montage de prêt in fine adossé à une assurance-vie : l'emprunteur ne rembourse que les intérêts pendant la durée du prêt, et le capital est remboursé en une fois à l'échéance grâce au rachat du contrat d'assurance-vie nanti en garantie. Il chiffre le coût total du crédit, la rentabilité nette espérée du contrat adossé et l'effet de levier global.

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L'utilisateur saisit le capital emprunté, la durée du prêt in fine, le taux d'intérêt, le montant versé sur l'assurance-vie en garantie, le rendement espéré du contrat, et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur chiffre les intérêts cumulés payés, projette la valorisation du contrat d'assurance-vie à l'échéance, vérifie la couverture du capital à rembourser et calcule le rendement net global de l'opération en comparant avec un placement direct du même capital.

Rendement net = [(Valeur AV à terme − Capital emprunté) / Capital emprunté] × (1 − fiscalité sortie)
  • Investisseurs locatifs souhaitant maximiser la déduction des intérêts d'emprunt
  • Contribuables fortement imposés (TMI 41% ou 45%) cherchant à optimiser leur fiscalité
  • CGP et conseillers bancaires accompagnant des clients sur des montages patrimoniaux
  • Propriétaires de SCI à l'IR avec des revenus fonciers importants
Durée du prêt in fine
généralement 3 à 15 ans avec nantissement de l'assurance-vie : Le prêt in fine immobilier est accordé pour une durée de 3 à 15 ans, pendant laquelle seuls les intérêts sont remboursés. Le capital est remboursé en une seule fois à l'échéance, généralement grâce au déblocage du contrat d'assurance-vie nanti.
Intérêts intégralement déductibles des revenus fonciers si le bien est loué nu (régime réel)
Les intérêts d'un prêt in fine contracté pour acquérir un bien loué nu sont intégralement déductibles des revenus fonciers au régime réel. Cette déductibilité est particulièrement avantageuse pour les TMI élevés, car les intérêts d'un prêt in fine sont constants sur toute la durée, contrairement aux intérêts décroissants d'un prêt amortissable.
  • Le prêt in fine suppose que le contrat d'assurance-vie adossé générera un rendement suffisant pour couvrir le capital à rembourser — si la performance est insuffisante, l'emprunteur doit compléter avec ses propres fonds
  • Les intérêts in fine sont payés sur la totalité du capital pendant toute la durée (pas d'amortissement) — coût total très supérieur à un prêt amortissable classique
  • Le nantissement du contrat d'assurance-vie immobilise les fonds : aucun rachat possible avant l'échéance du prêt sans autorisation bancaire
  • En cas d'investissement locatif, la déductibilité des intérêts d'emprunt sur les revenus fonciers fait partie de l'intérêt du montage : vérifier le régime fiscal applicable
  • Le montage est sensible à la fiscalité à la sortie : l'abattement AV après 8 ans améliore le rendement net, un rachat anticipé détériore fortement l'équation
Prêt in fine
Crédit dont le capital est remboursé en totalité à l'échéance, les mensualités ne comprenant que les intérêts.
Nantissement
Garantie donnée à la banque sur un actif (ici l'assurance-vie) qui reste bloqué jusqu'au remboursement du prêt.
Capitalisation
Mécanisme par lequel les intérêts générés sont réinvestis et produisent eux-mêmes des intérêts (intérêts composés).
Revenus fonciers
Revenus tirés de la location de biens immobiliers non meublés, imposables après déduction des charges.
Régime réel
Mode d'imposition des revenus fonciers permettant de déduire les charges réelles (intérêts, travaux, etc.).
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable au dernier euro de revenu, déterminant l'économie fiscale des charges déductibles.

Rachat de la Maison Familiale

Calculez le coût du rachat d'un bien en indivision successorale : soulte à verser, droits de mutation (DMTO) et frais de notaire.

Ce simulateur chiffre les opérations de rachat de soulte entre cohéritiers ou ex-conjoints sur un bien immobilier familial (partage successoral, divorce, sortie d'indivision). Il calcule la soulte due à chaque partie, les droits de partage applicables (1,1 % ou exonération sous conditions) et les frais de notaire associés, pour identifier le coût total du rachat.

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L'utilisateur saisit la valeur actuelle du bien, le nombre de copropriétaires et leur quote-part respective, le contexte du rachat (succession, divorce, indivision volontaire) et l'identité du rachetant. Le simulateur calcule les soultes dues à chaque cédant, applique les droits de partage (1,1 % en succession/divorce, 2,5 % en indivision volontaire), chiffre les frais de notaire et le total à financer par le rachetant pour devenir seul propriétaire.

Soulte = Valeur bien × Quote-part cédée — Droits de partage = 1,1 % ou 2,5 % × Valeur bien
  • Héritiers souhaitant racheter la part des cohéritiers sur un bien en indivision
  • Familles en succession cherchant à chiffrer le coût réel d'un rachat (soulte, droits, frais notariés)
  • Notaires et CGP accompagnant leurs clients dans le partage successoral
Droit de partage
2,5 % de l'actif net partagé (art. 746 CGI) : Le droit de partage est une taxe perçue par l'État lors de tout partage de biens en indivision (succession, divorce, dissolution de SCI ou de communauté conjugale). Il s'applique à la valeur nette des biens partagés (valeur brute moins les dettes déduites, notamment le capital restant dû d'un emprunt en cours). Taux : 2,5 % depuis 2012 (anciennement 1,1 %). C'est le principal avantage du partage successoral par rapport à une vente classique : les DMTO d'une vente atteignent 7-8 %, soit 3 fois plus. Art. 746 CGI.
Soulte — calcul et modalités de paiement
La soulte est la somme versée par l'héritier acquéreur aux cohéritiers pour compenser les parts qu'ils cèdent. Formule : Soulte = Valeur vénale du bien × Part des cohéritiers (%). Si un emprunt est en cours sur le bien, la soulte est calculée sur la valeur brute, puis la reprise de la part de l'emprunt par l'acquéreur vient en déduction. Exemple : bien à 300 000 €, 3 héritiers à parts égales → Soulte = 300 000 × 66,67 % = 200 000 €. La soulte peut être échelonnée par accord amiable entre héritiers, parfois sur 3 à 5 ans.
Mainlevée d'hypothèque
environ 0,3 % du capital initial : Si le bien est grevé d'une hypothèque (garantie d'un prêt immobilier), la mainlevée est l'acte notarié par lequel la banque libère cette garantie lors du remboursement ou du transfert du bien. Les frais de mainlevée représentent environ 0,3 à 0,5 % du montant initial du crédit hypothécaire (émoluments du notaire + taxe de publicité foncière + débours). Ils sont à la charge de l'emprunteur et s'ajoutent aux frais du partage. Art. 2440 et s. Code civil.
  • Le droit de partage est réduit à 1,1 % en cas de partage successoral ou de divorce — il reste à 2,5 % pour les indivisions volontaires (acquisition commune hors mariage, société civile) : le simulateur applique le régime saisi
  • La valeur du bien retenue doit être la valeur vénale réelle : une sous-évaluation expose à un redressement par l'administration fiscale
  • Le rachat de soulte nécessite généralement un financement bancaire : les banques imposent souvent une expertise préalable et une évaluation de la capacité d'emprunt
  • Les frais de notaire sont proportionnels au montant du partage, avec un forfait minimum applicable — le simulateur applique le barème en vigueur
  • Pour un divorce, la prestation compensatoire éventuelle n'est pas incluse dans la soulte : c'est un dispositif distinct à simuler séparément
Indivision
Situation juridique où plusieurs personnes (les indivisaires) sont propriétaires ensemble d'un même bien, chacun détenant une quote-part abstraite (pas une fraction matérielle du bien). Toutes les décisions importantes (vente, travaux importants) requièrent l'unanimité ou une majorité qualifiée des deux tiers. Chaque indivisaire peut demander à tout moment la sortie de l'indivision (art. 815 Code civil : « nul n'est tenu de rester en indivision »). L'indivision successorale peut durer des années si les héritiers ne parviennent pas à s'accorder.
Soulte
Somme d'argent versée par l'héritier acquéreur aux cohéritiers qui cèdent leurs parts sur le bien. Elle compense la différence de valeur des lots dans le partage. La soulte est calculée sur la valeur vénale du bien au moment du partage, et non sur sa valeur au décès — ce qui peut créer des tensions si la valeur a beaucoup évolué. Elle peut être payée comptant, par prêt bancaire, ou échelonnée sur plusieurs années par accord amiable formalisé chez le notaire.
Droit de partage
Taxe de 2,5 % perçue par l'État lors d'un partage d'indivision (art. 746 CGI), calculée sur l'actif net partagé (valeur brute moins les dettes déduites). C'est l'avantage fiscal majeur du partage successoral : une vente classique génère des DMTO de 7-8 %, soit 3 fois plus. Le droit de partage est dû même si aucune soulte n'est versée (chacun prenant un lot différent). Il est réparti entre les parties selon l'acte, mais en pratique souvent supporté par l'acquéreur.
DMTO — Droits de Mutation à Titre Onéreux
Taxes perçues lors d'une vente immobilière classique (art. 683 CGI), représentant environ 7-8 % du prix de vente en France métropolitaine (5,80 % de taxe départementale + 1,20 % de frais d'assiette et TVA + émoluments du notaire). Contrairement au droit de partage (2,5 %), les DMTO s'appliquent sur la valeur totale du bien, sans déduction des dettes. Ils rendent la vente à un tiers systématiquement plus coûteuse pour l'acquéreur que le rachat en partage successoral.
Attribution préférentielle
Droit reconnu par la loi à certains héritiers de se voir attribuer prioritairement un bien indivis, notamment la résidence principale du défunt si le conjoint y vivait, ou l'entreprise familiale si un héritier la dirigeait (art. 831-832 Code civil). L'attribution préférentielle ne dispense pas du paiement d'une soulte si la valeur attribuée excède la part d'héritage de l'attributaire. Elle s'exerce en priorité sur les autres héritiers mais ne peut être imposée si ces derniers s'y opposent dans certains cas.
Régime matrimonial
Ensemble des règles qui définissent la propriété des biens entre époux. En régime de communauté réduite aux acquêts (régime légal), les biens acquis pendant le mariage sont communs par moitié, sauf biens propres (reçus par héritage ou donation). En séparation de biens, chaque époux est seul propriétaire de ses biens. En cas de succession, le régime matrimonial détermine quelle fraction du bien appartient au conjoint survivant en propre (hors succession) et quelle fraction est successorale. Il influe directement sur le calcul de la soulte.
Mainlevée
Acte notarié par lequel la banque créancière renonce à l'hypothèque inscrite sur un bien immobilier, après remboursement total ou cession du bien. La mainlevée est obligatoire pour que l'acquéreur reçoive le bien sans charge hypothécaire. Ses frais représentent environ 0,3-0,5 % du montant initial du crédit hypothécaire (émoluments du notaire + taxe de publicité foncière + débours). Sans mainlevée, l'hypothèque suit le bien et l'acquéreur en hérite. Art. 2440 et s. Code civil.
Licitation
Vente aux enchères judiciaires d'un bien indivis, ordonnée par le tribunal lorsque les héritiers ne parviennent pas à s'accorder sur le partage ou le prix. La licitation est le recours ultime : le bien est adjugé au plus offrant (qui peut être un héritier ou un tiers), et le produit est réparti entre les indivisaires selon leurs parts. Elle est généralement défavorable pour les héritiers car elle se fait souvent en dessous de la valeur du marché.

Remboursement Anticipé de Crédit Immobilier

Calculez les indemnités de remboursement anticipé (IRA) de votre crédit immobilier et l'économie nette réalisée.

Ce simulateur évalue la pertinence d'un remboursement anticipé (total ou partiel) d'un crédit immobilier en cours. Il chiffre l'économie d'intérêts générée, déduit les indemnités de remboursement anticipé (IRA) plafonnées par la loi et compare au rendement alternatif d'un placement du même capital pour identifier l'opération la plus favorable.

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L'utilisateur saisit le capital restant dû, le taux du crédit, la durée résiduelle, le montant du remboursement anticipé envisagé (total ou partiel), le rendement alternatif espéré d'un placement et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule les intérêts restant à payer selon le tableau d'amortissement, chiffre les IRA plafonnées (max 3 mois d'intérêts ou 1 % du capital remboursé), compare l'économie nette d'IRA au rendement alternatif actualisé et identifie l'option la plus favorable.

Économie = Intérêts évités − IRA vs Rendement alternatif × (1 − fiscalité) sur le même capital
  • Héritiers ou donataires ayant reçu une somme et souhaitant alléger leur crédit
  • Vendeurs de biens qui doivent rembourser leur prêt à la signature
  • Emprunteurs en période de baisse de taux envisageant un rachat de crédit
  • Investisseurs locatifs optimisant le ratio dette / cash-flow
Remboursement partiel
minimum 10 % du capital initial : La loi (art. L313-47 Code conso.) permet à la banque de refuser un remboursement anticipé partiel portant sur un montant inférieur ou égal à 10 % du montant initial du prêt. Un remboursement total reste possible à tout moment sans minimum.
IRA plafonnées
le plus faible de 3 % ou 6 mois d'intérêts : Art. R313-25 Code consommation : l'indemnité ne peut dépasser ni 3 % du capital restant dû avant remboursement, ni 6 mois d'intérêts au taux moyen du prêt sur le capital remboursé. C'est le montant le plus faible des deux qui s'applique. Pour les taux bas (ex. 1 %), le plafond des 6 mois est souvent inférieur à 3 % du CRD.
Cas d'exonération totale d'IRA
Aucune IRA n'est due lorsque la vente du bien résulte d'une mutation professionnelle, d'une cessation forcée d'activité (licenciement) ou du décès de l'emprunteur ou de son conjoint/partenaire pacsé (loi n°99-532). Les IRA peuvent aussi avoir été supprimées lors de la négociation initiale du prêt.
Décompte obligatoire gratuit depuis juillet 2016
Depuis le 1er juillet 2016, la banque est tenue de vous fournir gratuitement et sans délai, après réception de votre demande écrite, toutes les informations chiffrées permettant de connaître le montant des sommes à rembourser et les IRA applicables. Art. L313-48 Code consommation.
  • Les IRA sont plafonnées légalement (min entre 3 mois d'intérêts et 1 % du capital remboursé) mais peuvent être négociées ou supprimées dans certains cas (mutation professionnelle, décès, cessation d'activité pour perte d'emploi)
  • Un remboursement anticipé partiel permet de choisir entre réduction de la durée (meilleure économie) ou réduction de la mensualité (meilleure trésorerie) — le simulateur compare les deux options
  • En fin de prêt (dernier tiers), la part d'intérêts dans les mensualités est faible : un remboursement anticipé à ce stade est rarement rentable
  • Le rendement alternatif doit être net de fiscalité pour une comparaison juste — un livret A à 2,5 % est net, mais un placement en CTO à 4 % est net à 2,8 % seulement après PFU 30 %
  • Le capital utilisé pour le remboursement anticipé devient indisponible : perte de liquidité non chiffrée en coût d'opportunité patrimoniale
IRA (Indemnités de Remboursement Anticipé)
Pénalités que la banque peut percevoir en cas de remboursement anticipé, pour compenser la perte d'intérêts futurs. Plafonnées par la loi, elles sont souvent négociables ou supprimables à la souscription. À ne pas confondre avec les frais de dossier de rachat.
Capital Restant Dû (CRD)
Montant du capital encore à rembourser à une date donnée. Il figure sur votre tableau d'amortissement et vos relevés bancaires. C'est la base de calcul des IRA (plafond 3 %) et de la nouvelle mensualité après remboursement partiel.
Remboursement partiel
Remboursement d'une fraction du capital restant dû, supérieure à 10 % du capital initial. Il modifie l'échéancier : l'emprunteur choisit généralement de conserver la même mensualité (durée réduite) ou de conserver la même durée (mensualité réduite). La première option économise davantage d'intérêts.
Remboursement total
Solde intégral du capital restant dû, mettant fin au contrat de prêt. Obligatoire lors de la vente du bien financé. Les IRA s'appliquent sauf cas d'exonération légale (mutation, licenciement, décès).
Intérêts compensateurs
Frais supplémentaires pouvant s'ajouter aux IRA pour les prêts à taux variable, compensant la différence entre le taux initial prévu et le taux constaté. Peu courants dans la pratique actuelle mais à vérifier dans votre contrat.

Rente Viagère vs Capital

Estimez la rente viagère en convertissant votre capital selon les tables de mortalité et taux actuariels.

Ce simulateur compare deux modalités de décumulation d'un capital à la retraite : la conversion en rente viagère auprès d'un assureur (revenus garantis à vie) et la gestion libre du capital (retraits programmés sur un support investi, gestion du risque de longévité à la charge de l'épargnant). Il chiffre le revenu net projeté dans chacune des deux formules sur la durée d'espérance de vie.

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L'utilisateur saisit le capital initial, son âge à la liquidation, son espérance de vie, le taux technique de la rente (défini par l'assureur), le rendement espéré de la gestion libre et sa tranche marginale d'imposition à la retraite. Le simulateur calcule la rente annuelle viagère nette et le revenu annuel que permettrait la gestion libre selon la règle des 4 % ou un taux de retrait personnalisé, puis compare les flux cumulés sur la durée.

Rente viagère = Capital / Coefficient de conversion — Coefficient dépendant de l'âge et du taux technique
  • Futurs retraités disposant d'un capital (assurance-vie, PER, épargne)
  • Détenteurs de PER choisissant entre sortie en capital ou en rente
  • Épargnants comparant les options de revenus complémentaires à la retraite
  • CGP conseillant leurs clients sur les stratégies de décumulation
Fraction imposable de la rente selon l'âge d'entrée
La rente viagère à titre onéreux n'est imposable que sur une fraction dépendant de l'âge du crédirentier lors du premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans.
Aliénabilité du capital
irrévocable : La conversion du capital en rente viagère à titre onéreux est définitive : l'assureur ne restitue pas le capital, même en cas de décès précoce (sauf option réversion ou annuités garanties). C'est le principal inconvénient de cette opération, à peser face au risque de longévité.
Taux technique
0 à 1 % selon l'époque : Les assureurs appliquent un taux technique (rendement minimum anticipé) limité à 0-1 % depuis la baisse des taux. Ce taux capitalise la rente pendant la phase d'accumulation et influence le taux de conversion. Les assureurs peuvent servir plus via la participation aux bénéfices annuelle.
Options de réversion
60 à 100 % au conjoint : La réversion permet de transmettre tout ou partie de la rente au conjoint survivant. Elle réduit le taux initial de conversion (environ 10-20 %). Alternative : les annuités garanties (rente versée pendant X années minimum même en cas de décès) offrent un compromis entre rendement et protection.
  • Le taux technique des rentes viagères fluctue selon l'environnement de taux — le simulateur applique celui saisi, à vérifier dans l'offre de l'assureur
  • La rente viagère s'éteint au décès (sauf option réversion rémunérée) : le simulateur compare des flux sur l'espérance de vie moyenne, une sous-espérance pénalise fortement la rente
  • La gestion libre expose au sequence of returns risk : un krach en début de décumulation peut épuiser le capital avant l'espérance de vie moyenne
  • Le taux de retrait soutenable de la gestion libre dépend du rendement espéré et de la volatilité — la règle des 4 % est une approximation calibrée sur des données historiques américaines
  • La fiscalité diffère (rente à titre onéreux avec abattement par tranche d'âge vs retraits d'un capital investi dans une enveloppe fiscale) — le simulateur applique le régime saisi
Rente viagère
Revenu périodique versé jusqu'au décès du bénéficiaire en échange de l'aliénation d'un capital.
Taux technique
Taux d'intérêt garanti par l'assureur, utilisé pour calculer le montant initial de la rente.
Réversion
Option permettant de continuer à verser tout ou partie de la rente au conjoint survivant.
Annuités garanties
Nombre minimum d'années de versement garanti, même en cas de décès prématuré.
Aliénation du capital
Transfert définitif de propriété du capital à l'assureur en échange de la rente.
Décumulation
Phase de consommation progressive du patrimoine à la retraite pour en tirer des revenus.

Résidence Monaco — Fiscalité Zéro IR & Conditions d'Établissement

Évaluez l'établissement à Monaco : critères de résidence, économies IR et IFI vs France.

Ce simulateur compare la fiscalité d'un résident fiscal français et d'un résident monégasque (non-ressortissant français), pour un contribuable générant des revenus significatifs. Il tient compte de la convention fiscale franco-monégasque de 1963 qui soumet les Français résidant à Monaco à l'impôt français comme s'ils résidaient en France, et chiffre l'avantage spécifique pour les ressortissants d'autres nationalités.

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L'utilisateur saisit sa nationalité, ses revenus annuels par catégorie (salaires, dividendes, plus-values, revenus fonciers), et la nature de l'activité envisagée à Monaco. Le simulateur applique la convention franco-monégasque de 1963 (imposition française pour les ressortissants français installés à Monaco), ou l'absence totale d'impôt sur le revenu pour les ressortissants d'autres nationalités, chiffre l'exit tax française éventuellement due, et compare le coût total avec la situation de résidence française.

Si nationalite_francaise : Imposition_FR_integrale (convention 1963 - exception) Sinon : IR_Monaco = 0 Exit_tax_FR = PV_latente × 30 % + 17,2 % PS (si participation_substantielle) Gain_annuel = (Impot_FR_hypothese moins Impot_Monaco) moins Exit_tax_amortie
  • Chefs d'entreprise et dirigeants — envisageant un départ à Monaco avant une cession d'entreprise ou une liquidité importante
  • Expatriés à hauts revenus — souhaitant évaluer l'attractivité fiscale monégasque par rapport à d'autres pays (Suisse, Portugal, etc.)
  • Retraités fortunés — percevant de fortes pensions ou revenus de capitaux et cherchant à optimiser leur charge fiscale à long terme
  • CGP et family offices — souhaitant objectiver l'analyse Monaco vs France pour leurs clients à hauts patrimoines
Seuil IFI France
1 300 000 € de patrimoine immobilier net au 1er janvier. Le taux varie de 0,5 % à 1,5 % selon les tranches (jusqu'à 1,5 % au-delà de 10 M€).
Durée de présence à Monaco
Plus de 183 jours par an (6 mois) à Monaco. La présence est contrôlée par la DSP et peut être vérifiée par la DGFIP dans le cadre de l'échange automatique de données.
Ressources minimales pratiques
Pas de seuil légal officiel. En pratique, la DSP exige la preuve de ressources suffisantes pour vivre à Monaco sans dépendre de l'assistance publique. Patrimoine > 1 M€ ou revenus > 150 k€/an sont des niveaux habituellement retenus.
Délai d'instruction carte de résident
1 à 3 mois après dépôt de dossier complet à la DSP. La carte temporaire (1 an) est renouvelée en carte ordinaire (3 ans) après un an de résidence effective démontrée.
Prix immobilier indicatifs Monaco (2025)
Location : 80-200 €/m²/mois selon standing. Achat : 50 000-100 000 €/m² selon quartier et prestations. Loyer studio (30 m²) : 3 000-5 000 €/mois.
Règle des 5 ans (Convention FR-MC art. 7)
Les ressortissants français installés à Monaco après le 13 octobre 1957 (résidence continue non établie depuis cette date) restent soumis à l'IR français sur les revenus de source française. Pas d'exception possible.
  • Les ressortissants français installés à Monaco restent fiscalement considérés comme résidents français par la convention de 1963 — l'avantage fiscal monégasque ne s'applique pas à eux
  • Seuls les ressortissants non-français installés à Monaco bénéficient de l'absence d'impôt sur le revenu (condition fondamentale)
  • L'obtention d'une carte de séjour monégasque exige un dépôt bancaire substantiel (généralement 500 000 € à 1 M€) et un bail de longue durée — contraintes d'entrée fortes
  • La France applique l'exit tax aux participations significatives, avec sursis automatique si Monaco est considéré comme faisant partie de l'UE pour la règle (point à vérifier)
  • Les revenus de source française (revenus fonciers, dividendes de sociétés françaises) restent imposables en France, même pour un résident monégasque non-français
Carte de résident monégasque
Titre de séjour délivré par la Direction de la Sûreté Publique (DSP) de Monaco autorisant la résidence permanente dans la Principauté. Elle existe en trois catégories : temporaire (1 an), ordinaire (3 ans) et privilégiée (10 ans).
Convention France-Monaco du 18 mai 1963
Convention fiscale bilatérale régissant la répartition du droit d'imposer entre la France et Monaco. Son article 7, dit "clause française", prévoit que les ressortissants français résidant à Monaco restent imposables en France sur leurs revenus de source française.
DSP — Direction de la Sûreté Publique
Organisme monégasque compétent pour délivrer et renouveler les cartes de résident. Elle instruit les dossiers de demande de résidence et contrôle la présence effective des résidents.
IFI — Impôt sur la Fortune Immobilière
Impôt français annuel sur le patrimoine immobilier net supérieur à 1 300 000 €, avec un taux progressif de 0,5 % à 1,5 %. À Monaco, aucun impôt équivalent n'existe pour les résidents monégasques.
Exit Tax (art. 167 bis CGI)
Imposition en France des plus-values latentes sur titres et valeurs mobilières lors du transfert de domicile fiscal à l'étranger, pour les contribuables ayant été résidents français pendant au moins 6 des 10 dernières années et détenant plus de 50 % d'une société ou des titres représentant plus de 800 000 €.
Résidence fiscale effective
Notion juridique déterminant dans quel État une personne est soumise à l'impôt sur son revenu mondial. Elle est définie par les critères du domicile, de la résidence principale, du lieu d'activité professionnelle et du centre des intérêts économiques, selon l'art. 4 B du CGI et les conventions fiscales.

Sortie PER : Capital vs Rente

Comparez les sorties de votre PER : capital (IR sur versements déduits), rente viagère ou mix.

Ce simulateur compare les deux modalités de sortie d'un Plan d'Épargne Retraite (PER) à l'échéance : la sortie en capital (en une ou plusieurs fois) et la sortie en rente viagère. Il chiffre le revenu net disponible dans chaque option en tenant compte de la fiscalité spécifique à chaque modalité (barème, PFU, abattement sur rentes à titre onéreux) et identifie celle qui maximise le revenu net sur la durée souhaitée.

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L'utilisateur saisit le capital accumulé, la part issue de versements déductibles vs non déductibles (car la fiscalité à la sortie diffère), son âge à la liquidation, son espérance de vie, sa tranche marginale d'imposition à la retraite et les hypothèses de rendement du capital non converti en rente. Le simulateur calcule le revenu net annuel projeté en sortie capital (avec imposition des produits et du capital déductible) et en sortie rente (avec abattement par tranche d'âge), puis compare la valeur actualisée des deux flux sur la durée.

Rente à titre onéreux : abattement de 30 %, 40 %, 50 % ou 70 % selon l'âge à la première perception
  • Futurs retraités devant choisir leur mode de sortie PER
  • Épargnants anticipant leur stratégie de liquidation
  • CGP conseillant leurs clients sur l'optimisation fiscale
  • Personnes cherchant à évaluer le "point mort" entre capital et rente
Blocage
jusqu'à la retraite : Comme tout PER, les fonds sont bloqués jusqu'à la liquidation des droits à la retraite (hors déblocage anticipé légal).
Fraction imposable de la rente selon l'âge
En sortie en rente, la fraction imposable diminue avec l'âge d'entrée en jouissance : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans.
  • La fiscalité à la sortie diffère radicalement selon que les versements ont été ou non déduits du revenu à l'entrée : le simulateur applique la ventilation saisie par l'utilisateur, à vérifier auprès de l'organisme gestionnaire
  • La sortie en capital est fractionnable depuis la loi PACTE, ce qui permet d'étaler la charge fiscale — le simulateur peut modéliser ce fractionnement mais suppose une hypothèse régulière de répartition
  • Le choix entre capital et rente est largement irrévocable à la liquidation : le simulateur éclaire la décision mais ne remplace pas une analyse complète de la situation
  • La fiscalité de la rente diffère entre rente à titre onéreux (abattement par tranche d'âge) et rente à titre gratuit (régime des pensions) : le simulateur applique le régime saisi
  • Les hypothèses de rendement du capital non converti et d'espérance de vie affectent massivement le résultat — tester plusieurs scénarios
PER (Plan d'Épargne Retraite)
Produit d'épargne retraite issu de la loi PACTE, remplaçant PERP, Madelin, PERCO et Article 83.
Rente viagère
Versement périodique garanti jusqu'au décès du bénéficiaire (et de son conjoint en cas de réversion).
Point mort
Âge à partir duquel le cumul des rentes perçues dépasse le capital net qui aurait été obtenu en sortie capital.
Fraction imposable
Part de la rente soumise à l'IR. Diminue avec l'âge d'entrée en jouissance (70% avant 50 ans, 30% après 70 ans).
Versements déduits
Versements ayant bénéficié de la déduction fiscale à l'entrée. Imposables à l'IR en sortie capital.
Réversion
Option permettant de transférer tout ou partie de la rente au conjoint survivant après le décès.

Comparatif Statuts Indépendant 2026

Comparez 5 statuts d'indépendant — auto-entrepreneur, portage salarial, freelance EI, EURL et SASU : revenu net, charges sociales, protection.

Ce simulateur compare les différents statuts d'exercice d'une activité indépendante (micro-entrepreneur, entreprise individuelle au régime réel, EURL à l'IR ou à l'IS, SASU) sur trois dimensions : revenu net après cotisations et impôts, protection sociale, simplicité administrative. Il aide à choisir le statut optimal selon le chiffre d'affaires projeté, les charges réelles et la situation familiale.

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L'utilisateur saisit le chiffre d'affaires annuel projeté, les charges réelles d'exploitation (y compris rémunération souhaitée), la situation familiale, la TMI et les priorités (revenu net maximal, protection sociale, simplicité). Le simulateur calcule les cotisations sociales (TNS en SSI, CIPAV ou régime général en SASU), l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés selon le statut, le coût administratif (expert-comptable, obligations déclaratives) et restitue le revenu net comparé pour chaque statut.

Revenu net = CA − Charges − Cotisations sociales − IR (ou IS + PFU sur dividendes) − Frais administratifs
  • Indépendants en activité — qui envisagent de changer de statut pour optimiser revenu ou protection
  • Salariés en transition — qui hésitent entre portage salarial et création d'entreprise
  • Consultants et freelances — qui veulent chiffrer l'impact de chaque option sur leur net mensuel
  • Gérants d'EI — qui envisagent de passer en EURL ou SASU pour accéder à l'IS et aux dividendes
Seuils micro-entreprise 2026
Les seuils de chiffre d'affaires annuel HT pour le régime micro-entrepreneur sont : 188 700 € pour les activités de vente de marchandises (BIC achat-revente) et 77 700 € pour les prestations de services BIC et les professions libérales BNC. Au-delà, passage obligatoire au régime réel (EI, EURL ou SASU). Source : autoentrepreneur.urssaf.fr.
Cotisations sociales TNS 2026
Les travailleurs non salariés (gérants EI, EURL) cotisent environ 43–46 % de leur bénéfice imposable auprès de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI, ex-RSI). Ce taux global comprend : maladie-maternité (~6,5 %), retraite de base (~17,75 %), retraite complémentaire (~7 %), invalidité-décès (~1,3 %), allocations familiales (~3,1 %), formation professionnelle (~0,25 %), CSG/CRDS (~9,7 %). Source : urssaf.fr — travailleurs indépendants.
IS — Taux réduit PME 15 % sur les 42 500 premiers euros
Les sociétés soumises à l'IS (SASU, EURL ayant opté pour l'IS) bénéficient d'un taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, sous condition que le CA HT soit inférieur à 10 M€ et que le capital soit détenu à 75 % minimum par des personnes physiques (art. 219 I b CGI). Au-delà : taux normal de 25 %.
Barème IR 2026 — tranches d'imposition (revenus 2025)
Le barème progressif de l'impôt sur le revenu a été revalorisé de +0,9 % pour 2026 (LFI 2026 du 19 février 2026, art. 2 ter). Tranches par part de quotient familial : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 € à 29 579 €, 30 % de 29 580 € à 84 577 €, 41 % de 84 578 € à 181 917 €, 45 % au-delà. Source : service-public.fr — Barème IR 2026.
  • Le micro-entrepreneur applique un abattement forfaitaire sur le CA (71 %, 50 % ou 34 % selon activité) mais ne peut pas déduire ses charges réelles — pertinent uniquement si charges réelles < abattement
  • La SASU impose au président le statut assimilé salarié (cotisations élevées ≈ 82 % du net) mais offre une protection sociale complète et ne verse des cotisations que sur la rémunération effective
  • L'EURL à l'IS avec rémunération faible et dividendes permet d'optimiser la fiscalité globale, mais les dividendes TNS sont soumis à cotisations SSI au-delà de 10 % du capital social
  • La protection sociale diverge fortement : SASU = régime général (IJ, invalidité, retraite) vs TNS = SSI/CIPAV souvent moins protecteur — le simulateur chiffre l'écart mais pas la valeur de la protection
  • Les seuils micro (77 700 € services, 188 700 € vente) imposent une bascule en régime réel au-delà — le simulateur alerte mais ne gère pas la transition
Portage salarial
Relation tripartite entre un consultant (salarié porté), une société de portage qui l'emploie et les clients. La société de portage gère l'administratif, reverse le CA transformé en salaire après déduction d'une commission (5–12 %) et des charges patronales/salariales. Le salarié porté bénéficie du régime général (maladie, retraite, chômage ARE) et reste indépendant dans sa prospection. Minimum conventionnel : environ 2 517 €/mois brut.
TNS (Travailleur Non Salarié)
Statut social des entrepreneurs individuels (EI) et des gérants majoritaires d'EURL. Affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI), ils cotisent ~43–46 % de leur bénéfice net imposable. Avantages : charges globales inférieures au régime général. Inconvénients : pas d'allocation chômage (ARE), indemnités journalières maladie plus faibles, couverture retraite de base moins favorable.
EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Société à associé unique dont le gérant majoritaire est TNS. Permet d'accéder à l'IS (taux réduit 15 % sur les 42 500 premiers euros) et à la distribution de dividendes (PFU 30 % si inférieurs à 10 % du capital social). Responsabilité limitée aux apports. Frais de gestion supérieurs à l'EI (expert-comptable, greffe ~2 800 €/an). Souvent avantageuse à partir de 50 000 € de CA lorsque les frais réels sont significatifs.
SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Société à associé unique dont le président est assimilé salarié (régime général sauf chômage). Permet un split salaire/dividendes : les dividendes sont soumis au PFU 30 % (sauf option IR). Frais de gestion élevés (~3 700 €/an). La SASU est souvent comparée à l'EURL : même accès à l'IS et aux dividendes, mais le président bénéficie d'une meilleure couverture maladie/retraite en contrepartie de charges sociales plus élevées sur le salaire.
CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)
Impôt local annuel dû par toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée à titre habituel. Le montant dépend de la valeur locative des locaux professionnels et de la commune. En l'absence de local dédié, un minimum forfaitaire s'applique, variable selon le CA (de 237 € à 7 349 € selon les communes). Exonération la première année d'activité.
ARE (Aide au Retour à l'Emploi)
Allocation chômage versée par France Travail aux salariés ayant involontairement perdu leur emploi et cotisé suffisamment (minimum 6 mois sur les 24 derniers mois). Montant : environ 57 % du salaire journalier brut de référence. Les travailleurs indépendants (EI, EURL, SASU) ne cotisent pas à l'assurance chômage et ne sont pas éligibles à l'ARE, sauf s'ils ont exercé une activité salariée antérieure. Les salariés portés y ont accès.
Micro-entreprise
Régime simplifié accessible aux entrepreneurs individuels dont le CA annuel ne dépasse pas 77 700 € (prestations de services BIC/BNC) ou 188 700 € (vente de marchandises). Les cotisations sociales sont calculées directement sur le CA brut (sans déduction de charges) à des taux forfaitaires : 12,3 % pour la vente, 21,3 % pour les services BIC, 23,1 % pour les professions libérales. L'IR est calculé après abattement forfaitaire (34 %, 50 % ou 71 % selon l'activité).

Stock-Options / AGA / BSPCE

Calculez la fiscalité de vos SO, AGA ou BSPCE : gain d'acquisition, plus-value de cession et comparaison des régimes selon la date d'attribution.

Ce simulateur chiffre la fiscalité des stock-options et des actions gratuites (AGA) attribuées par une société à ses salariés ou dirigeants. Il distingue les deux régimes et applique les règles propres à chaque étape (attribution, levée/acquisition définitive, cession des titres) avec leur fiscalité spécifique (salaires, PFU, prélèvements sociaux, contribution patronale et salariale).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le type d'instrument (stock-options ou AGA), la date d'attribution, le prix d'exercice (pour les stock-options) ou le cours à l'acquisition définitive (pour les AGA), la date de levée ou d'acquisition définitive, le cours de cession et sa TMI. Le simulateur calcule la plus-value d'acquisition (imposée en salaires ou selon régime spécifique selon la date d'attribution), la plus-value de cession (PFU ou barème avec abattement selon durée de détention), et chiffre le produit net après toutes les impositions et cotisations.

PV_acquisition = Cours_levee moins Prix_exercice (stock-options) ou Cours_acquisition (AGA) PV_acquisition × taux_salaires_ou_specifique + CSG/CRDS PV_cession = Cours_cession moins Cours_levee, imposee au PFU 30 % (ou bareme)
  • Salariés ou dirigeants bénéficiaires de plans d'actionnariat
  • Collaborateurs de startups détenteurs de BSPCE
  • Cadres d'entreprises cotées avec des stock-options ou AGA
  • CGP et fiscalistes conseillant leurs clients sur l'optimisation des levées/cessions
Période d'acquisition AGA
1 an minimum : Les actions gratuites sont soumises à une période d'acquisition minimale de 1 an. S'y ajoute une période de conservation de 1 an (sauf si acquisition ≥ 2 ans). La durée cumulée minimale est de 2 ans.
Abattement AGA
50 % si détention ≥ 2 ans : Le gain d'acquisition des AGA bénéficie d'un abattement de 50 % pour la fraction n'excédant pas 300 000 € si les conditions de durée sont remplies (acquisition + conservation ≥ 2 ans et cession > 2 ans après l'acquisition définitive).
  • Le régime fiscal des stock-options et AGA a fortement évolué depuis 2012 — le simulateur applique le régime en vigueur à la date d'attribution saisie, critique pour un calcul juste
  • Pour les AGA attribuées depuis le 28 septembre 2012, la plus-value d'acquisition est imposée en salaires (avec abattement pour durée de détention pour les AGA 2015-2017), modifiant significativement la fiscalité effective
  • La contribution salariale spécifique de 10 % (ou 17,2 % de CSG-CRDS pour AGA post-2017) s'ajoute aux autres prélèvements et est souvent sous-estimée
  • La période d'indisponibilité (portage) peut imposer de conserver les titres plusieurs années — une cession anticipée fait parfois perdre un avantage fiscal
  • Pour les sociétés non cotées, la valorisation des actions à l'acquisition est un point sensible : une sous-valorisation peut être contestée par l'administration
Stock-option
Option d'achat d'actions à un prix fixé (prix d'exercice), exerçable après une période d'indisponibilité
Action gratuite (AGA)
Action attribuée sans contrepartie financière, sous condition de présence et après période d'acquisition
BSPCE (Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)
Bon permettant de souscrire des actions à un prix fixé, réservé aux PME de moins de 15 ans
Gain d'acquisition
Différence entre la valeur de l'action à l'acquisition et le prix d'exercice (ou zéro pour les AGA)
Plus-value de cession
Différence entre le prix de vente et la valeur à l'acquisition
Période d'indisponibilité
Durée pendant laquelle les options ne peuvent pas être exercées (stock-options)
Période d'acquisition
Durée entre l'attribution et le transfert définitif de propriété (AGA)
Période de conservation
Durée obligatoire de détention après acquisition pour bénéficier du régime fiscal favorable

Clause de Tontine (Accroissement)

Simulez l'impact fiscal d'une clause de tontine (pacte tontinier) : droits de mutation, comparaison avec indivision et démembrement, seuil des 76 000 €.

Ce simulateur chiffre les effets civils et fiscaux d'une clause de tontine (ou clause d'accroissement) insérée dans l'acte d'acquisition d'un bien en commun par deux ou plusieurs personnes. Au décès d'un des acquéreurs, sa part est réputée avoir toujours appartenu au survivant — mécanisme qui transmet le bien hors succession et évite les droits de mutation à titre gratuit sous conditions.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur du bien, la quote-part de chaque acquéreur, le lien entre les parties, les âges respectifs (aléa indispensable à la validité) et la nature du bien (résidence principale ou autre). Le simulateur vérifie les conditions de validité de la tontine (aléa réel sur le décès, équivalence des apports, absence de but fiscal exclusif), chiffre les droits de succession évités par rapport à une détention en indivision classique, et applique la fiscalité spécifique (exonération de droits si résidence principale d'une valeur < 76 000 €, sinon droits de mutation à titre onéreux).

Conditions_validite : aleas_reel (ecart_age < 10-15 ans), equivalence_apports, absence_but_fiscal_exclusif Si RP et valeur < 76 000 € : Droits = 0 Sinon : Droits_mutation_titre_onereux = Valeur × DMTO (~5,8 %), en lieu et place des DMTG Economie = DMTG_evites moins DMTO_payes
  • Concubins souhaitant protéger le survivant sur leur résidence commune
  • Partenaires de PACS évaluant les options de protection mutuelle
  • Co-acquéreurs sans lien familial (amis, associés) achetant un bien ensemble
  • Notaires et CGP conseillant leurs clients sur la structuration de l'acquisition
Bien tontinier
droits de succession calculés selon le lien entre le défunt et le survivant (0 % entre époux) : Au décès d'un co-acquéreur, le bien revient fictivement au survivant. Fiscalement, les droits sont calculés au taux des droits de succession selon le lien de parenté : 0 % entre époux, 60 % entre non-parents. L'option pour les DMTO (environ 5,8 %) est possible si le bien vaut moins de 76 000 € ou constitue la résidence principale.
Option DMTO possible si valeur du bien ≤ 76 000 € ou s'il constitue la résidence principale du survivant
Le survivant peut choisir d'être taxé comme acquéreur (droits de mutation à titre onéreux, environ 5,8 % dans l'ancien) plutôt que comme légataire, lorsque le bien constitue sa résidence principale ou que sa valeur n'excède pas 76 000 €. Cette option est souvent favorable pour les couples non mariés ou pacsés.
  • La clause de tontine exige un aléa réel sur la date de décès : deux personnes du même âge en bonne santé satisfont la condition, mais un écart d'âge important ou une maladie connue peut invalider la clause
  • L'équivalence approximative des apports financiers de chaque acquéreur est requise : une disparité trop forte expose à une requalification en donation déguisée
  • La clause de tontine est très rigide en cours de vie : la vente du bien exige l'accord unanime des acquéreurs, toute mésentente bloque le bien
  • En cas de résidence principale d'une valeur inférieure à 76 000 €, la tontine entre époux ou PACS bénéficie d'une exonération totale — au-delà, les droits de mutation à titre onéreux (5 %+) s'appliquent
  • La tontine n'est plus recommandée pour les couples mariés ou pacsés depuis les exonérations successorales entre époux/PACS (art. 796-0 bis CGI) — intérêt surtout résiduel pour les concubins
Clause de tontine (pacte tontinier)
Stipulation contractuelle prévoyant qu'au décès d'un co-acquéreur, le survivant est réputé seul propriétaire depuis l'origine.
Clause d'accroissement
Synonyme juridique de la clause de tontine. Désigne le mécanisme par lequel la part du défunt « accroît » au survivant.
DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux)
Taxes perçues lors d'une vente immobilière, composées de droits départementaux et communaux (≈ 5,80 % en métropole).
Réserve héréditaire
Part minimale du patrimoine que la loi réserve aux héritiers réservataires (enfants). La tontine la contourne car le bien est hors succession.
Aléa viager
Condition de validité de la tontine : chaque partie doit avoir une chance raisonnable de survivre à l'autre. Un écart d'âge trop important invalide la clause.
Démembrement croisé
Alternative à la tontine : chaque co-acquéreur achète la nue-propriété de la moitié et l'usufruit de l'autre moitié. Au décès, l'usufruit s'éteint et la PP se reconstitue sans droits.
Indivision
Régime par défaut lorsque plusieurs personnes détiennent un bien ensemble. Chaque indivisaire possède une quote-part abstraite du bien.
Quote-part
Fraction de propriété détenue par chaque co-acquéreur dans le bien (ex. 50/50, 40/60).

Trust Étranger — Fiscalité France (Art. 1649 AB, IFI, Mutations)

Estimez les obligations fiscales françaises d'un trust étranger : déclaration annuelle (art.

Ce simulateur détermine les obligations déclaratives françaises liées à un trust étranger dont un des acteurs (constituant, bénéficiaire, trustee) est résident fiscal français ou détient des actifs français. Il identifie les formulaires à déposer (2181-Trust 1 événementiel, 2181-Trust 2 annuel), chiffre les sanctions encourues en cas de défaut et compare la situation à risque et la situation régularisée.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la qualification des parties au trust (constituant/settlor, bénéficiaire, trustee), leur résidence fiscale, la nature des actifs détenus (biens français ou étrangers), les événements de l'année (constitution, apport, distribution, extinction) et la valeur du trust. Le simulateur identifie les obligations 2181-Trust 1 (événementiel) et 2181-Trust 2 (annuel au 15 juin), chiffre les amendes en cas de défaut (20 000 € ou 12,5 % des biens si supérieur) et signale l'éventuelle taxation aux droits de mutation à titre gratuit (60 % sur les bénéficiaires non identifiables).

Obligation_2181-Trust_1 (evenementiel) + 2181-Trust_2 (annuel 15 juin) Amende_defaut_declaration = max(20 000 € ; 12,5 % × valeur_biens) Si beneficiaires_non_identifiables : DMTG_distribution = Valeur × 60 % Si constituant_resident_FR et art. 123 bis : Imposition_annuelle_transparence
  • Constituants (settlors) résidents français souhaitant évaluer leur exposition fiscale avant de constituer un trust à l'étranger
  • Bénéficiaires résidents français d'un trust étranger souhaitant comprendre leurs obligations et exposition IFI
  • Trustees gérant des trusts ayant des liens avec la France (settlor ou bénéficiaire français, actifs immobiliers français)
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant des familles fortunées avec des structures patrimoniales internationales
  • Family offices arbitrant entre trust anglosaxon et fondation privée (Liechtenstein, Luxembourg)
Pénalité art. 1649 AB — 20 000 € par manquement
Chaque manquement à l'obligation déclarative entraîne une pénalité de 20 000 €, doublée (40 000 €) si le trust est dans un ETNC. Les pénalités se cumulent par déclaration manquante.
Délai déclaration événementielle — 1 mois
En cas de constitution, modification ou extinction d'un trust ayant un lien France, le trustee dispose d'un mois pour déposer le formulaire 2181-TRUST1 auprès du SIPNR (Noisy-le-Grand).
Taux 60% — Distributions à des tiers
Toute distribution d'un trust opaque à un bénéficiaire sans lien de parenté avec le constituant est taxée à 60% après abattement de 1 594 € seulement (art. 792-0 bis II).
Seuil IFI — 1 300 000 €
Le seuil d'assujettissement à l'IFI est de 1 300 000 €. Les actifs d'un trust transparent ou dont bénéficie un résident français s'ajoutent au patrimoine immobilier propre du redevable.
  • Le trust étranger dont le constituant, un bénéficiaire réputé constituant ou des actifs sont en France déclenche une obligation déclarative — le simulateur applique la règle générale mais la qualification fine d'un trust (révocable, irrévocable, discrétionnaire) nécessite une analyse juridique
  • La déclaration 2181-Trust 2 annuelle au 15 juin porte sur tous les trusts dont un des acteurs est en France ou avec actifs français, indépendamment des événements de l'année — omission fréquente
  • L'amende minimale est de 20 000 € ou 12,5 % de la valeur des biens et droits placés dans le trust si ce montant est supérieur — sanction très dissuasive
  • Les droits de mutation à titre gratuit à taux de 60 % s'appliquent en cas de transmission à des bénéficiaires non identifiables (clauses de trust discrétionnaire) — règle lourde à anticiper
  • L'IFI s'applique aux immeubles et parts de sociétés à prépondérance immobilière détenus via un trust par un résident français — le simulateur signale la règle mais ne la chiffre pas en détail
Trust transparent
Trust dont les actifs sont fiscalement réputés appartenir au settlor : trust révocable, ou trust où le settlor est lui-même bénéficiaire. En France, les actifs entrent dans le patrimoine du settlor pour l'IFI et les droits de mutation.
Trust opaque
Trust irrévocable dans lequel le settlor n'est pas bénéficiaire. Les distributions sont taxées comme mutations à titre gratuit. IFI si le bénéficiaire résident français a droit aux actifs.
Settlor (constituant)
Personne qui transfère des actifs au trust. En droit fiscal français, le settlor est la personne de référence pour déterminer le lien France du trust.
Trustee (administrateur fiduciaire)
Personne ou société qui détient légalement les actifs du trust. En France, c'est le trustee qui supporte les obligations déclaratives (art. 1649 AB CGI).
Art. 1649 AB CGI
Article instauré par la loi du 29 juillet 2011 obligeant tout trustee de trust ayant un lien France à déposer une déclaration annuelle et événementielle. Pénalité : 20 000 € par manquement.

Actualisation de Versements Antérieurs

Revalorisez vos donations passées pour le calcul du rapport successoral : méthode d'actualisation légale.

Ce simulateur calcule la valeur actuelle ou future d'un flux de versements réguliers en appliquant un taux d'actualisation choisi. Il permet de comparer des flux financiers non équivalents dans le temps (par exemple un versement aujourd'hui vs un versement dans 10 ans) ramenés sur une base commune, pour arbitrer entre plusieurs options patrimoniales.

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L'utilisateur saisit les versements à actualiser (montants, dates ou fréquence), le taux d'actualisation choisi (taux sans risque, rendement alternatif, coût d'opportunité), et le sens de l'actualisation (valeur présente depuis le futur, ou valeur future depuis le présent). Le simulateur applique la formule d'actualisation composée et restitue la valeur équivalente au point de référence.

Valeur actuelle = Σ Versement_t / (1 + taux)^t
  • Particuliers souhaitant évaluer l'effort d'épargne réel sur plusieurs années
  • Héritiers devant comparer des donations reçues à différentes époques (rapport successoral)
  • Investisseurs analysant la performance historique de leurs versements
  • CGP et notaires calculant des actualisations pour le rapport civil ou fiscal
Rapport successoral
donations des 15 dernières années prises en compte pour les droits et la réserve : Lors d'une succession, les donations consenties aux héritiers dans les 15 années précédant le décès sont rapportées à la succession pour le calcul des droits et le respect de la réserve héréditaire. Le rapport se fait en valeur au jour de la donation si le bien a été consommé, ou en valeur au jour de la succession pour un bien encore présent.
Rappel fiscal des donations
15 ans : Les donations consenties plus de 15 ans avant une nouvelle donation ou le décès ne sont plus prises en compte pour le calcul des droits. Le compteur redémarre à zéro au terme de ce délai, permettant de reconstituer l'abattement (100 000 € en ligne directe).
Indexation conventionnelle des versements
En l'absence de clause contraire, les dons de sommes d'argent ne sont pas réévalués : le montant nominal reste la référence au décès. Les apports en nature (immobilier, titres) sont en revanche réévalués à leur valeur à la date du partage, sauf stipulation expresse (article 860 du Code civil).
  • Le taux d'actualisation saisi est un paramètre critique — le choix entre taux sans risque, inflation ou rendement d'opportunité change massivement le résultat
  • Les versements à actualiser doivent être exprimés en termes homogènes (tous nets ou tous bruts d'impôts) pour éviter une comparaison biaisée
  • L'actualisation ignore par construction le risque : deux flux de même valeur actualisée peuvent avoir des profils de risque très différents
  • Le simulateur suppose un taux d'actualisation constant sur toute la période — une courbe de taux non plate (taux croissants ou décroissants) demanderait une modélisation plus fine
  • Le résultat est en euros d'aujourd'hui (ou de la date de référence choisie), pas en euros courants — l'inflation est implicitement intégrée au taux d'actualisation choisi
Actualisation
Opération consistant à ramener une valeur future ou passée à sa valeur présente en tenant compte d'un taux.
Valeur temps de l'argent
Principe selon lequel un euro aujourd'hui vaut plus qu'un euro demain en raison de sa capacité à générer des intérêts.
Taux d'actualisation
Taux utilisé pour convertir des flux passés ou futurs en valeur présente. Peut être l'inflation, un rendement de référence ou un taux conventionnel.
Rapport successoral
Obligation pour les héritiers de réintégrer fictivement les donations reçues pour calculer leur part dans la succession.
VAN (Valeur Actuelle Nette)
Somme des flux financiers actualisés, utilisée pour évaluer la rentabilité d'un investissement.
Intérêts composés
Méthode de calcul où les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts sur les périodes suivantes.

Allocation Chômage (ARE) 2026

Calculez votre allocation chômage ARE 2026 : SJR, montant journalier et mensuel, durée d'indemnisation, délais de carence. Formule officielle Unédic.

Ce simulateur calcule le montant mensuel de l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) versée par France Travail à un demandeur d'emploi, ainsi que la durée maximale d'indemnisation. Il applique les règles de la convention d'assurance chômage en vigueur, prend en compte le salaire journalier de référence et chiffre la dégressivité éventuelle applicable aux salaires les plus élevés.

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L'utilisateur saisit sa durée d'affiliation sur la période de référence, son salaire brut des 24 derniers mois (ou 36 pour les 53 ans et plus), son âge et la composition de son foyer. Le simulateur calcule le salaire journalier de référence (SJR), applique la formule ARE (40,4 % du SJR + 13,33 € ou 57 % du SJR, le plus favorable), chiffre le plafond et le plancher, puis intègre la dégressivité éventuelle pour les SJR élevés et restitue l'ARE mensuelle nette.

ARE journalière = max(40,4 % × SJR + 13,33 € ; 57 % × SJR) — plafonnée à 75 % du SJR
  • Salariés licenciés anticipant leur indemnisation avant la fin de leur préavis
  • Salariés en rupture conventionnelle calculant le délai avant premier versement
  • Personnes en fin de CDD ou mission intérim évaluant leurs droits
  • Conseillers RH et syndicaux accompagnant des salariés dans leur transition
Plancher ARE
32,13 €/jour depuis le 1er juillet 2025 : L'allocation journalière ne peut être inférieure à 32,13 € brut par jour (soit environ 963,90 €/mois sur base 30 jours). Ce plancher ne s'applique pas en cas de temps partiel — il est proratisé. Le plancher AREF (formation) est de 22,99 €/jour. Source : décision Unédic du 25 juin 2025.
Formule de calcul
max(40,4 % × SJR + 13,18 €, 57 % × SJR), plafonné à 75 % du SJR : Depuis le 1er juillet 2025, la partie fixe est de 13,18 €/jour. La formule A (40,4 % + fixe) est plus favorable pour les salaires bas à moyens. La formule B (57 %) est plus favorable au-dessus d'un SJR d'environ 43,93 €/jour (≈ 1 336 €/mois brut). Le plafond de 75 % du SJR s'applique dans tous les cas.
Durée d'indemnisation
1 jour travaillé = 1 jour indemnisé (max selon âge) : La durée d'indemnisation est égale à la durée d'affiliation dans la limite de : 18 mois (moins de 53 ans), 22,5 mois (53-54 ans), 27 mois (55 ans et plus). Minimum : 6 mois (182 jours). Depuis le 1er décembre 2023, les droits sont prolongés en cas de reprise d'activité insuffisante (règle du rechargement).
Dégressivité 30 %
au 7e mois pour SJR > 159,68 €/jour (≈ 4 860 €/mois) : Pour les allocataires de moins de 55 ans dont l'ARE journalière dépasse 91,02 €, une dégressivité de 30 % s'applique à partir du 183e jour d'indemnisation. L'allocation ne peut descendre sous 92,57 €/jour (plancher de dégressivité). Les 55 ans et plus sont exemptés de cette dégressivité.
  • Le salaire journalier de référence se calcule différemment depuis la réforme de 2021 : sur la période d'affiliation avec prise en compte des périodes non travaillées, ce qui réduit souvent le SJR par rapport à l'ancien calcul
  • La dégressivité de 30 % s'applique après 6 mois pour les moins de 55 ans avec un SJR supérieur à 92 € — le simulateur applique cette règle mais le seuil est révisé périodiquement
  • La durée d'indemnisation est modulée par le coefficient conjoncturel (0,75 en période favorable depuis 2023) qui raccourcit les durées par rapport à la règle nominale
  • Les périodes de cumul ARE + activité réduite obéissent à des règles spécifiques non traitées par défaut par le simulateur
  • Le régime ne couvre pas certains cas particuliers (démissions légitimes, rupture conventionnelle collective, intermittents) qui ont leurs propres règles
SJR (Salaire Journalier de Référence)
Base de calcul de l'ARE. Calculé en divisant le total des salaires bruts de la période de référence (24 ou 36 mois) par le nombre de jours calendaires correspondants. Depuis le 1er avril 2025, les jours non travaillés sont plafonnés à 70 % des jours travaillés.
Délai d'attente incompressible
7 jours de carence systématiques à compter de la date d'inscription à France Travail. Ce délai s'applique dans tous les cas, quelle que soit la situation.
Différé congés payés
Nombre de jours supplémentaires de carence calculé en divisant l'indemnité compensatrice de congés payés versée par le SJR. Il vise à neutraliser les jours de congé déjà payés.
Différé spécifique
Délai de carence supplémentaire applicable lorsque l'indemnité de rupture versée dépasse le minimum légal (indemnité supra-légale). Calculé comme : (indemnité supra-légale) ÷ 102,4. Plafonné à 150 jours (75 jours pour certains cas particuliers).
Dégressivité
Réduction de 30 % appliquée à partir du 7e mois d'indemnisation pour les allocataires de moins de 55 ans dont l'ARE initiale dépasse 91,02 €/jour (environ 2 730 €/mois). L'ARE dégressive ne peut descendre sous 92,57 €/jour. Elle vise à accélérer le retour à l'emploi des cadres et hauts salaires.

APL 2026 — Aide Personnalisée au Logement

Estimez votre APL selon la formule officielle CAF : loyer plafonné par zone géographique, forfait charges et participation personnelle du locataire.

Ce simulateur évalue le montant de l'aide personnalisée au logement (APL) et, le cas échéant, des allocations logement alternatives (ALS, ALF) auxquelles un foyer peut prétendre selon sa situation. Il compare les droits dans chacune des configurations possibles (locataire du parc privé, locataire du parc social, propriétaire accédant en PTZ) et identifie l'aide maximale applicable.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit les ressources du foyer sur les 12 derniers mois, la composition familiale, la zone géographique du logement, le loyer ou la mensualité de crédit et le type de logement. Le simulateur applique la formule officielle CAF, intègre le forfait R0 révisé chaque année, projette le calcul en base ressources courantes (trimestre glissant depuis 2021) et restitue le montant mensuel d'aide auquel le foyer peut prétendre.

APL = (Loyer plafonné + forfait charges) − (R0 × taux de participation personnelle)
  • Locataires en logement HLM ou logement privé conventionné
  • Étudiants souhaitant estimer leur APL avant de signer un bail
  • Personnes en situation précaire souhaitant connaître leurs droits
  • Travailleurs sociaux et conseillers CAF orientant des allocataires
Seuil R0 gelé en 2026
5 235 €/an (personne seule), 7 501 € (couple) : Le paramètre R0 (plafond de ressources annuelles pour percevoir l'APL à son niveau maximum) est maintenu aux valeurs 2025 pour 2026 (Décret n°2025-1401 du 28 décembre 2025). Cela signifie que des ménages dont les revenus ont augmenté avec l'inflation peuvent voir leur APL diminuer malgré un pouvoir d'achat stable. Pour un couple sans enfant, le R0 est de 7 501 €/an. +346 € par personne supplémentaire à charge.
Revalorisation +0,9 % au 1er avril 2026 — versée depuis mai 2026
Le gel initial des APL prévu dans le PLF 2026 a été levé par un amendement parlementaire. Une revalorisation de 0,9 % a été appliquée au 1er avril 2026 (IRL du 2e trimestre 2025). Les nouveaux montants sont versés à compter du 5 mai 2026. Une nouvelle revalorisation indexée sur l'IRL est prévue au 1er octobre 2026 (IRL du 2e trimestre 2026).
Plafonds de loyer
zone 1/2/3, révisés au 01/10/2025 : Les plafonds de loyer retenus pour le calcul de l'APL sont fixés par zone géographique et composition de foyer. Pour une personne seule : 331,14 € (zone 1 IDF), 290,34 € (zone 2 grandes agglomérations), 272,12 € (zone 3 reste du territoire). Si le loyer réel dépasse le plafond, seul le plafond est retenu. En colocation, les plafonds sont réduits de 25 %.
Étudiants étrangers non-UE
bourse obligatoire à partir du 01/07/2026 : L'article 179 de la loi de finances pour 2026 prévoit qu'à compter du 1er juillet 2026, les étudiants étrangers ressortissants de pays hors Union européenne, Espace économique européen ou Suisse devront bénéficier d'une bourse de l'enseignement supérieur sur critères sociaux pour pouvoir prétendre à l'APL, l'ALF ou l'ALS. Cette mesure est soumise à un décret d'application.
  • Le calcul repose depuis 2021 sur les ressources glissantes sur 12 mois — le simulateur applique ce mode de calcul mais l'utilisateur doit saisir des revenus actualisés, pas l'avis d'imposition N-2
  • Le patrimoine du foyer au-delà de 30 000 € (hors résidence principale) est intégré dans les ressources — le simulateur applique cette règle qui peut exclure des foyers à revenus modestes mais patrimoine significatif
  • Les ressources des parents sont prises en compte jusqu'à un certain âge pour les étudiants rattachés — le simulateur applique les règles en vigueur mais l'appréciation d'un rattachement peut varier
  • L'APL accession n'est plus ouverte aux nouveaux dossiers depuis 2020 (sauf en outre-mer) : le simulateur signale cette règle pour éviter les simulations inutiles
  • Le non-cumul APL / ALS / ALF s'applique automatiquement — une seule aide est versée, celle du régime le plus favorable selon la situation
Loyer plafonné
Montant maximum du loyer pris en compte par la CAF pour calculer l'APL. Il varie selon la zone géographique et la composition du foyer. Si votre loyer réel est supérieur au plafond, seul le plafond est retenu — l'excédent reste entièrement à votre charge. En colocation, le plafond est réduit de 25 %.
Forfait charges
Montant fixe représentant les charges locatives, ajouté au loyer plafonné dans le calcul de l'APL. En 2026 : 62,07 €/mois pour une personne seule, 73,17 € pour deux personnes, +11,20 € par personne supplémentaire. Ce montant est indépendant des charges réelles de votre logement.
Participation personnelle (PP)
Montant que le locataire doit assumer lui-même, déduit du loyer plafonné + charges pour calculer l'APL. Elle est au minimum de 39,15 €/mois (depuis le 01/10/2025). Au-delà du seuil R0, elle augmente progressivement avec les revenus selon un taux d'effort. Plus les revenus sont élevés, plus la PP augmente et l'APL diminue.
Seuil R0
Seuil de ressources annuelles en dessous duquel le locataire perçoit l'APL à son niveau maximal (participation personnelle au minimum). Au-dessus de R0, la PP augmente et l'APL diminue progressivement. En 2026, le R0 est gelé à ses valeurs 2025 (5 235 €/an pour une personne seule).
Tiers-payant
Mécanisme par lequel la CAF verse l'APL directement au bailleur (propriétaire ou gestionnaire HLM), qui la déduit du loyer avant de présenter la quittance. Le locataire ne paie que la différence entre le loyer total et l'APL. La CAF peut, sur demande ou dans certaines situations, verser l'APL directement au locataire.

Arbitrage Métaux Précieux

Simulez vos arbitrages or/argent : ratio GSR, métal physique vs ETF, primes à l'achat et frais de stockage. Fiscalité et suivi multi-opérations.

Ce simulateur chiffre l'imposition d'une cession de métaux précieux physiques (or, argent, platine) détenus par un particulier et compare les deux régimes fiscaux applicables : la taxe forfaitaire de 11,5 % sur le prix de cession (régime par défaut, sans justificatif requis) et le régime optionnel des plus-values mobilières avec abattement pour durée de détention (nécessitant la justification du prix et de la date d'acquisition).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la nature des métaux cédés, le prix de cession, le prix d'acquisition, la date d'acquisition et son éventuelle option pour le régime des plus-values. Le simulateur calcule la taxe forfaitaire de 11,5 % sans déduction, puis, si l'option est choisie, la plus-value imposable après abattement pour durée de détention (5 % par an au-delà de 2 ans, exonération totale à 22 ans). Il restitue l'imposition nette la plus favorable.

Taxe forfaitaire : 11,5 % × Prix cession (sans déduction) — Option PV : 36,2 % × PV × (1 − abattement durée)
  • Investisseurs métaux optimisant leur allocation
  • Collectionneurs évaluant leurs arbitrages
  • Traders ETF simulant des stratégies
Taxe forfaitaire sur cession de métaux précieux
11,5 % du prix de cession (art. 150 VI CGI) : La cession de métaux précieux physiques est soumise à une taxe forfaitaire de 11,5 % (10 % + 0,5 % CRDS) du prix de cession, sans déduction des frais ni du prix d'achat. Une option pour le régime des plus-values mobilières est possible si l'investisseur peut justifier le prix et la date d'acquisition.
Abattement en cas d'option régime PV
5 % par an au-delà de 2 ans de détention : Si l'option pour le régime des plus-values est choisie, un abattement de 5 % par année de détention au-delà de la 2ᵉ année s'applique, conduisant à une exonération totale après 22 ans de détention.
Déclaration douanière obligatoire pour tout transport de métaux précieux > 10 000 € hors UE
Le Règlement UE 2018/1672 impose une déclaration douanière pour tout transport de métaux précieux d'une valeur supérieure à 10 000 € à destination ou en provenance d'un pays hors UE. Omission passible de sanctions.
  • L'option pour le régime des plus-values nécessite la justification du prix et de la date d'acquisition — sans facture ou attestation, seule la taxe forfaitaire est applicable
  • La taxe forfaitaire s'applique sur le prix de cession brut, pas sur la plus-value — un métal vendu à perte reste donc taxé à 11,5 % du prix de vente
  • L'abattement pour durée de détention court à partir du 3ᵉ anniversaire de l'acquisition, pas de la date exacte — une cession quelques jours avant le 3ᵉ anniversaire perd le bénéfice
  • Les métaux industriels (cuivre, palladium hors-bijouterie) ne sont pas soumis au même régime que les métaux d'investissement — le simulateur cible or, argent, platine en lingots ou pièces
  • Le transport physique au-delà de 10 000 € hors UE impose une déclaration douanière (Règlement UE 2018/1672) — non liée à la fiscalité mais à connaître
Ratio Or/Argent (GSR)
Nombre d'onces d'argent pour 1 once d'or. Moyenne ~60.
Cours Spot
Prix de référence marchés (London Fix).
Prime
Écart pièce/lingot vs cours spot.
TPV
Taxe forfaitaire 11,5% sur vente métaux.
Once Troy
31,1035 grammes.
Allocation tactique
Voir documentation de référence.
Contango / Backwardation
Voir documentation de référence.
ETF or physique
Voir documentation de référence.

Arbitrage Rachats Multi-Contrats Assurance-Vie

Optimisez l'ordre de rachat entre vos contrats d'assurance-vie. Comparez PFU, barème, rente viagère.

Ce simulateur optimise une stratégie de rachats sur un contrat d'assurance-vie après 8 ans, en exploitant au mieux l'abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple). Il chiffre le montant de rachat optimal pour neutraliser l'impôt sur le revenu, projette le revenu net disponible sur plusieurs années et compare cette stratégie à un rachat total unique.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur du contrat, la quote-part des produits (intérêts et plus-values), la date d'ouverture, sa situation familiale, sa tranche marginale d'imposition et le revenu annuel cible souhaité. Le simulateur calcule le montant de rachat dont la fraction produits reste sous l'abattement annuel (neutralisant l'IR), projette l'évolution du contrat avec valorisation, et restitue le nombre d'années d'utilisation possible et le revenu net annuel disponible.

Rachat optimal = Abattement / Quote-part produits — Produits imposables = 0 (si contrat > 8 ans)
  • Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) — outil d'aide à la recommandation de rachat
  • Banquiers privés et assureurs — optimisation lors des arbitrages clients
  • Particuliers multi-contrats — comprendre l'impact fiscal avant un retrait
  • Retraités en phase de décumulation — maximiser le revenu net après impôt
  • Experts-comptables et avocats fiscalistes — analyse comparative des options
Maturité fiscale du contrat
8 ans : La stratégie d'arbitrage via rachats/réinvestissements ne prend tout son sens qu'après 8 ans de détention du contrat, grâce à l'abattement annuel sur les produits.
Abattement annuel
4 600 € / 9 200 € : Après 8 ans, chaque rachat bénéficie d'un abattement sur la part de produits : 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple soumis à imposition commune).
  • L'abattement annuel est global par foyer fiscal sur l'ensemble des contrats AV — le simulateur raisonne sur un contrat, à ajuster si plusieurs contrats sont rachetés la même année
  • Les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus sur l'ensemble des produits, même en dessous de l'abattement — l'abattement porte uniquement sur l'IR
  • La quote-part produits/capital évolue à chaque versement : un versement récent augmente mécaniquement la fraction produits d'un rachat ultérieur
  • La stratégie d'étalement suppose la patience et la discipline — un besoin soudain de liquidité peut obliger à un rachat massif avec fiscalité lourde
  • L'évolution de la valorisation du contrat (fonds euros en baisse, UC volatiles) peut modifier l'équation projetée — l'hypothèse de rendement saisie est critique
Rachat partiel
Retrait d'une partie de l'épargne d'un contrat d'assurance-vie. Seule la fraction correspondant aux gains (produits) est imposée, le reste étant un remboursement du capital investi.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Taux forfaitaire de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) applicable par défaut aux gains des primes versées après le 27/09/2017.
PFL (Prélèvement Forfaitaire Libératoire)
Ancien régime d'imposition optionnel pour les primes versées avant le 27/09/2017 : 35 % ( 8 ans).
Part de gains
Fraction du rachat correspondant aux produits (plus-values). Calculée par proportionnalité : Rachat × (Encours − Primes versées) / Encours.
Abattement annuel
Franchise d'impôt sur les gains des contrats de plus de 8 ans : 4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple. Renouvelé chaque année.
Rente viagère
Conversion irréversible du capital en revenus périodiques versés jusqu'au décès. La fraction imposable dépend de l'âge au moment de la conversion.
Avance sur contrat
Prêt consenti par l'assureur, garanti par l'encours du contrat. L'avance n'est pas un fait générateur fiscal, mais elle engendre des intérêts à rembourser.
Fraction imposable
Pour les rentes viagères, pourcentage du montant de la rente soumis à l'impôt, déterminé par l'âge du rentier : 70 % (< 50 ans), 50 % (50-59), 40 % (60-69), 30 % (≥ 70 ans).
Clause bénéficiaire
Disposition du contrat d'assurance-vie désignant les personnes qui recevront le capital au décès de l'assuré, bénéficiant de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
Art. 990 I CGI
Régime fiscal des capitaux décès : abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les primes versées avant 70 ans, puis taxe de 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà.
Valeur liquidative (VL)
Valeur d'une part de fonds ou d'un contrat à un instant donné. L'encours du contrat est la VL totale des supports détenus.
Primes versées
Total des sommes investies sur le contrat depuis son ouverture. Sert de base au calcul de la part de gains et au seuil de 150 000 € pour le PFU.

Assurance Emprunteur

Calculez vos économies en changeant d'assurance emprunteur (résiliation à tout moment — loi Lemoine).

Ce simulateur compare le coût total d'une assurance emprunteur entre le contrat groupe proposé par la banque lors du prêt immobilier et une assurance déléguée souscrite auprès d'un assureur tiers. Il chiffre l'économie réalisée sur la durée du prêt en tenant compte de l'écart de taux, de la quotité assurée et de la garantie équivalente exigée par la banque.

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L'utilisateur saisit le montant du prêt, sa durée restante, le TAEA (taux annuel effectif d'assurance) du contrat groupe et celui de la délégation envisagée, la quotité assurée par emprunteur et le type d'assurance (capital restant dû ou capital initial constant). Le simulateur calcule le coût total de chaque option et l'économie brute, puis l'actualise sur la durée restante.

Coût assurance (CI) = Capital × TAEA × Durée — Coût assurance (CRD) = Σ annuelles (CRD × TAEA)
  • Emprunteurs actuels souhaitant réduire leurs coûts
  • Futurs acquéreurs comparant les offres
  • CGP et courtiers accompagnant leurs clients
Loi Lemoine — résiliation à tout moment (depuis juin 2022)
Depuis le 1er juin 2022 pour les nouveaux contrats (1er septembre 2022 pour les anciens), tout emprunteur peut résilier son assurance de prêt à tout moment, sans frais, et la remplacer par une offre concurrente présentant des garanties équivalentes. Aucun délai de préavis n'est imposé.
TAEA — Taux Annuel Effectif de l'Assurance
Indicateur obligatoire depuis 2015 permettant de comparer le coût des assurances emprunteur. Exprimé en pourcentage du capital emprunté, il doit figurer dans toute offre de prêt et proposition d'assurance. Formule : TAEA = ((1 + taux global prêt assuré) / (1 + taux global prêt non assuré)) − 1.
Délégation d'assurance — équivalence de garanties
Pour accepter une délégation d'assurance, la banque prêteuse doit vérifier que le nouveau contrat présente des garanties au moins équivalentes au contrat groupe, selon la grille de comparabilité définie par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser.
  • La banque est tenue d'accepter une délégation si les garanties sont équivalentes (loi Lagarde, Lemoine) : le simulateur ne vérifie pas l'équivalence, qui relève d'une comparaison fine des clauses
  • La loi Lemoine permet de résilier à tout moment l'assurance emprunteur depuis 2022 : le simulateur calcule l'économie sur la durée restante, pas sur la totalité du prêt si la résiliation est tardive
  • Le questionnaire médical peut faire varier le taux réellement proposé : le TAEA simulé est indicatif jusqu'à obtention d'une offre ferme
  • La quotité d'assurance peut différer entre les deux contrats — le simulateur applique celle saisie mais les banques imposent parfois 100 % + 100 % sur un couple
  • Le simulateur ne modélise pas le coût fiscal ou successoral d'une perte de couverture en cas de sinistre non garanti par la délégation
Délégation d'assurance
Faculté pour l'emprunteur de souscrire son assurance de prêt auprès d'un assureur autre que la banque prêteuse. Permise depuis la loi Lagarde (2010), elle permet généralement d'obtenir des tarifs 2 à 3 fois inférieurs à l'assurance groupe bancaire, en particulier pour les profils jeunes et en bonne santé.
Assurance groupe
Contrat d'assurance collectif proposé par la banque prêteuse à tous ses emprunteurs. Les garanties et tarifs sont mutualisés : les bons profils (jeunes, non-fumeurs, en bonne santé) subventionnent les profils à risque. Le taux est exprimé en pourcentage du capital initial et reste fixe tout au long du prêt.
TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance)
Indicateur standardisé exprimant le coût de l'assurance en pourcentage du capital emprunté. Obligatoire dans toute offre de prêt depuis 2015, il permet de comparer objectivement les offres d'assurance entre elles indépendamment du montant et de la durée du prêt.
Quotité
Pourcentage du capital assuré par chaque emprunteur. Pour un emprunt seul : 100%. Pour un couple co-emprunteur : répartition possible à 50/50, 70/30, ou 100/100 (couverture totale pour chaque emprunteur). La quotité totale doit être au minimum de 100%.
Garanties DC / PTIA / ITT
Trois garanties fondamentales de l'assurance emprunteur : DC (Décès) — remboursement du capital restant dû au décès ; PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) — invalidité nécessitant l'assistance d'une tierce personne ; ITT (Incapacité Temporaire Totale) — arrêt de travail complet, avec prise en charge des mensualités après un délai de franchise.
Loi Lemoine
Loi du 28 février 2022 permettant la résiliation à tout moment de l'assurance emprunteur sans frais, quel que soit l'ancienneté du crédit. Elle supprime également le questionnaire médical pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 € remboursés avant les 60 ans de l'assuré, et réduit le droit à l'oubli pour les anciens malades du cancer à 5 ans.
CRD (Capital Restant Dû)
Montant du capital encore à rembourser à une date donnée. Certaines assurances en délégation calculent leur prime sur le CRD (base dégressive) plutôt que sur le capital initial, ce qui réduit mécaniquement le coût de l'assurance au fil du remboursement.

Bilan Patrimonial Complet

Calculez votre bilan patrimonial complet : actifs immobiliers, financiers et professionnels, passifs, patrimoine net, IFI estimé et répartition.

Ce simulateur construit un bilan patrimonial complet d'un foyer en dressant l'inventaire de ses actifs (immobiliers, financiers, professionnels) et de ses passifs (crédits en cours, engagements). Il calcule le patrimoine net, analyse sa composition par classe d'actifs, chiffre la diversification et le taux d'endettement, et signale les axes d'optimisation potentiels (surconcentration, manque de liquidité, fiscalité non optimale).

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L'utilisateur saisit la valeur de chacun de ses actifs (résidence principale, immobilier locatif, comptes bancaires, assurance-vie, PEA, PER, SCPI, crypto, entreprise) et de ses passifs (crédit immobilier, crédits consommation, engagements de caution). Le simulateur totalise actifs et passifs pour restituer le patrimoine net, ventile la composition par classe d'actifs (immobilier, financier, professionnel, liquidités), chiffre le taux d'endettement et compare cette composition à des allocations cibles typiques selon l'âge et le profil.

Patrimoine_net = Sigma actifs (immo + financier + pro + liquidites) moins Sigma passifs Taux_endettement = Σ dettes / Σ actifs
  • Particuliers souhaitant faire le point — état des lieux annuel de leur patrimoine
  • Investisseurs immobiliers — suivi de l'évolution actif/passif et de l'endettement
  • Personnes proches du seuil IFI — estimation de leur exposition et de l'impôt potentiel
  • Candidats à une succession — évaluation du patrimoine transmissible
Seuil d'entrée dans l'IFI
1 300 000 € de patrimoine immobilier net au 1er janvier de l'année d'imposition (art. 964 CGI). En dessous de ce seuil, aucun IFI n'est dû.
Barème IFI par tranches
0,5 % de 800 001 € à 1 300 000 € — 0,7 % de 1 300 001 € à 2 570 000 € — 1 % de 2 570 001 € à 5 000 000 € — 1,25 % de 5 000 001 € à 10 000 000 € — 1,5 % au-delà de 10 000 000 €.
Abattement résidence principale
30 % de la valeur vénale de la résidence principale est déduit de l'assiette IFI (art. 973 CGI). L'abattement s'applique à la valeur brute avant déduction des dettes.
Déclaration IFI
L'IFI se déclare en même temps que l'impôt sur le revenu (formulaire 2042-IFI), généralement entre avril et juin de l'année suivante.
  • La valorisation des actifs immobiliers et des parts non cotées est approximative — une estimation trop généreuse fausse le bilan et peut avoir des conséquences fiscales (IFI, succession)
  • Le bilan patrimonial à un instant T est une photo qui masque l'évolution (performance, valorisation immobilière, amortissement des crédits) — un suivi périodique est recommandé
  • Les engagements hors bilan (caution, obligation alimentaire, rente à verser) ne sont pas toujours quantifiables mais doivent être tenus en tête
  • La simple ventilation par classe d'actifs ne mesure pas la diversification réelle : deux SCPI dans le même marché ou deux SICAV européennes ne constituent pas une vraie diversification
  • Le simulateur propose des allocations cibles typiques, mais il n'y a pas d'allocation universelle — le bon mix dépend des objectifs, de l'horizon et de la tolérance au risque individuelle
Patrimoine net
Différence entre la somme de tous les actifs (biens possédés) et la somme de tous les passifs (dettes). Indicateur clé de la richesse réelle d'un ménage.
IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière)
Impôt annuel sur le patrimoine immobilier net dépassant 1 300 000 €, remplaçant l'ISF depuis 2018. Seuls les actifs immobiliers (détenus directement ou via des sociétés) entrent dans l'assiette.
Taux d'endettement
Rapport entre le total des dettes et le total des actifs. Un taux supérieur à 33 % signale un endettement élevé qui peut fragiliser le patrimoine en cas de baisse des actifs.
Diversification patrimoniale
Répartition du patrimoine entre différentes classes d'actifs (immobilier, financier, professionnel) pour réduire le risque global et optimiser les rendements.
Intérêts composés
Mécanisme par lequel les intérêts produits par un capital s'ajoutent au capital initial pour produire à leur tour des intérêts. Formule : P × (1+r)ⁿ. Moteur principal de la croissance patrimoniale à long terme.

BSPCE — Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise

Simulez la fiscalité de vos BSPCE : gain d'exercice, plus-value de cession, régime fiscal selon l'ancienneté, PFU ou barème, prélèvements sociaux.

Ce simulateur chiffre la fiscalité des BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise) à l'exercice et à la cession des actions acquises. Il compare les deux stratégies principales — vente immédiate après exercice ou conservation longue — en appliquant les régimes fiscaux applicables selon l'ancienneté dans l'entreprise et la durée de détention des actions.

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L'utilisateur saisit le nombre de BSPCE détenus, leur prix d'exercice, la valorisation actuelle de l'action, l'ancienneté du bénéficiaire dans l'entreprise au moment de la cession, la durée de conservation des actions après exercice et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le régime fiscal applicable (taux forfaitaire 30 % ou 12,8 % selon l'ancienneté ; régime de droit commun des PV ou taux majoré 45 % si moins de 3 ans), intègre les prélèvements sociaux, et chiffre le produit net selon les deux stratégies.

BSPCE ≥ 3 ans d'ancienneté : PV de cession imposée à 12,8 % IR + 17,2 % PS — BSPCE < 3 ans : 45 % IR + 17,2 % PS
  • Salariés de startups détenant des BSPCE et anticipant un exit (levée de fonds, rachat, IPO)
  • Fondateurs et dirigeants optimisant le timing d'exercice et de cession
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant des clients dans l'écosystème tech/startup
  • DRH de startups dimensionnant les packages BSPCE pour leurs équipes
Régime favorable
3 ans de détention : Si les BSPCE sont exercés plus de 3 ans après leur attribution, le gain est imposé au taux forfaitaire de 12,8 % (+ 17,2 % PS). Avant 3 ans, le gain est imposé comme un salaire (barème IR + cotisations).
Ancienneté société
moins de 15 ans au moment de l'attribution : L'entreprise émettrice doit exister depuis moins de 15 ans à la date d'attribution des BSPCE pour que le régime fiscal favorable s'applique. Les BSPCE attribués par une société plus ancienne relèvent du régime des gains salariaux ordinaires.
Plafond de détention du capital par l'employé
75 % : Le bénéficiaire ne doit pas détenir plus de 75 % du capital de la société émettrice pour prétendre au régime. Au-delà, le gain est imposé comme un salaire (barème IR + cotisations) sans abattement.
Éligibilité société
moins de 50 % de détention par d'autres sociétés : La société émettrice doit être soumise à l'IS, non cotée ou cotée sur un marché de croissance, et ne pas être détenue à plus de 50 % par d'autres sociétés (critère d'indépendance). Ces conditions sont appréciées à la date d'attribution des bons.
  • Le taux forfaitaire de 12,8 % (au lieu de 30 %) nécessite une ancienneté dans l'entreprise d'au moins 3 ans à la date de cession — le simulateur applique cette règle, à vérifier selon la chronologie réelle
  • Les BSPCE ne peuvent être attribués que par des sociétés répondant à des critères stricts (non cotée ou capitalisation < 150 M€, âge < 15 ans, détention à 25 % min. par des personnes physiques) — en cas de non-respect, les avantages sont remis en cause
  • La cession doit porter sur les actions issues de l'exercice : une vente des BSPCE non exercés (rare) obéit à un autre régime
  • Les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus quel que soit le régime d'imposition choisi — règle correctement appliquée mais souvent sous-estimée dans les calculs rapides
  • La cession en cas de départ de l'entreprise peut modifier les droits : un départ pour faute ou démission peut entraîner la perte des BSPCE non exercés selon le plan en vigueur
BSPCE
Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise. Droit d'acheter des actions de la société à un prix fixé à l'avance (strike price), réservé aux salariés et dirigeants de jeunes entreprises.
Strike price (prix d'exercice)
Prix auquel le bénéficiaire peut acquérir les actions lors de l'exercice des BSPCE. Fixé au moment de l'attribution, il reflète la valeur de l'action à cette date.
Gain d'exercice
Différence entre la valeur de l'action au moment de l'exercice et le strike price. C'est le gain « latent » réalisé au moment de la souscription des actions.
Vesting
Période d'acquisition progressive des droits d'exercice des BSPCE. Typiquement 4 ans avec un cliff d'1 an (25 % acquis après 1 an, puis linéaire).
Cliff
Période minimale avant laquelle aucun BSPCE n'est exerçable. Généralement 12 mois. Si le salarié part avant le cliff, il perd tous ses BSPCE.
Cashless exercise
Exercice et cession simultanés : le salarié n'a pas besoin d'avancer le strike price. Le produit de cession sert à payer l'exercice et les impôts.
Contribution patronale
La société émettrice doit verser une contribution de 30 % sur les gains d'exercice des BSPCE attribués depuis le 1er janvier 2018. À la charge de l'employeur.

Budget Global Achat Immobilier

Estimez le budget total d'un achat immobilier : prix, frais de notaire, garantie bancaire, frais d'agence, travaux et crédit.

Ce simulateur construit un budget d'achat immobilier complet en intégrant prix d'achat, frais de notaire, travaux, garantie, frais bancaires et apport mobilisable. Il chiffre le plafond d'acquisition réaliste selon la capacité d'emprunt et distingue les scénarios résidence principale et investissement locatif dont les équations économiques diffèrent fortement.

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L'utilisateur saisit ses revenus nets mensuels, ses charges fixes, son apport personnel, le taux et la durée du prêt envisagé, et la nature du projet (résidence principale ou locatif). Le simulateur calcule la capacité d'emprunt HCSF, détermine le budget total maximum (apport + emprunt), déduit les frais incompressibles (notaire, garantie, dossier), intègre une réserve travaux et restitue le prix d'achat maximum du bien selon les deux scénarios.

Budget = Apport + Emprunt HCSF − Frais notaire − Garantie − Frais dossier − Réserve travaux
  • Primo-accédants préparant leur premier achat et souhaitant une vision complète du budget
  • Investisseurs immobiliers évaluant le coût total d'une opération
  • Ménages en recherche active calibrant leur enveloppe budgétaire avant les visites
  • CGP et courtiers accompagnant leurs clients dans la structuration du financement
Frais d'acquisition en neuf
environ 2 % à 3 % du prix (vs 7 % à 8 % dans l'ancien) : Dans le neuf, les frais d'acquisition sont réduits à environ 2 % à 3 % du prix de vente. Seuls les émoluments du notaire et les débours sont dus, ce qui représente une économie significative par rapport à l'immobilier ancien.
Apport minimum recommandé
10 % du prix pour couvrir les frais d'acquisition : Les banques exigent généralement un apport personnel couvrant a minima les frais d'acquisition (notaire, garantie, frais de dossier), soit environ 10 % du prix dans l'ancien. Un apport de 20 % à 30 % améliore les conditions d'emprunt (taux, durée, assurance) et réduit le risque de refus.
  • Le scénario locatif pondère les loyers projetés à 70 % pour l'intégration dans la capacité d'emprunt — le simulateur applique cette pondération standard, mais certaines banques sont plus ou moins strictes
  • L'apport minimum exigé par les banques est passé à 10-20 % du prix d'achat selon les profils — le simulateur signale ce seuil mais ne valide pas l'acceptation du dossier
  • La réserve travaux recommandée (5 à 10 % pour l'ancien, rarement nécessaire pour le neuf) est souvent sous-estimée dans les budgets serrés
  • Les frais de notaire varient entre 2-3 % (neuf) et 7-8 % (ancien) — le simulateur applique le taux saisi, à vérifier selon le régime du bien
  • Le simulateur ne modélise pas le coût d'opportunité de l'apport mobilisé (rendement perdu sur le placement alternatif), pourtant significatif sur le long terme
Prix FAI (Frais d'Agence Inclus)
Prix affiché par l'agence immobilière, incluant sa commission. Le prix net vendeur est obtenu en soustrayant les frais d'agence.
Frais de notaire
Ensemble des taxes et émoluments versés au notaire lors de la vente : droits de mutation (DMTO ~5,8 % dans l'ancien), émoluments du notaire, frais de formalités et débours.
Garantie bancaire
Sûreté exigée par la banque pour se protéger en cas de défaut. Le cautionnement (ex. Crédit Logement) est moins coûteux que l'hypothèque et partiellement remboursé en fin de prêt.
DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux)
Taxe perçue par le département lors de la vente d'un bien ancien. Taux moyen de 5,80 % du prix net vendeur.
Apport personnel
Épargne mobilisée par l'acquéreur pour financer une partie du projet. Réduit le montant emprunté et rassure la banque sur la capacité d'épargne.
Norme HCSF
Réglementation du Haut Conseil de Stabilité Financière limitant le taux d'effort à 35 % des revenus nets et la durée du crédit à 25 ans (27 ans dans le neuf).
Assurance emprunteur
Assurance obligatoire couvrant le décès, l'invalidité et l'incapacité de travail de l'emprunteur. Peut être souscrite auprès de la banque ou d'un assureur externe (délégation).

Capital Décès Nécessaire

Calculez le capital décès nécessaire pour protéger vos proches : maintien du niveau de vie, remboursement des dettes et frais d'éducation des enfants.

Ce simulateur évalue le montant de capital décès nécessaire pour protéger financièrement les proches d'un assuré. Il chiffre le besoin net à couvrir, déduction faite des ressources disponibles, et aide à dimensionner une police d'assurance décès cohérente avec la situation du foyer.

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Le simulateur additionne les besoins financiers en cas de décès : maintien du niveau de vie du conjoint et des enfants sur la durée souhaitée, remboursement des dettes (crédit immobilier, crédits consommation), frais d'éducation jusqu'à l'autonomie des enfants et frais d'obsèques. Il déduit ensuite les ressources disponibles (pension de réversion, capital décès Sécurité sociale, épargne existante) pour obtenir le besoin net à couvrir.

Deux formes principales de couverture existent. L'assurance décès temporaire offre des primes faibles pour une couverture limitée dans le temps, sans valeur de rachat : elle est particulièrement adaptée à la couverture d'un crédit immobilier. L'assurance vie entière offre une couverture à vie, avec des primes plus élevées mais une valeur de rachat et un rôle de transmission patrimoniale. Le choix entre les deux dépend de l'objectif (protection temporaire ou transmission) et du budget de prime acceptable.

Besoin_net = (Maintien_niveau_vie_conjoint + Remboursement_dettes + Frais_education + Frais_obseques) moins (Reversion + Capital_deces_SS + Epargne_existante) Prime_annuelle = Besoin_net × tarif_age_fumeur × (1 / Duree_couverture)
  • Parents de famille souhaitant protéger leur conjoint et enfants
  • Emprunteurs voulant couvrir leurs dettes au-delà de l'assurance emprunteur
  • Chefs d'entreprise préparant une garantie homme-clé
  • CGP et courtiers établissant un bilan de prévoyance pour leurs clients
Délai de demande
2 ans après le décès : Le capital décès de la Sécurité sociale doit être demandé dans les 2 ans suivant le décès. Passé ce délai, le droit est prescrit.
Capital décès assurance-vie
exonéré dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans) : Les capitaux décès versés aux bénéficiaires d'un contrat d'assurance-vie échappent aux droits de succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire, pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré (art. 990 I CGI). Au-delà, prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %. Pour les primes versées après 70 ans, c'est l'article 757 B CGI qui s'applique (abattement global de 30 500 € pour l'ensemble des bénéficiaires).
  • Le montant suggéré est un ordre de grandeur — la prime réelle dépend de l'âge, de l'état de santé et de la profession de l'assuré, non modélisés ici
  • Le simulateur ne tient pas compte des garanties prévoyance déjà en place (contrat collectif d'entreprise, Sécurité sociale) : vérifier ces couvertures avant de souscrire
  • Le besoin est à réévaluer à chaque changement de vie significatif (naissance, achat immobilier, divorce, retraite)
  • Les hypothèses d'inflation et de coût de la vie sur la durée projetée sont des moyennes — un environnement inflationniste prolongé peut remettre en cause la projection
  • Le simulateur ne distingue pas formellement les deux grands types de contrats (temporaire / vie entière) : refaire l'analyse selon le type de police envisagé
Capital décès
Somme versée aux bénéficiaires désignés lors du décès de l'assuré.
Quotité
Pourcentage du capital couvert sur la tête de chaque co-emprunteur pour l'assurance emprunteur.
Clause bénéficiaire
Disposition du contrat désignant les personnes qui recevront le capital en cas de décès.
Allocation veuvage
Aide versée par la Sécurité sociale au conjoint survivant de moins de 55 ans pendant 2 ans maximum.
Prévoyance
Ensemble des garanties protégeant contre les risques liés à la personne : décès, invalidité, incapacité.
Assurance temporaire décès
Contrat garantissant le versement d'un capital si le décès survient pendant une période déterminée.

Charges de Copropriété Déductibles

Identifiez les charges de copropriété déductibles de vos revenus fonciers (régime réel) et calculez votre économie fiscale 2026.

Ce simulateur chiffre la part déductible des charges de copropriété pour un bailleur d'un bien loué en location nue. Il distingue les charges récupérables auprès du locataire (non déductibles pour le bailleur) et les charges non récupérables (déductibles des revenus fonciers au régime réel), puis calcule l'économie fiscale associée à l'option pour le régime réel comparée au micro-foncier.

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L'utilisateur saisit le montant des appels de charges de copropriété, leur ventilation approximative entre récupérables et non récupérables, les loyers annuels perçus, le régime fiscal appliqué et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le résultat foncier net après déduction des charges non récupérables, l'imposition au régime réel, et la compare à l'imposition en micro-foncier (abattement forfaitaire 30 %) pour identifier l'option fiscalement optimale.

Charges récupérables : non déductibles (remboursées par le locataire) — Charges non récupérables : déductibles intégralement au régime réel
  • Propriétaires bailleurs en copropriété souhaitant optimiser leur fiscalité
  • Investisseurs locatifs arbitrant entre régime micro-foncier et réel
  • Déclarants préparant leur déclaration 2044 (revenus fonciers)
  • Experts-comptables et conseillers patrimoniaux accompagnant des bailleurs
Micro-foncier
seuil 15 000 € et abattement 30 % : Le régime micro-foncier (art. 32 CGI) est applicable automatiquement si vos revenus fonciers bruts annuels sont inférieurs à 15 000 €. Il permet de déduire forfaitairement 30 % des loyers sans justificatif. Vous pouvez y renoncer pour opter pour le régime réel — option irrévocable pendant 3 ans. Le micro-foncier est interdit en cas de détention de parts de SCPI ou de revenus de SCI IS.
Déficit foncier
imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € : Si vos charges déductibles dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. La partie liée aux intérêts d'emprunt s'impute uniquement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. La partie hors intérêts est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €/an (art. 156-I CGI), le solde reportable sur 10 ans. Cette règle permet de réduire l'imposition globale du foyer.
Fonds de travaux Alur
non déductible à l'appel : La contribution annuelle obligatoire au fonds de travaux (minimum 5 % du budget prévisionnel de la copropriété depuis la loi Alur 2014, art. L14-2 loi du 10 juillet 1965) n'est pas déductible l'année du versement. Elle ne le devient qu'à partir de l'année où les travaux financés par ce fonds sont effectivement réalisés. Cette règle est stricte : l'administration fiscale contrôle la réalité des travaux.
  • La ventilation récupérable / non-récupérable dépend du décret du 26 août 1987 : le simulateur propose une clé de répartition par défaut à ajuster selon le détail du budget de copropriété
  • Les provisions pour travaux futurs (fonds travaux obligatoire, provisions exceptionnelles) obéissent à des règles spécifiques de déduction — le simulateur applique la règle de l'année d'appel
  • L'option pour le régime réel est irrévocable pendant trois ans : le simulateur éclaire le choix pour l'année en cours, à vérifier sur une projection pluriannuelle
  • Les travaux votés en assemblée générale peuvent générer un déficit foncier important l'année de paiement — à modéliser séparément si applicable
  • Le simulateur ne gère pas les charges spécifiques aux locations meublées (LMNP / LMP) qui relèvent d'un autre régime
Charges récupérables
Charges que la loi autorise le propriétaire à récupérer auprès du locataire (eau froide, entretien des parties communes, ascenseur, ordures ménagères, etc.). Listées par le décret du 26/08/1987. Ces charges ne sont pas déductibles du revenu foncier, car elles sont remboursées par le locataire et ne constituent pas une charge nette pour le propriétaire.
Charges non récupérables
Charges de copropriété restant à la charge définitive du propriétaire : grosses réparations, gros entretien, honoraires du syndic, assurance immeuble, etc. Ce sont ces charges qui sont déductibles du revenu foncier au régime réel.
Provisions pour travaux
Appels de fonds votés en Assemblée Générale pour des travaux inscrits au budget prévisionnel ou aux programmes pluriannuels. Déductibles l'année de l'appel (non l'année du paiement si différé). Si les travaux ne sont pas réalisés, la provision est réintégrée dans le revenu foncier l'année où elle est restituée.
Déficit foncier
Situation où les charges déductibles excèdent les revenus fonciers. Mécanisme fiscal avantageux permettant de réduire l'imposition globale. La partie hors intérêts est imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an, ce qui correspond à une économie d'impôt de 3 210 € (TMI 30 %) à 4 815 € (TMI 45 %) par an.
Déclaration 2044
Formulaire CERFA permettant de déclarer ses revenus fonciers au régime réel. Il liste les revenus bruts et toutes les charges déductibles poste par poste. Il permet également de déclarer le déficit foncier le cas échéant. À joindre à la déclaration de revenus principale (formulaire 2042).

Clause de Préciput

Comparez la protection du conjoint survivant avec et sans clause de préciput : biens prélevables, impact selon le régime matrimonial.

Ce simulateur chiffre l'impact patrimonial d'une clause de préciput insérée dans un contrat de mariage. Cette clause permet au conjoint survivant de prélever, avant tout partage, un bien ou une somme déterminés sur la communauté, sans que ce prélèvement soit soumis aux droits de succession. Le simulateur projette l'économie successorale et compare avec l'attribution classique à parts égales.

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L'utilisateur saisit le régime matrimonial applicable (communauté réduite aux acquêts, communauté universelle), la valeur du bien ou de la somme stipulée au préciput (résidence principale, assurance-vie, portefeuille titres), la valeur totale de la communauté et la composition familiale. Le simulateur projette la part revenant au conjoint survivant avec et sans préciput, chiffre l'économie de droits de succession (le préciput n'étant pas soumis aux DMTG) et signale l'impact sur les droits des enfants, en particulier leur réserve héréditaire.

Part_conjoint_avec_preciput = Valeur_preciput + 1/2 × (Communaute moins Preciput) Economie_DMTG = Valeur_preciput × taux_DMTG_moyen_conjoint_sans_preciput Impact_reserve_enfants : reduction eventuelle si reserve hereditaire entamee
  • Notaires conseillant des couples sur la rédaction ou la modification de leur contrat de mariage pour intégrer une clause de préciput.
  • CGP / CGPI structurant la protection du conjoint survivant dans le cadre d'une stratégie patrimoniale globale (cumul préciput + DDV + assurance-vie).
  • Couples mariés sous un régime de communauté souhaitant comprendre l'impact concret du préciput sur la répartition de leur patrimoine au décès.
  • Familles recomposées devant mesurer le risque d'action en retranchement des enfants non communs.
  • Avocats en droit de la famille évaluant les avantages matrimoniaux dans le cadre de litiges successoraux.
Clause de préciput
insérée au contrat de mariage ou par modification après 2 ans d'application du régime : La clause de préciput est insérée dans le contrat de mariage lors de la célébration ou par modification ultérieure (acte notarié + homologation judiciaire si enfants mineurs ou créancier opposant, art. 1397 C. civ.). Toute modification nécessite que le régime actuel ait été appliqué pendant au moins 2 ans.
Préciput exercé
soumis au droit de partage de 1,1 % sur la valeur vénale du bien prélevé : Lorsque le conjoint survivant exerce son droit de préciput, ce prélèvement est soumis au droit de partage de 1,1 % (art. 746 CGI) calculé sur la valeur vénale du bien prélevé, au même titre que le partage successoral des autres biens communs.
  • La clause de préciput nécessite une rédaction précise dans le contrat de mariage initial ou un changement de régime matrimonial — le simulateur chiffre l'effet mais la rédaction relève du notaire
  • Le préciput ne peut porter que sur des biens de la communauté : en séparation de biens, il n'a pas d'objet
  • L'absence de soumission aux droits de succession est un atout fiscal, mais la clause peut être contestée par les héritiers réservataires si elle porte atteinte à leur réserve héréditaire
  • Le préciput portant sur une assurance-vie interagit avec la clause bénéficiaire : en cas de clauses contradictoires, le bénéficiaire désigné prime en principe, mais le contentieux est fréquent
  • La contribution aux dettes de la communauté reste due par le conjoint préleveur à due proportion — le préciput n'éteint pas les obligations solidaires antérieures
Préciput
Clause du contrat de mariage permettant au conjoint survivant de prélever un ou plusieurs biens communs avant le partage successoral, hors droits de succession.
Avantage matrimonial
Bénéfice résultant du régime matrimonial ou de ses aménagements contractuels (préciput, clause de partage inégal, attribution intégrale). Ne constitue pas une donation mais peut être réduit en présence d'enfants non communs.
Action en retranchement
Droit reconnu aux enfants non communs de demander la réduction d'un avantage matrimonial excessif (art. 1527 al. 2 C. civ.), dans la limite de la quotité disponible spéciale entre époux.
Quotité disponible spéciale entre époux
Part maximale du patrimoine pouvant être transmise au conjoint sans empiéter sur la réserve des enfants (art. 1094-1 C. civ.) : usufruit totalité, ou 1/4 PP + 3/4 usufruit, ou quotité disponible ordinaire.
Communauté universelle
Régime matrimonial dans lequel tous les biens (présents et futurs) sont communs. Avec clause d'attribution intégrale, le survivant recueille la totalité sans succession.
Communauté légale (acquêts)
Régime matrimonial par défaut en France. Seuls les biens acquis pendant le mariage sont communs ; les biens reçus par donation ou succession restent propres.
Option successorale du conjoint
Choix offert au conjoint survivant entre 100% en usufruit ou 1/4 en pleine propriété sur la succession (art. 757 C. civ.). L'option usufruit n'est pas disponible en présence d'enfants non communs.
Barème 669 CGI
Table fixant la valeur respective de l'usufruit et de la nue-propriété en fonction de l'âge de l'usufruitier, par tranches de 10 ans. Utilisé pour la valorisation fiscale des démembrements.
Réserve héréditaire
Part minimale du patrimoine du défunt légalement réservée aux héritiers réservataires (descendants). La quotité disponible est le complément de la réserve.
Masse successorale
Ensemble des biens et droits composant la succession du défunt, après déduction des dettes et prélèvement du préciput. Base de calcul des parts héréditaires et des droits de succession.

Compte à Terme — Rendement Net

Calculez le rendement net de votre CAT : formule simple, progressive ou renouvelable. Fiscalité PFU ou barème.

Ce simulateur chiffre le rendement net d'un compte à terme (CAT), placement bancaire à capital garanti sur une durée fixée avec un taux connu à l'avance. Il applique la fiscalité des revenus de capitaux mobiliers (PFU 30 % ou barème progressif), intègre les éventuelles pénalités de sortie anticipée et compare avec d'autres placements sécurisés équivalents.

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L'utilisateur saisit le capital à placer, la durée du CAT, le taux nominal brut proposé, sa tranche marginale d'imposition et le régime fiscal choisi (PFU par défaut ou barème). Le simulateur calcule les intérêts bruts capitalisés ou progressifs, applique les prélèvements sociaux (17,2 %) et l'IR (12,8 % au PFU ou TMI au barème), et restitue le rendement net annualisé après impôts ainsi que le capital disponible à l'échéance.

Intérêts bruts = Capital × Taux × Durée — Net = Intérêts × (1 − 30 % au PFU)
  • Épargnants plaçant un capital sans risque
  • Contribuables comparant PFU vs barème IR
  • Investisseurs prudents cherchant une alternative aux livrets
Sortie anticipée
pénalité contractuelle typiquement de 0,5 % à 1 % du taux nominal : En cas de rupture anticipée d'un CAT, la banque applique une pénalité définie au contrat, typiquement une réduction de 0,5 % à 1 % du taux nominal. Certains CAT sont non rachetables avant l'échéance. Les intérêts courus restent acquis mais diminués de la pénalité.
Intérêts de CAT
soumis au PFU global de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) ou barème progressif sur option globale : Les intérêts perçus sur un CAT sont des revenus de capitaux mobiliers soumis par défaut au PFU de 30 %. L'option pour le barème progressif est globale (s'applique à l'ensemble des revenus du capital de l'année) et peut être avantageuse pour les TMI 0 % et 11 %.
Garantie FGDR
100 000 € par déposant et par établissement (Directive 2014/49/UE, art. L312-4 CMF) : Les CAT sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement bancaire. Diviser les dépôts entre plusieurs banques permet de multiplier la couverture.
  • Le capital placé sur un CAT est bloqué pendant la durée convenue — une sortie anticipée applique une pénalité contractuelle (0,5 % à 1 % du taux nominal) qui réduit sensiblement le rendement
  • Certains CAT sont non rachetables avant l'échéance : le simulateur prend le cas standard avec pénalité, à vérifier dans les conditions du contrat
  • La garantie FGDR couvre les dépôts bancaires jusqu'à 100 000 € par déposant et par établissement : au-delà, diviser entre plusieurs banques protège mieux
  • Le taux nominal affiché est parfois un taux progressif : le rendement effectif actuariel peut être inférieur au taux de la dernière année mis en avant
  • L'option pour le barème progressif (au lieu du PFU) n'est avantageuse que pour les TMI 0 % et 11 % — le simulateur compare les deux options si l'utilisateur le demande
CAT
Dépôt bancaire à durée déterminée avec taux garanti.
PFU
Flat tax de 30% sur les revenus du capital.
TMI
Tranche marginale d'imposition.
FGDR
Garantie des dépôts jusqu'à 100 000 €.
Rendement réel
Rendement net diminué de l'inflation.
CAT à taux progressif
Voir documentation de référence.
Clause de renouvellement
Voir documentation de référence.
Pénalité de sortie anticipée
Voir documentation de référence.

Coût de la Dépendance

Estimez le coût mensuel de la dépendance : EHPAD, maintien à domicile ou accueil familial. Reste à charge après aides (APA, aide sociale) selon votre GIR.

Ce simulateur compare le coût réel des trois principales solutions d'hébergement pour une personne âgée en perte d'autonomie : l'EHPAD, le maintien à domicile et l'accueil familial.

Il calcule le reste à charge après déduction des aides (APA, aides caisses, crédit d'impôt) et projette les coûts sur plusieurs années.

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Pour chaque option d'hébergement saisie (EHPAD, maintien à domicile, accueil familial), le simulateur additionne les postes de coût renseignés, déduit les aides auxquelles la personne est éligible selon son niveau de perte d'autonomie et ses ressources, et projette le reste à charge mensuel net avec une revalorisation annuelle. Il restitue une comparaison directe des trois scénarios sur la durée choisie.

Reste_a_charge_mensuel = Sigma couts_hebergement (loyer + soins + dependance) moins Sigma aides (APA + aide_sociale + APL) Cout_cumule = Sigma_t Reste_a_charge(t) × (1 + revalorisation)^t
  • Familles cherchant la meilleure solution pour un proche dépendant
  • Seniors anticipant leur propre prise en charge
  • Aidants évaluant les options financièrement viables
  • CGP et notaires conseillant leurs clients sur l'anticipation de la dépendance
APA en établissement
entre 0 € et environ 2 000 €/mois selon le GIR et les ressources : Le montant de l'APA en établissement dépend du tarif dépendance de l'EHPAD, du niveau de perte d'autonomie (GIR 1 à 4) et des ressources. Le plan d'aide est plafonné par groupe GIR : GIR 1-2 environ 1 700 €/mois, GIR 3-4 environ 1 000 €/mois.
Crédit d'impôt services à la personne
50 % des dépenses dans la limite de 15 000 €/an (20 000 € pour personnes handicapées) : Les dépenses d'aide à domicile ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % dans la limite de 15 000 € de dépenses annuelles, portée à 20 000 € pour les personnes en situation de handicap. Le crédit est remboursé si supérieur à l'IR dû, ce qui en fait un avantage accessible à tous les niveaux de revenus.
  • Les tarifs d'hébergement varient fortement selon les départements et les établissements — saisir des montants réels plutôt que de s'appuyer sur des moyennes nationales
  • Le niveau d'aide APA simulé suppose une classification GIR et des ressources cohérentes avec le plan d'aide départemental, qui peut diverger
  • Le simulateur ne modélise pas la récupération sur succession liée à l'aide sociale à l'hébergement — point à anticiper séparément
  • Les frais annexes (transport, sorties, compléments alimentaires, aménagements) sont souvent sous-estimés dans les projections
  • La durée d'hébergement en EHPAD est incertaine : tester plusieurs durées pour mesurer l'impact sur le reste à charge cumulé
GIR
Groupe Iso-Ressources : échelle de 1 à 6 mesurant le niveau de dépendance.
APA
Allocation Personnalisée d'Autonomie : aide départementale pour les GIR 1 à 4.
ASH
Aide Sociale à l'Hébergement : aide pour les personnes ne pouvant payer l'EHPAD, récupérable sur succession.
Tarif hébergement
Coût du logement, restauration et entretien en EHPAD, à la charge du résident.
Tarif dépendance
Surcoût lié au niveau de dépendance en EHPAD, partiellement couvert par l'APA.
Accueil familial
Hébergement chez un particulier agréé par le Conseil départemental.

Crédit à la Consommation 2026

Calculez mensualités, coût total et TAEG de votre crédit à la consommation. Comparez plusieurs durées et mesurez l'impact des frais et de l'assurance.

Ce simulateur chiffre le coût total d'un crédit à la consommation (prêt personnel, crédit affecté, crédit renouvelable) en fonction du capital emprunté, de la durée et du TAEG proposé. Il restitue le coût total, les mensualités, le tableau d'amortissement et vérifie la conformité aux plafonds de l'usure fixés trimestriellement par la Banque de France.

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L'utilisateur saisit le capital emprunté, la durée du crédit (de 3 mois à 7 ans maximum pour un prêt personnel), le TAEG proposé et le type de crédit (personnel, affecté, renouvelable). Le simulateur calcule la mensualité par la formule des annuités constantes, chiffre les intérêts totaux, génère le tableau d'amortissement et compare le TAEG au taux de l'usure en vigueur pour la catégorie de prêt concernée.

Mensualité = Capital × (Taux / 12) / (1 − (1 + Taux/12)^(-n))
  • Emprunteurs comparant les offres de crédit avant souscription
  • Consommateurs évaluant l'impact d'un achat financé sur leur budget mensuel
  • Conseillers budgétaires simulant différents scénarios de remboursement
Plafond légal
75 000 € — au-delà, règles du crédit immobilier : Le crédit à la consommation s'applique aux prêts entre 200 € et 75 000 € destinés à des usages non immobiliers. Au-delà de 75 000 €, la réglementation du crédit immobilier (art. L313-1 et suivants) s'applique, avec des règles plus strictes (FICHE, offre de prêt, délai légal d'acceptation).
Délai de rétractation
14 jours calendaires : L'emprunteur dispose de 14 jours calendaires à compter de l'acceptation de l'offre pour se rétracter sans frais ni pénalités. Durant ce délai, le prêteur ne peut pas débloquer les fonds (sauf demande expresse de l'emprunteur). Art. L312-19 Code consommation.
Taux d'usure
publié chaque trimestre par la Banque de France : Aucun crédit ne peut être accordé à un TAEG supérieur au taux d'usure en vigueur. Ces taux sont publiés au Journal Officiel chaque trimestre. Pour les prêts personnels > 6 000 €, le taux d'usure est d'environ 21 % au 1er trimestre 2026. Art. L314-6 Code consommation.
  • Le TAEG ne peut pas dépasser le taux de l'usure publié par la Banque de France — le simulateur signale le dépassement mais certaines mensualisations (frais annexes) peuvent faire varier le TAEG effectif
  • Les crédits renouvelables ont des TAEG souvent très élevés (parfois > 20 %) : le simulateur chiffre le coût réel, souvent largement supérieur à la perception immédiate
  • Le crédit affecté est lié à un achat précis et s'annule en cas de rétractation du contrat principal — le simulateur applique le calcul mais la protection légale est spécifique
  • Le droit de rétractation de 14 jours est un droit légal non modélisé financièrement — à exercer par lettre recommandée dans le délai
  • L'assurance emprunteur sur un crédit consommation est souvent proposée mais facultative (sauf exceptions) — le simulateur l'intègre si l'utilisateur la saisit
TAEG (Taux Annuel Effectif Global)
Indicateur standardisé permettant de comparer les crédits entre eux. Il inclut le taux nominal, les frais de dossier obligatoires et l'assurance obligatoire. Exprimé en pourcentage annuel. C'est la seule base légale de comparaison des offres de crédit à la consommation.
Prêt amortissable à mensualités constantes
Type de crédit où chaque mensualité est fixe. La part des intérêts diminue progressivement tandis que la part de remboursement du capital augmente. En début de crédit, la majorité de la mensualité couvre les intérêts ; en fin de crédit, elle couvre principalement le capital.
Taux d'usure
Taux maximal au-delà duquel un prêt est usuraire et donc illégal. Calculé par la Banque de France chaque trimestre comme 1,33 fois le taux moyen pratiqué par les établissements de crédit au cours des 3 mois précédents. Un dépassement du taux d'usure est une infraction pénale (art. L341-50 Code conso).
Crédit revolving
Crédit renouvelable permettant de disposer en permanence d'une réserve d'argent reconstituée au fur et à mesure des remboursements. Les taux sont généralement beaucoup plus élevés (15–20 %) que les prêts personnels classiques. Régi par des règles spécifiques (information obligatoire, amortissement minimum).

Crédit Lombard

Simulez un crédit Lombard adossé à votre portefeuille : LTV applicable, taux d'intérêt et coût des intérêts. Comparaison avec un rachat d'actifs.

Ce simulateur évalue la pertinence d'un crédit lombard (prêt adossé à un portefeuille titres) comme levier patrimonial. Il chiffre le différentiel entre le taux du crédit et le rendement du portefeuille mis en garantie, projette l'effet de levier obtenu et alerte sur le risque d'appel de marge en cas de baisse significative des actifs sous-jacents.

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L'utilisateur saisit la valeur du portefeuille titres mobilisable, la quotité de financement accordée par la banque (typiquement 50 à 70 % selon les actifs), le taux du crédit proposé, la durée et le rendement espéré du portefeuille. Le simulateur calcule le montant empruntable, chiffre l'effet de levier, compare le coût des intérêts au rendement attendu du portefeuille (ou des investissements financés par le crédit) et projette le scénario central et le scénario stressé (baisse du portefeuille de 20-30 %).

Effet de levier = (Rendement portefeuille × (1 + quotité)) − (Taux crédit × quotité)
  • Investisseurs patrimoniaux disposant d'un portefeuille financier significatif (> 100 000 €)
  • Dirigeants d'entreprise souhaitant mobiliser leur patrimoine sans céder leurs participations
  • Particuliers ayant un besoin de liquidités ponctuel (achat immobilier, opportunité d'investissement)
  • CGP et family offices accompagnant leurs clients dans l'optimisation de leur trésorerie
LTV typique
70 % sur fonds euros, 60 % sur obligations IG, 50 % sur actions diversifiées : Le ratio LTV varie selon la liquidité et la volatilité des actifs nantis : 70 % sur fonds euros d'assurance-vie, 60 % sur obligations investment grade, 50 % sur actions cotées diversifiées. En cas de baisse du portefeuille, un appel de marge est déclenché si le LTV dépasse le seuil contractuel.
Intérêts déductibles uniquement si le crédit finance un investissement générant des revenus imposables
Les intérêts d'un crédit Lombard sont déductibles fiscalement uniquement si les sommes empruntées sont affectées à l'acquisition d'un actif générant des revenus imposables. En cas d'usage personnel ou mixte, la déductibilité est totalement perdue.
  • Le crédit lombard expose à l'appel de marge : une baisse significative de la valeur du portefeuille (typiquement -15 à -25 %) peut obliger à apporter des liquidités ou à vendre des titres au pire moment
  • La quotité de financement varie selon les actifs mis en garantie : 70 % pour les obligations d'État, 50 % pour les actions, 30 à 40 % seulement pour les UC risquées — le simulateur applique la quotité saisie
  • Le taux du crédit lombard est variable et indexé (EURIBOR + marge) : une hausse des taux directeurs renchérit le coût pendant la durée du prêt, modifiant l'équation
  • L'investissement financé par le crédit lombard (immobilier, entreprise, autres actifs) doit générer un rendement net après fiscalité supérieur au coût du crédit pour justifier l'opération
  • Le crédit lombard est réservé aux patrimoines importants (ticket d'entrée typiquement 250 000 € ou plus) et n'est pas une solution grand public — le simulateur ne vérifie pas l'éligibilité
LTV (Loan-to-Value)
Ratio entre le montant emprunté et la valeur des actifs en garantie. Plus l'actif est volatil, plus le LTV est bas.
Nantissement
Mise en garantie d'un actif financier au profit du prêteur, sans transfert de propriété. Vous restez propriétaire mais ne pouvez pas vendre.
Appel de marge
Demande de la banque d'apporter des garanties supplémentaires ou de rembourser une partie du prêt lorsque la valeur du collatéral baisse.
Collatéral
Actif mis en garantie du prêt (synonyme de « gage » ou « sûreté »).
Blue Chips
Actions de grandes entreprises bien établies, considérées comme stables et fiables (ex: CAC 40, S&P 500).
Investment Grade (IG)
Obligations notées BBB- ou mieux par les agences de notation, considérées comme peu risquées.
Plus-value latente
Gain potentiel non encore réalisé, correspondant à la différence entre la valeur actuelle et le prix d'acquisition.

DCA vs Lump Sum

Comparez investissement progressif (DCA) et en une fois (Lump Sum) sur données historiques de marché. Impact du timing sur le capital final et le TRI.

Ce simulateur compare deux stratégies d'investissement d'un capital disponible : le versement unique immédiat (Lump Sum) et l'investissement progressif régulier (Dollar Cost Averaging, DCA). Il rejoue les deux scénarios sur des données historiques de marché et chiffre laquelle aurait produit le meilleur résultat sur la période choisie.

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Le simulateur rejoue les deux stratégies sur des données historiques de marché sur la période choisie : le Lump Sum investit l'intégralité du capital au premier jour, le DCA l'investit en fractions égales à intervalles réguliers. Pour chaque stratégie, il calcule le capital final, la performance annualisée et l'écart entre les deux approches. La simulation peut être lancée sur différentes fenêtres temporelles pour observer la sensibilité au point d'entrée.

Lump_Sum_final = Capital_initial × Prod_t (1 + rendement_t) DCA_final = Σ_i (Capital / N) × Prod_{t=i..T} (1 + rendement_t) Ecart = Lump_Sum_final moins DCA_final (sur serie historique simulee)
  • Épargnants avec un capital à placer — Héritage, prime, vente immobilière
  • Investisseurs débutants — Pour comprendre l'impact du timing sur la performance
  • Investisseurs émotionnels — Pour quantifier l'intérêt du DCA en termes de confort
  • Conseillers financiers — Pour illustrer les différentes stratégies à leurs clients
Fréquence DCA
mensuelle recommandée pour lisser les coûts de transaction : Le DCA est plus efficace à lisser le prix de revient moyen avec des versements réguliers mensuels ou trimestriels. Une fréquence trop élevée augmente les frais de transaction sans gain statistiquement significatif sur le prix moyen d'entrée.
Lump Sum surperforme dans 2/3 des cas historiques sur marchés haussiers sur 10 ans
Les études Vanguard montrent qu'investir immédiatement en Lump Sum surperforme le DCA dans environ 2/3 des cas sur des marchés développés sur 10 ans, en raison de la prime de risque qui récompense le temps investi. Sur le marché actions américain de 1926 à 2020, le Lump Sum a surperformé le DCA de 2,3 % par an en moyenne.
  • Les données historiques utilisées ne préjugent pas des performances futures : le résultat est un guide statistique, pas une prédiction
  • Le simulateur ne modélise pas le comportement réel de l'investisseur face à une chute de marché, qui peut annuler le bénéfice théorique de la stratégie retenue
  • La fréquence de versement du DCA influe sur les frais de transaction cumulés — l'hypothèse de frais utilisée dans la simulation doit correspondre à la réalité du broker
  • L'horizon de placement supposé est fixe : une sortie anticipée non modélisée change significativement le résultat
  • Le régime fiscal appliqué à la sortie (PFU, barème, exonérations d'enveloppe) n'est pas intégré au calcul de performance — en tenir compte séparément
Lump Sum
Investissement de la totalité du capital en une seule fois, immédiatement.
DCA (Dollar Cost Averaging)
Investissement programmé de montants fixes à intervalles réguliers pour lisser le prix d'achat.
Time in market
Durée pendant laquelle le capital est exposé au marché. "Time in market beats timing the market."
Market timing
Tentative de prédire les mouvements du marché pour acheter bas et vendre haut.
Volatilité
Mesure de l'amplitude des variations de prix d'un actif (écart-type des rendements).
Aversion à la perte
Biais cognitif : la douleur d'une perte est ressentie 2x plus fortement que le plaisir d'un gain équivalent.
Coût d'opportunité
Rendement perdu en gardant du cash au lieu de l'investir immédiatement.
Médiane des points d'entrée
Voir documentation de référence.
Sharpe Ratio
Voir documentation de référence.
Biais comportementaux
Voir documentation de référence.

Divorce — Impact Patrimonial

Simulez l'impact patrimonial d'un divorce : partage des biens selon le régime matrimonial, prestation compensatoire et fiscalité du partage.

Ce simulateur chiffre l'impact patrimonial d'un divorce selon la procédure choisie : divorce amiable par consentement mutuel (plus rapide, moins coûteux) ou divorce contentieux (pour faute, altération du lien conjugal). Il projette le coût de chaque procédure, la répartition des biens selon le régime matrimonial et l'éventuelle prestation compensatoire due.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le régime matrimonial (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, participation aux acquêts), la valeur du patrimoine commun et des patrimoines propres de chaque époux, la disparité de revenus et la procédure envisagée. Le simulateur liquide la communauté selon les règles du régime, chiffre la soulte éventuellement due entre époux, ajoute la prestation compensatoire indicative et les frais de procédure (honoraires avocats, droits d'enregistrement, frais notariaux).

Soulte_due = (Patrimoine_commun / 2) moins Part_recue_en_nature Prestation_compensatoire = f(disparite_revenus, duree_union, age, sante) (bareme indicatif Cour_cassation) Cout_total_procedure = Soulte + Prestation + Honoraires_avocats + Droits_enregistrement (1,1 % liquidation) + Frais_notariaux
  • Couples en instance de divorce souhaitant anticiper le partage
  • Avocats préparant une estimation pour leurs clients
  • Notaires chargés de la liquidation du régime matrimonial
  • CGP accompagnant leurs clients dans cette transition
Prestation compensatoire
seuil de 12 mois pour la fiscalité : Si la prestation compensatoire est versée en capital dans les 12 mois du jugement, elle ouvre droit à une réduction d'impôt de 25 % dans la limite de 30 500 €. Au-delà de 12 mois, elle est traitée comme une pension alimentaire (déductible/imposable).
Droit de partage
1,1 % sur la masse liquide : Le partage de la communauté lors du divorce donne lieu à un droit de partage de 1,1 % sur la valeur nette des biens à partager (baissé de 2,5 % à 1,1 % depuis 2022). Cette taxe s'ajoute aux honoraires du notaire qui liquide le régime.
Soulte
somme compensatrice entre époux : Quand un époux reçoit un bien de valeur supérieure à sa part théorique, il doit une soulte à l'autre. Elle est calculée sur la valeur d'expertise du bien à la date du partage et peut être payée comptant ou étalée, avec ou sans intérêts.
Prescription de l'action en partage
5 ans : Le conjoint qui n'a pas demandé la liquidation dispose de 5 ans pour agir (à compter du jugement définitif de divorce). Passé ce délai, l'indivision post-communautaire continue mais sans recours au partage judiciaire.
  • Le régime matrimonial conditionne entièrement la liquidation : le simulateur applique le régime saisi, toute erreur invalide le résultat
  • Les biens propres antérieurs au mariage, reçus par donation ou par succession pendant le mariage restent propres en communauté réduite aux acquêts — à bien qualifier dans la saisie
  • La procédure amiable exige un accord complet sur la liquidation : le simulateur propose un cadre mais ne remplace pas la négociation entre avocats
  • Les frais de procédure varient fortement selon le cabinet et la complexité du dossier — les fourchettes du simulateur sont indicatives
  • La prestation compensatoire proposée est un ordre de grandeur basé sur les critères de l'article 271 CC — le juge peut fixer un montant différent
Acquêts
Biens acquis pendant le mariage par l'un ou l'autre des époux (hors succession/donation).
Biens propres
Biens appartenant à un époux avant le mariage ou reçus par succession/donation.
Récompense
Créance d'un époux sur la communauté (ou inversement) pour les mouvements entre patrimoines.
Prestation compensatoire
Somme versée par un époux à l'autre pour compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce.
Soulte
Somme versée par l'époux qui conserve un bien pour compenser la part de l'autre.
Droit de partage
Taxe de 1,1% sur l'actif net partagé lors de la liquidation du régime matrimonial.

Donation-Cession — Purge de Plus-Value

Simulez l'économie fiscale d'une donation avant cession. Comparez la fiscalité directe (flat tax, PV immo) aux droits de donation.

Ce simulateur chiffre l'économie fiscale d'un montage de donation-cession : donation préalable de titres à un bénéficiaire (enfant, conjoint) qui les cède ensuite, permettant d'effacer la plus-value latente du donateur (purgée au jour de la donation) tout en transmettant la valeur aux héritiers. Il compare le coût total (droits de donation + imposition éventuelle de la cession) à celui d'une cession directe par le donateur.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur actuelle des titres, leur prix d'acquisition par le donateur, le lien de parenté avec le bénéficiaire, le délai envisagé entre donation et cession, et les abattements déjà utilisés dans le rappel fiscal 15 ans. Le simulateur calcule les droits de donation dus (barème ligne directe ou autre), chiffre l'imposition de la cession par le donataire sur la base du prix de donation (pas du prix d'acquisition du donateur), et compare au scénario de cession directe par le donateur (PV sur plus-value historique).

Économie = Impôt cession directe donateur − (Droits donation + Impôt PV résiduelle donataire)
  • CGP / CGPI structurant une stratégie de cession pour un client détenant un patrimoine avec forte plus-value latente (titres de société, immobilier locatif, SCPI).
  • Chefs d'entreprise envisageant de céder leurs titres et souhaitant transmettre une partie du produit à leurs enfants de manière optimisée.
  • Propriétaires immobiliers détenant un bien avec une PV importante et des héritiers en ligne directe bénéficiant encore d'abattements.
  • Notaires conseillant leurs clients sur les stratégies de transmission anticipée pré-cession.
  • Particuliers avertis cherchant à comprendre le différentiel de coût entre cession directe et donation-cession.
Délai raisonnable entre donation et cession
au moins 3 à 6 mois recommandés pour sécuriser l'opération : L'administration fiscale peut requalifier en abus de droit une donation précédant immédiatement une cession. Les praticiens recommandent un délai d'au moins 3 à 6 mois entre la donation et la cession, même si aucun délai légal n'est fixé.
Abattements en ligne directe (100 000 € parent-enfant)
renouvelables tous les 15 ans : Les abattements sur les droits de donation se reconstituent intégralement tous les 15 ans. La stratégie de donation-cession est d'autant plus efficace que les abattements sont disponibles, d'où l'intérêt d'anticiper et d'étaler les donations sur plusieurs fenêtres de 15 ans.
  • L'administration fiscale peut requalifier le montage en abus de droit fiscal si le délai entre donation et cession est trop court et si l'intention libérale réelle fait défaut (art. L64 LPF)
  • Un délai significatif entre donation et cession est recommandé pour sécuriser juridiquement le montage — un délai minimal de quelques mois à un an selon les circonstances
  • L'effacement de la plus-value est total au jour de la donation : une plus-value acquise entre donation et cession reste imposable chez le donataire
  • Le rappel fiscal 15 ans s'applique aux donations antérieures au même bénéficiaire — le simulateur intègre cette règle qui peut réduire significativement les abattements disponibles
  • Le montage peut avoir des effets successoraux (rapport à succession, atteinte à la réserve héréditaire) non chiffrés par défaut — à valider avec un notaire
Purge de plus-value
Mécanisme fiscal par lequel une donation efface la plus-value latente en actualisant le prix de revient du bien à sa valeur vénale au jour de la donation.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Taux forfaitaire de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable aux plus-values de cession de valeurs mobilières, aussi appelé « flat tax ».
Nue-propriété
Droit de propriété amputé de l'usufruit. En cas de donation en nue-propriété, l'assiette des droits est réduite selon le barème de l'art. 669 CGI.
Barème 669 CGI
Table fixant la valeur respective de l'usufruit et de la nue-propriété en fonction de l'âge de l'usufruitier, par tranches de 10 ans.
Abattement en ligne directe
Franchise de droits de 100 000 € par parent et par enfant, applicable aux donations et successions, reconstituée tous les 15 ans.
Rappel fiscal
Obligation de cumuler fiscalement les donations consenties au cours des 15 dernières années pour déterminer les droits dus sur une nouvelle libéralité (art. 784 CGI).
Abus de droit (art. L64 LPF)
Procédure permettant à l'administration de requalifier une opération jugée fictive ou motivée exclusivement par un avantage fiscal. Applicable si la donation-cession est purement artificielle.
Plus-value immobilière
Gain réalisé lors de la cession d'un bien immobilier, imposé à 19% (IR) + 17,2% (PS) après application des abattements pour durée de détention (exonération IR après 22 ans, exonération totale après 30 ans).
Démembrement de propriété
Division du droit de propriété entre usufruit (droit d'usage et de perception des revenus) et nue-propriété (droit de disposer du bien à terme). Technique couramment utilisée en transmission patrimoniale.
Prélèvements sociaux (PS)
Contributions sociales prélevées sur les revenus du patrimoine au taux global de 17,2% (CSG 9,2%, CRDS 0,5%, prélèvement de solidarité 7,5%).

Donation au Dernier Vivant

Simulez les options du conjoint survivant avec une donation au dernier vivant : quotité disponible, usufruit total, 1/4 PP + 3/4 usufruit.

Ce simulateur chiffre l'impact d'une donation entre époux (dite « donation au dernier vivant ») sur la protection du conjoint survivant. Il compare les trois options offertes à ce dernier (usufruit total, quart en pleine propriété + trois quarts en usufruit, quotité disponible ordinaire) et restitue la combinaison la plus avantageuse selon la composition familiale.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur du patrimoine du défunt, la composition familiale (nombre d'enfants, dont issus d'une première union), l'âge du conjoint survivant et les éventuelles donations antérieures. Le simulateur calcule la part du conjoint dans chacune des trois options, chiffre les droits de succession dus (conjoint totalement exonéré, enfants taxés selon leur part), et identifie l'option optimale selon le critère saisi (revenu courant, protection de la résidence, équilibre avec les enfants).

Option_1 (1/4 PP + 3/4 US) : Valeur_conjoint = Patrimoine × (1/4 + 3/4 × bareme_US_age) Option_2 (100 % US) : Valeur_conjoint = Patrimoine × bareme_US_age Option_3 (quotite_disponible) : Valeur_conjoint = QD selon nb_enfants Choix = argmax(utilite_selon_critere_retenu)
  • Couples mariés souhaitant protéger le conjoint survivant
  • Conjoints survivants devant choisir leur option successorale
  • Notaires et CGP accompagnant leurs clients dans l'optimisation successorale
  • Familles recomposées cherchant à comprendre les contraintes légales
Quotité disponible élargie entre époux
La donation au dernier vivant permet de léguer au conjoint survivant : l'usufruit de la totalité, la pleine propriété de la quotité disponible, ou 1/4 en pleine propriété + 3/4 en usufruit. Ce choix dépasse les droits légaux du conjoint.
Prise d'effet
au décès uniquement : La donation au dernier vivant n'a aucun effet du vivant des époux : elle se déclenche au décès. Elle peut être révoquée à tout moment unilatéralement, sans information du conjoint, via un acte notarié. Elle n'est donc pas un engagement irrévocable.
Abattement conjoint survivant
totalité (depuis 2007) : Le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007, quelle que soit la part qu'il reçoit (y compris par donation au dernier vivant). Ce sont les enfants qui supportent les droits sur leur part restante.
Limite
respect de la réserve héréditaire : La donation au dernier vivant ne peut pas priver les enfants de leur réserve (1/2 à 3/4 selon leur nombre). L'option retenue par le conjoint ne peut absorber que la quotité disponible. En pratique, l'option 100 % usufruit est souvent la plus neutre pour les enfants (ils récupèrent la pleine propriété au second décès sans droits).
  • La donation au dernier vivant est révocable par un seul des époux par déclaration notariée — le simulateur chiffre les effets au décès mais la donation peut ne plus exister à ce moment
  • Le conjoint survivant choisit l'option la plus favorable au moment du décès : la simulation anticipe ce choix, mais la décision réelle se prend à l'ouverture de la succession
  • L'usufruit total du conjoint évince les enfants de la jouissance du patrimoine jusqu'à son décès — source potentielle de conflits dans les familles recomposées
  • Les enfants d'une première union ne sont pas soumis à l'usufruit de leur beau-parent : ils peuvent exiger la conversion en rente ou en pleine propriété — règle importante pour familles recomposées
  • La donation au dernier vivant ne s'ajoute pas totalement à la part légale du conjoint : elle remplace ou améliore cette part selon la configuration, avec des règles d'imputation complexes
Donation au dernier vivant (DDV)
Acte notarié par lequel un époux donne à l'autre des droits supplémentaires sur sa future succession, prenant effet au décès.
Quotité disponible
Part de la succession dont le défunt peut disposer librement, au-delà de la réserve héréditaire des enfants. Varie selon le nombre d'enfants (1/2, 1/3 ou 1/4).
Réserve héréditaire
Part minimale de la succession revenant obligatoirement aux héritiers réservataires (enfants). Ne peut être réduite par testament ou donation.
Usufruit
Droit de jouir d'un bien (l'habiter, en percevoir les revenus) sans en être propriétaire. S'éteint au décès de l'usufruitier.
Nue-propriété
Droit de propriété sur un bien grevé d'usufruit. Le nu-propriétaire récupère la pleine propriété au décès de l'usufruitier.
Pleine propriété (PP)
Propriété complète d'un bien, incluant l'usufruit et la nue-propriété. Permet d'en disposer librement.
Démembrement
Séparation des droits de propriété entre usufruit et nue-propriété, attribués à des personnes différentes.
Conjoint survivant
Époux ou épouse qui survit au décès de son conjoint. Bénéficie de droits légaux sur la succession.

Donation-Partage Transgénérationnelle

Optimisez la transmission en associant enfants et petits-enfants. Multipliez les abattements et réduisez les droits de donation.

Ce simulateur chiffre l'économie fiscale d'une donation-partage transgénérationnelle, dispositif permettant de sauter une génération pour transmettre directement aux petits-enfants avec l'accord de la génération intermédiaire. Il compare la donation-partage classique (parents → enfants → petits-enfants en deux générations) et la donation-partage transgénérationnelle (parents → petits-enfants en une seule opération) pour identifier l'économie fiscale cumulée.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur du patrimoine à transmettre, la composition familiale (nombre d'enfants, nombre de petits-enfants par enfant), les abattements déjà utilisés et les attentes patrimoniales de chaque génération. Le simulateur calcule les droits dans le scénario classique (deux transmissions successives avec droits à chaque niveau) et dans le scénario transgénérationnel (une seule donation aux petits-enfants avec renonciation des enfants). Il intègre les abattements par petit-enfant (31 865 €) et les droits en ligne directe.

Scenario_classique = 2 transmissions : Droits_1 = (Patrimoine moins Abattement_100k€) × bareme + Droits_2 = Patrimoine × bareme_petits_enfants Scenario_transgenerationnel : Droits_unique = Σ_petit_enfant max(0 ; Part moins 31 865 €) × bareme_LD Economie = Droits_classique moins Droits_transgenerationnel
  • Grands-parents souhaitant transmettre à leurs petits-enfants de leur vivant
  • Familles nombreuses cherchant à optimiser la transmission sur plusieurs générations
  • Parents aisés dont les propres enfants n'ont pas besoin de patrimoine supplémentaire
  • Notaires et CGP conseillant leurs clients sur les stratégies de transmission
Abattements cumulables par lien de parenté
En donation-partage transgénérationnelle, les petits-enfants bénéficient de l'abattement grand-parent → petit-enfant (31 865 €) en plus de l'abattement parent → enfant (100 000 €) si le parent renonce à son lot.
Rappel fiscal
15 ans : Les abattements se reconstituent tous les 15 ans. La donation-partage fige la valeur des biens au jour de la donation (pas de réévaluation au décès), ce qui est avantageux si le bien prend de la valeur.
  • La donation-partage transgénérationnelle exige l'accord écrit de la génération intermédiaire (les enfants) qui renoncent à leur part — décision patrimoniale lourde non réversible
  • La donation reste soumise aux droits en ligne directe, mais l'abattement applicable est celui petit-enfant (31 865 €) et non celui ligne directe (100 000 €) — perte par rapport à une donation directe aux enfants
  • L'intérêt fiscal réside dans l'économie des droits à la seconde transmission (du parent vers le petit-enfant) qui ne sera pas à payer — le simulateur chiffre cette économie cumulée
  • La renonciation des enfants à leur part peut créer des tensions familiales, notamment si les petits-enfants ne sont pas également nombreux par branche
  • Le rappel fiscal 15 ans s'applique aux donations aux petits-enfants comme aux autres — les donations antérieures au même petit-enfant diminuent l'abattement disponible
Donation-partage
Acte par lequel le donateur répartit ses biens entre ses héritiers présomptifs de son vivant.
Transgénérationnelle
Qui concerne plusieurs générations. Ici : don direct du grand-parent au petit-enfant.
Renonciation anticipée
Accord de l'enfant pour que sa part soit attribuée directement à ses propres enfants.
Abattement
Somme déduite de la valeur des biens transmis avant calcul des droits.
DMTG
Droits de Mutation à Titre Gratuit. Impôt sur les donations et successions.
Réserve héréditaire
Part minimale du patrimoine que la loi réserve aux héritiers réservataires (enfants).

Donation avec Réserve d'Usufruit

Simulez une donation en nue-propriété avec réserve d'usufruit : valorisation fiscale selon l'âge du donateur.

Ce simulateur chiffre les effets fiscaux d'une donation d'usufruit temporaire à un proche (ou à un organisme d'intérêt général), opération permettant de transférer pendant une durée fixe (3 à 30 ans) les revenus d'un bien. Il calcule la valeur fiscale de l'usufruit cédé, l'économie d'impôt générée par la sortie des revenus du foyer du donateur, et les droits de donation éventuellement dus sur la valeur transmise.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur pleine propriété du bien, la nature des revenus générés (loyers, dividendes), la durée de l'usufruit envisagée, le lien avec le bénéficiaire et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le barème fiscal des usufruits temporaires (23 % par tranche de 10 ans, art. 669 II CGI), chiffre les droits de donation, projette l'économie d'impôt annuelle sur la durée et compare avec la situation de maintien en pleine propriété.

Usufruit temporaire (art. 669 II CGI) : 23 % de la pleine propriété par période de 10 ans ou fraction
  • Parents souhaitant transmettre à leurs enfants tout en conservant la jouissance
  • Grands-parents anticipant la transmission aux petits-enfants
  • Propriétaires de biens locatifs voulant conserver les revenus
  • CGP et notaires conseillant sur l'optimisation successorale
Barème fiscal de l'usufruit (art. 669 CGI)
La valeur de l'usufruit décroît par tranches de 10 ans : 90 % avant 21 ans, 80 % de 21 à 30 ans, 70 % de 31 à 40 ans… jusqu'à 10 % après 91 ans. La nue-propriété vaut le complément à 100 %.
Rappel fiscal
15 ans : Les donations antérieures de moins de 15 ans sont prises en compte pour le calcul des droits et la consommation des abattements. Optimisation : espacer les donations de 15 ans.
  • Le barème fiscal des usufruits temporaires (23 % par tranche de 10 ans) est plafonné à la valeur de l'usufruit viager — le simulateur applique correctement ce plafond
  • La donation d'usufruit temporaire à un organisme d'intérêt général ouvre droit à réduction d'impôt sur les dons (66 % ou 75 %) — le simulateur applique la réduction saisie
  • L'administration peut requalifier l'opération en abus de droit si la durée est courte et le bénéfice fiscal manifeste, notamment sur les donations entre membres d'une même famille
  • La donation est irrévocable sauf cas légaux : le donateur perd la jouissance et les revenus du bien pendant toute la durée, avec des conséquences sur le train de vie si l'opération est mal calibrée
  • Au terme de l'usufruit temporaire, le donateur récupère la pleine propriété de plein droit (art. 1133 CGI) — la réunion est gratuite
Usufruit
Droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus (loyers, dividendes...).
Nue-propriété
Droit de propriété sans la jouissance. Le nu-propriétaire deviendra plein propriétaire à l'extinction de l'usufruit.
Démembrement
Séparation de la propriété en usufruit et nue-propriété.
Abattement
Montant non taxé lors d'une donation ou succession, renouvelable tous les 15 ans.
Art. 669 CGI
Article du Code général des impôts fixant le barème fiscal de valorisation de l'usufruit et de la nue-propriété.

Droits de Succession & Donation

Calculez les droits de succession ou donation selon le lien de parenté : abattements légaux renouvelables tous les 15 ans.

Ce simulateur calcule les droits de succession ou de donation selon le lien de parenté entre le donateur/défunt et le bénéficiaire. Il applique les abattements légaux et le barème progressif en vigueur pour estimer le montant des droits à payer.

Ouvrir le simulateur →

Type d'opération — Succession (décès) ou donation (de son vivant)

Lien de parenté — Sélectionnez la relation avec le bénéficiaire

Montant transmis — Valeur du patrimoine ou des biens concernés

Rappel fiscal — Indiquez les donations déjà effectuées au même bénéficiaire dans les 15 dernières années

Handicap — Cochez si le bénéficiaire est handicapé (abattement supplémentaire)

Droits = Barème progressif × (Montant transmis − Abattement restant)
  • Héritiers souhaitant anticiper les droits de succession à régler
  • Parents et grands-parents préparant une donation pour optimiser la transmission
  • Notaires et conseillers patrimoniaux estimant les droits pour leurs clients
  • Toute personne souhaitant comprendre l'impact du lien de parenté sur la fiscalité des transmissions
Abattement en ligne directe
100 000 € par parent et par enfant : Chaque parent peut transmettre 100 000 € par enfant en franchise de droits (art. 779 CGI). Cet abattement se reconstitue intégralement tous les 15 ans et s'applique tant aux donations qu'aux successions. Deux parents peuvent donc transmettre 200 000 € à un enfant sans droits.
Rappel fiscal des donations
15 ans : Les donations consenties depuis moins de 15 ans sont rapportées à la succession pour le calcul des droits (art. 784 CGI). L'abattement déjà consommé est déduit. Au-delà de 15 ans, les abattements sont intégralement reconstitués et la donation antérieure ne compte plus.
Barème en ligne directe
5 % à 45 % : Après abattement, les droits s'échelonnent de 5 % (jusqu'à 8 072 €) à 45 % (au-delà de 1 805 677 €) pour les transmissions en ligne directe (art. 777 CGI). En ligne collatérale (frères/sœurs) : 35 % à 45 %. Entre non-parents : 55 % (neveux/nièces) à 60 % (autres).
Conjoint survivant
exonération totale depuis le 22 août 2007 : Le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont totalement exonérés de droits de succession depuis la loi TEPA du 22 août 2007 (art. 796-0 bis CGI). Cette exonération s'applique quelle que soit la valeur du patrimoine transmis et sans plafond. Elle ne concerne pas les donations entre époux (abattement de 80 724 €).
Assurance-vie
abattement de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans) : Les capitaux décès versés aux bénéficiaires d'un contrat d'assurance-vie (primes versées avant 70 ans) bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I CGI). Au-delà : prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %. Ces sommes sont hors succession et donc hors barème standard. Pour les primes versées après 70 ans, c'est le régime de l'art. 757 B CGI qui s'applique (abattement global de 30 500 €).
Abattement enfant
100 000 € par parent, reconstitution tous les 15 ans : L'abattement de 100 000 € s'applique par parent et par enfant pour chaque transmission (donation ou succession). Il est distinct de l'abattement handicap (159 325 € cumulable). La reconstitution est automatique à l'expiration du délai de 15 ans depuis la dernière donation. Source : art. 779 I CGI.
Abattement petit-enfant
31 865 € par donation : L'abattement des petits-enfants s'applique aux donations (art. 790 B CGI), reconstituable tous les 15 ans. Il ne joue pas en succession sauf représentation d'un parent prédécédé. Cet outil complète l'abattement parent-enfant pour une transmission sur deux générations.
Abattement frère/sœur
15 932 € : L'abattement entre frères et sœurs est de 15 932 € (art. 779 IV CGI). Le barème applicable au-delà est de 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 %. Une exonération totale existe sous conditions restrictives : célibataire, veuf ou divorcé ayant vécu sous le même toit que le défunt pendant les 5 années précédant le décès, et âgé de plus de 50 ans ou invalide.
Abattement neveu/nièce
7 967 € : L'abattement pour neveux et nièces est de 7 967 € (art. 779 V CGI). Le taux applicable au-delà est de 55 %. Cet abattement s'applique aussi bien en donation qu'en succession et se reconstitue tous les 15 ans.
Abattement handicap
159 325 € cumulables : Toute personne en situation de handicap bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 € cumulable avec les autres abattements (art. 779 II CGI). Le handicap doit empêcher l'exercice d'une activité professionnelle dans des conditions normales. Un enfant handicapé peut donc recevoir 100 000 € + 159 325 € = 259 325 € par parent en franchise de droits.
  • Le simulateur applique le barème en vigueur à la date de simulation : refaire le calcul après toute loi de finances modifiant abattements ou tranches
  • Le rappel fiscal de 15 ans nécessite de saisir les donations antérieures : un oubli fausse mécaniquement l'abattement disponible
  • Les régimes spéciaux (Dutreil, forêts, assurance-vie, monuments historiques) ne sont pas intégrés — ils peuvent modifier fortement la charge fiscale réelle
  • Les frais de notaire et les émoluments ne sont pas chiffrés par le simulateur : les ajouter séparément pour obtenir le coût total
  • Le résultat est indicatif : pour une transmission effective, faire valider le montage par un notaire, seul habilité à tenir compte de toutes les spécificités (usufruit, donation-partage, récompenses matrimoniales…)
Abattement
Somme déduite de la valeur transmise avant calcul des droits. Son montant varie selon le lien de parenté : 100 000 € pour un enfant, 80 724 € pour un conjoint (donation), 31 865 € pour un petit-enfant, 159 325 € supplémentaires pour un bénéficiaire handicapé. Les abattements se reconstituent intégralement tous les 15 ans.
Rappel fiscal
Mécanisme légal (art. 784 CGI) obligeant à prendre en compte les donations consenties au même bénéficiaire dans les 15 années précédentes pour calculer les droits de la nouvelle transmission. L'abattement déjà utilisé est déduit de l'abattement disponible, augmentant la base taxable. Passé 15 ans, aucun rappel n'est effectué.
TMI — Taux Marginal d'Imposition
Taux applicable à la dernière tranche de la base taxable. En ligne directe, le TMI va de 5 % (base inférieure à 8 072 €) à 45 % (base supérieure à 1 805 677 €). Le TMI ne s'applique pas à l'ensemble de la base, mais uniquement à la fraction qui dépasse le seuil de la tranche précédente. Le taux effectif est toujours inférieur au TMI.
Ligne directe
Lien de filiation ascendant (parents, grands-parents) ou descendant (enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants). Les transmissions en ligne directe bénéficient du barème le plus favorable (5 % à 45 %) et des abattements les plus élevés. Le lien par alliance (beaux-enfants) n'est pas automatiquement assimilé à la ligne directe sans adoption.
Donation-partage
Acte notarié permettant de répartir tout ou partie de son patrimoine entre plusieurs héritiers de son vivant. Avantage majeur : les biens donnés sont évalués à la date de la donation et non au décès, ce qui évite le risque de réévaluation si leur valeur augmente. Chaque héritier reçoit sa part en avancement d'hoirie ou en dehors de la succession selon les termes de l'acte.
Conjoint survivant
Époux survivant au décès. Depuis la loi TEPA du 22 août 2007, le conjoint et le partenaire pacsé sont totalement exonérés de droits de succession (art. 796-0 bis CGI), quelle que soit la valeur du patrimoine transmis. Cette exonération ne s'applique pas aux concubins ni aux donations entre époux du vivant (abattement limité à 80 724 €).
Assurance-vie succession
Les capitaux versés aux bénéficiaires d'un contrat d'assurance-vie ne font pas partie de la succession (art. L132-12 Code des assurances) et bénéficient d'un régime fiscal propre. Pour les primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis prélèvement de 20 % (jusqu'à 700 000 €) ou 31,25 % (art. 990 I CGI). Pour les primes versées après 70 ans : abattement global de 30 500 € puis droits de succession classiques (art. 757 B CGI).

Effort d'Épargne Retraite

Calculez l'effort d'épargne mensuel pour atteindre votre objectif de capital retraite selon le rendement hypothétique.

Ce simulateur chiffre l'effort d'épargne mensuel nécessaire pour atteindre un capital retraite cible à un âge donné. Il illustre l'impact déterminant de l'âge de démarrage : plus on commence tôt, moins l'effort mensuel requis est important, grâce à la capitalisation. Il compare plusieurs dates de démarrage pour visualiser le coût de la procrastination.

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L'utilisateur saisit l'âge de départ à la retraite visé, le capital cible à cette date, le rendement annuel moyen espéré, le taux d'inflation et l'âge de démarrage de l'épargne. Le simulateur applique la formule de l'annuité future, chiffre le versement mensuel constant nécessaire, puis calcule l'effort équivalent pour plusieurs âges de démarrage pour faire apparaître l'avantage de commencer tôt.

Versement mensuel = Capital cible / [((1 + r)^n − 1) / r] où r = taux mensuel, n = nombre de mensualités
  • Actifs souhaitant anticiper leur retraite
  • Épargnants cherchant à calibrer leur effort mensuel
  • CGP accompagnant leurs clients sur la préparation retraite
Plafond épargne retraite
10 % des revenus nets : Le plafond de déduction des versements retraite (PER, PREFON, Madelin) est de 10 % des revenus professionnels nets, dans la limite de 8 PASS. Le disponible figure sur l'avis d'imposition (ligne « Plafond épargne retraite »).
Report du plafond non utilisé
3 ans : Le plafond non consommé une année est reportable sur les 3 années suivantes. Il est aussi possible de mutualiser le plafond avec le conjoint.
  • Le rendement annuel moyen saisi est une hypothèse — les performances réelles varient, avec possibilité de longues périodes de sous-performance
  • L'inflation saisie érode le capital nominal : le simulateur raisonne en euros constants, utile pour un objectif de pouvoir d'achat
  • Le capital cible dépend de l'objectif de revenu à la retraite et de l'espérance de vie — une simulation préalable de la pension de référence est recommandée
  • Le simulateur suppose des versements mensuels constants — en pratique, les revenus évoluent et un plan d'épargne progressif est plus réaliste
  • Les enveloppes fiscales utilisées pour l'épargne (PER, assurance-vie, PEA) ont leur propre fiscalité à la sortie, non chiffrée ici — le capital cible doit être brut
Taux de remplacement
Ratio entre la pension de retraite et le dernier salaire. Varie de 50% à 75% selon la carrière.
Phase de capitalisation
Période d'épargne active pendant laquelle le capital se constitue et fructifie.
Phase de consommation
Période de retraite pendant laquelle le capital est progressivement utilisé.
Rendement réel
Rendement nominal diminué de l'inflation. Seul indicateur pertinent pour mesurer l'enrichissement.
PER (Plan d'Épargne Retraite)
Enveloppe dédiée à la retraite avec avantage fiscal à l'entrée et sortie en capital ou rente.
Espérance de vie en bonne santé
Voir documentation de référence.
Inflation retraite
Voir documentation de référence.
Rente viagère
Voir documentation de référence.

PFU vs Barème Progressif

Comparez le PFU (30%) au barème progressif pour dividendes, intérêts et plus-values mobilières. Seuil de TMI à partir duquel le PFU devient défavorable.

Ce simulateur compare l'imposition au prélèvement forfaitaire unique (flat tax de 30 %) et l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu pour un foyer percevant des revenus du capital. Il calcule l'impôt net dû dans chacun des deux régimes, tient compte des abattements spécifiques au barème et identifie l'option la plus favorable selon la tranche marginale d'imposition.

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L'utilisateur saisit le montant et la nature de ses revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières), son revenu imposable global et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule d'abord l'impôt au PFU, puis l'impôt au barème en appliquant l'abattement de 40 % sur les dividendes et la déductibilité partielle de la CSG (6,8 %), et restitue l'écart net entre les deux options ainsi que la TMI de bascule.

PFU = 12,8 % (IR) + 17,2 % (PS) = 30 % sur les revenus du capital
  • Épargnants percevant des dividendes, intérêts ou plus-values mobilières
  • Dirigeants se versant des dividendes et optimisant leur fiscalité personnelle
  • Investisseurs arbitrant entre PFU et barème selon leur situation
  • CGP et experts-comptables conseillant leurs clients sur l'option fiscale annuelle
PFU (flat tax)
30 % forfaitaire : Le prélèvement forfaitaire unique se décompose en 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux. Il s'applique par défaut aux revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession.
Option globale pour le barème progressif
L'option pour le barème est irrévocable et s'applique à l'ensemble des revenus éligibles de l'année. Elle n'est avantageuse que si le TMI est inférieur à 12,8 % (tranche à 11 %). L'abattement de 40 % sur les dividendes ne s'applique qu'en cas d'option pour le barème.
  • Le résultat est valable pour l'année de revenus saisie : une composition de revenus différente l'année suivante peut inverser la conclusion
  • L'option barème simulée est globale — elle suppose une application à tous les revenus capitaux, non sélective par nature
  • Le simulateur ne chiffre pas l'effet du choix sur le Revenu Fiscal de Référence et les seuils d'aides associés
  • Les enveloppes fiscales spécifiques (PEA, assurance-vie, PEL) ne sont pas prises en compte : leurs régimes propres s'appliquent indépendamment
  • Les plus-values bénéficiant d'abattements pour durée de détention (titres acquis avant 2018) obéissent à des règles additionnelles non modélisées par défaut
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Imposition à taux fixe de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) sur les revenus du capital, applicable par défaut depuis 2018.
Flat tax
Terme courant désignant le PFU. « Impôt à taux unique » sur les revenus financiers.
Prélèvements sociaux (PS)
Ensemble de contributions sociales (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) totalisant 17,2 % sur les revenus du capital.
CSG déductible
Part de la CSG (6,8 % sur 9,2 %) déductible du revenu imposable l'année suivante, uniquement en option barème.
Abattement de 40 %
Réduction de la base imposable des dividendes applicable uniquement en option barème (pas au PFU).
Abattement pour durée de détention
Réduction sur les plus-values de cession de valeurs mobilières, réservée aux titres acquis avant le 1er janvier 2018, et uniquement applicable en option barème.
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition appliqué à la dernière tranche de revenus du foyer fiscal au barème progressif.

Fondation Liechtenstein — Stiftung

Estimez le coût d'une fondation liechtensteinoise (Stiftung) : IS local, obligations déclaratives en France (art. 1649 AB CGI), IFI et droits de mutation.

Ce simulateur chiffre les conséquences fiscales françaises d'une fondation familiale du Liechtenstein (Familienstiftung) pour un résident fiscal français, constituant, bénéficiaire ou protecteur. Il applique les règles françaises de transparence fiscale (article 123 bis CGI), les obligations déclaratives (formulaire 3916 et 2181-Trust par assimilation), les droits de mutation à titre gratuit et chiffre les sanctions en cas de non-déclaration.

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L'utilisateur saisit la qualification des parties (constituant, bénéficiaires discrétionnaires ou désignés, protector), leur résidence fiscale, la valeur des actifs placés dans la fondation et la nature des distributions éventuelles. Le simulateur identifie le régime français applicable (transparence art. 123 bis si le constituant résident français détient plus de 10 %, assimilation trust pour les fondations discrétionnaires), chiffre l'imposition annuelle des revenus considérés comme perçus par le résident français, et calcule les droits de mutation à titre gratuit (60 % pour bénéficiaires non identifiables) et les sanctions pour non-déclaration.

Si constituant_FR detient > 10 % (art. 123 bis CGI) : Revenus_imposables_FR = Revenus_fondation × quote-part Assimilation_trust si discretionnaire : obligations 2181-Trust applicables DMTG_distribution = Valeur_distribuee × (35 %/45 %/60 % selon identification_beneficiaire)
  • Grandes familles patrimoniales — porteurs d'un patrimoine > 2 M€ souhaitant une structure de détention internationale avec continuité transgénérationnelle et protection de la réserve héréditaire
  • Expatriés hors France — résidents du Liechtenstein, de Suisse ou d'autres pays souhaitant évaluer les coûts et la fiscalité d'une fondation LI avant sa constitution
  • Avocats et CGP spécialisés — praticiens du droit patrimonial international ayant besoin d'un outil de chiffrage rapide pour leurs clients
Déclaration constitution / modification (France)
Dans le mois suivant la constitution, modification ou extinction — formulaire 2181 (Direction des Résidents à l'Étranger)
Déclaration annuelle des actifs (France)
Formulaire 2181-TRUST2, à joindre à la déclaration de revenus annuelle (mai-juin de chaque année)
Seuil IFI
1 300 000 € de patrimoine immobilier net. Les actifs immobiliers détenus via la fondation sont réintégrés si la structure est transparente
Capital minimum légal LI
30 000 CHF (Stiftung). En pratique, un apport inférieur à 500 000 € ne justifie pas les coûts fixes de la structure
Fourchette constitution
15 000 – 40 000 CHF / EUR selon la complexité et le niveau du prestataire
IS LI — exercice fiscal
Exercice calé sur l'année civile (1er janvier – 31 décembre). Déclaration avant le 30 juin de l'année suivante
  • L'article 123 bis CGI impose aux résidents français détenant plus de 10 % d'une entité étrangère bénéficiant d'un régime fiscal privilégié (Liechtenstein) l'imposition des résultats comme s'ils étaient perçus directement — quel que soit le niveau de distribution effectif
  • Les fondations de famille sont généralement assimilées à des trusts pour l'application de la réglementation française : obligation déclarative 2181-Trust, sanctions de 20 000 € ou 12,5 % des actifs
  • Les distributions à des bénéficiaires résidents français peuvent être requalifiées en dons manuels taxables, ou en revenus taxables selon leur nature
  • La taxation aux droits de mutation à titre gratuit à 60 % s'applique en cas de bénéficiaires non identifiables (fondations discrétionnaires) — règle dissuasive
  • Le Liechtenstein a signé un accord d'échange d'informations avec la France depuis 2010 : l'opacité historique n'existe plus, toute fondation non déclarée est à risque
Stiftung (Fondation LI)
Structure juridique à personnalité morale du droit liechtensteinois (PGR), constituée par l'affectation irrévocable d'un patrimoine à un but déterminé. Distincte du trust : elle n'est pas une relation fiduciaire mais une entité autonome.
Beistatuten (Charte réservée)
Document confidentiel, non inscrit au registre, permettant au fondateur de préciser les règles de distribution et l'identité des bénéficiaires sans les rendre publiques. Instrument clé de flexibilité de la fondation LI.
Art. 1649 AB CGI
Article du Code Général des Impôts imposant à tout résident fiscal français de déclarer à l'administration fiscale la constitution, la modification et l'extinction de tout trust ou fondation étrangère dont il est fondateur, administrateur ou bénéficiaire.
CRS — Common Reporting Standard
Standard international d'échange automatique d'informations fiscales développé par l'OCDE. Le Liechtenstein y participe depuis 2017 : les données sur les comptes et structures détenus par des résidents français sont transmises automatiquement à la DGFiP chaque année.
Conseil de fondation (Stiftungsrat)
Organe obligatoire d'administration de la fondation LI, composé d'au moins un membre résident au LI. Il prend les décisions de gestion en conformité avec les statuts et est responsable de la conservation du patrimoine.
IS LI — Impôt sur le bénéfice LI
Taux fixe de 12,5 % sur le bénéfice net des personnes morales au Liechtenstein. Inférieur au taux suisse de Zoug (~12 %) ou comparable selon les cantons.

Holding Patrimoniale

Simulez l'avantage fiscal d'une holding patrimoniale : IS vs IR, capitalisation, régime mère-fille, distribution de dividendes et projection à long terme.

Ce simulateur chiffre l'intérêt patrimonial d'une structuration via une société holding familiale (SC, SCI, SAS à l'IS). Il compare la détention directe et la détention via holding pour trois dimensions : rendement net annuel des actifs logés (immobilier, parts de sociétés, portefeuille titres), fiscalité des cessions futures, et transmission aux héritiers avec abattement Dutreil éventuellement applicable.

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L'utilisateur saisit la valeur du patrimoine à loger dans la holding, la nature des actifs (immobilier, titres de sociétés opérationnelles, portefeuille), les revenus annuels générés, les cessions envisagées sur l'horizon, la composition familiale et le régime fiscal de la holding (IS par défaut, IR sur option pour certaines formes). Le simulateur chiffre le rendement net annuel en holding (IS à 15 %/25 % + PFU sur dividendes si distribution), projette la fiscalité des cessions (régime mère-fille, abattement pour durée de détention si applicable), et intègre l'abattement Dutreil à 75 % pour transmission sous conditions.

Si IS : Resultat_net_holding = Benefices × (1 moins (15 % jusqu'a 42 500 € puis 25 %)) Dividendes_distribues_net = Resultat_net × (1 moins 30 % PFU) (regime mere-fille : 95 % exoneres si > 5 % détenus 2 ans) Dutreil_transmission = Abattement_75 % sur valeur_titres (conditions engagement)
  • Dirigeants d'entreprise souhaitant structurer leur patrimoine professionnel et personnel
  • Entrepreneurs qui génèrent des bénéfices supérieurs à leurs besoins personnels et veulent capitaliser
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant leurs clients sur le choix de structure
  • Investisseurs souhaitant détenir de l'immobilier ou des valeurs mobilières via une société à l'IS
Réinvestissement 150-0 B ter
60 % en 24 mois : Si la holding a bénéficié du report d'imposition par apport-cession, elle doit réinvestir 60 % du produit de cession en activités éligibles dans les 24 mois.
Holding animatrice vs passive
Le statut de holding animatrice (participation à la politique du groupe, services aux filiales) conditionne l'éligibilité au Pacte Dutreil, aux exonérations ISF/IFI, et au régime des biens professionnels.
  • La holding familiale n'est pertinente qu'à partir d'un certain seuil de patrimoine (typiquement 500 000 € à 1 M€) compte tenu des coûts récurrents (expert-comptable, obligations déclaratives) — le simulateur ne chiffre pas ces coûts par défaut
  • Le régime mère-fille (exonération à 95 % des dividendes de filiales détenues à plus de 5 % pendant 2 ans) est central pour la rentabilité d'une holding : le simulateur applique ce régime si les conditions saisies le permettent
  • L'abattement Dutreil de 75 % à la transmission est soumis à un engagement de conservation collective (2 ans) puis individuelle (4 ans) — une sortie anticipée fait perdre l'abattement rétroactivement
  • La holding animatrice (exerçant une activité de direction effective des filiales) bénéficie d'un régime fiscal plus avantageux (IFI, Dutreil, PV) mais la qualification est strictement appréciée par l'administration
  • Le simulateur modélise des cas standard ; les montages complexes (apport-cession 150-0 B ter, démembrement des parts de holding, transmission transgénérationnelle) nécessitent une analyse dédiée
Holding patrimoniale
Société dont l'objet principal est la détention et la gestion de participations et/ou d'actifs patrimoniaux.
IS (Impôt sur les Sociétés)
Impôt assis sur le bénéfice des sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € (PME), puis 25 % au-delà.
Régime mère-fille
Régime fiscal permettant à une société mère détenant au moins 5 % d'une filiale de percevoir ses dividendes en quasi-exonération (quote-part de frais de 5 %).
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Imposition forfaitaire de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) applicable aux revenus mobiliers et plus-values.
Capitalisation
Stratégie consistant à réinvestir les bénéfices au sein de la holding plutôt que de les distribuer, pour profiter de l'effet de levier fiscal.
Pacte Dutreil
Engagement collectif de conservation de titres (art. 787 B CGI) permettant une exonération de 75 % des droits de donation ou succession.
Convention de trésorerie
Accord entre sociétés d'un même groupe permettant de centraliser et redistribuer la trésorerie disponible.
Quote-part de frais et charges
En régime mère-fille, 5 % du montant des dividendes perçus est réintégré au résultat imposable de la société mère.

Holding Suisse — IS Cantonal & Fédéral

Calculez l'IS effectif d'une holding suisse par canton : impôt cantonal et fédéral combiné, régime de participation sur dividendes.

Ce simulateur chiffre la fiscalité d'une holding suisse détenant des participations dans des sociétés françaises ou étrangères, pour un actionnaire résident fiscal français. Il applique les règles suisses (taux d'IS cantonal, régime des participations substantielles avec exonération des dividendes reçus) et les règles françaises (article 123 bis CGI de transparence, imposition des dividendes distribués à l'actionnaire français).

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L'utilisateur saisit la valeur des participations détenues par la holding, le canton d'établissement, le bénéfice annuel projeté, la politique de distribution de dividendes et la résidence fiscale de l'actionnaire. Le simulateur calcule l'IS suisse cantonal (12 à 18 % selon le canton), applique le régime des participations substantielles (exonération des dividendes reçus), puis l'imposition française en cas de distribution à un actionnaire résident (PFU 30 % ou barème avec abattement 40 % sur option) et la retenue à la source conventionnelle.

IS_suisse_cantonal = Benefice × taux_cantonal (12 % a 18 % effectif) Dividendes_recus_exoneres = 95 %+ (regime_participations_substantielles) Retenue_source_FR_sur_distribution = Dividendes × taux_conventionnel (0 %/15 %) Impot_actionnaire_FR = Dividendes × 30 % PFU (ou bareme + abattement 40 %)
  • Dirigeants expatriés en Suisse — entrepreneurs et investisseurs résidents suisses souhaitant optimiser la détention de leurs participations internationales
  • Family offices franco-suisses — structures patrimoniales gérant des flux de dividendes entre filiales françaises et européennes via une holding helvétique
  • CGP et avocats fiscalistes — conseil sur la comparaison holding suisse / holding française pour leurs clients en mobilité internationale
Régime de participation — seuil
Participation ≥ 10 % dans la filiale OU valeur vénale ≥ 1 million CHF
Remboursement impôt anticipé — délai
3 ans à compter de l'échéance de la prestation imposable (délai de péremption)
Déclaration impôt anticipé (formulaire 300)
30 jours après la distribution du dividende, auprès de l'AFC à Berne
Pilier 2 — seuil d'application
Groupes réalisant un chiffre d'affaires consolidé ≥ 750 millions EUR sur au moins 2 des 4 derniers exercices
Acomptes IS — périodicité
Acomptes trimestriels ou mensuels selon le canton ; solde à la clôture de l'exercice
  • L'article 123 bis CGI impose la transparence fiscale aux résidents français détenant plus de 10 % d'une entité étrangère à fiscalité privilégiée — la Suisse n'est pas toujours qualifiée de privilégiée selon les cantons, à vérifier
  • Les règles BEPS et les directives européennes anti-évasion (ATAD) limitent les structurations purement fiscales — le simulateur applique les règles actuelles, l'environnement évolue
  • Le régime suisse des participations substantielles exige une détention d'au moins 10 % et un an de conservation — le simulateur applique ces conditions
  • La convention franco-suisse plafonne la retenue à la source suisse sur dividendes distribués en France (5 % ou 15 % selon participation) — récupérable en crédit d'impôt en France
  • La constitution d'une holding en Suisse implique des coûts récurrents (director local, comptabilité, honoraires fiduciaires) élevés, rarement rentables pour des patrimoines modestes
Régime de participation (Beteiligungsabzug)
Régime fiscal suisse permettant à une holding de réduire son IS de façon proportionnelle aux dividendes reçus de filiales qualifiées (participation ≥ 10 % ou valeur ≥ 1 M CHF), évitant ainsi la double imposition économique.
Impôt anticipé (Verrechnungssteuer / IA)
Retenue à la source de 35 % prélevée par la société suisse sur les dividendes, intérêts et autres revenus de capitaux versés. Remboursable aux bénéficiaires résidents suisses ou via convention fiscale pour les étrangers.
IFD — Impôt Fédéral Direct
Impôt sur le bénéfice des personnes morales perçu par la Confédération suisse, au taux de 8,5 % sur le bénéfice net (soit un taux effectif d'environ 7,83 % du bénéfice avant impôt).
RFFA — Réforme Fiscale et Financement de l'AVS
Réforme suisse de 2020 ayant supprimé les régimes fiscaux préférentiels (holding, auxiliaires, mixtes) et introduit de nouveaux instruments conformes aux standards OCDE (Patent Box, déduction R&D).
Substance économique
Exigence que la société dispose d'une activité réelle dans le canton de domicile : direction effective, personnel qualifié, locaux et infrastructures adaptés à son activité.

IFI - Impôt sur la Fortune Immobilière

Calculez votre IFI : patrimoine net taxable, abattement résidence principale, dettes déductibles et barème progressif.

Ce simulateur chiffre l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) dû par un foyer fiscal dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d'euros. Il applique le barème progressif en vigueur, identifie les leviers de réduction disponibles (dettes déductibles, démembrement, pacte Dutreil, investissement forestier) et alerte sur les pièges fréquents qui augmentent l'imposition.

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L'utilisateur saisit la valeur des biens immobiliers détenus directement et via des sociétés non exonérées, les dettes déductibles (emprunts en cours, travaux facturés non réglés), les biens professionnels à exclure et la composition familiale. Le simulateur calcule le patrimoine net taxable, applique le barème progressif (6 tranches de 0,5 % à 1,5 %), puis intègre le plafonnement à 75 % des revenus et la décote pour patrimoines entre 1,3 M€ et 1,4 M€.

IFI = Barème progressif (0,5 % à 1,5 %) × Patrimoine net taxable, plafonné à 75 % des revenus du foyer
  • Propriétaires immobiliers dont le patrimoine approche ou dépasse 1,3 M€
  • Investisseurs en SCPI/SCI détenant des parts immobilières significatives
  • Héritiers ayant reçu un patrimoine immobilier important
  • CGP / Notaires conseillant leurs clients sur l'optimisation IFI
Seuil d'assujettissement
1 300 000 € : L'IFI est dû lorsque la valeur nette du patrimoine immobilier (hors immobilier professionnel) excède 1 300 000 € au 1er janvier de l'année d'imposition. Le barème s'applique à partir de 800 000 €.
Barème progressif
0,50 % à 1,50 % : Taux par tranche : 0,50 % de 800 000 à 1 300 000 €, 0,70 % de 1 300 001 à 2 570 000 €, 1 % de 2 570 001 à 5 000 000 €, 1,25 % de 5 000 001 à 10 000 000 €, 1,50 % au-delà.
  • Les dettes déductibles doivent être afférentes aux biens taxables et non liées à un usage personnel — le simulateur applique la qualification saisie, sans la vérifier
  • La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 % : le simulateur l'applique automatiquement si le bien est identifié comme résidence principale
  • Les biens professionnels exonérés sont strictement définis (exercice de l'activité par le contribuable, participation majoritaire, etc.) — le simulateur applique l'exonération saisie mais l'éligibilité doit être vérifiée
  • Le plafonnement à 75 % des revenus peut réduire fortement l'IFI en cas de revenus modestes par rapport au patrimoine — règle souvent mal connue
  • Les régimes de faveur (pacte Dutreil immobilier, investissement forestier, GFA) sont soumis à conditions — le simulateur applique les réductions saisies mais la conformité doit être vérifiée
IFI
Impôt sur la Fortune Immobilière, successeur de l'ISF depuis 2018.
Patrimoine net taxable
Valeur des actifs immobiliers moins les dettes déductibles.
Abattement résidence principale
Réduction de 30% sur la valeur de la résidence principale.
Nue-propriété
Droit de propriété sans l'usufruit. Non taxable à l'IFI pour le nu-propriétaire.
Plafonnement
Mécanisme limitant IR + IFI à 75% des revenus du foyer.
Décote
Réduction applicable entre 1,3 M€ et 1,4 M€ de patrimoine.

Indemnité de Départ en Retraite

Calculez votre indemnité de départ en retraite : minimum légal, régime fiscal (exonération, quotient, étalement), charges sociales.

Ce simulateur compare les deux modalités de départ à la retraite d'un salarié : le départ volontaire (à l'initiative du salarié) et la mise à la retraite (à l'initiative de l'employeur, possible à partir de 70 ans hors accord antérieur). Il chiffre l'indemnité due dans chacun des cas et la fraction exonérée d'impôt, qui diffère significativement selon la modalité.

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L'utilisateur saisit son ancienneté, son salaire de référence (moyenne 12 ou 3 mois selon formule la plus favorable), la convention collective applicable et la modalité envisagée (départ volontaire ou mise à la retraite). Le simulateur applique le barème légal minimal propre à chaque modalité, puis la formule conventionnelle saisie, retient la plus favorable, et calcule la fraction exonérée d'impôt selon les plafonds du CGI.

Départ volontaire : Exonération limitée (cadre PSE uniquement) — Mise à la retraite : Exonération dans la limite de 2 PASS ou 50 %
  • Salariés approchant la retraite souhaitant anticiper le montant et la fiscalité de leur indemnité
  • DRH et employeurs estimant le coût d'une mise à la retraite
  • CGP et avocats optimisant la stratégie de départ de leurs clients
  • Experts-comptables calculant l'impact IR pour le foyer fiscal
Barème légal
de 1 à 2 mois de salaire : L'indemnité légale varie selon l'ancienneté : ½ mois après 10 ans, 1 mois après 15 ans, 1,5 mois après 20 ans, 2 mois après 30 ans. La convention collective peut prévoir un barème plus favorable.
Exonération fiscale sous conditions
L'indemnité de départ volontaire est imposable à l'IR. Seule l'indemnité de mise à la retraite par l'employeur bénéficie d'exonérations (dans la limite de 2 PASS ou du double de la rémunération annuelle brute).
  • L'exonération fiscale est plus favorable en mise à la retraite qu'en départ volontaire — le simulateur applique les plafonds propres à chaque modalité
  • La mise à la retraite n'est possible qu'à partir de 70 ans sans accord du salarié (ou avant selon accord écrit) : le simulateur n'applique pas cette règle d'âge qui conditionne la faisabilité
  • L'indemnité conventionnelle dépend de la convention collective : le simulateur propose une formule à saisir, à vérifier dans le texte applicable
  • Les cotisations sociales spécifiques (CSG/CRDS, forfait social 50 % pour la mise à la retraite) ne sont pas toutes intégrées par défaut
  • Le régime fiscal et social de l'indemnité de rupture conventionnelle à l'approche de la retraite diffère — à simuler séparément le cas échéant
Départ volontaire
Le salarié prend l'initiative de quitter l'entreprise pour faire valoir ses droits à la retraite. L'indemnité est entièrement imposable à l'IR.
Mise à la retraite
L'employeur décide de mettre fin au contrat pour cause de retraite. Possible à partir de 70 ans sans accord, ou dès 67 ans avec l'accord du salarié. Indemnité au moins égale à celle de licenciement.
Système du quotient
Mécanisme fiscal permettant d'atténuer la progressivité de l'IR sur un revenu exceptionnel. On calcule le supplément d'IR dû à 1/4 du revenu exceptionnel, puis on multiplie par 4. Évite la surtaxation liée au franchissement de tranches.
Étalement sur 4 ans
Option permettant de répartir l'indemnité de départ volontaire sur l'année de perception et les 3 suivantes (1/4 chaque année). Intéressant si les revenus futurs sont stables.
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Référence pour le calcul des plafonds d'exonération. En 2025 : 46 368 €. Le plafond de 6 PASS (278 208 €) limite l'exonération des indemnités de mise à la retraite.
CSG / CRDS
Contributions sociales prélevées sur les revenus. Sur les indemnités de rupture, le taux est de 9,7 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 %) sur la fraction excédant l'indemnité légale ou conventionnelle.

Indemnité de Licenciement 2026

Calculez votre indemnité légale de licenciement 2026 : montant brut, part exonérée d'impôt, économie fiscale.

Ce simulateur compare les deux types d'indemnité de licenciement applicables à un salarié : l'indemnité légale minimale issue du Code du travail et l'indemnité conventionnelle prévue par la convention collective applicable. Il chiffre le montant dû dans chaque cas, identifie celui qui s'applique (le plus favorable au salarié) et calcule la fraction imposable et exonérée d'impôt.

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L'utilisateur saisit son ancienneté en années complètes, son salaire de référence (moyenne des 12 ou 3 derniers mois selon la formule la plus favorable), le motif du licenciement (hors faute, pour faute, rupture conventionnelle) et la convention collective applicable. Le simulateur applique la formule légale (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà) puis la formule conventionnelle saisie, retient la plus favorable, et calcule la fraction exonérée d'impôt dans la limite des plafonds du CGI.

Indemnité légale = (1/4 × Salaire × Ancienneté jusqu'à 10 ans) + (1/3 × Salaire × Ancienneté au-delà de 10 ans)
  • Salariés licenciés souhaitant vérifier le montant minimum légal avant négociation
  • Salariés en rupture conventionnelle — le même barème s'applique (minimum légal identique)
  • RH et managers estimant le coût d'une séparation
  • Conseillers patrimoniaux optimisant la gestion de l'indemnité reçue
PASS 2026
48 060 € — plafond exonération charges sociales : Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) 2026 est fixé à 48 060 € (arrêté du 22 décembre 2025, +2 % vs 2025). L'exonération de charges sociales sur les indemnités de licenciement s'applique dans la limite de 2 × PASS = 96 120 €. Au-delà, les cotisations sociales sont dues sur la fraction excédentaire.
Plafond exonération IR
max(2 × rémunération N-1, 50 % indemnité) plafonné à 6 × PASS : Art. 80 duodecies CGI : la fraction exonérée d'impôt sur le revenu est le plus élevé de : (1) 2 fois la rémunération annuelle brute perçue l'année précédant le licenciement ; (2) 50 % du montant de l'indemnité versée. Ce plafond est lui-même limité à 6 fois le PASS soit 288 360 € en 2026 (6 × 48 060 €). La fraction excédant ce plafond est imposable.
Ancienneté minimale
8 mois depuis septembre 2017 : Depuis les ordonnances du 22 septembre 2017 (loi de ratification du 29 mars 2018), le seuil d'ancienneté pour bénéficier de l'indemnité légale de licenciement a été abaissé de 1 an à 8 mois. Cette règle s'applique aux licenciements prononcés à compter du 24 septembre 2017.
  • L'indemnité conventionnelle dépend de la convention collective applicable : le simulateur propose une formule à saisir manuellement, à vérifier dans le texte conventionnel de l'entreprise
  • L'exonération fiscale de l'indemnité est plafonnée à 2 PASS ou 50 % du montant perçu, selon la formule la plus favorable — le simulateur applique ce plafond mais les charges sociales peuvent différer
  • La part correspondant à une transaction (au-delà du minimum conventionnel) obéit à des règles spécifiques : le simulateur ne modélise que les indemnités légales et conventionnelles pures
  • Pour les licenciements en PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), le régime fiscal et social diffère — non pris en compte par défaut
  • L'indemnité de rupture conventionnelle bénéficie des mêmes règles fiscales que l'indemnité de licenciement mais sa CSG-CRDS suit un régime différent : à vérifier pour le net final
Salaire de référence
Base de calcul de l'indemnité légale. Il correspond au plus favorable entre : la moyenne mensuelle des salaires bruts des 12 derniers mois précédant le licenciement, ou la moyenne mensuelle des 3 derniers mois (en incluant les primes et avantages proratisés sur 12 mois). Art. R1234-4 Code du travail.
Ancienneté
Durée d'appartenance à l'entreprise, comptée jusqu'à la fin du préavis (qu'il soit effectué ou payé en lieu et place). Les mois au-delà des années complètes sont pris en compte proportionnellement dans le calcul. Les périodes de suspension du contrat (maladie, congé maternité) sont généralement incluses.
Rupture conventionnelle
Mode de rupture amiable du contrat de travail (hors faute). L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (même barème). Elle bénéficie du même régime fiscal d'exonération, mais est soumise au forfait social de 20 % sur la fraction exonérée de cotisations sociales.
Convention collective nationale (CCN)
Accord conclu entre organisations patronales et syndicales qui peut prévoir une indemnité de licenciement conventionnelle supérieure au minimum légal. La CCN applicable dépend du code NAF/APE de l'entreprise. Elle prévoit souvent des coefficients majorés, notamment pour les cadres ou les longues anciennetés.
Art. 80 duodecies CGI
Article du Code Général des Impôts définissant le régime fiscal des indemnités de rupture. Il exonère d'impôt sur le revenu la fraction des indemnités de licenciement n'excédant pas le plus élevé des plafonds : 2 × rémunération N-1, 50 % de l'indemnité, dans la limite absolue de 6 × PASS. La fraction imposable est déclarée en traitement et salaires.

J-Curve Private Equity

Visualisez la J-Curve d'un fonds de PE : appels de fonds, distributions et TRI. Projetez votre capital selon la durée et le rythme d'investissement choisi.

Ce simulateur modélise la courbe en J caractéristique d'un investissement en private equity : phase initiale de pertes comptables (frais de gestion, investissements non encore valorisés) suivie d'une phase de valorisation croissante à mesure que les participations mûrissent. Il projette la trajectoire de valeur nette d'inventaire (VNI) sur la durée du fonds (généralement 8 à 12 ans) et chiffre l'IRR (taux de rendement interne) attendu.

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L'utilisateur saisit le montant engagé, la durée du fonds, la période de drawdown (appels de fonds, typiquement 3 à 5 ans), le TVPI cible (valeur créée sur montant investi), le taux de frais de gestion annuel et le carried interest du GP. Le simulateur projette les appels de fonds année par année, applique les frais de gestion, modélise la valorisation progressive des participations, chiffre le timing des distributions et calcule l'IRR ainsi que le multiple (DPI, RVPI, TVPI) en fin de vie du fonds.

IRR : taux d'actualisation qui rend égale à 0 la somme actualisée des flux (appels de fonds, distributions)
  • Investisseurs privés envisageant d'investir dans un fonds de Private Equity (FCPR, FPCI)
  • Family offices et gestionnaires de patrimoine construisant une allocation en non-coté
  • CGP souhaitant illustrer le fonctionnement du Private Equity à leurs clients
Durée typique d'un fonds PE
10 ans : Un fonds de Private Equity a une durée de vie standard de 10 ans : 5 ans de période d'investissement puis 5 ans de désinvestissement, avec des extensions possibles de 1 à 2 ans selon les statuts du fonds.
Retour à zéro
généralement entre l'année 3 et 5 : La J-Curve remonte au-dessus de zéro lorsque les premières cessions compensent les appels de fonds et frais initiaux. Ce point d'inflexion survient typiquement entre la 3e et la 5e année selon la stratégie du fonds (buyout, venture, growth).
  • La courbe en J présente des pertes comptables les 3 à 5 premières années — une valorisation négative dans cette phase est normale et ne préjuge pas du rendement final
  • L'IRR et le TVPI saisis sont des hypothèses fondées sur les performances historiques du fonds ou de la classe d'actifs — la performance réelle peut diverger significativement
  • Les appels de fonds progressifs (capital call) imposent une gestion de trésorerie rigoureuse : l'engagement total n'est pas immédiatement appelé mais doit être disponible
  • Le carried interest du gérant (typiquement 20 % au-dessus d'un hurdle rate de 8 %) réduit significativement l'IRR net investisseur — le simulateur applique la structure saisie
  • La liquidité est quasi-nulle pendant toute la durée du fonds : une revente sur le marché secondaire se fait avec une décote importante (10 à 30 %)
Commitment (Engagement)
Montant total que l'investisseur s'engage à verser au fonds sur toute la durée de vie du véhicule.
Capital Call (Appel de fonds)
Demande du gérant aux investisseurs de verser une partie de leur engagement pour financer un investissement.
Distribution
Retour de capital aux investisseurs suite à une cession d'entreprise en portefeuille ou versement de dividendes.
TVPI (Total Value to Paid-In)
Ratio entre la valeur totale (distributions + valeur résiduelle) et le capital appelé. Un TVPI de 2x signifie que vous avez doublé votre mise.
DPI (Distributions to Paid-In)
Ratio entre les distributions reçues et le capital appelé. Mesure ce qui a été effectivement récupéré.
TRI (Taux de Rendement Interne)
Rendement annualisé tenant compte du timing des flux. Permet de comparer avec d'autres classes d'actifs.
Carried Interest
Commission de surperformance (généralement 20%) prélevée par le gérant au-delà d'un rendement minimum (hurdle rate).
Vintage Year
Année de lancement du fonds. Permet de comparer des fonds ayant traversé les mêmes conditions de marché.

Livret A / LDDS / LEP — Rendement 2026

Simulez le rendement de votre Livret A (2,4 %), LDDS (2,4 %) ou LEP (3,5 %) en 2026. Projection 1, 3 et 5 ans.

Ce simulateur chiffre le rendement d'un placement sur livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) avec le taux en vigueur ou projeté. Il applique l'exonération d'impôt et de prélèvements sociaux, intègre les plafonds propres à chaque livret et compare le rendement réel net de l'inflation pour évaluer la préservation du pouvoir d'achat.

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L'utilisateur saisit le capital initial, les versements périodiques, la durée de placement, le type de livret (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) et l'hypothèse d'inflation. Le simulateur applique le taux en vigueur (révisé au 1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août selon la formule INSEE), calcule les intérêts avec la règle des quinzaines (versements à partir du 1ᵉʳ ou 16 du mois), vérifie le plafond applicable (22 950 € Livret A, 12 000 € LDDS, 10 000 € LEP, 1 600 € Livret Jeune) et restitue le rendement réel après inflation.

Intérêts = Somme des soldes × Taux × Durée/365 (règle des quinzaines)
  • Épargnants prudents plaçant leur épargne de précaution sans risque
  • Détenteurs de LEP vérifiant l'avantage du taux supérieur vs Livret A
  • Parents calculant les intérêts d'un livret ouvert pour leurs enfants
  • Épargnants comparant les livrets réglementés aux comptes à terme et autres placements sans risque
Livret A et LDDS
taux 2,4 % depuis le 1er février 2025 : Le taux du Livret A et du LDDS est fixé à 2,4 % depuis le 1er février 2025, en baisse par rapport au taux de 3 % en vigueur entre août 2023 et janvier 2025. Ce taux reste inchangé au 1er février 2026 (prochaine révision prévue au 1er août 2026). Plafond Livret A : 22 950 €. Plafond LDDS : 12 000 €.
LEP
taux 3,5 % depuis le 1er février 2025 : Le taux du Livret d'Épargne Populaire est fixé à 3,5 % depuis le 1er février 2025. Il est destiné aux personnes dont le Revenu Fiscal de Référence (RFR) n'excède pas 22 419 € pour une part (2025). Plafond : 10 000 €. Ce taux reste inchangé au 1er février 2026. La règle impose que le taux LEP soit toujours supérieur au taux d'inflation.
Révision des taux
1er février et 1er août : Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an par le Ministre de l'Économie sur proposition de la Banque de France, selon une formule prenant en compte l'inflation (IPCH) et les taux monétaires (€STR). La prochaine révision aura lieu le 1er août 2026. Le simulateur utilise les taux actuellement en vigueur.
  • Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an (1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août) selon une formule indexée sur l'inflation et les taux monétaires — le simulateur applique le taux en vigueur à la date de simulation
  • La règle des quinzaines fait que les intérêts ne sont crédités qu'à partir de la quinzaine suivante : un versement le 2 d'un mois ne produit pas d'intérêts pour la 1re quinzaine
  • Le LEP est réservé aux foyers aux revenus modestes (plafond de RFR selon la composition familiale) — le simulateur signale la condition mais ne la vérifie pas automatiquement
  • Les plafonds sont stricts : un versement au-delà du plafond est automatiquement rejeté par la banque, pas de retour arrière possible
  • Le rendement réel est souvent proche de zéro ou légèrement positif selon le cycle d'inflation — le simulateur met cette réalité en évidence face à la perception d'un placement rémunérateur
Livret A
Produit d'épargne réglementée le plus répandu en France (55 millions de détenteurs). Taux fixé par l'État, intérêts exonérés d'IR et de prélèvements sociaux. Plafond : 22 950 €. Accessible à tous, y compris aux non-résidents fiscaux.
LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire)
Livret réglementé au même taux que le Livret A (2,4 %), avec un plafond inférieur (12 000 €). Réservé aux résidents fiscaux français majeurs. Peut être cumulé avec un Livret A. Les fonds collectés financent des projets écologiques et solidaires.
LEP (Livret d'Épargne Populaire)
Livret réglementé à taux bonifiés (3,5 % en 2026), réservé aux personnes à revenus modestes (RFR ≤ 22 419 € pour 1 part en 2025). Plafond : 10 000 €. Son taux est garanti supérieur à l'inflation. Un seul LEP par foyer fiscal.
Rendement réel
Rendement après déduction de l'inflation. Formule : rendement réel ≈ taux nominal − inflation. Un Livret A à 2,4 % avec une inflation à 2 % offre un rendement réel de +0,4 %. Si l'inflation dépasse le taux, le rendement réel est négatif : le pouvoir d'achat diminue malgré les intérêts perçus.
Règle des quinzaines
Mécanisme de calcul des intérêts des livrets réglementés. Un dépôt ne commence à produire des intérêts qu'à partir du 1er ou du 16 du mois suivant la date du dépôt (la quinzaine la plus proche). De même, un retrait cesse de produire des intérêts dès la quinzaine précédant le retrait. Pour maximiser les intérêts, il faut déposer avant le 1er ou le 16 et retirer après le 1er ou le 16.

Simulateur LMNP Complet

Simulez votre investissement LMNP : amortissements par composants, charges déductibles et fiscalité BIC réel.

Ce simulateur chiffre le rendement net d'une location meublée sous statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) en comparant les deux régimes fiscaux possibles : le régime micro-BIC avec son abattement forfaitaire de 50 % et le régime réel avec amortissement du bien et déduction des charges. Il identifie l'option qui maximise le revenu net disponible pour le bailleur.

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L'utilisateur saisit les loyers annuels, les charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion, CFE), la valeur du bien et du mobilier, la durée d'amortissement retenue, et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule en parallèle le revenu imposable en micro-BIC (après abattement 50 %) et le résultat net en régime réel (après amortissement et charges), puis chiffre l'imposition totale (IR + prélèvements sociaux) dans chaque option.

Micro-BIC : Revenu_imposable = Loyers × 50 % Regime_reel : Resultat_net = Loyers moins Charges moins Amortissement (bien + mobilier) Impot_total = Resultat_net × (TMI + 17,2 % PS), option la plus favorable retenue
  • Investisseurs immobiliers souhaitant louer en meublé
  • Propriétaires comparant location nue vs meublée
  • Porteurs de projet évaluant la rentabilité d'un achat LMNP
  • CGP et experts-comptables conseillant leurs clients sur le choix du régime fiscal
Seuil LMP
23 000 € de recettes et 50 % des revenus : Le passage du statut LMNP au statut LMP est automatique lorsque les recettes locatives meublées dépassent 23 000 €/an ET excèdent les autres revenus professionnels du foyer.
Micro-BIC meublé
plafond de 77 700 € : Le régime micro-BIC s'applique si les recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 € (meublé classique) ou 15 000 € (meublé de tourisme non classé). Abattement forfaitaire de 50 % (ou 30 % en tourisme non classé).
  • Le régime micro-BIC est plafonné à 77 700 € de recettes annuelles (location meublée classique) : au-delà, le régime réel s'impose obligatoirement
  • L'option pour le régime réel est irrévocable pendant trois ans — le simulateur éclaire le choix pour l'année en cours, une projection pluriannuelle est recommandée
  • L'amortissement en régime réel ne peut pas créer de déficit imputable sur le revenu global — il est reportable indéfiniment sur les bénéfices futurs, ce que le simulateur applique mais ne modélise pas sur plusieurs années
  • La réintégration des amortissements dans la plus-value à la revente a été supprimée par la loi de finances 2025 pour les ventes de résidences meublées touristiques ; le simulateur applique les règles en vigueur à la date de simulation
  • Les charges déductibles doivent correspondre à des dépenses justifiées et rattachées à l'activité locative — le simulateur ne vérifie pas la qualification pièce par pièce
LMNP
Loueur Meublé Non Professionnel. Statut fiscal pour les particuliers louant un bien meublé sans en faire leur activité principale.
BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)
Catégorie fiscale des revenus provenant d'une activité commerciale, dont la location meublée.
Micro-BIC
Régime simplifié avec abattement forfaitaire de 50% sur les recettes, applicable si recettes < 77 700 €/an.
Amortissement
Déduction comptable étalée dans le temps de la valeur d'un bien (immobilier, mobilier, travaux).
Déficit BIC
Résultat négatif en location meublée. Les amortissements ne peuvent pas créer de déficit imputable sur d'autres revenus.
LMP (Loueur Meublé Professionnel)
Statut applicable si recettes > 23 000 €/an ET recettes > revenus professionnels du foyer. Régime social et fiscal différent.

LMNP vs Location Nue

Comparez LMNP et location nue : régime fiscal (BIC vs foncier), amortissements, charges déductibles et rendement net.

Ce simulateur compare la rentabilité nette d'un bien loué en meublé sous statut LMNP (régime micro-BIC ou réel) et d'un bien loué en nue (revenus fonciers micro ou réel). Il chiffre le revenu net après impôts dans chacune des quatre combinaisons possibles et identifie la formule la plus favorable pour le même patrimoine locatif.

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L'utilisateur saisit les loyers annuels en version meublée et en version nue (généralement plus élevés en meublé), la valeur du bien et du mobilier éventuel, les charges déductibles, la durée d'amortissement envisagée et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le revenu net dans les quatre configurations (meublé micro-BIC, meublé réel, nue micro-foncier, nue régime réel) et restitue un comparatif chiffré.

Compare 4 scenarios : {Meuble micro-BIC 50 %, Meuble reel, Nue micro-foncier 30 %, Nue reel} Pour chaque scenario : Revenu_net = Loyers moins Abattement_ou_charges moins IR moins PS Ecart = Revenu_net_meuble moins Revenu_net_nue
  • Investisseurs hésitant entre location nue et meublée
  • Propriétaires souhaitant optimiser la fiscalité de leur bien locatif
  • Porteurs de projet évaluant l'impact fiscal de chaque option
  • CGP et experts-comptables accompagnant leurs clients dans le choix du régime
Seuil micro-BIC (LMNP)
77 700 € de recettes annuelles, abattement forfaitaire de 50 % : Le régime micro-BIC s'applique jusqu'à 77 700 € de loyers annuels pour la location meublée classique, avec un abattement forfaitaire de 50 %. Au-delà, le régime réel est obligatoire. Le régime réel est souvent plus avantageux dès que les charges réelles et amortissements dépassent 50 % des recettes.
Seuil micro-foncier (location nue)
15 000 € de recettes annuelles, abattement de 30 % : Pour la location nue, le régime micro-foncier (abattement de 30 %) s'applique jusqu'à 15 000 € de recettes annuelles. Le régime réel s'applique obligatoirement au-delà, et peut être choisi volontairement si les charges effectives dépassent 30 % des loyers.
  • Le passage de location nue à meublée ou inversement nécessite des obligations pratiques (bail, déclaration, mobilier normé) que le simulateur ne gère pas
  • Les plafonds des régimes micro diffèrent : 77 700 € en meublé classique, 15 000 € en location nue — le simulateur applique ces plafonds mais l'utilisateur doit vérifier la cohérence
  • L'amortissement en LMNP réel modifie mécaniquement le résultat net annuel mais est réintégré au moment de la revente (cas classique) ; la location nue n'est pas concernée par ce report
  • L'option pour le régime réel (meublé ou nue) est engageante pour plusieurs exercices : tester une projection pluriannuelle avant de basculer
  • Le simulateur ne modélise pas les dispositifs dérogatoires (Pinel, Denormandie, Loc'Avantages) qui peuvent s'appliquer en location nue et modifier l'équation
Location nue
Location d'un logement vide (sans meubles). Revenus imposés en revenus fonciers.
LMNP
Loueur Meublé Non Professionnel. Location d'un logement équipé. Revenus imposés en BIC.
Micro-foncier
Régime simplifié pour la location nue avec abattement de 30% (plafond 15 000 €/an).
Micro-BIC
Régime simplifié pour la location meublée avec abattement de 50% (plafond 77 700 €/an).
Déficit foncier
Résultat négatif en location nue, imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an.
Amortissement
Déduction comptable de la perte de valeur d'un bien. Disponible uniquement en LMNP réel.

Location Saisonnière vs LMNP

Comparez location saisonnière et LMNP longue durée : revenus nets, charges, fiscalité BIC et contraintes réglementaires.

Ce simulateur compare la rentabilité nette d'un bien loué en location saisonnière (type Airbnb, courte durée) et d'un même bien loué en LMNP classique (location meublée longue durée). Il chiffre le rendement net de chaque formule après impôts et charges, en tenant compte des différences de loyer, d'occupation, de frais de gestion et de fiscalité applicable.

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L'utilisateur saisit le prix moyen à la nuitée en saisonnier, le taux d'occupation prévu, les frais de gestion (ménage, linge, conciergerie, commissions plateformes), le loyer envisagé en LMNP longue durée, la valeur du bien et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule les recettes annuelles de chaque formule, applique le régime fiscal correspondant (micro-BIC avec abattement 50 % ou 71 % selon classement, ou régime réel), puis restitue le rendement net comparé sur plusieurs années.

Recettes_saisonnier = Nuitee × Taux_occupation × 365 Revenu_net_saisonnier = Recettes moins Frais_gestion moins IR(micro-BIC 50 % ou 71 %) moins PS Revenu_net_LMNP = Loyer × 12 moins Charges moins IR moins PS Arbitrage = Revenu_net_saisonnier moins Revenu_net_LMNP
  • Propriétaires de meublés hésitant entre saisonnier et longue durée
  • Investisseurs locatifs évaluant le potentiel d'un bien en zone touristique
  • Propriétaires de résidences secondaires souhaitant rentabiliser leur bien
  • CGP / Conseillers immobiliers comparant les stratégies pour leurs clients
Micro-BIC meublé de tourisme non classé
15 000 € : Depuis 2024, le plafond micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés est abaissé à 15 000 € (abattement 30 %). Pour les meublés classés : 77 700 € (abattement 50 %).
Résidence principale
120 jours/an maximum : La location saisonnière de la résidence principale est limitée à 120 jours par an dans la plupart des grandes villes. Au-delà, le bien perd son statut de résidence principale.
  • Le taux d'occupation saisonnier varie fortement selon la localisation, la saisonnalité et la concurrence — les hypothèses saisies doivent refléter une moyenne réaliste, pas le pic
  • Les règles de changement d'usage (autorisation municipale, compensation, limite annuelle de 120 jours en résidence principale) sont obligatoires dans les communes concernées et non traitées par le simulateur
  • Le classement de la location meublée touristique (1 à 5 étoiles) peut modifier l'abattement micro-BIC applicable — le simulateur propose une option à saisir manuellement
  • Les frais de gestion saisonnier (20 à 30 % des recettes avec conciergerie) sont souvent sous-estimés — tester des scénarios hauts avant décision
  • La loi de finances 2025 a durci l'abattement micro pour les meublés touristiques non classés : le simulateur applique le régime en vigueur à la date de simulation
LMNP
Loueur Meublé Non Professionnel. Statut fiscal pour la location meublée.
Taux d'occupation
Pourcentage de nuits louées sur le total disponible.
Micro-BIC
Régime simplifié avec abattement forfaitaire de 50% sur les recettes.
Changement d'usage
Autorisation administrative pour transformer un logement en meublé touristique.
Zone tendue
Commune où la demande de logements excède l'offre, avec réglementation renforcée.
Taxe de séjour
Taxe collectée auprès des voyageurs et reversée à la commune.

Loi Malraux

Simulez votre réduction d'impôt Malraux : 22 % ou 30 % des travaux de restauration en secteur sauvegardé, plafond 400 000 € sur 4 ans.

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt Malraux accordée aux investisseurs finançant la restauration complète d'immeubles anciens situés en secteur sauvegardé (SPR - Site Patrimonial Remarquable). Il distingue les deux taux (22 % en PVAP, 30 % en SPR approuvé) et projette le gain fiscal sur la durée des travaux, en tenant compte du plafonnement spécifique hors niches fiscales.

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L'utilisateur saisit le coût des travaux éligibles (dans la limite de 400 000 € sur 4 ans), la localisation du bien (PVAP - Plan de Valorisation de l'Architecture et du Patrimoine, ou SPR approuvé), la date de paiement des travaux et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique le taux de réduction (22 % ou 30 %), chiffre la réduction d'impôt annuelle et cumulée, et alerte sur le non-cumul avec d'autres dispositifs de défiscalisation immobilière.

Base_eligible = min(Travaux_annuels ; 400 000 € / 4 ans) Reduction_IR = Base_eligible × (22 % en PVAP ou 30 % en SPR) Reduction_hors_plafond_niches
  • Contribuables fortement imposés (TMI 41 % ou 45 %) cherchant une réduction hors plafond des niches fiscales
  • Investisseurs immobiliers souhaitant acquérir un bien de caractère en centre-ville historique
  • CGP et conseillers patrimoniaux proposant des solutions de défiscalisation immobilière haut de gamme
  • Amateurs de patrimoine souhaitant contribuer à la restauration d'immeubles remarquables
Plafond de travaux
400 000 € sur 4 ans : La réduction d'impôt Malraux porte sur les dépenses de restauration dans la limite de 400 000 € sur une période de 4 années consécutives. Le taux est de 22 % (ZPPAUP) ou 30 % (secteur sauvegardé).
Engagement de location
9 ans : Le propriétaire s'engage à louer le bien nu à usage de résidence principale pendant 9 ans. La location doit démarrer dans les 12 mois suivant l'achèvement des travaux.
  • Les travaux éligibles doivent être suivis par un Architecte des Bâtiments de France — seules les dépenses validées par l'ABF ouvrent droit à la réduction
  • La réduction Malraux est hors plafond global des niches fiscales de 10 000 € (règle dérogatoire) — c'est un de ses attraits majeurs par rapport à Pinel
  • L'engagement de location du bien après travaux est de 9 ans (usage d'habitation principale du locataire) — une cession ou occupation personnelle avant entraîne la reprise
  • Les travaux éligibles doivent constituer une restauration complète de l'immeuble, pas de simples aménagements — une qualification fautive expose à un redressement
  • Le coût des travaux et la complexité administrative peuvent significativement éroder le gain fiscal net — une fourchette de 15 à 30 % de surcoût par rapport à une restauration classique est courante
SPR (Site Patrimonial Remarquable)
Zonage de protection du patrimoine urbain remplaçant les anciens secteurs sauvegardés, ZPPAUP et AVAP depuis 2016.
PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur)
Document d'urbanisme applicable aux anciens secteurs sauvegardés, ouvrant droit au taux majoré de 30 %.
PVAP (Plan de Valorisation de l'Architecture et du Patrimoine)
Document d'urbanisme applicable aux anciens ZPPAUP/AVAP, ouvrant droit au taux de 22 %.
ABF (Architecte des Bâtiments de France)
Fonctionnaire chargé de veiller à la qualité architecturale des travaux en secteur protégé. Son accord est obligatoire pour le Malraux.
Restauration complète
Ensemble de travaux portant sur la totalité de l'immeuble (parties communes et privatives) aboutissant à la remise en état du bâtiment.
Location nue
Location d'un logement sans mobilier, par opposition à la location meublée. Condition obligatoire du dispositif Malraux.
Plafonnement des niches fiscales
Mécanisme limitant le cumul des avantages fiscaux à 10 000 € par an. La réduction Malraux en est exclue.

MaPrimeRénov' 2026 — Couleur et Montant de Prime

Déterminez votre profil MaPrimeRénov' selon le barème ANAH et vos revenus : couleur éligible (Bleu/Jaune/Violet/Rose) et montant par geste ou rénovation.

Ce simulateur compare les deux parcours MaPrimeRénov' disponibles pour un projet de rénovation énergétique : le parcours « par geste » (aide ponctuelle par travaux, adapté aux petits projets) et le parcours « rénovation d'ampleur » (aide globale conditionnée à un gain énergétique d'au moins deux classes DPE, adapté aux projets ambitieux). Il chiffre le montant des aides dans chaque parcours et identifie le plus avantageux.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit les travaux envisagés (isolation, changement de chauffage, ventilation), le coût total TTC du projet, la classe DPE actuelle et projetée du logement, la composition du foyer et le revenu fiscal de référence pour déterminer la catégorie de ressources (bleu, jaune, violet, rose). Le simulateur applique les barèmes propres à chaque parcours, tient compte des écrêtements et des cumuls possibles (CEE, éco-PTZ), et restitue le reste à charge prévisionnel.

Subvention = Σ (cout_geste × taux_categorie_ressources × bonus_DPE) Reste_a_charge = Cout_total_TTC moins Subvention moins CEE moins Eco-PTZ
  • Propriétaires occupants envisageant des travaux de rénovation énergétique
  • Propriétaires bailleurs souhaitant améliorer la classe DPE de leur bien
  • Futurs acheteurs intégrant les aides dans leur plan de financement
  • Conseillers France Rénov' réalisant des simulations préalables
4 profils de couleur
Bleu, Jaune, Violet, Rose selon RFR et composition du foyer : Le barème officiel ANAH 2026 (mis à jour au 27/02/2026) détermine la couleur selon le RFR N-1 et la zone géographique (IDF vs hors IDF). Hors IDF, 1 personne : Bleu ≤ 17 363 €, Jaune ≤ 22 259 €, Violet ≤ 31 185 €, Rose au-delà. Ces seuils sont plus élevés en Île-de-France (environ +48,5 %). La couleur détermine à la fois le montant des forfaits et le taux de prise en charge du parcours accompagné.
Suppression murs et biomasse du par geste au 01/01/2026
Depuis le 1er janvier 2026, l'isolation des murs par l'intérieur ou l'extérieur et les chaudières à biomasse (granulés, bûches) ne sont plus éligibles au parcours par geste. Ces travaux restent finançables dans le cadre du parcours accompagné (rénovation d'ampleur). La VMC double flux est désormais conditionnée à la réalisation simultanée d'au moins un geste d'isolation.
Rénovation d'ampleur 2026
plafonds 30 000 et 40 000 € HT : La catégorie "saut de 4 classes" (plafond 70 000 €) est supprimée en 2026. Les deux catégories restantes sont : saut de 2 classes DPE (plafond 30 000 € HT, au lieu de 55 000 € en 2025) et saut de 3 classes ou plus DPE (plafond 40 000 € HT, au lieu de 55 000 € en 2025). Le bonus sortie passoire thermique (10 %) est également supprimé. Mon Accompagnateur Rénov' est obligatoire pour ce parcours.
Guichet rouvert le 23 février 2026 après suspension
Le dépôt de nouvelles demandes MaPrimeRénov' avait été suspendu au 1er janvier 2026 en l'absence de loi de finances adoptée. Le guichet a rouvert le lundi 23 février 2026 à 12h pour l'ensemble des ménages et des parcours. Les dossiers en cours au 31 décembre 2025 ont été traités selon les règles 2025. Les nouvelles demandes depuis le 23/02/2026 sont instruites selon les règles 2026.
  • Les barèmes et plafonds MaPrimeRénov' sont révisés régulièrement par arrêté — le simulateur applique ceux en vigueur à la date de simulation, à vérifier à l'approche du dépôt de dossier
  • Le parcours rénovation d'ampleur exige un accompagnement obligatoire par un accompagnateur Rénov' agréé, dont le coût peut réduire l'intérêt pour les petits projets
  • Le saut de classes DPE requis pour la rénovation d'ampleur est strict (minimum 2 classes) : un projet qui atteint seulement 1 classe de gain n'est pas éligible à ce parcours
  • Les aides complémentaires (CEE, éco-PTZ, aides locales) doivent être saisies par l'utilisateur — le simulateur applique les règles d'écrêtement mais ne les retrouve pas automatiquement
  • Le dossier doit être déposé avant le démarrage des travaux : une facture datée avant l'accord fait perdre le bénéfice de l'aide
RFR (Revenu Fiscal de Référence)
Revenu annuel pris en compte par le fisc pour déterminer votre niveau d'imposition. Il figure en bas de la première page de votre avis d'imposition. Pour MaPrimeRénov' 2026, c'est le RFR N-1 (revenus 2024, avis 2025) qui est retenu. Il cumule les revenus de toutes les personnes composant le foyer fiscal.
DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)
Étiquette énergétique du logement, de A (très performant) à G (passoire thermique). Le parcours accompagné exige un saut d'au moins 2 classes DPE après travaux. Un audit énergétique préalable est obligatoire pour définir le programme de travaux et estimer le gain de classe.
Artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement)
Certification professionnelle obligatoire pour les entreprises réalisant des travaux éligibles à MaPrimeRénov'. À vérifier sur le site qualiteconstruction.com avant de signer un devis. L'absence de certification RGE entraîne l'inéligibilité des travaux, même si ceux-ci ont été réalisés correctement.
Mon Accompagnateur Rénov' (MAR)
Professionnel agréé par l'État qui guide le propriétaire à toutes les étapes du parcours accompagné : audit énergétique, définition du programme de travaux, montage du dossier de financement, coordination des artisans et contrôle de qualité. Sa prestation est prise en charge par MaPrimeRénov' (jusqu'à 2 000 €). Obligatoire pour la rénovation d'ampleur depuis janvier 2024.
Écrêtement
Règle plafonnant le cumul de toutes les aides publiques (MaPrimeRénov', CEE, aides locales, Action Logement) à un pourcentage du coût total des travaux. En 2026 : 90 % pour le profil Bleu, 75 % pour le Jaune, 60 % pour le Violet, 40 % pour le Rose. Si les aides cumulées dépassent ce taux, MaPrimeRénov' est réduite en conséquence.

Monuments Historiques

Simulez l'avantage fiscal Monuments Historiques : déduction des travaux du revenu global sans plafond, économie d'impôt selon votre TMI.

Ce simulateur chiffre l'économie fiscale d'un investissement dans un bien classé ou inscrit Monument Historique (MH). Il applique la déductibilité totale des travaux et charges d'entretien du revenu global (sans plafonnement), distingue les régimes selon l'ouverture au public, et projette l'économie d'impôt cumulée sur la durée de détention minimale de 15 ans.

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L'utilisateur saisit la valeur du bien, le montant annuel des travaux et charges d'entretien, les recettes éventuelles (ouverture au public, locations), sa tranche marginale d'imposition et la durée de détention envisagée. Le simulateur applique la déductibilité intégrale des charges et travaux (100 % si ouvert au public, 50 % si non ouvert) du revenu global, chiffre l'économie d'impôt annuelle et cumulée, et compare avec un investissement locatif classique pour évaluer la pertinence.

Deduction_revenu_global = Charges_entretien × (100 % si ouvert_public, sinon 50 %) Economie_IR = Deduction × TMI + eventuelle_reduction_sur_PS
  • Contribuables très fortement imposés (TMI 41 % ou 45 %) cherchant un levier de déduction sans plafond
  • Propriétaires de biens classés ou inscrits engageant des travaux de restauration
  • Investisseurs patrimoniaux recherchant un bien d'exception avec avantage fiscal majeur
  • CGP et avocats fiscalistes accompagnant une clientèle fortunée sur la défiscalisation haut de gamme
Détention recommandée
15 ans minimum : Les charges sont déductibles sans plafonnement du revenu global. En contrepartie, le bien doit être conservé au moins 15 ans pour bénéficier de l'exonération des droits de succession (convention avec l'État).
Ouverture au public
seuil de 50 à 100 jours par an : Pour bénéficier de la déduction à 100 % des charges sur le revenu global, le bien doit être ouvert au public au moins 50 jours par an (dont 25 jours d'avril à septembre) ou 40 jours en juillet-août seuls. En dessous, la déduction est limitée à 50 % pour les biens habités par le propriétaire.
Classement ou inscription par la DRAC
Seuls les biens classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, ou agréés par le ministère des Finances après avis de la DRAC, bénéficient du régime. L'inscription peut être demandée au préfet de région.
Exonération des droits de succession
convention avec l'État : L'exonération de droits de succession nécessite la signature d'une convention avec le ministère de la Culture portant sur les modalités d'entretien, d'ouverture au public et de conservation des éléments protégés. Sans convention, le régime fiscal favorable sur les charges reste applicable mais pas l'exonération successorale.
  • La déductibilité intégrale (100 %) est réservée aux monuments ouverts au public au moins 100 jours par an (dont 40 entre avril et septembre) — sans ouverture au public, la déductibilité tombe à 50 %
  • L'engagement de conservation est de 15 ans minimum — une revente avant entraîne la reprise des avantages fiscaux avec intérêts de retard
  • Le MH classé ne peut être aliéné qu'avec autorisation du ministre de la Culture — contrainte majeure souvent sous-estimée
  • Le MH est hors plafond global des niches fiscales de 10 000 € (règle dérogatoire) — c'est un de ses attraits majeurs
  • Les travaux doivent être soumis à autorisation ABF et respecter des normes strictes de conservation — les surcoûts par rapport à une restauration classique sont significatifs (20 à 50 %)
Monument Historique classé
Immeuble dont la conservation présente un intérêt public au point de vue de l'histoire ou de l'art. Protection la plus élevée, accordée par arrêté ministériel.
Inscription à l'ISMH
Protection intermédiaire pour les immeubles présentant un intérêt suffisant, accordée par arrêté préfectoral. Désormais appelée « inscription au titre des monuments historiques ».
DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles)
Service de l'État chargé de la politique culturelle en région, qui autorise et supervise les travaux sur monuments historiques.
ABF (Architecte des Bâtiments de France)
Fonctionnaire qui contrôle les travaux en secteur protégé et veille au respect des prescriptions architecturales.
Déficit foncier imputable sur le revenu global
En régime Monuments Historiques, le déficit foncier est déductible du revenu global sans limitation, contrairement au droit commun (plafond 10 700 €).
Convention avec l'État (art. 795 A CGI)
Accord permettant l'exonération des droits de succession en contrepartie de l'ouverture au public et de la conservation du bien.
SCI translucide
SCI soumise à l'impôt sur le revenu (non à l'IS), permettant aux associés personnes physiques de bénéficier du régime Monuments Historiques.

Nue-Propriété Temporaire

Simulez un investissement en nue-propriété temporaire : décote à l'achat, économie IFI, récupération de la pleine propriété au terme.

Ce simulateur chiffre la rentabilité d'un achat en nue-propriété temporaire d'un bien immobilier (acquisition à prix décoté pour une durée de démembrement fixée, généralement 15 à 20 ans, avec récupération automatique de la pleine propriété à l'issue). Il compare avec un achat en pleine propriété en intégrant l'absence de revenus et de charges pendant la période, et l'exonération IFI et l'absence de fiscalité à la réunion.

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L'utilisateur saisit la valeur pleine propriété du bien, la décote nue-propriété proposée (typiquement 30 à 40 % pour une durée de 15-20 ans), la durée de démembrement, la revalorisation immobilière espérée et sa situation IFI. Le simulateur calcule le prix d'acquisition de la nue-propriété, projette la valeur en pleine propriété à l'issue du démembrement, chiffre le rendement interne (TRI) et compare avec un investissement locatif classique ayant les mêmes caractéristiques.

TRI = (Valeur pleine propriété à terme / Prix nue-propriété)^(1/durée) − 1
  • Investisseurs à revenus élevés ne cherchant pas de revenus locatifs immédiats mais une constitution de patrimoine défiscalisé
  • Contribuables assujettis à l'IFI souhaitant réduire leur assiette taxable sur la durée
  • Investisseurs en phase de capitalisation (préparation retraite, horizon long terme)
  • CGP et conseils patrimoniaux proposant des solutions d'investissement à faible gestion
Durée du démembrement temporaire
15 à 20 ans : Le démembrement temporaire de propriété porte généralement sur 15 à 20 ans. L'investisseur acquiert la nue-propriété avec une décote de 35 à 45 % et récupère la pleine propriété au terme, sans frais ni fiscalité.
Décote de la nue-propriété selon la durée
En démembrement temporaire, la valeur de la nue-propriété est calculée par capitalisation des loyers sur la durée. Plus la durée est longue, plus la décote est importante (environ 2,5 à 3 % par an).
  • Pendant la durée de démembrement, le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu et ne supporte aucune charge — l'usufruitier (généralement un bailleur social ou institutionnel) gère et entretient le bien
  • La revalorisation immobilière projetée est hypothétique — une stagnation ou une baisse des prix pendant 15-20 ans modifie significativement la rentabilité
  • À l'issue du démembrement, la pleine propriété est récupérée sans fiscalité complémentaire (art. 1133 CGI) — avantage majeur du schéma
  • La nue-propriété temporaire est hors assiette IFI pendant toute la durée du démembrement — avantage fiscal significatif pour les contribuables assujettis
  • La liquidité est très faible : une revente anticipée de la nue-propriété sur le marché secondaire se fait avec une décote qui peut annuler la décote d'achat initiale
Nue-propriété
Droit de propriété sur un bien dont l'usufruit (droit d'usage et de jouissance) a été temporairement cédé à un tiers.
Usufruit temporaire
Droit d'usage et de perception des revenus d'un bien pour une durée déterminée (contrairement à l'usufruit viager, lié à la durée de vie).
Démembrement de propriété
Séparation des droits de propriété entre nue-propriété (abusus) et usufruit (usus + fructus). La réunion au terme reconstitue la pleine propriété.
Décote
Réduction appliquée au prix d'achat correspondant à la valeur de l'usufruit cédé. Elle dépend de la durée du démembrement et des conditions de marché.
Bailleur social / institutionnel
Organisme (HLM, ESH, foncière) qui acquiert l'usufruit temporaire et s'engage à louer et entretenir le bien pendant la durée du démembrement.
TRI (Taux de Rendement Interne)
Taux de rendement annualisé qui prend en compte l'ensemble des flux (investissement, récupération de la pleine propriété, revalorisation).
IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière)
Impôt annuel sur le patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 M€. En démembrement temporaire, l'usufruitier est redevable de l'IFI sur la valeur PP.
Pleine propriété (PP)
Réunion de la nue-propriété et de l'usufruit, donnant tous les droits sur le bien (usage, perception des revenus, disposition).

OBO Immobilier

Simulez un OBO immobilier (cession à soi-même via SCI IS) : prix de cession, financement bancaire, trésorerie dégagée et impact IFI à terme.

Ce simulateur modélise l'opération d'OBO immobilier (Owner Buy-Out) : le propriétaire d'un bien immobilier le vend à une SCI qu'il a constituée, en empruntant pour financer l'acquisition. Il chiffre la trésorerie dégagée par la cession, l'économie fiscale annuelle (déduction des intérêts d'emprunt et amortissement si SCI à l'IS), et le coût de l'opération (droits d'enregistrement, plus-value éventuelle, frais notariés).

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L'utilisateur saisit la valeur du bien, son prix d'acquisition initial et la date, les loyers annuels projetés, la quotité empruntée via la SCI, le taux d'emprunt, le régime fiscal de la SCI (IR ou IS) et sa tranche marginale. Le simulateur chiffre la trésorerie nette dégagée (prix de vente − plus-value taxée − droits d'enregistrement), projette le résultat annuel de la SCI avec déduction des intérêts et éventuels amortissements, et calcule le coût fiscal total de l'opération sur la durée de détention.

Trésorerie nette = Prix vente − Plus-value imposable − Droits 5-6 % − Frais notariés
  • Propriétaires immobiliers souhaitant dégager des liquidités sans vendre à un tiers
  • Contribuables IFI cherchant à réduire leur assiette imposable via l'endettement de la SCI
  • Parents préparant la transmission de leur patrimoine immobilier à leurs enfants
  • CGP et notaires accompagnant des clients dans des stratégies d'optimisation patrimoniale
Cession de parts de SCI
droits d'enregistrement de 5 % de la valeur vénale des parts : La cession de parts de SCI est soumise à des droits d'enregistrement de 5 % calculés sur la valeur vénale des parts. Dans un OBO immobilier, ce coût fiscal est intégré au calcul de rentabilité de l'opération.
Risque d'abus de droit si la SCI ne peut rembourser le crédit par ses seuls loyers
L'administration fiscale peut requalifier un OBO en abus de droit si la SCI n'a pas de substance économique réelle. La SCI doit être en mesure de rembourser le crédit bancaire grâce aux seuls loyers perçus, avec un ratio dette/valeur cohérent avec le marché.
  • L'OBO immobilier peut être requalifié en abus de droit si l'intention économique réelle fait défaut (pas de réel changement de gouvernance, de transmission ou de restructuration) — risque significatif sur les montages à vocation purement fiscale
  • La plus-value réalisée à la cession au profit de la SCI est imposable au régime des particuliers (avec abattements pour durée de détention) — peut représenter un coût initial important
  • Les droits d'enregistrement (5 à 6 %) sur la cession du bien à la SCI sont à la charge de la SCI — ils s'ajoutent au coût de l'opération
  • Le bail consenti par la SCI au cédant (en cas d'usage personnel) doit être à valeur de marché pour éviter la requalification en avantage en nature taxable
  • Le simulateur ne modélise pas les cas particuliers (OBO avec crédit-vendeur, OBO partiel sur quote-part indivise, OBO transgénérationnel) qui nécessitent une analyse dédiée
OBO (Owner Buy-Out)
Opération par laquelle un propriétaire vend un actif à une société qu'il contrôle pour dégager des liquidités tout en conservant la jouissance du bien.
SCI (Société Civile Immobilière)
Société civile ayant pour objet la détention et la gestion de biens immobiliers. Peut être à l'IR (transparence fiscale) ou à l'IS (imposition société).
Plus-value immobilière
Gain réalisé lors de la vente d'un bien immobilier, calculé comme la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition majoré.
Abattement pour durée de détention
Réduction progressive de la plus-value imposable en fonction de la durée de détention du bien (exonération totale après 22 ans pour l'IR, 30 ans pour les PS).
IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière)
Impôt annuel sur le patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 M€. Les dettes de la SCI viennent réduire la valeur des parts.
Abus de droit
Utilisation d'un montage juridique dans le seul but de réduire l'impôt, sans autre motivation économique. Sanctionné par l'art. L64 du LPF.

Optimisation AV Succession

Optimisez vos versements assurance-vie : comparez les régimes avant/après 70 ans, abattements disponibles et droits économisés.

Ce simulateur compare les deux régimes de taxation des capitaux décès versés par un contrat d'assurance-vie : l'article 990 I CGI (primes versées avant les 70 ans de l'assuré) et l'article 757 B CGI (primes versées après 70 ans). Il chiffre les droits dus par bénéficiaire dans chacun des régimes et projette l'effet d'un arbitrage des versements sur la charge successorale totale.

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L'utilisateur saisit les primes versées avant 70 ans, les primes versées après 70 ans, les plus-values générées, le nombre et le profil des bénéficiaires désignés (lien de parenté, quote-part). Le simulateur applique séparément l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I) et l'abattement global de 30 500 € partagé entre les bénéficiaires (art. 757 B), puis calcule les droits dus par bénéficiaire selon le barème de chaque régime.

990 I : Abattement 152 500 € / bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà — 757 B : Abattement global 30 500 €, puis barème successoral
  • Souscripteurs approchant les 70 ans souhaitant optimiser leurs versements avant cette échéance
  • Personnes de plus de 70 ans s'interrogeant sur l'intérêt de verser après cet âge
  • Épargnants cherchant à maximiser la transmission à leurs bénéficiaires
  • CGP et notaires conseillant leurs clients sur la stratégie d'assurance-vie
Abattement art. 990 I
152 500 € par bénéficiaire : Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire du contrat dispose d'un abattement de 152 500 €. Au-delà : taxe de 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %.
Abattement art. 757 B
30 500 € global : Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique (tous contrats, tous bénéficiaires confondus). Au-delà, les primes sont soumises aux droits de succession. Les produits restent exonérés.
  • Les primes sont ventilées avant/après 70 ans à la date de leur versement, pas à la date du décès : le simulateur applique cette règle mais l'utilisateur doit collecter l'historique exact auprès de l'assureur
  • Les plus-values générées suivent le régime de la prime qui les a produites : le simulateur applique une ventilation proportionnelle, ce qui est une approximation — la réalité peut diverger
  • Le contrat vie-génération (50 % d'abattement supplémentaire sous conditions) et le démembrement de la clause bénéficiaire ont des régimes spécifiques non modélisés par défaut
  • Le simulateur suppose une clause bénéficiaire active — une clause caduque (bénéficiaire prédécédé, refus) bascule le capital dans la succession avec droits de succession standard
  • La fiscalité 990 I et 757 B évolue régulièrement — vérifier que le simulateur applique bien les seuils et taux en vigueur à la date du décès projeté
Article 990 I CGI
Régime fiscal applicable aux versements effectués avant les 70 ans du souscripteur. Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxation à 20% (jusqu'à 700 000 €) et 31,25% au-delà.
Article 757 B CGI
Régime fiscal applicable aux versements effectués après les 70 ans. Abattement global de 30 500 €, puis taxation au barème des droits de succession. Les intérêts sont exonérés.
Clause bénéficiaire
Disposition contractuelle désignant le(s) bénéficiaire(s) du capital décès. Peut être nominative, générique ou démembrée.
Primes manifestement exagérées
Versements disproportionnés par rapport aux revenus et patrimoine du souscripteur, pouvant être réintégrés à la succession par les héritiers réservataires.
Hors succession
Caractéristique de l'assurance-vie : le capital décès ne fait pas partie de l'actif successoral et échappe au rapport et à la réduction pour atteinte à la réserve (sauf primes exagérées).
Abattement
Somme déduite de l'assiette taxable avant calcul des droits. En 990 I : 152 500 € par bénéficiaire. En 757 B : 30 500 € global pour tous les bénéficiaires.

Pacte Dutreil — Transmission d'Entreprise

Simulez un Pacte Dutreil : abattement de 75% sur les titres transmis, conditions d'engagement et économie de droits.

Ce simulateur chiffre l'économie de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) lors de la transmission d'une entreprise ou de titres de société via le Pacte Dutreil (art. 787 B CGI). Il applique l'abattement de 75 % sur la valeur des titres transmis sous conditions d'engagement de conservation collective (2 ans) puis individuelle (4 ans) et de fonction de direction par un signataire.

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L'utilisateur saisit la valeur des titres transmis, le lien de parenté entre le donateur/défunt et les bénéficiaires, les abattements déjà utilisés dans le rappel fiscal 15 ans, la nature de la société (opérationnelle, holding animatrice), et l'engagement de conservation prévu. Le simulateur applique l'abattement Dutreil de 75 % sur la valeur taxable, puis les abattements par lien de parenté, et chiffre les droits dus sans Dutreil (scénario de référence) et avec Dutreil (scénario optimisé).

Valeur taxable Dutreil = Valeur titres × 25 % — puis abattements et barème DMTG standards
  • Chefs d'entreprise souhaitant transmettre leur société à leurs enfants ou collaborateurs
  • Holdings familiales préparant une transmission intergénérationnelle
  • CGP et notaires accompagnant leurs clients dans l'optimisation successorale
  • Repreneurs familiaux évaluant le coût fiscal d'une transmission
Engagement collectif
2 ans minimum : Le pacte Dutreil requiert un engagement collectif de conservation de 2 ans minimum portant sur au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote (société non cotée).
Engagement individuel
4 ans après la transmission : Chaque bénéficiaire s'engage individuellement à conserver les titres pendant 4 ans à compter de la fin de l'engagement collectif (ou de la transmission si l'engagement collectif est déjà achevé).
Abattement
75 % de la valeur des titres : L'exonération Dutreil porte sur 75 % de la valeur des titres transmis, sans plafond. Les droits de donation/succession ne sont calculés que sur les 25 % restants.
  • L'engagement collectif de conservation (ECC) doit être signé au minimum 2 ans avant la transmission et couvrir au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote (seuils applicables en 2024) — le simulateur applique la règle, à vérifier pour la qualification
  • L'engagement individuel de conservation (EIC) de 4 ans court à partir de la transmission — une cession ou donation avant ce terme entraîne la perte rétroactive de l'abattement avec intérêts de retard
  • Un signataire du pacte doit exercer une fonction de direction pendant l'ECC et 3 ans après la transmission — défaut de direction = perte de l'abattement
  • Pour les holdings, la qualification de holding animatrice est strictement appréciée par l'administration : les holdings passives ne bénéficient pas du Dutreil
  • Les opérations intermédiaires (fusion, scission, apport) pendant l'engagement peuvent être tolérées sous conditions strictes — à sécuriser avant toute restructuration
Engagement collectif de conservation
Engagement pris par le donateur et au moins un associé de conserver les titres pendant 2 ans minimum avant la transmission.
Engagement individuel de conservation
Engagement pris par chaque bénéficiaire de conserver les titres reçus pendant 4 ans après la transmission.
Fonction de direction
Exercice effectif d'une fonction de gérant, président, directeur général ou membre du directoire pendant 3 ans.
Droits financiers / Droits de vote
Les droits financiers donnent accès aux dividendes, les droits de vote permettent de participer aux décisions en assemblée.
Nue-propriété
Droit de propriété démembré : le nu-propriétaire détient le bien mais l'usufruitier en perçoit les revenus.
Engagement réputé acquis
Engagement collectif considéré comme rempli si le donateur détient les titres depuis plus de 2 ans et exerce une fonction de direction.

PEL / CEL — Épargne Logement 2026

Calculez les intérêts de votre PEL ou CEL 2026, simulez votre droit à prêt épargne-logement. Taux PEL 2026 : 2 % brut (1,40 % net). CEL : 1 %.

Ce simulateur compare trois produits d'épargne réglementée courants : le Plan d'Épargne Logement (PEL), le Compte Épargne Logement (CEL) et un produit de référence comme le Livret A. Il chiffre le capital acquis à terme selon les versements saisis, le rendement net et les droits à prêt immobilier associés au PEL et au CEL.

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L'utilisateur saisit le versement initial, les versements mensuels programmés, la durée d'épargne et la date d'ouverture projetée. Le simulateur applique les taux en vigueur à cette date (brut et net après prélèvements sociaux le cas échéant) pour chacun des trois produits, projette le capital acquis à terme et chiffre les droits à prêt maximum avec les taux préférentiels PEL et CEL.

Droit à prêt PEL = Intérêts acquis × Coefficient multiplicateur (2,5 pour prêt PEL)
  • Futurs acquéreurs constituant un apport et souhaitant un prêt épargne-logement
  • Détenteurs de PEL anciens (taux élevés 2,50 %+) évaluant l'intérêt de conserver leur plan
  • Parents ouvrant un PEL pour leurs enfants
  • Épargnants comparant PEL, CEL et Livret A
Taux PEL 2026
2,00 % brut — 1,40 % net après PFU 30 % : Le taux du PEL ouvert à compter du 1er janvier 2026 est fixé à 2,00 % brut annuel (arrêté publié au JO du 20 décembre 2025). Après application du PFU de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux), le taux net est de 1,40 %. Ce taux est garanti pour toute la durée du plan (jusqu'à 15 ans). Pour comparaison : Livret A à 2,4 % net (exonéré) — le Livret A est plus avantageux pour les sommes accessibles.
Taux CEL 2026
1,00 % depuis le 1er février 2026 : Le taux du CEL est de 1,00 % brut depuis le 1er février 2026, calculé comme 2/3 du taux du Livret A (1,50 % au 1er février 2026), arrondi au quart de point le plus proche. Il peut être révisé à chaque 1er février et 1er août. Plafond des dépôts : 15 300 €. Solde minimum à maintenir : 300 €.
Prêt épargne-logement
taux = taux PEL + 1,20 % : Le titulaire d'un PEL de plus de 4 ans peut demander un prêt immobilier à taux préférentiel égal au taux du PEL majoré de 1,20 % (soit 3,20 % pour un PEL 2026). Le montant maximal du prêt PEL est de 92 000 €. Le montant accordé dépend des intérêts acquis (droits à prêt). Pour le CEL, le prêt est limité à 23 000 € (61 200 € si cumul PEL+CEL). Art. R315-30 CCH.
  • Les taux de rémunération du PEL et du Livret A sont révisés périodiquement — le simulateur applique les taux en vigueur à la date de simulation, à vérifier pour une ouverture future
  • Le PEL devient imposable au-delà de 12 ans : le simulateur signale cette règle mais la fiscalité dépend de la date d'ouverture (PEL antérieurs à 2018 conservent leur régime préférentiel)
  • Les droits à prêt sont plafonnés (92 000 € pour le PEL, 23 000 € pour le CEL) et soumis à des conditions d'ancienneté et d'usage
  • Les versements programmés du PEL sont obligatoires (minimum 540 € par an) : un versement manqué peut entraîner la clôture du plan
  • Le Livret A est plafonné à 22 950 € — le simulateur applique ce plafond mais n'empêche pas l'utilisateur de saisir un montant supérieur
PEL (Plan Épargne Logement)
Produit d'épargne réglementé à versements réguliers obligatoires (minimum 45 €/mois), avec un taux fixé à l'ouverture et garanti jusqu'à 15 ans. Bloqué pendant 4 ans minimum. Plafond : 61 200 €. Taux 2026 : 2 % brut. Soumis au PFU 30 % dès la 1ère année pour les plans ouverts depuis 2018.
CEL (Compte Épargne Logement)
Produit d'épargne logement à taux variable (révisé 2×/an), sans durée minimale de détention. Versements et retraits libres (minimum 300 € de solde). Plafond : 15 300 €. Taux 2026 : 1 % brut. Doit être ouvert dans la même banque que le PEL si on en détient un. Permet également d'obtenir un prêt épargne-logement (max 23 000 €).
Droits à prêt
Droits accumulés au fil du temps permettant d'obtenir un prêt épargne-logement. Ils sont fonction des intérêts acquis sur le PEL ou le CEL. Plus les intérêts sont importants, plus le prêt accordé peut être élevé. Les droits à prêt du PEL et du CEL (ouverts dans la même banque) peuvent être cumulés.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Aussi appelé « Flat Tax ». Taux de 30 % appliqué sur les revenus du capital depuis 2018 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). S'applique aux intérêts PEL et CEL dès la première année pour les plans ouverts depuis le 1er janvier 2018. Option possible pour le barème progressif si TMI ≤ 11 %.

Pension Alimentaire — Barème et Fiscalité

Estimez la pension alimentaire selon vos revenus, charges et le barème indicatif des magistrats. Impact d'une révision selon l'évolution de la situation.

Ce simulateur chiffre la pension alimentaire susceptible d'être versée à un ex-conjoint ou à un enfant, avec son traitement fiscal (déductible du revenu imposable du débiteur, imposable comme pension chez le créancier). Il applique les plafonds de déduction selon la nature du bénéficiaire (enfant mineur, enfant majeur, ex-conjoint, ascendant) et compare avec le rattachement au foyer fiscal du bénéficiaire.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la nature du bénéficiaire (enfant mineur, enfant majeur non rattaché, ex-conjoint, ascendant dans le besoin), le montant annuel versé, les ressources du débiteur et du créancier, et la situation de rattachement éventuel. Le simulateur applique les plafonds de déduction (6 794 € par enfant majeur pour 2024, montants selon situation pour les autres bénéficiaires), chiffre l'économie d'impôt pour le débiteur, l'impôt supplémentaire pour le créancier, et compare avec l'alternative du rattachement au foyer fiscal.

Plafond enfant majeur : 6 794 €/an (2024) — Ex-conjoint : déduction intégrale sur montant décidé par le juge
  • Parents séparés ou divorcés souhaitant estimer la pension
  • Avocats préparant une demande ou une révision
  • Médiateurs familiaux accompagnant les négociations
Table de référence ONDRP — barème indicatif du ministère de la Justice
Le barème indicatif de la pension alimentaire, publié par la Direction des Affaires Civiles et du Sceau (DACS, circulaire 2010), exprime la pension comme un pourcentage de la capacité contributive du débiteur, en fonction du nombre d'enfants et du mode de garde. Ce barème n'est pas obligatoire (le juge peut s'en écarter) mais sert de référence nationale pour les magistrats et les parents. Il est mis à jour périodiquement. La capacité contributive = revenus nets du débiteur − minimum vital (RSA socle, soit environ 636 € en 2026). Source : service-justice.fr.
Déductibilité IR de la pension alimentaire (art. 156 II CGI)
La pension alimentaire versée à un enfant mineur ou majeur non rattaché au foyer fiscal est déductible du revenu imposable du débiteur (art. 156 II CGI), dans la limite de 6 368 € par enfant majeur non rattaché (plafond 2025) ou sans plafond pour les enfants mineurs fixée par décision de justice. En contrepartie, la pension est imposable comme revenu pour le créancier (parent gardien ou enfant). En garde alternée, chaque parent peut déduire la moitié de la pension fixée, ou aucune si elle est nulle.
Garde alternée — impact fiscal et pension alimentaire
En garde alternée stricte (résidence équipartagée), chaque parent bénéficie d'une demi-part fiscale supplémentaire par enfant en commun (art. 194 CGI). La pension alimentaire est souvent nulle ou très réduite si les revenus des deux parents sont comparables, car les frais d'entretien sont partagés de fait. Si les revenus sont très déséquilibrés, le juge peut fixer une pension même en garde alternée. La déduction fiscale de la pension ne s'applique pas si l'enfant est déjà compté dans le quotient familial du parent débiteur.
  • La pension versée à un enfant majeur non rattaché est déductible dans la limite du plafond annuel (6 794 € en 2024) — au-delà, l'excédent est perdu fiscalement
  • Le rattachement d'un enfant majeur au foyer fiscal apporte une demi-part ou part fiscale supplémentaire (selon situation) au lieu de la pension déductible — le simulateur compare les deux options
  • La pension à un ex-conjoint fixée par jugement est intégralement déductible sans plafond, mais imposable chez le bénéficiaire — arbitrage fiscal par rapport à une prestation compensatoire en capital
  • Les pensions à un ascendant dans le besoin doivent correspondre à un besoin réel prouvable — une déduction sans preuve de besoin peut être remise en cause
  • La pension versée doit correspondre à un paiement effectif prouvable (virement, attestation) : une déduction sans preuve expose à un redressement
CEEE — Contribution à l'Entretien et à l'Éducation des Enfants
Nom juridique de la pension alimentaire pour enfant (art. 371-2 Code civil). Elle doit être proportionnée aux besoins de l'enfant et aux ressources de chaque parent. Elle peut être versée directement au parent gardien ou, pour un enfant majeur, à l'enfant lui-même. Son montant peut être révisé à tout moment en cas de changement de situation (chômage, nouveau salaire, naissance d'un autre enfant). Elle est indexée annuellement sur l'indice des prix à la consommation publié par l'INSEE.
Débiteur
Parent qui verse la pension alimentaire — généralement le parent chez qui l'enfant ne réside pas à titre principal. Il peut déduire la pension versée de son revenu imposable (art. 156 II CGI), sans plafond pour les enfants mineurs fixés par jugement. En cas d'impayé, le créancier peut saisir directement l'employeur du débiteur via une procédure de paiement direct ou la CAF via l'ARIPA (Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires).
Créancier
Parent qui reçoit la pension alimentaire — généralement le parent exerçant la garde principale. La pension reçue est imposable à l'IR comme revenu (elle doit être déclarée). En cas d'impayé, le créancier peut solliciter l'ARIPA (agence CAF) pour le recouvrement. Le créancier peut aussi faire appel au paiement direct sur salaire du débiteur.
Minimum vital
Somme laissée au débiteur pour assurer sa propre subsistance, correspondant au montant du RSA socle pour une personne seule (~636 € en 2026). La capacité contributive du débiteur est calculée en soustrayant ce minimum vital de ses revenus nets. Si les revenus du débiteur sont inférieurs ou proches du minimum vital, aucune pension ne peut lui être imposée. Le minimum vital peut être ajusté selon les charges fixes incompressibles du débiteur (loyer, remboursement de crédit).
Capacité contributive
Revenus nets mensuels du débiteur diminués du minimum vital. C'est la base sur laquelle s'applique le pourcentage du barème ONDRP pour déterminer la pension. Exemple : revenus nets 2 500 € − minimum vital 636 € = capacité contributive 1 864 € × taux barème (ex. 18,5 % pour 1 enfant en résidence principale) = pension estimée 345 €/mois. Les revenus pris en compte incluent salaires, revenus fonciers, allocations chômage, mais excluent les aides à caractère alimentaire.
Garde alternée
Mode de résidence où l'enfant vit alternativement chez chaque parent (généralement une semaine sur deux). Chaque parent bénéficie fiscalement d'une demi-part par enfant (art. 194 CGI). La pension alimentaire est souvent nulle en garde strictement alternée et revenus comparables. Si les revenus sont très inégaux, le juge peut fixer une pension du parent le plus aisé vers le plus modeste. En garde alternée, le barème ONDRP prévoit des taux réduits (environ 40–50 % du taux applicable en résidence principale).

Points Retraite AGIRC-ARRCO 2026

Estimez vos points AGIRC-ARRCO annuels et projetez votre pension mensuelle. Valeur officielle du point.

Ce simulateur calcule la pension complémentaire Agirc-Arrco d'un salarié du privé à partir du nombre de points accumulés et de la valeur du point à la liquidation. Il applique les coefficients de minoration (départ avant taux plein) ou de majoration (surcote pour départ différé) propres au régime complémentaire.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le nombre total de points Agirc-Arrco accumulés, son année de naissance, le nombre de trimestres validés tous régimes et la date de départ envisagée. Le simulateur multiplie les points par la valeur du point en vigueur, applique l'éventuel coefficient de minoration temporaire (10 % les 3 premières années) ou la majoration pour report, puis restitue la pension annuelle et mensuelle brute et nette.

Pension Agirc-Arrco = Points × Valeur du point × Coefficient (minoration ou majoration)
  • Salariés du privé souhaitant estimer leur future pension complémentaire
  • Futurs retraités optimisant leur date de départ (bonus/malus AGIRC-ARRCO)
  • Conseillers retraite complétant le simulateur de retraite de base
  • RH accompagnant des salariés proches de la retraite
Valeur de service
1,4386 € — gelée pour toute l'année 2026 : La valeur de service du point AGIRC-ARRCO est maintenue à 1,4386 € depuis le 1er novembre 2024. Cette stabilité est le résultat de l'absence d'accord entre organisations patronales et syndicales lors du conseil d'administration du 17 octobre 2025 (premier gel depuis la fusion 2019). La prochaine révision est prévue à l'automne 2026.
Prix d'achat du point
20,1877 € — inchangé depuis 2025 : Le salaire de référence (prix d'achat d'un point) reste fixé à 20,1877 € pour 2026, identique à 2025. Ce montant détermine combien de points vous accumulez chaque année. Formule : Points = Cotisations contractuelles ÷ 20,1877 €.
Coefficient de solidarité
supprimé définitivement en 2026 : Le malus temporaire de 10 % (coefficient de solidarité 0,90 pendant 3 ans) qui s'appliquait aux assurés partant dès le taux plein a été totalement supprimé. Depuis 2026, tout départ à taux plein ouvre droit à 100 % des points acquis sans minoration. Le système de bonus (majoration de 10 à 30 % pour départ différé) est maintenu.
Bonus pour départ différé
+10 %/+20 %/+30 % : En décalant son départ de 1 an au-delà du taux plein, l'assuré bénéficie d'un coefficient de majoration de 1,10 (valable 1 an). De 2 ans : 1,20 (valable 1 an). De 3 ans ou plus : 1,30 (valable 1 an). Ces majorations encouragent le maintien en activité et compensent partiellement le gel de la valeur du point. Attention : le bonus est accordé pour une durée d'un an seulement à compter de la liquidation.
  • Le coefficient de minoration temporaire de 10 % (10 %, 10 %, 10 % les 3 premières années) s'applique même en cas de taux plein au régime général — règle spécifique à l'Agirc-Arrco souvent méconnue
  • Le coefficient de minoration peut être évité en différant le départ d'un an (et d'un trimestre, selon l'année de naissance) : arbitrage chiffré par le simulateur
  • La majoration pour report n'est applicable qu'au-delà du taux plein ET d'une durée minimale de report — le simulateur applique la règle en vigueur à la date de simulation
  • La valeur du point est révisée chaque année par les partenaires sociaux : la projection est valable à la date de simulation mais peut évoluer d'ici la liquidation
  • Les majorations familiales pour enfants (élevés ou en charge) peuvent s'ajouter : le simulateur les applique si l'utilisateur les saisit, sans les retrouver automatiquement
Taux contractuel vs taux appelé
Le taux appelé (7,87 % T1 / 21,59 % T2) est celui prélevé sur votre bulletin de paie. Il est supérieur au taux contractuel (6,20 % / 17 %), qui est le seul à générer des points. La différence (le « taux d'appel » de 127 %) finance la solidarité du régime sans créer de droits supplémentaires.
Valeur de service du point
Montant en euros par lequel est multiplié votre stock de points pour calculer votre pension annuelle brute. En 2026 : 1,4386 €. Exemple : 5 000 points × 1,4386 € = 7 193 € brut/an, soit 599 €/mois brut.
Prix d'achat du point (salaire de référence)
Montant de cotisations contractuelles nécessaire pour acquérir un point. En 2026 : 20,1877 €. Plus ce prix est élevé, moins vous accumulez de points pour une même assiette de cotisations.
Coefficient de majoration
Multiplicateur appliqué à votre pension selon la date de départ par rapport à votre taux plein. Depuis 2026 : 1,00 (aucun malus), 1,10 (+1 an), 1,20 (+2 ans), 1,30 (+3 ans ou plus). Le bonus est accordé pour 1 an à compter de la liquidation, puis la pension revient au coefficient 1,00.
CEG / CET
Contributions prélevées sur le bulletin de paie mais ne générant aucun point. La CEG (Contribution d'Équilibre Général : 2,15 % T1, 2,70 % T2) et la CET (Contribution d'Équilibre Technique : 0,35 %, uniquement au-delà du PASS) financent l'équilibre du régime. Elles s'ajoutent aux cotisations contractuelles dans le taux appelé global.

Portefeuille Virtuel

Composez votre allocation d'actifs, simulez son évolution et mesurez diversification, rendement espéré et volatilité selon vos hypothèses de marché.

Ce simulateur permet de construire un portefeuille virtuel d'investissement et de suivre sa performance simulée dans le temps. Il chiffre l'allocation par classe d'actifs (actions, obligations, SCPI, liquidités), projette l'évolution de chaque ligne selon le rendement espéré et la volatilité saisis, et restitue la performance globale du portefeuille sur la durée.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la composition du portefeuille (montant et nom de chaque ligne), le rendement annuel espéré et la volatilité de chaque classe d'actif, la durée de simulation et la politique de rebalancement (annuel, trimestriel, aucun). Le simulateur applique une évolution stochastique ou déterministe aux différentes lignes, chiffre la performance globale, la volatilité réalisée, le drawdown maximum et le ratio de Sharpe, puis compare avec un indice de référence saisi.

Performance globale = Σ (Pondération_i × Rendement_i) − Coûts rebalancement
  • Épargnants débutants souhaitant comprendre les principes de diversification
  • Investisseurs voulant tester différentes allocations avant d'investir
  • CGP illustrant des stratégies d'allocation à leurs clients
  • Particuliers préparant un projet d'investissement long terme
Rééquilibrage recommandé
annuel ou dès qu'une classe d'actifs s'écarte de plus de 5 % de l'allocation cible : Un portefeuille diversifié se rééquilibre typiquement une fois par an ou dès qu'une classe d'actifs s'écarte de plus de 5 points de pourcentage de son allocation cible. Le rééquilibrage force à vendre ce qui a monté et à acheter ce qui a baissé, maintenant le profil de risque cible.
Diversification efficiente
corrélation entre classes d'actifs < 1 (théorie de Markowitz) : L'effet de diversification est maximal lorsque les actifs en portefeuille ont une corrélation faible ou négative. Actions/obligations ont historiquement une corrélation proche de 0 sur le long terme. Ajouter de l'immobilier ou des matières premières réduit la volatilité globale sans sacrifier le rendement espéré (frontière efficiente de Markowitz).
  • Les rendements et volatilités saisis sont des hypothèses — les performances réelles des marchés peuvent diverger significativement, notamment sur les cycles longs
  • Le simulateur ne modélise pas les corrélations entre classes d'actifs : un portefeuille diversifié sur le papier peut être fortement corrélé en période de crise
  • Les frais de gestion des supports (UC, ETF, SCPI) ne sont pas intégrés par défaut — à soustraire du rendement attendu pour une projection juste
  • Le rebalancement systématique peut générer des coûts (frais de transaction, fiscalité sur plus-values réalisées) non chiffrés par défaut
  • La performance passée des classes d'actifs ne préjuge pas de leur performance future — une allocation optimale historiquement ne le sera pas nécessairement à l'avenir
Allocation d'actifs
Répartition du capital entre différentes classes d'actifs pour optimiser le couple rendement/risque.
Volatilité
Mesure de l'amplitude des variations de valeur d'un actif. Plus elle est élevée, plus le risque est important.
Diversification
Stratégie consistant à investir dans plusieurs classes d'actifs peu corrélées pour réduire le risque global.
Ratio de Sharpe
Indicateur de performance ajustée du risque : (rendement - taux sans risque) / volatilité.
Profil de risque
Caractérisation de la tolérance au risque : prudent, équilibré ou dynamique.
Horizon d'investissement
Durée pendant laquelle l'investisseur prévoit de conserver ses placements.

Présent d'Usage vs Don Manuel

Distinguez présent d'usage et don manuel : seuils de proportionnalité selon les revenus, droits de donation et abattement selon le lien de parenté.

Ce simulateur compare la qualification fiscale d'un transfert d'argent à un proche : présent d'usage (cadeau lors d'une occasion familiale, non taxable et non rapportable) ou don manuel (transmission taxable, rapportable à la succession, soumis aux abattements et au rappel fiscal de 15 ans). Il aide à identifier la qualification correcte selon le montant, l'occasion et la situation patrimoniale du donateur.

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L'utilisateur saisit le montant du don envisagé, les revenus et le patrimoine du donateur, l'occasion (anniversaire, mariage, Noël, sans occasion particulière) et le lien de parenté avec le bénéficiaire. Le simulateur applique la règle de proportionnalité du présent d'usage (usuellement 1 à 2,5 % du patrimoine du donateur) et signale le risque de requalification en don manuel. Il chiffre alors les droits de donation dus, tient compte des abattements par lien de parenté et du rappel fiscal de 15 ans.

Ratio_proportion = Don / Patrimoine_donateur Si Ratio ≤ 1-2,5 % et occasion valable : Droits_DMTG = 0 (present d'usage) Sinon requalification don_manuel : Droits = max(0 ; Don moins Abattement_LD) × bareme, avec rappel 15 ans
  • Parents et grands-parents souhaitant faire un cadeau à leurs descendants
  • Particuliers voulant anticiper les conséquences fiscales d'un don
  • CGP et notaires conseillant leurs clients sur les transmissions
  • Héritiers cherchant à comprendre le rapport fiscal des donations
Présent d'usage
pas de seuil légal fixe : Le présent d'usage n'est ni taxable ni rapportable s'il est proportionné aux revenus du donateur et lié à un événement (anniversaire, mariage, etc.). La jurisprudence retient un seuil autour de 1 à 2 % du patrimoine.
Don familial de sommes d'argent
31 865 € (art. 790 G) : Exonération spécifique de 31 865 € par donateur et par bénéficiaire, sous condition d'âge (donateur < 80 ans, donataire > 18 ans). Cumulable avec les abattements classiques. Renouvelable tous les 15 ans.
  • Le présent d'usage n'a pas de seuil légal précis — la jurisprudence retient la proportionnalité au patrimoine du donateur et le lien avec une occasion, le simulateur propose un ordre de grandeur mais l'appréciation reste au cas par cas
  • L'absence d'occasion familiale explicite bascule presque systématiquement la qualification en don manuel, taxable
  • Le don manuel non déclaré peut être découvert lors d'un contrôle ou d'une succession, avec requalification rétroactive et pénalités
  • Le rappel fiscal de 15 ans implique de tenir compte des donations antérieures au même bénéficiaire — à saisir correctement pour un résultat juste
  • Le simulateur ne traite pas les dons spécifiques (Sarkozy de 31 865 €, don de sommes d'argent) qui ont leur propre régime d'exonération sous conditions d'âge et d'usage
Présent d'usage
Cadeau de valeur modeste fait à l'occasion d'un événement, qui échappe aux règles des donations (pas de taxation, pas de rapport).
Don manuel
Transmission de la main à la main de biens mobiliers (argent, bijoux, meubles...), soumise aux droits de donation.
Rapport fiscal
Mécanisme obligeant à prendre en compte les donations antérieures pour calculer les droits sur une nouvelle transmission.
Abattement
Somme en dessous de laquelle aucun droit de donation n'est dû. Se renouvelle tous les 15 ans.
Formulaire 2735
Déclaration de don manuel à déposer au service des impôts dans le mois suivant la révélation du don.
Requalification
Décision de l'administration fiscale ou du juge de considérer un présent d'usage comme un don manuel taxable.

Prestation Compensatoire & Partage du Patrimoine

Estimez la prestation compensatoire lors d'un divorce : disparité de niveau de vie, durée du mariage et modes de versement (capital ou rente).

Ce simulateur chiffre la prestation compensatoire susceptible d'être versée entre époux lors d'un divorce pour compenser la disparité de niveaux de vie créée par la rupture du mariage. Il compare les deux modalités de versement (capital en une fois ou rente viagère) en tenant compte de leur fiscalité respective, très différente côté débiteur et côté créancier.

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L'utilisateur saisit la disparité de revenus annuels entre époux, la durée du mariage, l'âge des deux conjoints, leur patrimoine respectif et l'état de santé du conjoint bénéficiaire. Le simulateur applique les critères de l'article 271 du Code civil pour proposer un ordre de grandeur, puis compare la fiscalité d'un versement en capital (réduction d'impôt pour le débiteur sur 12 mois, non imposable pour le créancier) et d'une rente viagère (déductible pour le débiteur, imposable comme pension pour le créancier).

Réduction d'impôt capital : 25 % du capital versé, plafonné à 30 500 € × durée de versement ≤ 12 mois
  • Personnes en instance de divorce souhaitant estimer la prestation
  • Avocats et notaires pour une première estimation avec leurs clients
  • Médiateurs familiaux accompagnant les négociations
Versement en capital dans les 12 mois
réduction d'impôt de 25 % (plafond 30 500 €) : Lorsque la prestation compensatoire est versée entièrement en capital dans les 12 mois suivant le jugement de divorce définitif, le débiteur bénéficie d'une réduction d'impôt de 25 % dans la limite de 30 500 € de dépenses (art. 199 octodecies CGI), soit une réduction maximale de 7 625 €.
Rente viagère
déductible chez le débiteur, imposable chez le bénéficiaire après abattement de 10 % : La prestation compensatoire versée sous forme de rente est déductible du revenu imposable du débiteur et imposable chez le bénéficiaire comme une pension alimentaire, au barème progressif de l'IR après abattement de 10 % (plafonné à 4 321 € par an et par pensionné).
  • Le montant proposé est indicatif — la décision effective revient au juge aux affaires familiales qui applique les critères de l'article 271 du Code civil de manière souveraine
  • La réduction d'impôt de 25 % sur le capital n'est accordée que si le versement est effectué dans les 12 mois suivant le jugement : le simulateur signale cette contrainte mais ne la surveille pas
  • Un versement étalé sur plus de 12 mois devient fiscalement équivalent à une rente : le simulateur bascule alors sur le régime pension alimentaire
  • La fiscalité asymétrique capital/rente fait varier significativement le coût net pour chaque partie : tester les deux modalités avant accord
  • Le simulateur ne modélise pas la capitalisation éventuelle de la rente (règlement anticipé) qui permet de sortir a posteriori du régime pension alimentaire vers le régime capital
Prestation compensatoire
Somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce.
Soulte
Somme versée par l'époux qui conserve un bien commun pour compenser l'autre époux.
Régime matrimonial
Règles qui déterminent la propriété des biens pendant le mariage et leur répartition au divorce.
Disparité de niveau de vie
Différence significative entre les conditions de vie des époux après le divorce.
Capital échelonné
Versement du capital en plusieurs fois sur 8 ans maximum.

Prêt Familial

Calculez les conditions d'un prêt familial : taux légal minimum, échéancier et obligations déclaratives au-delà du seuil légal.

Ce simulateur calcule les mensualités, le coût total et l'échéancier d'un prêt entre particuliers (prêt familial). Il fournit également un modèle de reconnaissance de dette conforme prêt à imprimer, et signale les obligations déclaratives fiscales associées.

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Le simulateur calcule les mensualités selon que le prêt est consenti avec ou sans intérêts, génère un échéancier de remboursement et fournit un modèle de reconnaissance de dette prêt à imprimer. Les intérêts perçus par le prêteur constituent des revenus de capitaux mobiliers, imposables au PFU (30 %) ou au barème de l'IR augmenté des prélèvements sociaux.

Où K = capital emprunté, t = taux mensuel (taux annuel ÷ 12) et n = nombre de mensualités.

Prêt sans intérêts : Mensualité = Capital ÷ Nombre de mois
  • Parents / grands-parents — Souhaitant aider un enfant à financer un achat immobilier, des études ou un projet professionnel
  • Emprunteurs — Cherchant une alternative au crédit bancaire à moindre coût, sans apport ni assurance obligatoire
  • Héritiers — Organisant une avance sur succession dans un cadre juridique sécurisé
  • CGP et notaires — Formalisant des prêts familiaux pour leurs clients avec un outil de calcul et de documentation
Seuil de déclaration fiscale
Tout prêt entre particuliers d'un montant supérieur à 5 000 € doit être déclaré au fisc dans les 30 jours via le formulaire CERFA 2062 (déclaration de contrat de prêt).
Seuil d'obligation d'écrit
Au-delà de 1 500 €, un écrit (reconnaissance de dette ou acte sous seing privé) est obligatoire pour être recevable devant un tribunal en cas de litige (art. 1359 Code civil).
Taux légal 2026
Le taux légal pour les personnes physiques est fixé par arrêté annuel. En 2026, il est d'environ 2%. Un prêt familial sans intérêts en dessous de ce taux peut être suspect pour l'administration fiscale.
Délai déclaration CERFA 2062
La déclaration doit être déposée dans les 30 jours suivant la conclusion du contrat de prêt, sous peine d'amende de 150 € par déclaration manquante.
  • Le modèle de reconnaissance de dette fourni est un gabarit générique — il doit être relu et adapté à la situation spécifique avant signature
  • Le simulateur signale l'obligation déclarative au-delà de 5 000 € mais ne génère pas le formulaire CERFA 2062 : à remplir séparément dans les 30 jours
  • Le taux minimum retenu pour éviter la requalification en donation déguisée est indicatif : vérifier le taux de référence publié par l'administration à la date du prêt
  • L'imposition des intérêts perçus côté prêteur dépend de sa situation fiscale globale — le simulateur applique une option par défaut qui n'est pas nécessairement optimale
  • Le caractère authentique ou sous seing privé enregistré peut être exigé pour rendre la créance opposable à l'administration (notamment en quasi-usufruit), ce qui sort du périmètre du simulateur
Prêt familial
Contrat de prêt d'argent entre membres d'une même famille ou proches, avec ou sans intérêts, soumis au Code civil et à des obligations fiscales de déclaration.
Reconnaissance de dette
Document écrit par lequel l'emprunteur reconnaît devoir une somme au prêteur et s'engage à la rembourser. Doit mentionner le montant en chiffres et en lettres (art. 1326 Code civil).
Donation déguisée
Requalification fiscale d'un prêt en donation lorsque les conditions (taux nul, absence de remboursement) laissent penser qu'il s'agit d'un don. Entraîne l'application des droits de donation.
CERFA 2062
Formulaire administratif obligatoire pour déclarer un prêt entre particuliers supérieur à 5 000 €, à déposer dans les 30 jours suivant la conclusion du contrat.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Flat tax de 30% (12,8% IR + 17,2% prélèvements sociaux) applicable par défaut aux intérêts perçus par le prêteur familial.
Taux fiscal de référence
Taux légal publié annuellement par décret, servant de référence pour éviter la requalification en donation déguisée d'un prêt à taux réduit.

Protection TNS

Évaluez votre protection sociale TNS : lacunes en arrêt maladie, invalidité et retraite vs salariés. Identifiez les couvertures prioritaires à souscrire.

Ce simulateur évalue le niveau de protection sociale d'un travailleur non salarié (TNS) en matière d'indemnités journalières, d'invalidité et de décès, et chiffre l'écart par rapport aux besoins réels du foyer. Il identifie les prestations obligatoires du régime concerné (SSI, CIPAV, CARMF, autres caisses libérales) et le complément privé à mettre en place via un contrat Madelin ou PER.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son régime (SSI artisan/commerçant, CIPAV profession libérale, CARMF médecin, etc.), son revenu annuel, sa situation familiale, ses charges fixes (crédits, éducation enfants) et la durée de couverture souhaitée. Le simulateur projette les prestations obligatoires (IJ plafonnée au PASS, pension d'invalidité, capital décès), chiffre l'écart par rapport aux besoins identifiés et projette la prime annuelle d'un contrat complémentaire déductible (Madelin prévoyance ou PER prévoyance).

Prestations_base = IJ(regime, PASS) + Invalidite(regime) + Capital_deces(regime) Besoin_couvrir = Charges_fixes_famille × Duree_couverture moins Prestations_base Prime_annuelle_Madelin = f(Besoin, age, profil, garanties_choisies) Economie_IR = Prime × TMI (plafond Madelin prevoyance)
  • Artisans et commerçants affiliés au régime général (ex-RSI)
  • Professions libérales (CIPAV, CARCDSF, CARMF, etc.) avec une carence longue
  • Micro-entrepreneurs aux IJ très faibles
  • Dirigeants assimilés salariés souhaitant comparer leur couverture
  • CGP et courtiers évaluant le besoin en prévoyance de leurs clients TNS
Madelin — plafonds de déductibilité (art. 154 bis CGI)
Les cotisations de prévoyance complémentaire versées dans le cadre d'un contrat Madelin sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite du plus élevé des deux plafonds suivants : 3,75 % du bénéfice imposable + 7 % du PASS, ou 7 % de 8 PASS (soit environ 25 966 € en 2025). Le plafond global de déduction des contrats Madelin (prévoyance + retraite + perte d'emploi) est limité à 10 % du bénéfice. Source : art. 154 bis CGI, BOI-BNC-BASE-40-60-40.
Indemnités journalières TNS vs assimilé salarié
Pour les artisans/commerçants (SSI) : IJ versées à partir du 4e jour de maladie, calculées sur 1/730e du revenu annuel plafonné au PASS (46 368 € en 2025), soit un maximum d'environ 63,65 €/j. Pour les professions libérales (CIPAV) : carence de 90 jours, IJ plus faibles. Pour le président de SASU (régime général) : IJ dès le 4e jour, ~50 % du salaire journalier brut plafonné à 1,8 SMIC, soit jusqu'à ~115 €/j à revenus équivalents. Source : décret n°2021-755, art. L321-1 CSS.
Franchise arrêt de travail TNS
3 jours maladie, 0 jour accident du travail : Pour les TNS artisans/commerçants, le délai de carence est de 3 jours en cas de maladie ordinaire (les 3 premiers jours ne sont pas indemnisés) et de 0 jour en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle reconnue. Pour les professions libérales, la carence est de 90 jours (3 mois) en maladie ordinaire, ce qui rend la prévoyance complémentaire particulièrement indispensable pour cette catégorie. Les contrats Madelin permettent de choisir une franchise de 15, 30, 60, 90 ou 180 jours, ce qui influe directement sur le coût de la cotisation.
  • Les régimes obligatoires TNS sont notablement moins protecteurs que le régime général : IJ plafonnées bas, pension d'invalidité partielle limitée, capital décès modeste — le simulateur met cet écart en évidence
  • Le délai de carence avant versement des IJ varie selon le régime (3 à 7 jours) et selon le contrat Madelin complémentaire — à paramétrer correctement
  • Les médecins affiliés à la CARMF bénéficient d'un régime spécifique avec des cotisations et prestations plus élevées — à ne pas confondre avec les autres professions libérales
  • Les TNS dirigeants majoritaires de SARL sont au régime général depuis 2018 (réforme) — le simulateur applique le régime saisi mais la qualification peut être à vérifier
  • Les contrats Madelin prévoyance sont en extinction depuis la loi PACTE (remplacés par PER) mais les contrats existants continuent — le simulateur intègre les deux logiques
TNS — Travailleur Non Salarié
Statut regroupant les artisans, commerçants, professions libérales et gérants majoritaires d'EURL/SARL. Affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI, ex-RSI), ils cotisent ~43–46 % de leur bénéfice. Protection inférieure au régime général : pas de chômage, IJ plafonnées, retraite de base moins favorable. La prévoyance complémentaire (Madelin) est fortement conseillée pour combler les lacunes.
Indemnités journalières (IJ)
Revenus de remplacement versés par la Sécurité sociale pendant un arrêt de travail pour maladie ou accident. Pour les TNS artisans/commerçants : calculées sur 1/730e du revenu annuel plafonné au PASS, versées après 3 jours de carence. Pour les professions libérales : carence de 90 jours, montants très faibles. En cas d'arrêt long, les IJ sont généralement insuffisantes pour couvrir le revenu mensuel et les charges fixes.
Délai de carence
Période initiale pendant laquelle aucune indemnité n'est versée par le régime obligatoire ou le contrat Madelin. Varie de 3 jours (artisans/commerçants en maladie ordinaire), 0 jour (accident du travail TNS), à 90 jours (professions libérales). Les contrats Madelin proposent des franchises de 15 à 180 jours : plus la franchise est longue, moins la cotisation est élevée. Il est conseillé d'ajuster la franchise à la durée de son épargne de précaution.
Contrat Madelin
Contrat de prévoyance complémentaire réservé aux TNS (artisans, commerçants, professions libérales, gérants non-salariés). Les cotisations sont déductibles du bénéfice imposable dans les limites fixées par l'art. 154 bis CGI (environ 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS). Le contrat peut couvrir l'arrêt de travail (IJ complémentaires), l'invalidité (rente), le décès (capital ou rente au conjoint) et la retraite supplémentaire.
Gap de protection
Écart entre les besoins financiers réels pendant un arrêt (revenus + charges fixes + cotisations sociales obligatoires qui continuent) et la couverture du régime obligatoire (IJ après carence). Ce gap peut représenter 70–90 % du revenu pour une profession libérale en arrêt pendant 90 jours, là où le régime obligatoire verse zéro. La prévoyance Madelin permet de combler tout ou partie de ce gap.
PASS — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale
Base de référence pour le calcul des cotisations et prestations sociales, revalorisée chaque année. PASS 2025 : 46 368 €. Le PASS sert notamment à plafonner les IJ versées par la SSI aux TNS artisans/commerçants (1/730e × PASS en base de calcul) et à fixer les plafonds de déduction des contrats Madelin. Il conditionne également le taux de cotisation retraite de base.
Assimilé salarié
Statut social du président de SASU et du gérant minoritaire de SARL. Bien que dirigeant d'entreprise, ils bénéficient du régime général de la Sécurité sociale (maladie, maternité, retraite, prévoyance) — à l'exception de l'assurance chômage. Leurs IJ maladie sont calculées comme un salarié (~50 % du salaire journalier brut, plafonné) avec une carence de 3 jours, ce qui les protège mieux qu'un TNS à revenus comparables. En contrepartie, les charges sociales sur le salaire sont plus élevées (~68 % du brut contre ~45 % pour un TNS).

Quotient Familial

Calculez votre quotient familial et son impact sur votre impôt sur le revenu. Parts fiscales, plafonnement.

Ce simulateur chiffre l'économie d'impôt procurée par le quotient familial, dispositif qui consiste à diviser le revenu imposable par un nombre de parts fiscales (selon la composition du foyer) avant application du barème progressif. Il compare l'impôt avec et sans quotient familial et applique le plafonnement de l'avantage (limité à 1 759 € par demi-part supplémentaire en 2024).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le revenu imposable global du foyer, la composition familiale (marié/pacsé/célibataire, nombre d'enfants et leur statut, pensions invalidité, anciens combattants). Le simulateur calcule le nombre de parts fiscales selon les règles (2 parts pour un couple marié, 0,5 part par enfant jusqu'au 2e, 1 part à partir du 3e, 0,5 part supplémentaire pour parent isolé), applique le barème progressif avec le quotient, chiffre l'économie d'impôt brute et le plafonnement applicable.

Impôt avec QF = Barème(Revenu / Parts) × Parts — Avantage plafonné à 1 759 € par demi-part supplémentaire
  • Tous les contribuables souhaitant comprendre l'impact de leur situation familiale sur leur impôt
  • Futurs parents voulant estimer l'économie fiscale liée à un enfant
  • Parents divorcés s'interrogeant sur l'impact de la garde alternée
  • CGP et conseillers accompagnant leurs clients dans l'optimisation familiale
Plafond par demi-part
1 807 € : L'avantage en impôt procuré par chaque demi-part additionnelle (au-delà de 1 part pour un célibataire, 2 parts pour un couple) est plafonné à 1 807 € (2026).
Parent isolé
demi-part supplémentaire : Les contribuables vivant seuls et ayant au moins un enfant à charge bénéficient d'une demi-part supplémentaire (plafond majoré à 4 149 €).
  • Le plafonnement du quotient familial (1 759 € en 2024 par demi-part supplémentaire) limite l'avantage fiscal pour les foyers à revenus élevés — le simulateur l'applique automatiquement
  • Un enfant majeur rattaché au foyer fiscal apporte une demi-part supplémentaire (voire une part entière dans certains cas), mais peut être plus intéressant en pension alimentaire déductible selon la TMI — arbitrage à faire séparément
  • Les parents isolés (célibataire ou divorcé vivant seul avec enfants à charge) bénéficient d'une demi-part supplémentaire pour le premier enfant — cas spécifique souvent méconnu
  • Les enfants en résidence alternée sont comptés pour 0,25 part chacun dans chaque foyer (au lieu de 0,5) — règle qui peut surprendre en cas de séparation
  • Le simulateur ne gère pas automatiquement les cas spécifiques (ancien combattant au-delà de 74 ans, carte invalidité 80 %+, veuve avec enfants) qui apportent des parts supplémentaires
Quotient familial
Division du revenu imposable par le nombre de parts du foyer, permettant d'adapter l'impôt à la taille de la famille.
Part fiscale
Unité de mesure de la capacité contributive du foyer. Un célibataire = 1 part, un couple marié = 2 parts.
Plafonnement du QF
Limite de l'avantage fiscal procuré par les demi-parts supplémentaires : 1 759 € par demi-part en 2025.
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable au dernier euro de revenu. Détermine l'impact fiscal marginal de tout revenu supplémentaire.
Parent isolé (case T)
Contribuable vivant seul et assumant la charge principale ou exclusive d'au moins un enfant, bénéficiant d'une demi-part supplémentaire.
Garde alternée
Mode de résidence des enfants après séparation, où chaque parent héberge l'enfant de façon alternée. Les parts sont partagées entre les deux parents.

Rachat de Crédit Immobilier

Simulez le rachat de votre crédit immobilier : économie sur les intérêts, IRA, frais annexes, point mort de l'opération et seuil de rentabilité calculé.

Ce simulateur évalue la pertinence financière du rachat d'un crédit immobilier existant par un nouveau prêt à des conditions plus avantageuses. Il calcule le coût total de l'opération (frais, indemnités de remboursement anticipé, nouveaux intérêts) et chiffre l'économie nette réalisée sur la durée restante.

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Le simulateur compare le coût total de votre prêt actuel avec celui d'un nouveau prêt, en intégrant tous les frais associés au rachat. Les IRA (Indemnités de Remboursement Anticipé) sont plafonnées par la loi au minimum entre 6 mois d'intérêts et 3% du capital restant dû.

Gain = (Coût total actuel) − (Coût nouveau prêt + IRA + Frais de garantie + Frais de dossier)
  • Emprunteurs avec crédit ancien — Souhaitant profiter d'un taux du marché plus bas que leur taux initial
  • Propriétaires — Voulant réduire leurs mensualités ou raccourcir la durée de leur prêt
  • Investisseurs immobiliers — Optimisant le coût de leur financement locatif
  • Courtiers et conseillers — Évaluant rapidement la pertinence d'un rachat pour leurs clients
Plafonnement des IRA
Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées au minimum entre 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé et 3% du capital restant dû. Ce plafond s'applique lors de tout rachat externe.
Seuil de taux recommandé
Un écart minimal de 0,7 à 1 point de taux entre l'ancien et le nouveau prêt est généralement requis pour rentabiliser les frais de rachat, selon les règles empiriques du marché.
Résiliation assurance — loi Lemoine 2022
Depuis le 1er juin 2022, l'assurance emprunteur peut être résiliée à tout moment sans frais ni justification. Le rachat de crédit est l'occasion idéale de renégocier simultanément.
Délai de mise en place
Comptez 2 à 3 mois entre la demande de rachat et le déblocage des fonds. Pendant ce délai, les deux crédits coexistent brièvement — à intégrer dans le calcul de seuil de rentabilité.
  • Les frais annexes (dossier nouvelle banque, garantie hypothécaire ou caution, assurance) sont estimés sur moyennes — obtenir des devis réels avant décision
  • Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées par la loi mais peuvent être négociées : le simulateur utilise le plafond, le coût réel peut être inférieur
  • Le nouveau taux d'assurance emprunteur n'est pas toujours transférable à 1:1 — refaire chiffrer l'assurance dans la nouvelle configuration
  • L'économie nette affichée est théorique : elle suppose que les mensualités économisées sont effectivement épargnées ou investies, sinon le bénéfice patrimonial est moindre
  • La durée résiduelle du prêt est un paramètre critique — un rachat en fin de prêt où l'essentiel des intérêts a déjà été payé est rarement rentable
IRA (Indemnités de Remboursement Anticipé)
Pénalités versées à la banque lors du remboursement anticipé d'un prêt, plafonnées par la loi au minimum entre 6 mois d'intérêts et 3% du capital restant dû.
Capital restant dû (CRD)
Montant du prêt qu'il reste à rembourser à un instant donné, hors intérêts futurs. Base de calcul des IRA.
TAEG (Taux Annuel Effectif Global)
Taux incluant tous les frais obligatoires du crédit : intérêts, assurance, frais de dossier, garantie. Indicateur de comparaison réglementaire entre offres.
Seuil de rentabilité
Nombre de mois nécessaire pour que les économies sur les mensualités compensent les frais du rachat. Au-delà de ce seuil, l'opération devient bénéficiaire.
Garantie (hypothèque / caution)
Sûreté exigée par la banque couvrant le risque de non-remboursement. L'hypothèque génère des frais de mainlevée lors du rachat ; la caution (ex. Crédit Logement) est partiellement restituable.
Tableau d'amortissement
Document détaillant mois par mois la répartition entre capital remboursé et intérêts payés, ainsi que le capital restant dû à chaque échéance.

Rachat de Trimestres

Simulez le rachat de trimestres VPLR : coût officiel, déductibilité fiscale, impact pension mensuelle et délai de retour sur investissement calculé.

Ce simulateur évalue la pertinence d'un rachat de trimestres de retraite pour compléter une carrière incomplète (années d'études supérieures, années incomplètes avant 1972, périodes d'expatriation). Il compare le coût du rachat à l'amélioration de pension générée sur l'espérance de vie, chiffre l'économie d'impôt liée à la déductibilité du rachat, et identifie le seuil de rentabilité de l'opération.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le nombre de trimestres à racheter, la nature du rachat (taux seul ou taux + durée d'assurance, dit « option 2 »), son âge actuel, son salaire annuel, sa tranche marginale d'imposition et la pension projetée sans rachat. Le simulateur calcule le coût du rachat selon le barème CNAV (variant fortement selon l'âge), chiffre la déduction fiscale associée (le rachat est déductible du revenu imposable), projette l'amélioration de pension mensuelle et calcule le nombre d'années nécessaires pour amortir le coût.

Coût rachat = f(âge, salaire, option) — Amélioration pension ≈ Trimestres × Valeur trimestre
  • Actifs proches de la retraite avec quelques trimestres manquants pour le taux plein
  • Cadres et dirigeants à TMI élevé profitant de l'avantage fiscal
  • Anciens étudiants ayant fait des études supérieures longues (grandes écoles, doctorat)
  • Personnes aux carrières hachées (temps partiel, chômage, congé parental)
  • CGP optimisant la stratégie retraite de leurs clients
Maximum rachetable
12 trimestres : Il est possible de racheter au maximum 12 trimestres au titre des années d'études supérieures ou des années incomplètes de cotisation.
Âge limite
avant le départ en retraite : Le rachat doit intervenir avant la liquidation de la pension. Plus le rachat est effectué tôt, plus le coût par trimestre est faible (barème actuariel lié à l'âge).
  • Le coût unitaire du rachat augmente fortement avec l'âge : racheter à 40 ans est significativement moins cher qu'à 60 ans — le simulateur applique le barème en vigueur
  • Le rachat « taux seul » améliore uniquement la décote/surcote applicable, tandis que le rachat « taux + durée » améliore aussi le montant de la pension — option 2 plus chère mais plus efficace
  • La déduction fiscale du rachat est intégrale (sans plafond) mais peut créer un déficit insuffisamment valorisé si la TMI est basse l'année du rachat — étaler sur plusieurs années peut optimiser
  • Le rachat n'est pas toujours rentable : une carrière déjà à taux plein ou une espérance de vie courte annule l'intérêt de l'opération — le simulateur chiffre le seuil de rentabilité
  • Les années d'études rachetées sont limitées à 12 trimestres maximum — le simulateur applique ce plafond
VPLR (Versement Pour La Retraite)
Dispositif permettant de racheter des trimestres au titre des études supérieures ou des années incomplètes.
Décote
Réduction de la pension de 1,25% par trimestre manquant pour atteindre le taux plein (maximum 25% soit 20 trimestres).
Taux plein
Pension calculée à 50% du salaire annuel moyen, sans décote, obtenue à l'âge légal avec la durée d'assurance requise.
Option taux seul
Rachat permettant uniquement d'annuler la décote, sans impact sur le prorata de durée d'assurance.
Option taux + durée
Rachat complet améliorant à la fois le taux (décote) et le calcul de la pension (prorata), plus cher d'environ 50%.
Durée d'assurance
Nombre total de trimestres validés (cotisés, assimilés, rachetés) pris en compte pour le calcul de la retraite.

Impact des Régimes Matrimoniaux

Comparez l'impact de chaque régime matrimonial sur votre patrimoine : séparation de biens, communauté légale ou universelle — au divorce ou au décès.

Ce simulateur chiffre l'impact patrimonial des principaux régimes matrimoniaux (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, participation aux acquêts, communauté universelle) sur trois dimensions : la répartition du patrimoine en cas de divorce, la transmission au conjoint survivant en cas de décès, et la protection des biens professionnels. Il aide à choisir un régime à la constitution de la vie commune ou à l'envisager dans le cadre d'un changement de régime.

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L'utilisateur saisit le patrimoine personnel de chaque époux à la constitution, le patrimoine acquis pendant l'union, la part de biens propres (héritages, donations reçues), la situation professionnelle des deux conjoints (salarié, indépendant, dirigeant) et la composition familiale. Le simulateur liquide le patrimoine selon chacun des régimes, chiffre la soulte éventuelle en cas de divorce, projette la part revenant au conjoint survivant en cas de décès, et signale l'exposition des biens propres aux dettes professionnelles du conjoint.

Pour chaque regime {Communaute_RA, Separation, Participation} : Liquidation_divorce : Soulte = (Patrimoine_commun / 2) moins Apports_propres_deja_recus Liquidation_deces : Part_conjoint_survivant = f(regime, quotite_choisie) Exposition_dettes_pro = Patrimoine_commun si communaute, 0 si separation
  • Futurs époux souhaitant choisir leur régime matrimonial en connaissance de cause
  • Couples mariés envisageant un changement de régime
  • Personnes en procédure de divorce pour anticiper le partage
  • CGP et notaires accompagnant leurs clients sur la stratégie patrimoniale du couple
Changement de régime matrimonial
possible après 2 ans de mariage, acte notarié obligatoire : Les époux peuvent changer de régime matrimonial à tout moment, à condition que le régime actuel ait été appliqué pendant au moins 2 ans. Le changement est acté par notaire et homologué par le tribunal judiciaire si des enfants mineurs sont concernés ou si un créancier s'y oppose (art. 1397 C. civ.).
PACS
séparation de biens par défaut depuis le 1er janvier 2007 : Depuis le 1er janvier 2007, le régime légal du PACS est la séparation des patrimoines. Avant 2007, le régime légal était l'indivision totale. Les partenaires peuvent opter pour l'indivision en le mentionnant dans leur convention de PACS.
  • Les biens acquis pendant le mariage par succession ou donation restent propres en communauté réduite aux acquêts — le simulateur applique cette règle mais la qualification doit être prouvée
  • La séparation de biens n'est pas toujours protectrice : une contribution excessive aux charges du ménage par un des époux peut ouvrir droit à compensation au divorce
  • La communauté universelle avec clause d'attribution intégrale au survivant est très favorable au conjoint mais évince totalement les enfants au premier décès, avec un rappel fiscal possible au second décès
  • Le changement de régime matrimonial coûte en droits d'enregistrement et nécessite l'intervention d'un notaire — le simulateur chiffre les coûts de changement signalés par l'utilisateur
  • Les régimes étrangers (si un des époux est étranger ou si le mariage a été célébré à l'étranger) peuvent s'appliquer par défaut — le simulateur suppose un régime français
Biens propres
Biens possédés avant le mariage ou reçus par donation/succession pendant le mariage. Ils restent personnels.
Acquêts
Biens acquis pendant le mariage à titre onéreux (achat, épargne, revenus). Leur sort dépend du régime choisi.
Communauté
Masse de biens appartenant aux deux époux indivisément, partagée lors de la dissolution du régime.
Liquidation
Opération de partage du patrimoine entre époux lors du divorce ou du décès.
Créance de participation
En régime de participation aux acquêts, somme due par l'époux qui s'est le plus enrichi à l'autre (50 % de la différence des enrichissements).
Clause d'attribution intégrale
Clause du contrat de communauté universelle attribuant la totalité des biens communs au conjoint survivant.
Réserve héréditaire
Part minimale du patrimoine du défunt qui revient obligatoirement aux héritiers réservataires (enfants).

Rendement d'Investissement

Calculez le rendement simple et annualisé de vos investissements : capital final, durée et taux requis pour un objectif.

Ce simulateur chiffre le rendement net d'un investissement (immobilier locatif, placement financier, participation en entreprise) sur la durée de détention choisie. Il applique la fiscalité spécifique, intègre les frais d'acquisition et de gestion, déduit l'inflation pour obtenir le rendement réel, et calcule le TRI (taux de rendement interne) actualisé pour comparaison avec d'autres opportunités.

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L'utilisateur saisit le montant investi, les flux annuels projetés (revenus bruts, charges, fiscalité), la valeur terminale à la revente, la durée de détention, les hypothèses d'inflation et de rendement alternatif. Le simulateur calcule le cash-flow net annuel, applique la fiscalité spécifique, chiffre le TRI actualisé et le rendement réel net d'inflation, et compare avec le rendement alternatif saisi pour évaluer la pertinence de l'investissement.

TRI : taux d'actualisation qui rend égale à zéro la somme actualisée des flux (investissement initial, revenus, valeur terminale)
  • Épargnants débutants souhaitant comprendre l'effet des intérêts composés sur leur épargne
  • Investisseurs cherchant à fixer des objectifs réalistes de performance pour leur portefeuille
  • Futurs retraités calculant le rendement nécessaire pour atteindre leur capital cible
  • CGP et conseillers illustrant l'impact du temps et du taux sur la croissance d'un patrimoine
TCAM = (Vf/Vi)^(1/n) − 1, avec Vf valeur finale, Vi valeur initiale, n durée en années
Un placement passant de 10 000 € à 20 000 € en 7 ans a un TCAM de (20 000/10 000)^(1/7) − 1 = 10,4 % par an. Le TCAM permet de comparer des placements sur des durées différentes en ramenant la performance à une base annuelle commune.
TRI vs TCAM
actualisation des flux : Le TCAM suppose un investissement unique (point d'entrée/point de sortie). Le TRI (taux de rentabilité interne) prend en compte les flux intermédiaires (apports complémentaires, distributions) et actualise chaque flux à sa date. TRI plus précis pour les investissements avec apports successifs.
Rendement réel = rendement nominal moins inflation
Le TCAM calculé sur des montants nominaux surestime le rendement perçu. Pour mesurer le gain réel de pouvoir d'achat, il faut déduire l'inflation (équation de Fisher : (1+r_réel) = (1+r_nominal) / (1+inflation)). Un TCAM nominal de 5 % en période d'inflation à 3 % ne représente qu'un rendement réel d'environ 1,94 %.
Impact fiscalité
rendement net vs brut : Un TCAM brut de 7 % avec PFU 30 % donne un rendement net de 4,9 % environ. L'écart se creuse sur longue durée à cause de la capitalisation composée. La fiscalité de sortie (PFU, barème, abattements) doit être intégrée au calcul pour comparer des enveloppes fiscalement différentes (CTO vs PEA vs AV).
  • Les hypothèses de flux et de valeur terminale sont critiques — une projection optimiste sur la revalorisation d'un bien immobilier peut largement surestimer le TRI
  • Les frais annexes (acquisition, gestion, revente) sont souvent sous-estimés dans les simulations initiales — à intégrer exhaustivement pour un TRI réaliste
  • La fiscalité à la sortie (plus-value, restitution d'avantages fiscaux antérieurs) doit être prise en compte pour obtenir un rendement net effectif
  • Le TRI suppose que les flux intermédiaires sont réinvestis au même taux — hypothèse rarement vérifiée en pratique
  • Le rendement réel (net d'inflation) est l'indicateur pertinent pour évaluer la préservation du pouvoir d'achat — un rendement nominal élevé en période inflationniste peut masquer une perte en euros constants
CAGR
Compound Annual Growth Rate — taux de croissance annuel composé, mesure la performance moyenne annuelle.
Intérêts composés
Les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts : le capital croît de façon exponentielle.
Rendement annualisé
Performance ramenée à une base annuelle pour comparer des investissements de durées différentes.
Versements programmés
Sommes investies régulièrement (mensuellement) qui s'ajoutent au capital et bénéficient aussi des intérêts composés.
PFU (Flat Tax)
Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable par défaut aux revenus du capital.

Rentabilité Parking / Garage

Calculez la rentabilité brute, nette et le cash-flow de votre parking, garage ou box. Comparez avec d'autres actifs immobiliers selon le marché local.

Ce simulateur chiffre la rentabilité d'un investissement en place de parking ou garage à louer. Il applique les spécificités de cette catégorie d'actif immobilier : régime fiscal (revenus fonciers ou BIC selon contexte), plafonds micro-foncier, charges spécifiques et revalorisation généralement plus lente que le résidentiel classique.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition (frais inclus), le loyer mensuel envisagé, les charges (taxe foncière, syndic si copropriété, assurance), le taux de vacance et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le rendement brut, net de charges, net net après impôts (régime micro-foncier avec abattement 30 % ou régime réel), et projette la rentabilité sur la durée de détention.

Rendement brut parking = (Loyer mensuel × 12) / Prix acquisition
  • Investisseurs débutants cherchant un premier investissement immobilier accessible
  • Investisseurs expérimentés diversifiant leur patrimoine avec un actif à forte rentabilité
  • Propriétaires de parking souhaitant évaluer la performance de leur bien
  • CGP conseillant des clients sur des investissements à faible ticket d'entrée
Location de parking nu
revenus fonciers, micro-foncier possible jusqu'à 15 000 €/an : La location d'un parking nu génère des revenus fonciers imposés au barème progressif de l'IR. Le régime micro-foncier (abattement de 30 %) s'applique jusqu'à 15 000 € de recettes pour les parkings nus loués séparément d'un logement.
Bail de parking
droit commun, préavis contractuel généralement de 1 mois : La location d'un parking est régie par le droit commun des contrats, sans protection spéciale du locataire. Le propriétaire peut donner congé avec un préavis contractuel (généralement 1 mois) sans motif particulier, offrant une flexibilité significative par rapport à l'immobilier résidentiel.
  • Les parkings affichent des rendements bruts apparents élevés (5 à 10 %) mais les charges fixes (taxe foncière, syndic) sont proportionnellement lourdes sur un petit loyer
  • Le régime fiscal des parkings diffère selon qu'ils sont loués seuls (revenus fonciers, régime micro ou réel) ou avec un logement (régime de celui-ci) — le simulateur applique le régime saisi
  • La revalorisation des parkings est historiquement plus lente que le résidentiel — le rendement total (loyer + plus-value) peut être inférieur à un bien d'habitation
  • Les parkings sont soumis aux règles locales d'urbanisme et de stationnement (possible évolution de politique publique anti-voiture, zones à faibles émissions) qui peuvent dégrader la valeur
  • Les frais de rédaction du bail et de gestion sont proportionnellement élevés sur un petit loyer : la gestion par un professionnel peut absorber 10 à 15 % des revenus
Rendement brut
Ratio entre les loyers annuels et le coût total d'acquisition, avant déduction des charges et impôts.
Rendement net
Rendement après déduction des charges (taxe foncière, copropriété, assurance, gestion) mais avant impôts.
Rendement net-net
Rendement final après déduction des charges ET des impôts (IR + prélèvements sociaux à 17,2 %).
Cash-flow
Flux de trésorerie mensuel ou annuel : différence entre les revenus perçus et l'ensemble des dépenses.
Micro-foncier
Régime fiscal simplifié appliquant un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus fonciers bruts, réservé aux revenus fonciers annuels inférieurs à 15 000 €.
PNO (Propriétaire Non Occupant)
Assurance couvrant le propriétaire bailleur contre les risques liés à son bien loué (dégâts des eaux, incendie, responsabilité civile).
Vacance locative
Période pendant laquelle le bien n'est pas loué et ne génère donc aucun revenu.

Réserve Héréditaire & Quotité Disponible

Calculez la réserve héréditaire, la quotité disponible ordinaire et entre époux, et vérifiez si vos donations antérieures portent atteinte à la réserve.

Ce simulateur chiffre la réserve héréditaire — part minimale légale revenant obligatoirement aux héritiers réservataires (enfants, à défaut conjoint survivant dans certains cas) — et la quotité disponible correspondante, sur laquelle le défunt peut librement disposer. Il applique les règles du Code civil et identifie les donations antérieures rapportables qui viennent moduler le calcul.

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L'utilisateur saisit la valeur du patrimoine net du défunt à l'ouverture de la succession, la composition familiale (nombre d'enfants vivants ou représentés, conjoint survivant), les donations antérieures rapportables (faites aux enfants réservataires) et les legs testamentaires envisagés. Le simulateur calcule la masse de calcul (patrimoine net + donations rapportables), en déduit la réserve (1/2 avec 1 enfant, 2/3 avec 2 enfants, 3/4 avec 3 enfants ou plus) et la quotité disponible, puis vérifie si les legs saisis respectent la réserve.

Réserve : 1/2 (1 enfant) - 2/3 (2 enfants) - 3/4 (3+ enfants) — Quotité disponible = Patrimoine − Réserve
  • Parents souhaitant transmettre qui veulent connaître leur marge de manoeuvre avant de consentir une donation, un legs ou une donation entre époux
  • CGP et notaires pré-chiffrant la répartition successorale d'un client avant de rédiger un acte ou une clause testamentaire
  • Héritiers réservataires vérifiant si des donations passées portent atteinte à leur part de réserve et pouvant justifier une action en réduction
  • Avocats en droit des successions estimant le montant d'une éventuelle réduction de libéralités excessives dans un contentieux successoral
  • Familles recomposées évaluant l'impact du nombre d'enfants (de lits différents) sur la répartition entre réserve et quotité disponible
Réserve héréditaire
1/2 à 3/4 du patrimoine : La réserve héréditaire est de 1/2 pour 1 enfant, 2/3 pour 2 enfants, 3/4 pour 3 enfants et plus. La quotité disponible (complément à 100 %) est la seule part dont le défunt peut disposer librement.
Quotité disponible
1/2, 1/3, 1/4 selon enfants : La quotité disponible (complément à la réserve) est de 1/2 avec 1 enfant, 1/3 avec 2 enfants, 1/4 avec 3 enfants et plus. C'est la part du patrimoine dont le défunt peut disposer librement par testament ou donation, sans être contraint par la réserve des enfants.
Action en réduction
5 ans (10 ans à compter du décès) : Un héritier réservataire qui estime sa réserve entamée peut intenter une action en réduction. Prescription : 5 ans à compter du moment où il a connaissance de l'atteinte, dans la limite de 10 ans à compter du décès. Au-delà, les libéralités sont purgées.
RAAR
renonciation anticipée à l'action en réduction : Depuis 2006, un héritier réservataire peut renoncer par anticipation à l'action en réduction (RAAR) via un acte notarié. Cette renonciation permet de sécuriser des donations hors-part ou transgénérationnelles sans risque de contestation ultérieure.
  • Les donations antérieures aux héritiers réservataires sont rapportables pour le calcul de la réserve — un oubli fausse la masse de calcul et peut entraîner une action en réduction
  • En l'absence de descendants, le conjoint survivant devient réservataire à hauteur du quart en pleine propriété — règle souvent méconnue
  • Une donation ou un legs excédant la quotité disponible est réductible à la demande des réservataires : le bénéficiaire doit restituer l'excédent ou verser une soulte
  • La renonciation anticipée à l'action en réduction (RAAR) par un réservataire est possible devant notaire — outil de flexibilisation souvent ignoré
  • Les régimes matrimoniaux et les clauses de préciput peuvent modifier le patrimoine net successoral : le simulateur raisonne sur un patrimoine déjà liquidé
Réserve héréditaire
Part du patrimoine du défunt que la loi attribue obligatoirement aux héritiers réservataires (descendants, ou conjoint en l'absence de descendants).
Quotité disponible (QD)
Part du patrimoine dont le défunt peut disposer librement par donation ou testament. C'est le complément de la réserve.
Héritier réservataire
Héritier protégé par la réserve héréditaire. En droit français : les descendants en premier lieu, le conjoint survivant en second lieu (uniquement en l'absence de descendants).
Masse de calcul
Patrimoine reconstitué fictivement pour déterminer la réserve : biens existants au décès, diminués des dettes, augmentés des donations consenties du vivant du défunt (art. 922 C. civ.).
Action en réduction
Action judiciaire permettant aux héritiers réservataires de faire réduire les donations et legs qui excèdent la quotité disponible, afin de reconstituer leur réserve.
Rapport des donations
Réintégration fictive des donations antérieures dans la masse successorale pour le calcul de la réserve. Le rapport est dû par tout héritier présomptif sauf dispense expresse.
RAAR
Renonciation Anticipée à l'Action en Réduction. Acte notarié par lequel un héritier réservataire renonce, du vivant du donateur, à contester une libéralité portant atteinte à sa réserve.
Donation entre époux (DDV)
Donation consentie entre époux, souvent dite « au dernier vivant ». Elle permet d'élargir les droits du conjoint survivant au-delà de ses droits légaux, dans la limite de la QD entre époux.
Quotité disponible entre époux
Part maximale que le défunt peut attribuer à son conjoint en présence d'enfants : QD ordinaire en PP, OU usufruit de la totalité, OU 1/4 PP + 3/4 usufruit (art. 1094-1 C. civ.).
Usufruit
Droit de jouir d'un bien (habiter, percevoir les revenus) sans en être propriétaire. Le nu-propriétaire conserve le droit de disposer du bien à terme.
Libéralité
Acte par lequel une personne dispose gratuitement de tout ou partie de ses biens au profit d'une autre. Recouvre les donations (entre vifs) et les legs (par testament).

⏳ Retraite Progressive

Simulez votre retraite progressive : conditions d'éligibilité (âge, trimestres), fraction de pension selon le temps partiel et trimestres acquis pendant.

Ce simulateur chiffre les revenus d'un salarié ayant opté pour la retraite progressive — dispositif qui permet de réduire son temps de travail (40 à 80 % de l'activité antérieure) tout en percevant une fraction de sa pension de retraite. Il calcule la combinaison salaire partiel + pension partielle et la pension définitive majorée obtenue lors de la liquidation complète.

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L'utilisateur saisit son âge, sa durée de cotisation, son salaire annuel complet, le pourcentage d'activité retenu (40 à 80 %) et la date de passage à la retraite définitive. Le simulateur calcule la fraction de pension versée proportionnellement au temps travaillé en moins (par exemple 40 % de pension pour 60 % d'activité), chiffre le revenu total (salaire partiel + pension partielle), et projette la pension définitive majorée intégrant les trimestres supplémentaires cotisés pendant la période progressive.

Pension partielle = Pension complète × (100 % − pourcentage activité) — Revenu total = Salaire partiel + Pension partielle
  • Salariés seniors souhaitant réduire progressivement leur activité
  • Travailleurs proches de la retraite voulant une transition en douceur
  • Personnes en emploi pénible cherchant à alléger leur fin de carrière
  • Employeurs organisant le transfert de compétences
Trimestres minimum
150 trimestres cotisés : Pour accéder à la retraite progressive, il faut justifier d'au moins 150 trimestres d'assurance tous régimes confondus.
Âge minimum
2 ans avant l'âge légal : La retraite progressive est accessible à partir de 2 ans avant l'âge légal de départ (soit 62 ans pour les générations concernées par l'âge légal à 64 ans).
  • La retraite progressive exige 150 trimestres cotisés tous régimes confondus et d'avoir atteint l'âge légal moins deux ans — le simulateur applique ces conditions
  • L'employeur doit accepter le passage à temps partiel — ce n'est pas un droit opposable pour le salarié, sauf dispositions conventionnelles spécifiques
  • Les trimestres cotisés pendant la période progressive améliorent la pension définitive — le simulateur intègre cette majoration souvent ignorée
  • Les professions libérales (CNAVPL, CARMF, CIPAV, etc.) peuvent bénéficier de la retraite progressive selon des règles spécifiques à leur caisse, non uniformes
  • Le passage à la retraite complète est obligatoire à 67 ans maximum — pas de prolongation indéfinie du régime progressif
Retraite progressive
Dispositif permettant de percevoir une partie de sa pension tout en continuant une activité à temps partiel.
Quotité de travail
Pourcentage du temps de travail par rapport à un temps plein (entre 40% et 80% pour la retraite progressive).
Fraction de pension
Part de la pension versée pendant la retraite progressive, égale au complément de la quotité de travail.
Surcotisation
Option permettant de cotiser sur la base d'un salaire à temps plein pour préserver ses droits futurs.
Liquidation définitive
Calcul final de la pension de retraite lors du départ définitif en retraite complète.
Trimestres cotisés
Périodes validées pour la retraite sur la base des cotisations versées (150 minimum requis).

Retraite de Source Étrangère — Fiscalité par Convention

Calculez l'imposition de votre pension étrangère en France selon la convention applicable : art. 18 vs 19, crédit d'impôt ou exemption.

Ce simulateur calcule l'imposition en France d'une pension de retraite de source étrangère pour un résident fiscal français, en appliquant la convention fiscale pertinente. Il compare les deux méthodes d'élimination de la double imposition retenues selon les conventions : l'exemption avec progressivité (pension exonérée mais prise en compte pour la détermination du taux effectif) et le crédit d'impôt (pension imposée en France avec imputation de l'impôt étranger).

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L'utilisateur saisit le montant annuel de sa pension étrangère, le pays d'origine, l'impôt éventuellement retenu à la source, le statut de la pension (publique ou privée) ainsi que ses autres revenus français. Le simulateur identifie la méthode d'élimination applicable selon la convention avec le pays concerné, calcule l'impôt français selon les deux méthodes et restitue l'impôt net total pour chacune.

Exemption avec progressivité : Impôt = (Impôt sur revenu mondial) × (Revenus français / Revenu mondial)
  • Retraités de retour en France après une carrière à l'étranger (Suisse, Belgique, Allemagne, UK, USA) percevant une pension étrangère
  • Fonctionnaires internationaux et expatriés ayant cotisé à des caisses de retraite étrangères
  • Résidents français percevant des pensions mixtes (pension privée + pension de la fonction publique étrangère)
  • CGP et experts-comptables accompagnant des clients en mobilité internationale pour optimiser la déclaration des pensions étrangères
  • Avocats fiscalistes vérifiant l'application correcte de l'art. 18 vs art. 19 selon la convention applicable
Abattement de 10% sur les pensions
Les pensions étrangères déclarées en France bénéficient de l'abattement de 10% applicable aux retraites (art. 158-5-a CGI), plafonné à 4 123 € par foyer fiscal en 2025. Cet abattement s'applique après inclusion de la pension dans le revenu imposable (méthode crédit d'impôt) mais pas en cas d'exemption totale.
Plafonnement du crédit d'impôt
Dans la méthode du crédit d'impôt, le montant imputable est limité à l'impôt français correspondant à la pension étrangère. Si la retenue étrangère est supérieure à l'impôt français sur cette pension, l'excédent n'est ni remboursé ni reportable. Ce plafonnement peut rendre la méthode moins favorable que l'exemption pour les hauts revenus.
Déclaration formulaire 2047
La déclaration des revenus étrangers (formulaire 2047) doit être jointe à la déclaration 2042 dans le délai normal de déclaration (mai-juin selon le département). Le crédit d'impôt est reporté en case 8TA à 8TK de la 2042.
Social Security américain — Régime spécial
Depuis l'avenant du 13 janvier 2009 à la convention France-USA, les pensions versées par la Social Security Administration (SSA) sont imposables exclusivement aux États-Unis. Elles ne sont pas imposables en France mais doivent être déclarées pour le taux effectif. Les pensions privées américaines (IRA, 401k, Roth IRA) restent imposables en France avec crédit d'impôt.
  • La méthode d'élimination applicable dépend de la convention bilatérale en vigueur à la date de simulation — le simulateur applique la règle conventionnelle saisie, à vérifier dans le texte exact de la convention
  • Les pensions publiques et privées peuvent obéir à des règles différentes dans la même convention : la distinction saisie par l'utilisateur est critique
  • L'impôt étranger éventuellement retenu à la source n'est imputable qu'au titre du crédit d'impôt ; en exemption avec progressivité il est sans effet sur l'impôt français
  • Le simulateur ne traite pas les conventions à clause d'imposition exclusive dans l'État de résidence qui annulent complètement l'impôt dans l'autre État
  • Le taux de change retenu pour les pensions en devises étrangères doit correspondre au taux réglementaire de l'administration fiscale, souvent différent du taux spot du jour
Art. 18 (modèle OCDE) — Pensions privées
Article des conventions fiscales attribuant le droit d'imposer les pensions privées. Le principe du modèle OCDE est l'imposition dans l'État de résidence du bénéficiaire. De nombreuses conventions bilatérales s'en écartent, notamment pour les rentes viagères ou certaines pensions d'entreprise.
Art. 19 (modèle OCDE) — Pensions de la fonction publique
Article attribuant le droit d'imposer les rémunérations et pensions versées par un État ou une collectivité publique pour des services rendus. Principe : imposition dans l'État source (l'État employeur). Exception : si le bénéficiaire est résident et national de l'autre État, imposition dans l'État de résidence.
Méthode du crédit d'impôt
Méthode d'élimination de la double imposition : le revenu étranger est intégré dans la base imposable française, l'impôt étranger (retenue à la source) est ensuite déduit de l'IR français à concurrence de l'impôt français correspondant. Prévue à l'art. 24 ou 25 des conventions fiscales. Correspond au "crédit d'impôt égal à l'impôt étranger" (CIE).
Méthode de l'exemption avec progressivité
Méthode d'élimination de la double imposition : le revenu étranger est exonéré d'impôt en France (pas inclus dans la base). Mais il est pris en compte pour calculer le taux d'imposition applicable aux autres revenus français (taux effectif). Cette méthode évite la double taxation réelle mais n'est pas toujours plus favorable selon la structure des revenus.
Retenue à la source (RTS) sur pensions
Prélèvement fiscal opéré par le pays source sur les pensions versées à des non-résidents. Son taux dépend de la convention : 0% dans de nombreux cas pour les pensions privées (État de résidence imposant exclusivement), 15% ou 25% pour certaines pensions de la fonction publique, 30% en l'absence de convention.
Clause de sortie "État source exclusif"
Disposition conventionnelle rare qui réserve le droit d'imposer à l'État source (et non à l'État de résidence) lorsque la pension bénéficie d'un traitement favorable dans l'État de résidence (exonération, régime forfaitaire). Présente notamment dans la convention franco-suisse (art. 18 al. 2) pour les pensions bénéficiant du forfait fiscal suisse.

Rémunération vs Dividendes — Dirigeant

Optimisez votre rémunération de dirigeant : comparez salaire, dividendes et mix selon votre forme juridique (SARL/SAS) et votre TMI.

Ce simulateur compare les différentes stratégies de rémunération d'un dirigeant de société soumise à l'IS : 100 % salaire , 100 % dividendes , ou un mix optimisé . Il intègre les charges sociales (TNS en SARL, régime général en SAS), l'impôt sur les sociétés, la flat tax ou le barème IR, et calcule le revenu net disponible après tous prélèvements.

L'objectif est de trouver la répartition qui maximise ce que le dirigeant perçoit réellement, tout en gardant à l'esprit l'impact sur la protection sociale.

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Le simulateur part d'un budget total entreprise (ce que la société peut dépenser) et calcule pour chaque répartition salaire/dividendes :

Volet salaire : le budget salaire inclut les charges sociales. En SARL (TNS), les cotisations SSI représentent environ 45 % du net. En SAS (assimilé salarié), les charges patronales + salariales représentent environ 82 % du brut.

Volet dividendes : le solde du résultat après rémunération est soumis à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Les dividendes distribués supportent soit la flat tax (30 %), soit le barème IR avec abattement de 40 %.

Net salaire (SARL TNS) ≈ Budget salaire / 1,45 Net salaire (SAS) ≈ Budget salaire / 1,82 × (1 − charges salariales) Dividendes bruts = (Résultat − Rémunération) × (1 − IS) Dividendes nets PFU = Dividendes bruts × 0,70 Net disponible = Salaire net + Dividendes nets − IR
  • Gérants majoritaires de SARL/EURL cherchant à optimiser leur rémunération TNS
  • Présidents de SAS/SASU comparant les options salaire et dividendes
  • Créateurs d'entreprise choisissant entre SARL et SAS selon l'impact rémunération
  • Experts-comptables et CGP accompagnant leurs clients dirigeants
Abattement de 40 % sur les dividendes (option barème)
En cas d'option pour le barème progressif (au lieu du PFU), les dividendes bénéficient d'un abattement de 40 % avant imposition à l'IR. Les prélèvements sociaux restent dus sur le montant brut.
Seuil de cotisations sociales pour les dividendes
Pour les gérants majoritaires de SARL/EURL et travailleurs indépendants, les dividendes dépassant 10 % du capital social + primes + apports en compte courant sont soumis aux cotisations sociales TNS (~45 %) au lieu des prélèvements sociaux (17,2 %).
  • Le simulateur raisonne sur une année type : il ne modélise pas les effets pluriannuels d'un lissage de rémunération ou d'une politique de distribution cyclique
  • La valeur actuarielle de la protection sociale (indemnités journalières, pension de réversion) est sous-estimée dans une optimisation purement fiscale — à pondérer dans la décision
  • Les dividendes supposent un bénéfice distribuable et une clôture d'exercice : la visibilité de trésorerie mensuelle offerte par le salaire n'est pas valorisée dans le résultat
  • Le seuil des 10 % du capital pour les dividendes du gérant majoritaire de SARL est appliqué à la lettre : les variations de capital social en cours d'année peuvent fausser le calcul
  • Les régimes de retraite obligatoire évoluent : les projections long terme de droits cumulés restent incertaines face aux réformes futures
TNS (Travailleur Non Salarié)
Statut social du gérant majoritaire de SARL. Cotisations SSI moins élevées que le régime général, mais protection sociale inférieure (pas d'AGIRC-ARRCO, prévoyance minimale).
Assimilé salarié
Statut social du président de SAS. Rattaché au régime général de la Sécurité sociale (hors chômage). Charges plus élevées mais meilleure couverture.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Flat tax de 30 % sur les revenus de capitaux mobiliers : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux. Option par défaut depuis 2018.
IS (Impôt sur les Sociétés)
Impôt sur le bénéfice des sociétés. Taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € (PME), puis 25 % au-delà.
Abattement 40 %
En optant pour le barème IR (au lieu du PFU), les dividendes bénéficient d'un abattement de 40 % avant application du barème progressif. Intéressant si TMI ≤ 11 %.
Capital social + CCA
En SARL, le seuil de 10 % au-delà duquel les dividendes sont assujettis aux cotisations SSI se calcule sur le capital social + comptes courants d'associés + primes d'émission.
Taux de restitution
Ratio net disponible / budget total entreprise. Mesure l'efficacité globale de la stratégie de rémunération. Plus il est élevé, plus la stratégie est optimale.

SCI IS Long Terme — Piège de l'Amortissement

Comparez SCI IS et détention directe sur le long terme : effet de l'amortissement, point de bascule et piège de la plus-value élevée à la revente.

Ce simulateur projette la rentabilité d'une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés sur un horizon long, en chiffrant à la fois le résultat net annuel (loyers moins charges, amortissements et IS) et le coût fiscal de la sortie (cession des parts ou cession de l'immeuble avec réintégration des amortissements). Il identifie l'horizon au-delà duquel l'avantage d'amortissement de l'IS est plus que compensé par le coût fiscal à la revente.

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L'utilisateur saisit la valeur du bien, les loyers annuels, les charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion), la durée d'amortissement retenue, sa tranche marginale d'imposition et l'horizon de détention envisagé. Le simulateur calcule année par année le résultat net IS (15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %), cumule les dividendes distribuables (après PFU 30 %), puis projette la plus-value de cession avec réintégration des amortissements pratiqués.

Plus-value cession immeuble = Prix cession − Valeur nette comptable (prix − amortissements) → taxée à l'IS puis dividendes au PFU
  • Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) souhaitant objectiver la recommandation SCI IS vs détention directe auprès de leurs clients investisseurs
  • Experts-comptables accompagnant des SCI dans le choix du régime fiscal ou le conseil à la revente
  • Investisseurs immobiliers avertis qui envisagent de créer une SCI et hésitent entre le régime par défaut (IR) et l'option IS
  • Avocats fiscalistes structurant un montage patrimonial intégrant une holding ou un démembrement
  • Notaires conseillant leurs clients sur les conséquences fiscales d'une cession de parts ou d'un immeuble détenu en SCI IS
IS
15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % : Le taux réduit d'IS à 15 % s'applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME (CA < 10 M€, capital détenu à 75 % par des personnes physiques).
Amortissement
durée comptable du bien : En SCI IS, l'immeuble est amortissable (hors terrain, ~15-20 % de la valeur). La durée d'amortissement est généralement de 25 à 40 ans pour la structure, 10 à 15 ans pour les composants.
  • La réintégration des amortissements dans la plus-value à la cession de l'immeuble par la SCI à l'IS est un point déterminant qui fait basculer l'arbitrage sur les longs horizons
  • La cession des parts d'une SCI à l'IS (plutôt que de l'immeuble) obéit à un régime fiscal différent — le simulateur applique le mode saisi, à valider avec l'expert-comptable
  • Les distributions de dividendes sont soumises au PFU 30 % : une politique de conservation dans la société peut retarder l'imposition mais augmente la valeur des parts et donc la plus-value taxable à la sortie
  • L'amortissement fiscal est calculé sur le bâti (pas sur le foncier) : la ventilation terrain/bâti influence significativement le résultat, et doit être réaliste
  • Les frais de tenue de comptabilité commerciale obligatoire à l'IS ne sont pas intégrés — ils pèsent sur la rentabilité, surtout pour les petits patrimoines
VNC (Valeur Nette Comptable)
Valeur d'un actif inscrite au bilan, égale au prix d'acquisition diminué des amortissements cumulés. C'est la base de calcul de la plus-value en régime IS.
Amortissement par composants
Méthode comptable obligatoire (PCG) décomposant un immeuble en éléments ayant des durées de vie différentes (gros œuvre, toiture, installations, agencements), chacun amorti linéairement sur sa durée propre.
Transparence fiscale
Régime dans lequel la société n'est pas elle-même imposée : les résultats sont directement imposés entre les mains des associés à proportion de leurs parts. C'est le régime par défaut des SCI (art. 8 CGI).
Plus-value professionnelle
Plus-value constatée lors de la cession d'un actif inscrit au bilan d'une société soumise à l'IS. Calculée comme la différence entre le prix de cession et la VNC, sans abattement pour durée de détention.
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Flat tax de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable par défaut aux revenus de capitaux mobiliers, dont les dividendes distribués par une SCI IS à ses associés personnes physiques.
Prélèvements sociaux
Cotisations sociales sur les revenus du patrimoine au taux global de 17,2% : CSG 9,2%, CRDS 0,5%, prélèvement de solidarité 7,5%.
Quote-part terrain
Part du prix d'acquisition correspondant au terrain, non amortissable en comptabilité. Généralement estimée entre 10% et 30% selon la localisation du bien (plus élevée en zone urbaine dense).
Report déficitaire
En IS, les déficits fiscaux peuvent être reportés en avant sans limitation de durée, et imputés sur les bénéfices futurs dans la limite de 1 M€ + 50% du bénéfice excédant ce seuil (art. 209 I CGI).
Surtaxe PV immobilière
Taxe additionnelle de 2% à 6% applicable aux plus-values nettes imposables des particuliers dépassant 50 000 €, après application des abattements pour durée de détention (art. 1609 nonies G CGI).
Boni de liquidation
Somme distribuée aux associés lors de la dissolution d'une société, correspondant à l'actif net après remboursement du capital. Imposé comme un dividende (PFU ou barème).

SCI IS vs SCI IR

Comparez SCI IR et SCI IS : fiscalité des revenus locatifs, amortissements et plus-value à la revente.

Ce simulateur compare la détention d'un patrimoine locatif via une SCI à l'impôt sur le revenu (IR, régime translucide par défaut) ou via une SCI à l'impôt sur les sociétés (IS). Il chiffre le résultat net annuel, la trésorerie effective pour l'associé et le coût fiscal de la sortie à la revente, pour éclairer le choix du régime fiscal à la constitution ou au moment d'une option.

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L'utilisateur saisit les loyers annuels, les charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion), la valeur du bien, la durée d'amortissement envisagée à l'IS et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule pour chacun des deux régimes l'imposition annuelle (IR + prélèvements sociaux en SCI à l'IR ; IS de 15 % ou 25 % + fiscalité des dividendes en SCI à l'IS), puis projette la plus-value à la revente et en déduit la trésorerie nette globale.

SCI IR : Résultat imposé à l'IR + 17,2 % PS, au prorata des parts — SCI IS : 15 % ou 25 % d'IS, puis PFU 30 % sur dividendes distribués
  • Investisseurs immobiliers hésitant entre IR et IS pour leur SCI
  • Associés de SCI existante souhaitant évaluer l'intérêt d'opter pour l'IS
  • CGP et experts-comptables accompagnant leurs clients sur le choix de régime
  • Contribuables à TMI élevée cherchant à optimiser la fiscalité de leurs revenus locatifs
IS
taux réduit 15 % puis taux normal 25 % : La SCI à l'IS bénéficie du taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, puis 25 % au-delà. En contrepartie, l'amortissement du bien est possible mais la plus-value professionnelle (sans abattement pour durée de détention) s'applique à la revente.
Amortissement du bien
réservé à la SCI IS : Seule la SCI à l'IS peut amortir le bien immobilier (décote comptable annuelle : 2 à 5 % selon composants). Cet amortissement réduit le résultat imposable, jusqu'à créer un déficit reportable. La SCI à l'IR ne peut pas amortir (règle différente des BIC).
Plus-value IS
régime professionnel (pas d'abattement durée) : La cession d'un bien par une SCI à l'IS dégage une plus-value professionnelle taxée à l'IS (15 % / 25 %) sur la différence entre prix de vente et valeur nette comptable (prix d'achat moins amortissements cumulés). Pas d'abattement pour durée de détention, contrairement au régime des plus-values immobilières des particuliers.
Option IS
irrévocable passé 5 ans : Une SCI à l'IR peut opter pour l'IS, mais cette option est révocable uniquement dans les 5 premiers exercices (loi Sapin II). Au-delà, le passage à l'IS est définitif. Le retour à l'IR, s'il est encore possible, déclenche l'imposition des plus-values latentes (cessation d'activité).
  • Le choix SCI IS est irrévocable au-delà du 5ᵉ exercice : le simulateur éclaire la décision mais l'engagement doit être évalué sur la durée complète de détention
  • L'amortissement en SCI à l'IS est réintégré dans la plus-value à la revente — le simulateur le modélise, mais le régime fiscal exact de la cession des parts dépend de la forme juridique retenue
  • Les plus-values des particuliers (SCI à l'IR) bénéficient d'abattements pour durée de détention que le simulateur applique selon les règles en vigueur à la date de simulation
  • Le simulateur ne traite pas le régime TVA éventuellement applicable à la SCI (location meublée, location à un professionnel) qui modifierait significativement l'équation
  • Les charges sociales du gérant associé de SCI à l'IS exerçant une activité commerciale ne sont pas modélisées — en tenir compte séparément le cas échéant
SCI (Société Civile Immobilière)
Structure juridique permettant à plusieurs personnes de détenir et gérer ensemble un patrimoine immobilier
Transparence fiscale (IR)
Régime où les bénéfices sont imposés directement chez les associés, proportionnellement à leurs parts
Opacité fiscale (IS)
Régime où la société est un contribuable distinct, imposé sur ses propres bénéfices
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition appliqué à la dernière tranche de revenus du contribuable (0%, 11%, 30%, 41% ou 45%)
VNC (Valeur Nette Comptable)
Prix d'acquisition diminué des amortissements pratiqués, servant de base au calcul de la plus-value à l'IS
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Imposition forfaitaire à 30% (12,8% IR + 17,2% PS) applicable aux dividendes distribués
Déficit foncier
Excédent des charges sur les revenus locatifs, imputable sur le revenu global (plafond 10 700€/an à l'IR)

SCPI — Rendement Net

Simulez votre investissement SCPI : rendement brut, charges et fiscalité selon le mode de détention (pleine propriété, NP, SCI).

Ce simulateur chiffre le rendement net d'un investissement en parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), en intégrant les frais d'entrée, de gestion annuelle, et la fiscalité applicable selon l'enveloppe de détention (compte-titres, assurance-vie, PER) et le mode de détention (pleine propriété ou démembrement temporaire).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le montant investi, les frais d'entrée (généralement 8 à 12 % de la souscription), les frais de gestion annuels, le taux de distribution espéré (TDVM), l'enveloppe de détention, la durée d'investissement et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule le rendement brut (TDVM), déduit les frais réels, applique la fiscalité spécifique à l'enveloppe (régime foncier en direct, abattement AV après 8 ans, exonération PEA si éligible), et restitue le rendement net annualisé sur la durée.

Rendement net = (TDVM × (1 − fiscalité)) / (1 + Frais entrée / durée)
  • Épargnants souhaitant diversifier leur patrimoine avec de l'immobilier sans contrainte de gestion
  • Investisseurs cherchant des revenus complémentaires réguliers
  • Contribuables à TMI élevée comparant les modes de détention (direct vs assurance-vie)
  • CGP conseillant leurs clients sur l'allocation en pierre-papier
Durée de détention recommandée
8 à 10 ans : Les parts de SCPI sont un investissement à long terme. La durée de détention recommandée (8-10 ans) permet d'amortir les frais de souscription (8-12 %) et de bénéficier de la revalorisation du patrimoine immobilier.
Frais de souscription
8 à 12 % du prix : La décote entre le prix de souscription et le prix de retrait est de 8 à 12 %. Elle constitue le coût d'entrée (commission de souscription + droits d'enregistrement) et explique la durée de détention recommandée minimale (plusieurs années pour rentabiliser).
Délai de jouissance
3 à 6 mois : Les parts souscrites ne produisent pas de revenus pendant 3 à 6 mois, délai pendant lequel la société de gestion investit les capitaux collectés. Cela réduit le rendement effectif de la première année, à intégrer dans le TRI réel de l'investissement.
Fiscalité des revenus
régime des revenus fonciers : Les revenus distribués par la SCPI sont fiscalisés comme des revenus fonciers : barème IR + 17,2 % PS. Option micro-foncier si revenus fonciers totaux < 15 000 € (abattement 30 %). Les SCPI européennes peuvent bénéficier de conventions fiscales qui réduisent la charge.
  • Les frais d'entrée (8 à 12 %) pèsent lourdement sur la rentabilité à court terme — une durée de détention de 8-10 ans minimum est recommandée pour amortir ces frais
  • Le TDVM (Taux de Distribution sur Valeur de Marché) communiqué par les sociétés de gestion reflète la performance passée — les rendements futurs ne sont pas garantis
  • Les SCPI ont connu un cycle baissier en 2023-2024 avec revalorisations de parts à la baisse — la valorisation future reste incertaine
  • Le régime fiscal des revenus SCPI (régime foncier en détention directe) peut être lourd pour les contribuables à TMI élevée — l'assurance-vie offre une fiscalité alternative plus légère
  • La liquidité des parts de SCPI est limitée : la revente sur le marché secondaire (SCPI à capital fixe) ou la sortie au prix de retrait (SCPI à capital variable) peut prendre plusieurs mois
SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)
Véhicule d'investissement collectif permettant d'acquérir indirectement de l'immobilier professionnel
Taux de distribution (TD)
Rapport entre le dividende annuel et le prix de souscription, exprimé en pourcentage
Délai de jouissance
Période entre la souscription et le premier versement de dividendes (généralement 3 à 6 mois)
Frais de souscription
Commission prélevée à l'achat des parts (8% à 12%), incluse dans le prix d'achat
Valeur de reconstitution
Valeur réelle du patrimoine de la SCPI, servant de référence pour le prix des parts
Report à nouveau (RAN)
Réserve de trésorerie permettant de lisser les dividendes en cas de baisse temporaire des loyers
Pierre-papier
Terme désignant l'investissement immobilier indirect via des parts de sociétés (SCPI, OPCI, SCI)

Auto-Entrepreneur 2026 — Seuils et Revenu Net

Calculez votre revenu net de micro-entrepreneur : cotisations URSSAF, impôt sur le revenu et versement libératoire optionnel.

Ce simulateur détermine si une activité indépendante doit basculer du régime micro-entrepreneur vers le régime réel. Il compare le résultat net après charges dans chacun des deux régimes pour un même chiffre d'affaires et identifie le seuil de charges au-delà duquel le régime réel devient plus favorable que l'abattement forfaitaire du régime micro.

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L'utilisateur saisit son chiffre d'affaires annuel, la catégorie d'activité (vente de marchandises, prestations BIC, prestations BNC, profession libérale), le montant de ses charges professionnelles réelles, et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique l'abattement forfaitaire micro (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité), compare au résultat après charges réelles, puis chiffre l'impôt et les cotisations sociales dans chaque régime.

Seuils micro en vigueur : 188 700 € (vente) / 77 700 € (prestations BIC) / 77 700 € (BNC)
  • Futurs créateurs évaluant la viabilité économique de leur projet
  • Auto-entrepreneurs actifs vérifiant leur revenu net et leur position par rapport aux seuils
  • Salariés en cumul estimant leur revenu complémentaire net
  • Conseillers création d'entreprise accompagnant leurs clients
Seuils de CA 2026-2028
203 100 € (vente) / 83 600 € (services) : La loi de finances pour 2026 (art. 4) a revalorisé les seuils du régime micro-entreprise pour une période de 3 ans (2026-2028). Seuil vente de marchandises : 203 100 €. Seuil prestations de services commerciales, artisanales et libérales : 83 600 €. En cas d'activité mixte : plafond global 203 100 € avec maximum 83 600 € pour les services. Source : economie.gouv.fr mis à jour le 21/02/2026.
Taux de cotisations 2026
inchangés sauf BNC-SSI (+1 point) : Les taux URSSAF 2026 sont : 12,30 % (vente BIC), 21,20 % (services BIC, artisanat, chambres d'hôtes), 23,20 % (libéral CIPAV), 25,60 % (libéral SSI — hausse de 1 point vs 2025, initialement prévue à +1,5 point). Source : autoentrepreneur.urssaf.fr, mis à jour au 1er janvier 2026.
ACRE
exonération réduite à 25 % à partir du 01/07/2026 : L'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) offrait une exonération de 50 % des cotisations la première année. À compter du 1er juillet 2026 (décret du 6 février 2026), cette exonération est réduite à 25 %. Les conditions d'éligibilité sont également recentrées. Les créateurs antérieurs au 01/07/2026 restent soumis à l'ancien taux de 50 % pour leur première année.
  • Les seuils de chiffre d'affaires s'apprécient sur deux années consécutives — le simulateur alerte mais l'utilisateur doit vérifier l'historique
  • Le franchissement du seuil en cours d'année n'entraîne pas une sortie immédiate : la sortie du régime micro intervient le 1ᵉʳ janvier de la seconde année de dépassement consécutif
  • Les cotisations sociales au régime micro sont calculées sur le CA brut (pas sur le bénéfice) : le simulateur applique cette règle, souvent mal comprise
  • La franchise en base de TVA a ses propres seuils (plus bas que ceux du régime micro) — le franchissement peut obliger à facturer la TVA sans basculer automatiquement en régime réel
  • Le passage au régime réel implique une comptabilité complète et des obligations déclaratives supérieures — le coût administratif n'est pas chiffré par le simulateur
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée au CA pour déterminer le revenu imposable à l'IR (hors VFL). Il est censé représenter les charges forfaitaires : 71 % pour la vente (fort ratio charges/CA), 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC. Si vos charges réelles dépassent cet abattement, le régime réel est plus avantageux.
Versement libératoire (VFL)
Option permettant de payer l'IR en même temps que les cotisations URSSAF, directement sur le CA, à un taux forfaitaire (1 %, 1,7 %, 2,2 %). Le VFL est avantageux si votre TMI est élevée. Il n'est pas accessible si le revenu fiscal de référence N-2 du foyer fiscal dépasse 27 478 € par part (2026).
Franchise en base de TVA
Dispense de facturation et de collecte de TVA tant que le CA reste sous les seuils : 91 900 € (vente) ou 36 800 € (services) en 2026. En franchise, vous ne pouvez pas non plus récupérer la TVA sur vos achats professionnels. Au-delà des seuils, vous devenez assujetti à la TVA et devez l'intégrer dans vos prix de vente.
CIPAV vs SSI
Les professions libérales sont affiliées soit à la CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse — architectes, formateurs, consultants, etc.) au taux de 23,20 %, soit à la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants — géomètres, orthophonistes, etc.) au taux de 25,60 %. La liste des professions affiliées est fixée par décret.

Simulateur Retraite

Projetez votre retraite globale : pension de base, complémentaire AGIRC-ARRCO et épargne retraite selon la date de départ et les trimestres de cotisation.

Ce simulateur estime le montant de la pension de retraite nette (régime général + complémentaires Agirc-Arrco) selon la date de départ choisie, en intégrant les effets de surcote et décote. Il projette le revenu mensuel à la retraite et compare plusieurs dates de départ pour éclairer la décision de liquidation.

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L'utilisateur saisit son année de naissance, son statut (salarié du privé, TNS, fonctionnaire), sa carrière (salaire moyen, nombre de trimestres, points Agirc-Arrco accumulés) et la date de départ envisagée. Le simulateur calcule la pension du régime général selon la formule officielle (SAM × taux × trimestres validés / requis), ajoute la pension Agirc-Arrco (points × valeur du point à la liquidation) et restitue la pension totale brute et nette.

Pension totale = Pension régime général + Pension Agirc-Arrco (valorisée au point)
  • Salariés du secteur privé souhaitant anticiper leur pension
  • Actifs en milieu de carrière voulant évaluer l'impact de leurs choix
  • Épargnants cherchant à estimer le capital nécessaire pour compléter leur retraite
  • CGP et conseillers accompagnant leurs clients dans la préparation de leur retraite
Durée de cotisation requise
selon année de naissance : La durée d'assurance pour le taux plein varie de 166 à 172 trimestres selon la génération (loi réforme 2023). Chaque trimestre manquant entraîne une décote.
Âge légal de départ
64 ans (réforme 2023) : L'âge légal d'ouverture des droits est progressivement relevé à 64 ans. Le taux plein automatique (sans décote) reste acquis à 67 ans quelle que soit la durée cotisée.
  • Les trimestres validés et les points Agirc-Arrco saisis doivent correspondre au relevé de carrière officiel — une estimation manuelle peut introduire un écart significatif
  • La valeur du point Agirc-Arrco est révisée chaque année : le simulateur applique celle en vigueur à la date de simulation, à vérifier à l'approche de la liquidation
  • Le simulateur ne modélise pas les carrières polypensionnées (plusieurs régimes successifs) avec précision — une simulation sur l'outil officiel Info Retraite est recommandée en complément
  • Les revalorisations annuelles de pension ne sont pas projetées automatiquement : le résultat est en euros d'aujourd'hui
  • Le calcul des cotisations sociales sur la pension (CSG 8,3 %, CRDS, CASA) dépend du revenu fiscal de référence — le simulateur applique le taux médian
SAM (Salaire Annuel Moyen)
Moyenne des 25 meilleures années de salaires, plafonnée au PASS, servant de base au calcul de la pension
Taux plein
Taux de liquidation maximum (50%) obtenu avec le nombre de trimestres requis ou à 67 ans
Trimestre validé
Trimestre cotisé ou assimilé (chômage, maladie, maternité...) comptant pour la durée d'assurance
Décote
Réduction définitive de la pension pour départ avant le taux plein (-1,25% par trimestre manquant, max 20)
Surcote
Majoration de la pension pour poursuite d'activité après le taux plein (+1,25% par trimestre supplémentaire)
AGIRC-ARRCO
Régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé, fonctionnant par points
Taux de remplacement
Ratio entre la pension de retraite et le dernier salaire d'activité, exprimé en pourcentage
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Montant de référence pour le calcul des cotisations et prestations (46 368 € en 2026)

Taxe Foncière 2026

Estimez votre taxe foncière 2026 : saisissez votre valeur locative cadastrale ou votre loyer estimé, le taux communal.

Ce simulateur estime le montant de la taxe foncière due par le propriétaire d'un bien immobilier (bâti ou non bâti), en appliquant la valeur locative cadastrale, l'abattement forfaitaire de 50 % pour le bâti, et les taux d'imposition votés par la commune et l'intercommunalité. Il signale les exonérations et dégrèvements applicables (logement neuf 2 ans, personnes âgées à ressources modestes).

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L'utilisateur saisit la valeur locative cadastrale du bien (indiquée sur l'avis de taxe foncière précédent ou estimée), la nature du bien (bâti ou non bâti, résidence principale ou secondaire), la commune de situation, et les éventuels motifs d'exonération (neuf, personne âgée, logement social). Le simulateur calcule la base nette d'imposition (valeur locative réduite de 50 % pour le bâti), applique les taux communaux et intercommunaux, intègre la taxe GEMAPI éventuelle et vérifie les conditions d'exonération ou de dégrèvement.

Taxe foncière bâti = Valeur locative × 50 % × (Taux communal + Taux intercommunal) + TEOM + GEMAPI
  • Propriétaires occupants souhaitant anticiper leur avis d'octobre
  • Bailleurs intégrant la taxe foncière dans le calcul de rendement locatif net
  • Acquéreurs évaluant la charge fiscale avant achat
  • Héritiers et nus-propriétaires vérifiant leur obligation de paiement
Coefficient de revalorisation 2026
+0,8 % : Le coefficient de revalorisation forfaitaire des valeurs locatives cadastrales est fixé à +0,8 % pour 2026, calculé sur l'IPCH (Indice des Prix à la Consommation Harmonisé) entre novembre 2024 et novembre 2025 (source : INSEE, décembre 2025). C'est la hausse la plus faible depuis 2021 (après +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025).
Date de paiement
mi-octobre 2026 : La taxe foncière est payable chaque année en octobre (généralement le 20 octobre pour le paiement en ligne). Les avis sont envoyés entre fin août et mi-septembre. La mensualisation est possible en ligne sur impots.gouv.fr et permet d'étaler le paiement sur 10 mois (janvier à octobre).
Exonération constructions neuves
2 ans sur demande : Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction sont exonérées de taxe foncière pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant l'achèvement des travaux. La demande doit être déposée dans les 90 jours suivant l'achèvement. Art. 1383 CGI.
Exonération seniors et personnes modestes
Exonération totale pour les contribuables de plus de 75 ans dont le Revenu Fiscal de Référence (RFR) n'excède pas 12 696 € pour la 1re part (2024), sous condition que le bien soit la résidence principale. Les titulaires de l'AAH et les personnes de plus de 65 ans sous conditions de ressources bénéficient d'un dégrèvement de 100 €. Art. 1391 et 1391 B CGI.
  • La valeur locative cadastrale est souvent ancienne (bases datant parfois des années 1970) et ne reflète pas la valeur réelle du bien — une révision générale est en cours mais lente
  • Les taux communaux et intercommunaux varient fortement d'une commune à l'autre (de 15 % à 50 % cumulés) — le simulateur applique les taux saisis, à vérifier sur l'avis récent
  • Les logements neufs bénéficient d'une exonération temporaire de 2 ans sur la part communale (5 ans ou 10 ans selon dispositifs spécifiques) — le simulateur applique l'exonération si saisie
  • Les personnes âgées à ressources modestes peuvent bénéficier d'un dégrèvement ou d'une exonération — conditions de ressources à vérifier annuellement
  • La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et la taxe GEMAPI sont perçues avec la taxe foncière mais obéissent à des règles distinctes
Valeur locative cadastrale (VLC)
Loyer théorique annuel que produirait le bien s'il était loué dans des conditions normales. Fixée administrativement en référence à 1970, elle est revalorisée chaque année par un coefficient national. Elle figure sur votre avis de taxe foncière à la ligne « valeur locative » ou « base avant abattements ».
Base d'imposition
Assiette sur laquelle s'applique le taux communal. Égale à 50 % de la valeur locative cadastrale revalorisée — l'abattement de 50 % est censé représenter les frais de gestion théoriques. C'est cette base qui multipliée par le taux donne le montant de taxe foncière hors TEOM.
Taux global communal
Somme du taux voté par la commune et du taux voté par l'intercommunalité (EPCI). Depuis 2021, le département ne perçoit plus de part de taxe foncière sur les propriétés bâties. Le taux varie très fortement selon les communes : de 13,5 % à Paris à plus de 55 % dans certaines villes.
TEOM (Taxe d'enlèvement des ordures ménagères)
Taxe locale calculée sur la même base que la taxe foncière mais à un taux spécifique voté par la collectivité compétente. Figurant sur le même avis, elle est récupérable sur le locataire en cas de location. Son taux moyen national est d'environ 8 à 12 % de la base imposable.
Coefficient de revalorisation
Coefficient national appliqué chaque année aux valeurs locatives cadastrales pour tenir compte de l'inflation. Fixé par la loi de finances en fonction de l'IPCH publié par l'INSEE en novembre. En 2026 : +0,8 %. Ce coefficient s'applique à tous les propriétaires de France, indépendamment des décisions locales sur les taux.
Mensualisation
Option permettant d'étaler le paiement de la taxe foncière en 10 prélèvements mensuels de janvier à octobre, au lieu d'un seul paiement en octobre. L'adhésion est possible toute l'année sur impots.gouv.fr. En cas de hausse ou de baisse, un ajustement est effectué en octobre sur le dernier prélèvement.

TRI Immobilier

Calculez le TRI de votre investissement locatif : acquisition, loyers, fiscalité, charges, revalorisation et revente.

Ce simulateur calcule le Taux de Rendement Interne (TRI) d'un investissement immobilier locatif en intégrant l'ensemble des flux de l'opération : apport initial, mensualités de crédit, loyers perçus, charges, fiscalité, et valeur terminale à la revente. Il restitue le TRI actualisé, indicateur de référence pour comparer des opérations de natures ou durées différentes.

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition, l'apport initial et le financement (montant emprunté, taux, durée), les loyers annuels et leur évolution, les charges non récupérables, la fiscalité applicable (régime foncier, LMNP, SCI), la durée de détention envisagée et l'hypothèse de valorisation du bien à la revente. Le simulateur projette tous les flux année par année (investissement, mensualités, loyers nets, fiscalité, capital restant dû, valeur de revente nette de fiscalité PV), et calcule le TRI qui actualise la somme à zéro.

TRI : taux d'actualisation tel que Σ (Flux_t / (1 + TRI)^t) = 0
  • Investisseurs immobiliers — Pour comparer objectivement différents projets locatifs
  • Propriétaires bailleurs — Pour évaluer la performance réelle de leur patrimoine
  • Acquéreurs en LMNP/LMP — Pour intégrer l'effet de levier du crédit dans l'analyse
  • Conseillers en gestion de patrimoine — Pour arbitrer entre immobilier et placements financiers
TRI minimal cible
supérieur au taux sans risque (OAT 10 ans) + prime de risque immobilier de 2 % à 3 % : Un investissement locatif doit offrir un TRI supérieur au taux sans risque majoré d'une prime de risque immobilier (illiquidité, vacance locative, travaux imprévus), typiquement 2 % à 3 % supplémentaires. Un TRI inférieur au taux d'un fonds euros d'assurance-vie ne justifie pas la prise de risque et les contraintes de gestion.
CAPEX annuel
1 à 2 % de la valeur du bien : Les dépenses d'entretien annuelles (gros travaux, renouvellement équipements, mise aux normes) sont typiquement de 1 à 2 % de la valeur du bien. Omettre cet agrégat conduit à surestimer le TRI réel. À répartir au prorata ou à provisionner dans le calcul.
Vacance locative
1 mois/an en moyenne : La vacance locative moyenne en France tourne autour de 1 mois par an (soit ~8 % des loyers). En zone tendue, elle est inférieure ; en zone détendue, elle peut atteindre 2-3 mois. Toujours intégrer ce paramètre dans les flux prévisionnels du TRI.
Frais de sortie
4 à 6 % du prix de vente : Les frais de sortie (diagnostic obligatoire, agence immobilière, éventuellement notaire pour désolidarisation) représentent 4 à 6 % du prix de vente. Un TRI solide doit intégrer ces coûts à la dernière période (sortie).
  • Les hypothèses de valorisation à la revente sont critiques : une projection optimiste sur la plus-value peut largement surestimer le TRI réel
  • L'évolution des loyers saisie est une hypothèse — l'IRL et les tensions locatives locales peuvent faire diverger la trajectoire projetée
  • Les travaux importants (ravalement, remplacement chaudière) ponctuels doivent être intégrés dans les flux — souvent sous-estimés dans les projections initiales
  • La fiscalité à la revente (plus-value immobilière avec abattements pour durée de détention) peut significativement réduire le TRI net, en particulier pour des durées courtes
  • Le TRI suppose un réinvestissement des flux intermédiaires au même taux, hypothèse rarement vérifiée en pratique — il surestime donc souvent la rentabilité réalisée
TRI (Taux de Rendement Interne)
Taux d'actualisation annulant la VAN, représentant la rentabilité annualisée de l'investissement.
VAN (Valeur Actuelle Nette)
Somme des flux de trésorerie actualisés. Si VAN > 0, l'investissement crée de la valeur.
Cash-flow
Flux de trésorerie net annuel = Loyers - Charges - Crédit - Impôts.
Plus-value immobilière
Différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition majoré des frais et travaux.
Abattement pour durée de détention
Réduction progressive de l'impôt sur la PV : exonération totale IR après 22 ans, PS après 30 ans.
Micro-foncier
Régime simplifié avec abattement forfaitaire de 30% (si revenus fonciers < 15 000 €/an).
Effet de levier
Amplification de la rentabilité des fonds propres grâce au financement par emprunt.
Rendement locatif brut
Loyers annuels / Prix d'achat. Indicateur simple mais incomplet.

Versement Libératoire Micro-Entreprise

Comparez versement libératoire et barème progressif pour votre micro-entreprise. Trouvez l'option optimale selon votre revenu fiscal de référence.

Ce simulateur compare pour un micro-entrepreneur l'imposition avec versement libératoire de l'impôt sur le revenu (prélèvement forfaitaire simultané aux cotisations sociales) et l'imposition au barème progressif classique. Il chiffre le coût fiscal total dans chacune des deux options en tenant compte du revenu global du foyer et identifie laquelle est la plus favorable.

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L'utilisateur saisit son chiffre d'affaires micro, la catégorie d'activité (vente de marchandises, prestations de services BIC ou BNC), la composition de son foyer fiscal et les autres revenus du foyer. Le simulateur applique le taux libératoire correspondant à l'activité, puis calcule en parallèle l'impôt au barème sur le revenu net après abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon la nature) pour restituer l'écart entre les deux options.

Versement_liberatoire = CA × taux_VL (1 % / 1,7 % / 2,2 % selon activite) + cotisations_sociales Bareme_classique : IR = (CA × (1 moins abattement)) × TMI Ecart = Versement_liberatoire moins Bareme_classique
  • Micro-entrepreneurs hésitant entre les deux options fiscales
  • Créateurs d'entreprise choisissant leur régime fiscal à l'immatriculation
  • Auto-entrepreneurs souhaitant optimiser leur fiscalité
  • Comptables et CGP accompagnant des indépendants
Condition de revenus
RFR N-2 ≤ seuil par part : Le versement libératoire de l'IR est réservé aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence N-2 ne dépasse pas un seuil (environ 27 478 € par part en 2025).
Taux forfaitaire
1 % à 2,2 % selon activité : Le taux du versement libératoire varie : 1 % (vente de marchandises), 1,7 % (prestations BIC), 2,2 % (professions libérales BNC). Ce taux s'ajoute aux cotisations sociales.
  • L'option pour le versement libératoire est soumise à un plafond de revenu fiscal de référence — le simulateur signale la condition mais ne pré-renseigne pas la valeur du seuil à vérifier
  • L'option doit être exercée avant le 30 septembre pour application l'année suivante : le simulateur éclaire le choix mais ne déclenche pas la démarche
  • Le résultat est valable pour l'année de simulation : en cas d'évolution significative du CA ou des autres revenus du foyer, refaire le calcul
  • En versement libératoire, le revenu micro est totalement sorti de l'assiette progressive — le simulateur ne chiffre pas l'effet collatéral sur la progressivité appliquée aux autres revenus du foyer au-delà du signalement
  • Les réductions et crédits d'impôt s'imputent sur l'impôt au barème, pas sur le versement libératoire — le simulateur prend ce point en compte pour le comparatif mais suppose que l'utilisateur connaît ses crédits
Versement libératoire (VL)
Option fiscale permettant au micro-entrepreneur de payer l'IR sous forme d'un pourcentage fixe du CA, libérant de l'imposition au barème progressif.
Micro-entreprise
Régime simplifié de l'entreprise individuelle, avec des seuils de CA (188 700 € en vente, 77 700 € en services/libéral) et un calcul forfaitaire du bénéfice.
Abattement forfaitaire
Déduction automatique appliquée au CA pour déterminer le bénéfice imposable : 71 % (vente), 50 % (services BIC), 34 % (BNC).
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable à la dernière tranche de revenus du foyer fiscal (0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou 45 %).
RFR (Revenu Fiscal de Référence)
Indicateur figurant sur l'avis d'imposition, servant de critère d'éligibilité à de nombreux dispositifs fiscaux et sociaux.
BIC / BNC
Bénéfices Industriels et Commerciaux (activités commerciales/artisanales) et Bénéfices Non Commerciaux (professions libérales). Deux catégories de revenus professionnels.

Simulateur Viager

Simulez un achat en viager : bouquet initial, rente viagère selon la valeur du bien et l'espérance de vie, droit d'usage et d'habitation (DUH).

Ce simulateur calcule le bouquet et la rente viagère d'une vente en viager à partir de la valeur vénale du bien, de l'âge et du sexe du crédirentier, et du caractère occupé ou libre du bien. Il projette le coût total côté acquéreur et le revenu net perçu côté vendeur, en intégrant la fiscalité applicable à la rente.

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Le simulateur calcule la rente viagère selon les formules actuarielles : valeur vénale du bien moins le bouquet (capital initial librement négocié), divisée par le coefficient de capitalisation issu des tables de mortalité INSEE selon l'âge du vendeur. Il intègre le Droit d'Usage et d'Habitation (DUH) si le viager est occupé, qui minore la base de calcul de la rente. L'analyse de rentabilité pour l'acheteur compare le coût total (bouquet + rentes actualisées) au prix du marché.

Rente_viagere = (Valeur_venale moins Bouquet moins DUH) / Coef_capitalisation_INSEE(age_vendeur) DUH = Valeur_venale × taux_usage_habitation (bareme fiscal ou usage) Rentabilite_acheteur : NPV_acheteur = Bouquet + Σ_t Rente / (1+r)^t, compare a Prix_marche
  • Seniors propriétaires — Pour évaluer le complément de revenus possible en vendant en viager
  • Investisseurs immobiliers — Pour analyser la rentabilité potentielle d'un achat en viager
  • Héritiers — Pour comprendre l'impact d'une vente en viager sur la succession
  • Conseillers en gestion de patrimoine — Pour comparer viager et autres solutions de monétisation immobilière
Tables de mortalité
révisées périodiquement par l'INSEE, allongement de l'espérance de vie renchérit les rentes : Le calcul actuariel du viager repose sur les tables de mortalité de l'INSEE, révisées périodiquement pour tenir compte de l'allongement de la durée de vie. Les notaires utilisent les tables en vigueur à la date de l'acte. L'allongement régulier de l'espérance de vie tend à renchérir mécaniquement les rentes viagères.
Valeur du DUH (viager occupé)
généralement 30 % à 50 % de la valeur vénale selon l'âge du vendeur : Dans un viager occupé, le Droit d'Usage et d'Habitation conservé par le vendeur est évalué entre 30 % et 50 % de la valeur vénale selon l'âge et le sexe du crédirentier. Cette valeur est déduite du prix avant calcul de la rente, réduisant d'autant le coût pour l'acheteur et la rente versée au vendeur.
  • Le simulateur utilise les tables de mortalité en vigueur — les révisions périodiques de l'INSEE modifient mécaniquement le coefficient de conversion
  • L'aléa viager réel peut s'écarter fortement de l'espérance de vie moyenne : tester plusieurs durées de versement pour encadrer le résultat
  • La décote pour DUH (viager occupé) retenue est une moyenne de marché — la négociation réelle dépend du bien, de la région et du rapport de force
  • Les clauses particulières (réversion au conjoint, indexation, libération anticipée) ne sont pas modélisées : à chiffrer séparément
  • La fiscalité côté vendeur repose sur l'abattement par tranche d'âge (art. 158-6 CGI) à l'entrée en jouissance, non modifiable après : vérifier l'âge de référence retenu avant signature
Crédirentier
Le vendeur du bien en viager, qui perçoit la rente jusqu'à son décès.
Débirentier
L'acquéreur du bien en viager, qui verse la rente au crédirentier.
Bouquet
Capital versé comptant à la signature (généralement 20 à 30% de la valeur du bien).
Rente viagère
Somme versée périodiquement (mensuelle ou trimestrielle) jusqu'au décès du crédirentier.
DUH (Droit d'Usage et d'Habitation)
Droit du vendeur de continuer à occuper le bien en viager occupé. Valeur déduite du prix.
Viager occupé
Vente où le vendeur conserve le DUH. Prix réduit mais bien non disponible.
Viager libre
Vente où le bien est immédiatement disponible pour l'acquéreur. Prix plus élevé.
Point mort
Durée au-delà de laquelle l'acquéreur aura payé plus que la valeur vénale du bien.
Réversion
Clause permettant le transfert de la rente au conjoint survivant du crédirentier.

Acheter ou Louer ?

Comparez achat et location : coût total réel, patrimoine net, point de bascule et rentabilité selon votre durée de détention et votre situation fiscale.

Ce simulateur compare les deux grandes options de logement — achat immobilier et location — en termes de patrimoine net constitué sur une durée donnée. Il intègre l'ensemble des coûts (crédit, frais de notaire, charges, taxe foncière, travaux) et les compare au coût de la location en tenant compte du rendement de l'épargne que le locataire peut constituer avec l'argent non investi dans la pierre.

L'objectif est de déterminer le point de bascule : l'année à partir de laquelle l'achat devient financièrement plus intéressant que la location.

Ouvrir le simulateur →

Le simulateur calcule année par année deux trajectoires patrimoniales parallèles :

Scénario Achat : Vous achetez le bien avec un crédit. Votre patrimoine net = valeur du bien (revalorisé) − capital restant dû sur le crédit. Vous supportez chaque mois la mensualité, les charges, la taxe foncière et les travaux.

Scénario Location : Vous restez locataire et placez votre apport + l'écart mensuel entre le coût de l'achat et le loyer. Votre patrimoine net = épargne constituée (capital + intérêts composés).

L'écart mensuel est la différence entre le coût mensuel total de l'achat et le loyer. S'il est positif, le locataire épargne la différence. S'il est négatif, le locataire puise dans son épargne.

Patrimoine achat (année N) = Prix × (1 + valo)^N − CRD(N) Patrimoine location (année N) = Apport × (1 + r)^N + Σ écart_mensuel × (1 + r)^(N-i)
  • Primo-accédants hésitant entre acheter leur résidence principale et continuer à louer
  • Investisseurs évaluant l'opportunité d'un achat immobilier vs un placement financier
  • CGP et courtiers accompagnant leurs clients dans leur décision patrimoniale
  • Ménages en mobilité souhaitant savoir si leur durée de séjour prévue justifie un achat
Frais d'acquisition dans l'ancien
environ 7 % à 8 % du prix de vente : Les frais d'acquisition en immobilier ancien représentent environ 7 % à 8 % du prix : droits de mutation (5,8 % dans la plupart des départements), émoluments du notaire (environ 1 %) et débours. Ces frais constituent un coût d'entrée qui allonge mécaniquement le délai de rentabilité de l'achat vs la location.
Durée minimale pour rentabiliser l'achat vs location
généralement 5 à 7 ans selon la zone : Le point de bascule dépend de l'écart entre le loyer et la mensualité, du niveau des frais d'acquisition et du taux d'appréciation du marché. Dans les grandes métropoles où le prix au m² est élevé, ce seuil dépasse souvent 7 ans ; en province, il peut être atteint en 4 à 5 ans.
  • Le résultat dépend fortement des hypothèses de valorisation immobilière et de rendement du placement alternatif — tester plusieurs scénarios pour évaluer la robustesse
  • Le simulateur raisonne sur une durée de détention fixe : si l'horizon réel est incertain, refaire la simulation sur plusieurs durées pour identifier le seuil d'équilibre
  • Les frais d'acquisition (notaire, agence) et les travaux d'entretien sont estimés sur des moyennes nationales — ajuster selon la région et l'état du bien
  • La dimension qualitative (mobilité, sécurité, confort) n'est pas chiffrée : le résultat purement financier ne doit pas dicter seul la décision
  • Le rendement d'épargne côté locataire suppose un investissement effectif de l'apport économisé, ce qui n'est pas toujours le cas en pratique
Point de bascule
Année à partir de laquelle le patrimoine net de l'acheteur dépasse celui du locataire. Plus il est bas, plus l'achat est rapidement rentable.
CRD (Capital Restant Dû)
Montant encore à rembourser sur le crédit immobilier à une date donnée. Diminue à chaque mensualité versée.
Frais de notaire
Ensemble des taxes et frais liés à l'acquisition : droits de mutation (5,8% dans l'ancien), émoluments du notaire, frais de publicité foncière.
Taxe foncière
Impôt local annuel dû par le propriétaire, calculé sur la valeur locative cadastrale. Variable selon les communes (600 à 3 000+ €/an).
Effet de levier
Mécanisme permettant d'investir un montant supérieur à son apport grâce au crédit. Si le bien se valorise plus que le taux d'emprunt, le rendement sur fonds propres est démultiplié.
IRL (Indice de Référence des Loyers)
Indice INSEE servant de base à la révision annuelle des loyers. Calculé à partir de la moyenne de l'indice des prix à la consommation hors tabac.
Patrimoine net
Valeur des actifs moins les dettes. Pour un propriétaire : valeur du bien − CRD. Pour un locataire : épargne accumulée.

ASPA — Minimum Vieillesse

Vérifiez votre éligibilité à l'ASPA (minimum vieillesse) et estimez le montant mensuel selon vos ressources.

Ce simulateur évalue l'éligibilité à l'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), anciennement minimum vieillesse, et chiffre le montant mensuel dû. Il vérifie les conditions d'âge (65 ans en général, 62 ans pour inaptitude), de résidence et de ressources, puis calcule l'allocation différentielle qui complète les ressources jusqu'au plafond en vigueur.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son âge, sa situation familiale (seul ou en couple), ses ressources mensuelles (pensions, rentes, revenus fonciers, revenus de capitaux, patrimoine au-delà des abattements) et sa durée de résidence en France. Le simulateur vérifie les conditions d'éligibilité, calcule l'écart entre les ressources et le plafond ASPA (1 034,28 € mensuel pour une personne seule, 1 605,72 € pour un couple), et restitue l'allocation différentielle applicable.

ASPA mensuelle = Plafond ASPA − Ressources mensuelles du foyer (sous condition de plafond)
  • Retraités à faibles revenus souhaitant vérifier leur éligibilité
  • Futurs retraités anticipant leurs droits à l'ASPA
  • Aidants familiaux accompagnant un parent âgé dans ses démarches
  • Travailleurs sociaux et CGP évaluant les droits de leurs bénéficiaires
Plafond de ressources
1 012 €/mois (personne seule) : L'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) est versée sous condition de ressources : le plafond est de 1 012,02 € mensuels pour une personne seule et 1 571,16 € pour un couple (valeurs 2024). L'allocation est différentielle (complément à ce plafond).
Récupération sur succession au-delà de 100 000 €
Les sommes versées au titre de l'ASPA sont récupérables sur la succession du bénéficiaire si l'actif net successoral dépasse 100 000 € (seuil applicable en métropole depuis 2023).
  • L'ASPA fait l'objet d'une récupération sur succession au-delà de 39 000 € d'actif successoral — le simulateur signale cette règle qui peut dissuader de demander l'allocation
  • Les ressources prises en compte incluent une valorisation forfaitaire du patrimoine immobilier détenu (hors résidence principale) — le simulateur applique la règle mais l'estimation peut diverger
  • La condition de résidence en France est stricte : absences prolongées (plus de 6 mois par an) peuvent entraîner la suspension de l'allocation
  • Le plafond de ressources est révisé au 1ᵉʳ janvier chaque année — le simulateur applique le plafond en vigueur à la date de simulation
  • L'ASPA est distincte de la pension minimum contributive (Mico) qui relève du régime contributif ; la confusion entre les deux est fréquente
ASPA
Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées. Prestation différentielle garantissant un minimum de revenus aux retraités.
Allocation différentielle
Prestation dont le montant complète les ressources existantes jusqu'à un plafond, contrairement à un montant fixe.
SASPA
Service de l'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées. Organisme payeur pour les personnes n'ayant aucune retraite contributive.
Récupération sur succession
Mécanisme permettant à l'État de récupérer les sommes versées au titre de l'ASPA sur l'héritage du bénéficiaire décédé, au-delà d'un seuil d'actif net.
Plafond de ressources
Montant maximal de revenus mensuels ou annuels au-delà duquel le droit à l'ASPA est supprimé.
CSS (Complémentaire Santé Solidaire)
Couverture santé gratuite ou à faible coût pour les personnes à revenus modestes, accessible aux bénéficiaires de l'ASPA.
Inaptitude au travail
Reconnaissance médicale d'une incapacité de travail d'au moins 50 %, permettant de bénéficier de l'ASPA dès 62 ans au lieu de 65 ans.

Assurance Décès & Prévoyance TNS

Calculez votre besoin en assurance décès et prévoyance TNS, le capital nécessaire, la rente invalidité et l'économie fiscale des cotisations Madelin.

Ce simulateur évalue le besoin de prévoyance d'un travailleur non salarié (TNS) pour couvrir les risques d'incapacité de travail, d'invalidité et de décès. Il chiffre les prestations insuffisantes des régimes obligatoires (SSI ou CIPAV), identifie l'écart à combler par un contrat Madelin et projette la prime annuelle correspondante, avec son traitement fiscal déductible du bénéfice imposable.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son revenu annuel net, sa situation familiale, les charges fixes à couvrir (crédit immobilier, scolarité des enfants, train de vie), la durée de couverture souhaitée et son régime social (SSI artisan/commerçant, CIPAV profession libérale, régime général président de SAS). Le simulateur chiffre les prestations obligatoires (indemnités journalières, pension d'invalidité, capital décès), identifie l'écart par rapport aux besoins saisis et projette la prime Madelin nécessaire avec son gain fiscal (déduction du BIC/BNC).

Prestations_obligatoires_SSI = IJ_plafonnees + Pension_invalidite + Capital_deces_forfaitaire Ecart_besoin = Besoin_identifie moins Prestations_obligatoires Prime_Madelin_necessaire = f(Ecart_besoin, age, famille) Gain_fiscal = Prime × TMI (deduction BIC/BNC plafonnee)
  • Travailleurs non salariés (TNS) — micro-entrepreneurs éligibles Madelin, gérants majoritaires de SARL, professions libérales, artisans commerçants
  • Chefs d'entreprise — souhaitant optimiser leur couverture prévoyance et la déduire fiscalement
  • Conseillers en gestion de patrimoine — dimensionnement de la couverture prévoyance pour leurs clients TNS
  • Créateurs d'entreprise — anticipant leurs besoins de protection avant lancement
PASS 2026 — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale
48 060 € annuels (4 005 € mensuels) — fixé par arrêté du 22 décembre 2025. Le PASS est la base de calcul des plafonds Madelin pour les cotisations de prévoyance déductibles.
Plancher de déductibilité Madelin (prévoyance)
7 % × PASS = 7 % × 48 060 € = 3 364 €/an. Ce montant est déductible quels que soient les revenus du TNS, même s'il est inférieur à 3,75 % du bénéfice imposable.
Plafond absolu de déductibilité Madelin (prévoyance)
3 % × 8 × PASS = 3 % × 384 480 € = 11 534 €/an. Aucune cotisation de prévoyance ne peut être déduite au-delà de ce plafond, quelle que soit la formule de calcul appliquée.
Déclaration fiscale des cotisations Madelin
Les cotisations Madelin se déclarent sur la déclaration professionnelle (2035 pour les BNC, 2031 pour les BIC) dans la case prévue à cet effet. Elles viennent en déduction du bénéfice avant calcul de l'impôt sur le revenu.
  • Les régimes obligatoires TNS sont notablement moins protecteurs que le régime général : indemnités journalières plafonnées basses, pension d'invalidité partielle limitée, capital décès modeste — l'écart justifie la plupart des besoins de complémentaire
  • La déduction Madelin du bénéfice imposable est plafonnée (loi Madelin : plafond spécifique pour prévoyance, différent de celui de la retraite) — le simulateur applique le plafond en vigueur
  • Les contrats Madelin prévoyance exigent des garanties conformes au cahier des charges (indemnités journalières, invalidité, décès, viabilité) — un contrat non conforme perd le bénéfice fiscal
  • Les exclusions de garantie (sports extrêmes, maladies préexistantes, usage de stupéfiants) doivent être lues attentivement dans le contrat — le simulateur ne les modélise pas
  • La prime augmente avec l'âge à chaque renouvellement : la projection est valable à la date de souscription et doit être revue périodiquement
TNS (Travailleur Non Salarié)
Personne exerçant une activité professionnelle indépendante : artisan, commerçant, profession libérale, gérant majoritaire de SARL. Le TNS relève du régime social des indépendants (SSI, ex-RSI).
Régime Madelin
Dispositif fiscal créé par la loi du 11 février 1994 permettant aux TNS de déduire leurs cotisations de prévoyance, retraite complémentaire et perte d'emploi de leur revenu imposable, dans certaines limites.
Capital décès
Somme versée en une fois aux bénéficiaires désignés au contrat en cas de décès de l'assuré. Pour un TNS, ce capital doit compenser la perte de revenus du foyer et permettre d'apurer les dettes.
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Valeur de référence utilisée pour calculer les cotisations sociales et les plafonds de déductibilité. Fixé à 48 060 € pour 2026. Il sert de base aux plafonds Madelin.
Rente invalidité
Versement mensuel ou trimestriel garanti en cas d'invalidité (partielle ou totale) de l'assuré, destiné à compenser la perte de revenus professionnels.

Battre l'Inflation

Calculez le rendement brut minimum pour préserver votre pouvoir d'achat après impôt et inflation.

Ce simulateur chiffre le rendement réel net d'un placement, c'est-à-dire le rendement après prise en compte de l'inflation et de la fiscalité. Il permet de visualiser quelle catégorie de placement permet réellement de maintenir ou d'augmenter le pouvoir d'achat sur la durée, par opposition à un rendement nominal affiché qui peut masquer une perte en euros constants.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le capital investi, la durée de placement, le rendement nominal annuel attendu, l'hypothèse d'inflation et le régime fiscal applicable (livret réglementé exonéré, PFU 30 %, barème, assurance-vie après 8 ans). Le simulateur applique la formule de Fisher pour obtenir le rendement réel, déduit la fiscalité et restitue le rendement réel net annualisé, ainsi que la valeur en euros constants du capital à terme.

Rendement réel net = (1 + rendement nominal × (1 − taux fiscal)) / (1 + inflation) − 1
  • Épargnants prudents voulant comprendre l'impact de l'inflation
  • Investisseurs souhaitant fixer des objectifs de rendement réalistes
  • Retraités cherchant à préserver leur capital
  • CGP sensibilisant leurs clients à l'érosion monétaire
Cible d'inflation BCE
2 % par an à moyen terme : La Banque Centrale Européenne vise une inflation de 2 % à moyen terme. Cette cible sert de référence pour calibrer le rendement minimum à viser. Un placement rapportant 3 % brut avec 2 % d'inflation et 30 % de PFU offre un rendement réel net d'environ 0,1 %.
Formule de Fisher
rendement réel ≈ rendement nominal − inflation (approximation valide pour taux < 10 %) : La formule exacte de Fisher est : (1 + rendement réel) = (1 + rendement nominal) / (1 + inflation). Pour des taux faibles, l'approximation rendement réel ≈ rendement nominal − inflation est suffisante et largement utilisée.
Règle des 72 — temps de doublement du capital ou de division du pouvoir d'achat
72 ÷ taux annuel = nombre d'années pour doubler un capital (à un rendement donné) ou pour diviser par deux le pouvoir d'achat (à un taux d'inflation donné). À 3 % d'inflation, le pouvoir d'achat est divisé par deux en 24 ans.
  • L'hypothèse d'inflation saisie est déterminante — une erreur de 1 % cumulée sur 20 ans change massivement le pouvoir d'achat final du capital
  • L'inflation personnelle (liée au panier de consommation effectif du foyer) peut diverger de l'inflation officielle IPC — à ajuster pour un calcul plus juste
  • Les rendements nominaux affichés ne sont jamais garantis : les projections sur la durée supposent une performance stable, ce qui est rare en pratique
  • La fiscalité appliquée est celle en vigueur à la date de simulation — une réforme fiscale ultérieure peut modifier rétroactivement la projection
  • Les placements sans risque (livrets réglementés) ont souvent un rendement réel net proche de zéro ou négatif : le simulateur le met en évidence chiffrablement
Inflation
Hausse générale et durable du niveau des prix, entraînant une baisse du pouvoir d'achat de la monnaie.
Pouvoir d'achat
Quantité de biens et services qu'une somme d'argent permet d'acquérir.
Rendement nominal
Taux de rendement affiché d'un placement, sans correction de l'inflation.
Rendement réel
Rendement après déduction de l'inflation, représentant le gain effectif en pouvoir d'achat.
Formule de Fisher
Relation mathématique liant taux nominal, taux réel et inflation : (1+r) = (1+i)×(1+π)
OATi
Obligations Assimilables du Trésor indexées sur l'inflation. Leur valeur suit l'évolution des prix.
TIPS (Treasury Inflation-Protected Securities)
Voir documentation de référence.
Stagflation
Voir documentation de référence.
Déflation
Voir documentation de référence.

Capacité d'Emprunt

Calculez votre capacité d'emprunt selon vos revenus, charges et règles HCSF (taux d'endettement et durée maximale). Estimez le prix du bien finançable.

Ce simulateur chiffre la capacité d'emprunt immobilier d'un foyer en appliquant les règles HCSF (taux d'endettement maximal 35 %, durée maximale 25 ans). Il décompose les revenus et les charges pour identifier ce qui augmente la capacité (revenus stables additionnels, réduction des charges) et ce qui la diminue (crédits en cours, pension versée), et restitue le montant empruntable.

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L'utilisateur saisit ses revenus nets mensuels (salaires, revenus fonciers pondérés à 70 %, pensions), ses charges fixes (crédits en cours, pensions versées) et la durée du prêt envisagée. Le simulateur applique la règle HCSF des 35 % d'endettement maximum, calcule la mensualité plafond, puis en déduit le capital empruntable selon le taux du marché saisi.

Capacité d'emprunt = Mensualité maximale × (1 − (1 + taux)^(-durée)) / taux
  • Primo-accédants souhaitant connaître leur budget avant de chercher un bien
  • Investisseurs locatifs calculant leur capacité d'emprunt résiduelle
  • Couples voulant simuler l'impact d'un co-emprunteur
  • Courtiers et CGP préparant un dossier de financement
Taux d'endettement maximal
35 % des revenus nets, assurance incluse (recommandation HCSF) : Le Haut Conseil de Stabilité Financière recommande aux banques de ne pas dépasser 35 % des revenus nets (assurance emprunteur incluse) pour tout nouveau crédit immobilier depuis janvier 2022. Les banques peuvent déroger pour 20 % de leur production, prioritairement pour les primo-accédants.
Durée maximale recommandée
25 ans (27 ans pour VEFA et travaux représentant ≥ 25 % du coût total) : La durée maximale des crédits immobiliers est fixée à 25 ans par la recommandation HCSF, portée à 27 ans pour les achats en VEFA ou les biens avec travaux représentant au moins 25 % du coût total. Au-delà de ces durées, les banques sont hors cadre réglementaire.
  • Les revenus locatifs sont pondérés à 70 % par la plupart des banques pour tenir compte de la vacance et des charges — le simulateur applique cette pondération standard mais certaines banques sont plus ou moins strictes
  • Les primes, commissions et revenus variables sont parfois pris en compte partiellement ou pas du tout : le simulateur les intègre intégralement, à ajuster selon la politique de la banque
  • Les 35 % HCSF sont un plafond réglementaire, mais les banques peuvent déroger pour 20 % de leur production — un dossier au-delà reste possible mais non garanti
  • Le reste à vivre exigé par certaines banques (au-delà du simple taux d'endettement) n'est pas modélisé : un foyer aux revenus élevés peut être refusé si le reste à vivre est insuffisant en valeur absolue
  • Les assurances emprunteur et le taux à appliquer sont des hypothèses : une offre ferme de la banque peut significativement diverger du simulateur
Taux d'endettement
Ratio entre les charges de remboursement mensuelles et les revenus nets. Limité à 35% par le HCSF.
HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière)
Autorité qui fixe les règles prudentielles pour l'octroi des crédits immobiliers en France.
Mensualité
Somme versée chaque mois comprenant le remboursement du capital, les intérêts et l'assurance emprunteur.
Reste à vivre
Montant restant après paiement de toutes les charges. Indicateur de confort financier.
TAEG (Taux Annuel Effectif Global)
Taux incluant tous les frais obligatoires du crédit : intérêts, assurance, frais de dossier, garantie.
Apport personnel
Somme que l'emprunteur investit de ses propres fonds dans le projet, réduisant le montant à emprunter.
PTZ (Prêt à Taux Zéro)
Voir documentation de référence.
Assurance emprunteur (ADI)
Voir documentation de référence.
Scoring bancaire
Voir documentation de référence.

Comparateur PEA / CTO / Assurance-vie

Comparez PEA, CTO et assurance-vie : fiscalité à la sortie, plafonds, contraintes et capital net après impôts selon votre durée de détention et votre.

Ce simulateur compare la rentabilité nette après fiscalité de trois enveloppes d'investissement : le Plan d'Épargne en Actions (PEA), le Compte-Titres Ordinaire (CTO) et l'assurance-vie. Pour un même capital investi, une même performance sous-jacente et un même horizon, il chiffre le capital net disponible à la sortie dans chacune des trois enveloppes.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le capital initial, les versements périodiques, le rendement annuel espéré, la durée de l'investissement et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur applique la fiscalité propre à chaque enveloppe : exonération d'IR au-delà de 5 ans sur le PEA (seuls prélèvements sociaux), PFU 30 % ou barème sur le CTO, abattement annuel 4 600 / 9 200 € puis PFU 7,5 % au-delà de 8 ans sur l'assurance-vie. Il restitue le capital net en sortie pour chaque enveloppe.

PEA >5 ans : PV × 17,2 % PS — CTO : PV × 30 % (PFU) — AV >8 ans : (PV − abattement) × 24,7 % après abattement
  • Épargnants souhaitant optimiser la fiscalité de leurs placements
  • Investisseurs long terme hésitant entre PEA et assurance-vie
  • Traders actifs évaluant l'intérêt du CTO pour des titres non éligibles
  • CGP et conseillers illustrant l'impact fiscal à leurs clients
PEA
verrou fiscal à 5 ans : Avant 5 ans, tout retrait entraîne la clôture du PEA et l'imposition des gains au PFU (30 %). Après 5 ans, les retraits sont possibles sans clôture et les gains sont exonérés d'IR (prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus).
PEA
plafond de versement de 150 000 € : Le plafond de versement du PEA est de 150 000 € (225 000 € avec le PEA-PME). Seuls les versements sont plafonnés, pas la valeur du portefeuille qui peut dépasser ce montant par les plus-values.
  • Chaque enveloppe a ses propres univers d'investissement : PEA réservé aux actions UE éligibles, CTO sans restriction, assurance-vie en fonds euros et unités de compte — le simulateur suppose des performances comparables mais la réalité diverge selon les supports choisis
  • Les plafonds de versement diffèrent : 150 000 € pour le PEA, aucun pour le CTO, aucun pour l'assurance-vie — le simulateur applique le plafond du PEA mais n'empêche pas de saisir un montant supérieur
  • Les règles de sortie en capital ou en rente diffèrent entre assurance-vie et PEA — le simulateur compare des sorties en capital uniquement
  • Le décompte de la durée de détention démarre à la date d'ouverture du PEA ou du contrat, pas à la date de versement : utile de connaître ses dates pour un choix optimal
  • Les frais de gestion de l'assurance-vie en unités de compte (souvent 0,6 à 1 %/an) ne sont pas intégrés par défaut — à saisir manuellement pour une comparaison juste
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Flat tax de 30% sur les revenus du capital (12,8% IR + 17,2% PS).
PS (Prélèvements Sociaux)
Cotisations sociales de 17,2% applicables aux revenus du patrimoine.
PEA (Plan d'Épargne en Actions)
Enveloppe fiscale réservée aux actions européennes avec exonération d'IR après 5 ans.
CTO (Compte-Titres Ordinaire)
Compte permettant de détenir tout type de titres sans avantage fiscal particulier.
UC (Unités de Compte)
Supports d'investissement en assurance-vie dont la valeur fluctue (actions, obligations, SCPI...).
Abattement 4 600 €
Abattement annuel sur les gains en assurance-vie après 8 ans (9 200 € pour un couple).

Coût Total de Crédit Immobilier

Calculez le coût total de votre crédit immobilier : intérêts sur la durée, assurance emprunteur et TAEG.

Ce simulateur chiffre le coût total d'un crédit (immobilier, consommation, travaux) en décomposant les intérêts, l'assurance emprunteur, les frais de dossier, les frais de garantie et les éventuelles indemnités de remboursement anticipé. Il restitue le TAEG effectif, le coût total à rembourser et la répartition capital/intérêts sur la durée du prêt.

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L'utilisateur saisit le capital emprunté, la durée du prêt, le taux nominal, le TAEA (taux annuel effectif d'assurance), les frais de dossier et de garantie, ainsi que le type de remboursement (mensualités constantes ou annuités). Le simulateur calcule le tableau d'amortissement complet, totalise les intérêts payés, chiffre le coût total du crédit et restitue le TAEG conforme à la définition réglementaire.

Coût total = Intérêts cumulés + Assurance cumulée + Frais dossier + Frais garantie
  • Acquéreurs immobiliers souhaitant comparer plusieurs offres de prêt
  • Propriétaires envisageant un rachat ou une renégociation de crédit
  • Investisseurs locatifs calculant la rentabilité après financement
  • CGP / Courtiers présentant le coût réel du financement à leurs clients
IRA plafonnées à 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé et 3 % du capital restant dû
En cas de remboursement anticipé total ou partiel d'un crédit immobilier, les banques peuvent percevoir des indemnités plafonnées au plus faible des deux montants suivants : 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux du prêt et 3 % du capital restant dû (art. R313-25 du Code de la consommation).
TAEG
taux annuel effectif global tout inclus : Le TAEG intègre le taux d'intérêt nominal, les frais de dossier, les frais de garantie (caution ou hypothèque), l'assurance emprunteur et les frais annexes. Il permet de comparer deux offres à coût réel équivalent et doit être inférieur au taux de l'usure en vigueur.
Poids de l'assurance
25 à 40 % du coût total du crédit : L'assurance emprunteur représente typiquement 25 à 40 % du coût total du crédit sur 20-25 ans. La loi Lemoine (2022) permet sa résiliation à tout moment, ouvrant la délégation d'assurance avec des économies pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros.
Frais de garantie
1 à 2 % du capital emprunté : La caution (Crédit Logement, Casden) coûte généralement 1 à 1,5 % du capital, partiellement restituable en fin de prêt. L'hypothèque coûte environ 1,5 à 2 % et n'est pas restituable ; elle nécessite une mainlevée payante si revente avant terme.
  • Le TAEG légal intègre tous les frais obligatoires (dossier, garantie, assurance si obligatoire) — le TAEG simulé est conforme mais le TAEG bancaire affiché peut diverger en fonction des frais inclus
  • Les frais de garantie dépendent du mode choisi : hypothèque (plus cher mais pas de frais en cas de revente), caution bancaire type Crédit Logement (moins cher avec restitution partielle) — le simulateur applique le mode saisi
  • Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées (3 mois d'intérêts ou 1 % du capital restant dû, le moins élevé) mais peuvent être supprimées en cas de vente pour mutation professionnelle, décès ou cessation d'activité
  • Le taux nominal saisi est celui des conditions commerciales de la banque — une négociation effective peut le réduire, ce que le simulateur ne prend pas en compte par défaut
  • L'assurance emprunteur à quotité variable entre co-emprunteurs (50/50, 100/100) change le coût total — le simulateur applique la quotité saisie sans vérifier sa cohérence avec les exigences de la banque
TAEG
Taux Annuel Effectif Global. Inclut tous les frais obligatoires (intérêts, assurance, frais de dossier).
Amortissement
Remboursement progressif du capital emprunté sur la durée du prêt.
Capital Restant Dû (CRD)
Montant du capital encore à rembourser à un instant donné.
Assurance emprunteur
Assurance couvrant le remboursement du prêt en cas de décès, invalidité ou incapacité.
IRA
Indemnités de Remboursement Anticipé. Pénalités en cas de remboursement avant l'échéance.
Délégation d'assurance
Possibilité de souscrire une assurance externe plutôt que celle proposée par la banque.

Crédit d'Impôt Emploi à Domicile

Calculez votre crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile : ménage, jardinage, garde d'enfants, aide aux personnes. Plafonds et coût réel.

Ce simulateur calcule le crédit d'impôt de 50 % accordé aux foyers employant un salarié à domicile ou recourant à un prestataire de services à la personne (ménage, garde d'enfants, soutien scolaire, aide aux personnes âgées). Il applique le plafond annuel des dépenses retenues (12 000 € majorés selon la composition familiale) et chiffre l'économie d'impôt nette.

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L'utilisateur saisit le montant des dépenses engagées (salaires nets versés + cotisations sociales, factures d'entreprises prestataires), la composition familiale (enfants, ascendants, personnes invalides au foyer), la nature des services et la première année éventuelle d'emploi. Le simulateur applique le plafond des dépenses retenues (12 000 € de base, 13 500 € avec un enfant, 15 000 € avec deux enfants ou plus, 20 000 € pour invalidité), multiplie par 50 % et chiffre le crédit d'impôt immédiat ou restituable.

Crédit impôt = 50 % × min(Dépenses, Plafond selon composition familiale)
  • Particuliers employeurs d'un salarié à domicile (CESU, emploi direct, mandataire)
  • Familles faisant garder leurs enfants ou ayant recours au soutien scolaire
  • Personnes âgées ou en situation de handicap recevant une aide à domicile
  • CGP souhaitant intégrer cet avantage dans une stratégie fiscale globale
Plafond annuel
12 000 € de dépenses : Le crédit d'impôt est de 50 % des dépenses dans la limite de 12 000 €/an, majoré de 1 500 € par enfant à charge (plafond absolu : 15 000 €). Soit un avantage fiscal maximum de 7 500 €.
Première année
plafond relevé à 15 000 € : La première année où le contribuable emploie un salarié à domicile, le plafond est relevé à 15 000 € (majorations incluses : 18 000 € maximum).
  • Le plafond de dépenses est majoré de 1 500 € par enfant à charge ou par ascendant de plus de 65 ans dans le foyer, dans la limite totale de 15 000 €
  • La première année d'emploi d'un salarié à domicile, le plafond est majoré à 15 000 € (18 000 € avec majorations), puis revient au plafond normal l'année suivante — règle souvent méconnue
  • Le crédit d'impôt immédiat (avance mensuelle via CESU+ ou entreprise agréée) permet de ne pas avancer la totalité des dépenses : le simulateur applique le régime saisi
  • Certaines prestations ont des sous-plafonds dédiés (petit jardinage 5 000 €, bricolage 500 €, assistance informatique 3 000 €) qui limitent leur prise en compte
  • Le crédit d'impôt est restituable (remboursé si supérieur à l'impôt dû) : avantage par rapport à une simple réduction d'impôt perdue en cas de non-imposition
Crédit d'impôt
Avantage fiscal qui s'impute sur l'impôt dû et dont l'excédent est remboursé. À ne pas confondre avec la réduction d'impôt qui ne peut pas générer de remboursement.
CESU (Chèque Emploi Service Universel)
Dispositif simplifié pour déclarer un salarié à domicile. Le CESU préfinancé est un titre de paiement distribué par l'employeur.
Avance immédiate
Dispositif CESU+ permettant de bénéficier du crédit d'impôt en temps réel, sans attendre la déclaration de revenus.
Services à la personne (SAP)
Ensemble des activités réalisées au domicile du particulier : ménage, garde d'enfants, assistance aux personnes âgées, jardinage, soutien scolaire, etc.
Sous-plafond
Limitation spécifique à certaines activités, s'appliquant en plus du plafond global de dépenses.
Avance de crédit d'impôt
Voir documentation de référence.
Mandataire et prestataire
Voir documentation de référence.
Garde d'enfants hors domicile
Voir documentation de référence.

Cumul Emploi-Retraite

Simulez vos revenus en cumul emploi-retraite : conditions d'accès, plafonds par régime et impact sur votre pension.

Ce simulateur chiffre le revenu total d'un retraité qui reprend une activité professionnelle en cumul emploi-retraite. Il distingue le cumul intégral (possible à taux plein et âge du taux plein, revenus sans plafond) et le cumul plafonné (conditions non remplies, plafond de cumul avec la pension) et calcule la pension pleinement perçue et le salaire net disponible.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son âge et ses conditions de liquidation (nombre de trimestres, taux plein atteint ou non), le régime de retraite (général, TNS, fonctionnaire), la nature de l'activité reprise (salariée, TNS, professions libérales) et le revenu professionnel projeté. Le simulateur vérifie les conditions du cumul intégral (liquidation à taux plein + âge légal + liquidation de toutes les retraites), chiffre le cumul autorisé et le revenu total net après cotisations et fiscalité.

Si taux_plein + age_legal + liquidation_totale : Cumul_integral = Pensions + Revenus_activite Sinon Cumul_plafonne : Revenus_activite_max = f(pension_base, PASS) Net_disponible = Pensions + Revenus_activite moins Cotisations moins IR
  • Retraités souhaitant reprendre une activité professionnelle
  • Seniors actifs préparant leur transition vers la retraite
  • Indépendants voulant cumuler pension et revenus d'activité
  • Employeurs envisageant de recruter des retraités
Plafond de revenus (cumul plafonné)
En cumul emploi-retraite plafonné, les revenus d'activité ne doivent pas dépasser le dernier salaire ou 160 % du SMIC. En cumul intégral (taux plein + âge légal), aucun plafond ne s'applique.
Délai de carence
6 mois chez le dernier employeur : En cas de reprise chez le dernier employeur, un délai de 6 mois doit être respecté après la liquidation de la pension. Ce délai ne s'applique pas pour un nouvel employeur.
  • Le cumul intégral nécessite trois conditions cumulatives : atteindre l'âge du taux plein, avoir liquidé toutes ses retraites obligatoires, et avoir une pension à taux plein — l'absence d'une condition bascule en cumul plafonné
  • Depuis la réforme de 2023, une reprise d'activité en cumul intégral génère de nouveaux droits à retraite (seconde pension plafonnée à 5 % du PASS annuel)
  • Le cumul plafonné limite les revenus à 160 % du SMIC ou au dernier salaire d'activité (le plus favorable) — un dépassement entraîne la suspension de la pension correspondante
  • Les cotisations sociales sur le revenu d'activité sont dues normalement, sans contrepartie de droits retraite supplémentaires en cumul plafonné (règle modifiée depuis 2023 pour le cumul intégral)
  • Pour les professions libérales et indépendants, des règles spécifiques (délai de 6 mois avant reprise, obligation de cesser temporairement) s'appliquent selon les caisses
Cumul intégral
Possibilité de cumuler pension et revenus sans plafond si toutes les conditions sont remplies.
Cumul plafonné
Cumul limité lorsque les conditions du cumul intégral ne sont pas remplies.
Taux plein
Pension calculée à 50% du salaire de référence, sans décote ni surcote.
Délai de carence
Période de 6 mois avant de pouvoir reprendre chez son ancien employeur.
Écrêtement
Réduction automatique de la pension si le plafond de cumul est dépassé.

Décoteur DPE / Rénovation

Estimez la décote à négocier sur un bien énergivore selon son DPE et le coût des travaux.

Ce simulateur chiffre la décote appliquée à un bien immobilier selon sa classe DPE et projette la valorisation potentielle après travaux de rénovation énergétique. Il évalue le seuil de rentabilité des travaux (coût vs revalorisation + économies d'énergie + aides publiques) et tient compte des interdictions progressives de location pour les passoires thermiques.

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L'utilisateur saisit la valeur estimée du bien avant travaux, sa classe DPE actuelle et projetée, la zone géographique, le coût estimé des travaux et les aides mobilisables (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, aides locales). Le simulateur applique la décote DPE observée sur le marché (typiquement 3 à 15 % selon la classe), chiffre la revalorisation après travaux, intègre les aides perçues et les économies d'énergie annuelles, puis restitue le gain net ou le coût net de l'opération.

Gain net = Revalorisation + Aides + Économies énergie × durée − Coût travaux
  • Investisseurs locatifs cherchant des opportunités sur le marché des passoires thermiques
  • Primo-accédants souhaitant négocier un bien à rénover pour leur résidence principale
  • CGP et agents immobiliers accompagnant leurs clients dans la valorisation d'un bien énergivore
DPE G — interdiction de location depuis le 1er janvier 2025
Les logements classés G au DPE (consommation > 420 kWh/m²/an d'énergie primaire) sont interdits à la mise en location depuis le 1er janvier 2025 (loi Énergie-Climat n°2019-1147, art. 17 codifié à l'art. L173-1-1 CCH). Cette interdiction s'applique aux nouveaux baux et aux renouvellements. Les logements en cours de bail restent occupables jusqu'à expiration du contrat, mais ne peuvent pas être reloués sans travaux.
DPE F — interdiction de location au 1er janvier 2028
Les logements classés F au DPE (consommation entre 331 et 420 kWh/m²/an) seront interdits à la location à compter du 1er janvier 2028. Les propriétaires disposent d'un délai pour réaliser les travaux permettant d'atteindre la classe E au minimum. Depuis le 25 août 2022, la révision annuelle de loyer est déjà interdite pour les logements F et G.
Audit énergétique obligatoire avant vente des biens F et G (depuis 2023)
Depuis le 1er avril 2023, tout bien classé F ou G mis en vente doit faire l'objet d'un audit énergétique complet (distinct du simple DPE), fourni à l'acheteur dès le stade du compromis. Cet audit présente des scénarios de rénovation par étapes et leurs coûts estimés. Décret n°2022-1065 du 26 juillet 2022.
  • La décote DPE est une moyenne de marché : elle varie fortement selon la zone, la typologie du bien et la tension du marché local — le simulateur applique un ordre de grandeur
  • Les interdictions de location des logements classés G (2025), F (2028) et E (2034) imposent aux bailleurs des travaux de mise à niveau — le simulateur intègre ce calendrier, à vérifier selon l'évolution réglementaire
  • Le coût réel des travaux est souvent sous-estimé dans les simulations initiales : une marge de 15-20 % au-delà du devis est recommandée pour les imprévus
  • Les aides publiques sont plafonnées et cumulables selon des règles d'écrêtement complexes — le simulateur applique les règles générales, un accompagnateur Rénov' reste nécessaire pour optimiser
  • L'économie d'énergie projetée dépend de la performance réelle des travaux (chantier conforme au DPE projeté) et des usages du foyer — les projections théoriques peuvent diverger de 20 % à 30 % en pratique
DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)
Évaluation obligatoire de la consommation énergétique d'un logement, classée de A (très performant, 420 kWh/m²/an). Réformé en 2021 (méthode 3CL), il est désormais opposable juridiquement — le vendeur peut être poursuivi si les valeurs réelles s'écartent significativement du DPE.
Passoire thermique
Logement classé F ou G au DPE, dont la consommation dépasse 330 kWh/m²/an d'énergie primaire. En France, environ 5,2 millions de logements sont concernés. Les logements G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 ; les F le seront en 2028.
MaPrimeRénov'
Aide de l'État pour financer les travaux de rénovation énergétique, calculée selon les revenus du ménage et le gain en classes DPE obtenu. Peut financer jusqu'à 70 % du coût des travaux pour les ménages très modestes. Les propriétaires bailleurs sont éligibles sous condition de louer à des ménages aux revenus plafonnés. Demande sur maprimerenov.gouv.fr.
Audit énergétique
Document obligatoire depuis avril 2023 pour la vente de tout logement classé F ou G, plus complet que le DPE. Il propose plusieurs scénarios de rénovation par étapes, chiffrés, avec objectifs de classe DPE à atteindre. Il doit être remis à l'acheteur dès le compromis de vente (décret n°2022-1065).
CEE (Certificats d'Économies d'Énergie)
Primes versées par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies…) pour financer des travaux d'économie d'énergie. Cumulables avec MaPrimeRénov'. Montants variables selon les travaux et les fournisseurs — comparer les offres sur le site officiel france-renov.gouv.fr.
RE2020 (Réglementation Environnementale 2020)
Réglementation thermique applicable aux constructions neuves depuis le 1er janvier 2022, visant à généraliser les bâtiments à énergie positive. Elle impose des seuils de consommation d'énergie primaire et d'émissions carbone. Les logements neufs sous RE2020 sont automatiquement classés A ou B au DPE.

Démembrement de Propriété

Calculez la valeur fiscale de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème viager (art. 669 CGI) : répartition par âge de l'usufruitier.

Ce simulateur chiffre les valeurs respectives de l'usufruit et de la nue-propriété d'un bien selon le barème fiscal (article 669 CGI, basé sur l'âge de l'usufruitier) et projette l'économie fiscale d'une opération de donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit. Il intègre les effets successoraux (réunion gratuite au décès de l'usufruitier) pour évaluer le gain global d'une transmission anticipée démembrée.

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L'utilisateur saisit la valeur pleine propriété du bien, l'âge de l'usufruitier (souvent le donateur), le nombre et le profil des nus-propriétaires (enfants, petits-enfants), et la structure de la donation (donation-partage, donation simple). Le simulateur applique le barème fiscal de l'article 669 CGI (usufruit = 10 % à 90 % selon l'âge), calcule les droits de donation sur la seule nue-propriété (bien inférieure à la pleine propriété), et chiffre l'économie fiscale cumulée avec la réunion gratuite au décès.

Usufruit (art. 669) : 60 % de 61-70 ans / 50 % de 71-80 ans / 40 % de 81-90 ans — Nue-propriété = 100 % − usufruit
  • Parents souhaitant transmettre un bien à leurs enfants (donation de NP)
  • Investisseurs cherchant à acquérir un bien décoté (achat en NP)
  • Épargnants préparant leur retraite avec des SCPI démembrées
  • CGP et notaires conseillant leurs clients sur l'optimisation patrimoniale
Clé de répartition usufruit/nue-propriété (art. 669 CGI)
Le barème fiscal fixe la répartition par tranche d'âge de l'usufruitier. À 60 ans : usufruit 40 %, nue-propriété 60 %. À 70 ans : usufruit 30 %, nue-propriété 70 %. Ce barème détermine l'assiette des droits de donation.
Extinction au décès de l'usufruitier
nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans droits : Au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire automatiquement, sans aucun droit de succession à payer (art. 1133 CGI). C'est le levier principal de la transmission démembrée : la valeur transmise est celle de la nue-propriété au moment de la donation, pas la valeur en pleine propriété au décès.
Démembrement temporaire
durée minimum de 1 an, courant 10 à 20 ans : Le démembrement peut être à durée fixe (usufruit temporaire) avec valorisation forfaitaire de 23 % par tranche de 10 ans (art. 669 CGI). Au terme, la pleine propriété est reconstituée sans nouvelle fiscalité. Usage classique : démembrement d'immeuble locatif en direct ou via SCPI.
Risque d'abus de droit
art. L64 A LPF : Un démembrement motivé exclusivement par l'économie d'impôt, sans intention libérale réelle, est requalifiable en abus de droit. L'administration peut rétablir la fiscalité initiale, avec majoration de 40 à 80 %. La substance juridique et la chronologie doivent être solides.
  • Le barème de l'article 669 est figé par tranches de 10 ans — une donation effectuée quelques mois avant l'anniversaire changeant de tranche profite d'une valorisation de l'usufruit plus élevée et donc d'une nue-propriété moins taxée
  • La valeur de la nue-propriété pour le calcul des droits est la valeur fiscale (barème art. 669) ; la valeur économique réelle peut différer, notamment sur les biens à forte inflation
  • L'usufruitier conserve la jouissance du bien et en perçoit les revenus pendant toute la durée de l'usufruit — le simulateur chiffre la fiscalité de la donation, pas l'organisation patrimoniale courante
  • La réunion gratuite de l'usufruit au décès de l'usufruitier (art. 1133 CGI) est l'avantage central du schéma : elle suppose que l'usufruit n'a pas été vendu ni démembré à son tour
  • En cas de donation à plusieurs enfants, une donation-partage fige les valeurs au jour de la donation — évitant le rapport civil à la succession, mais à rédiger précisément
Usufruit
Droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus (loyers, dividendes) sans en être propriétaire.
Nue-propriété
Droit de propriété "nu", sans jouissance immédiate. Le nu-propriétaire récupère la pleine propriété à l'extinction de l'usufruit.
Démembrement viager
Démembrement qui prend fin au décès de l'usufruitier. Durée incertaine.
Démembrement temporaire
Démembrement à durée fixe (ex: 15 ans). L'usufruit s'éteint automatiquement à l'échéance.
Reconstitution
Réunion de l'usufruit et de la nue-propriété pour reformer la pleine propriété. Gratuite au décès de l'usufruitier.
Quasi-usufruit
Usufruit portant sur des biens consomptibles (argent, valeurs mobilières). L'usufruitier peut en disposer mais doit restituer l'équivalent.

Droits d'Enregistrement — Cession Parts SCI

Calculez les droits d'enregistrement sur la cession de parts de SCI (art. 726 CGI, taux 5 %) et comparez avec une vente d'immeuble en direct (DMTO 5,80.

Ce simulateur chiffre les droits d'enregistrement dus lors d'une cession de parts de SCI et identifie les leviers de réduction disponibles : prise en compte du passif de la société (dettes et charges), application de l'abattement sur la quote-part immobilière et choix du bon moment de cession après augmentation du capital pour limiter la base taxable.

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L'utilisateur saisit le prix de cession des parts, le nombre et le prix nominal des parts, la valeur de l'actif immobilier détenu par la SCI, le passif (dettes bancaires, comptes courants d'associés) et le lien de parenté entre cédant et acquéreur. Le simulateur calcule d'une part les droits sans optimisation (taux de 5 % sur la valeur réelle des parts), d'autre part les droits avec prise en compte du passif et des abattements applicables, puis chiffre l'économie potentielle.

Droits parts SCI = 5 % × (Valeur parts − Abattements − Passif déductible)
  • Associés de SCI — souhaitant céder tout ou partie de leurs parts et connaître le coût fiscal pour l'acquéreur
  • Acquéreurs de parts SCI — évaluer les droits d'enregistrement à budgéter lors d'un achat de parts
  • Investisseurs immobiliers — comparer l'intérêt fiscal de la cession via SCI versus vente directe d'immeuble
  • Conseillers en gestion de patrimoine — structurer l'acquisition ou la cession d'actifs immobiliers
Taux droits cession parts SCI (art. 726 CGI)
5 % sur la valeur vénale des parts cédées pour les sociétés à prépondérance immobilière. Ce taux est fixe et s'applique sans minimum de perception pour les cessions de parts de SCI. Les droits sont dus par l'acquéreur et exigibles lors de l'enregistrement de l'acte de cession.
DMTO — Droits de mutation à titre onéreux (vente immeuble direct)
5,80665 % total, décomposé ainsi : taxe départementale 5,09 % + taxe additionnelle communale 0,60 % + prélèvement pour frais d'assiette État 0,1165 %. Certains départements appliquent un taux réduit à 3,80 % (zones spécifiques ou marchands de biens).
Plus-value immobilière — abattements pour durée de détention (SCI IR)
Pour l'IR (19 %) : exonération totale après 22 ans de détention (6 % par an de 6 à 21 ans, 4 % la 22ème année). Pour les prélèvements sociaux (17,2 %) : exonération totale après 30 ans de détention (1,65 % par an de 6 à 21 ans, 1,60 % la 22ème, 9 % par an de 23 à 30 ans).
Délai d'enregistrement des cessions de parts SCI
L'acte de cession de parts sociales doit être enregistré dans le délai d'un mois à compter de sa date (art. 635 CGI). L'enregistrement peut être effectué par acte sous seing privé (SSP) présenté au service des impôts, sans obligation d'acte notarié.
  • La déduction du passif dans le calcul des droits d'enregistrement est strictement encadrée — seules certaines dettes sont admises (emprunts bancaires en cours, pas les dettes fictives)
  • L'abattement sur la quote-part immobilière s'applique uniquement aux SCI non soumises à l'IS détenant un bien à usage d'habitation — à vérifier selon la situation
  • Le compte courant d'associé du cédant n'est pas déductible : il doit être cédé séparément avec son propre régime fiscal
  • Les cessions entre membres d'une même famille bénéficient parfois de régimes de faveur (donation-partage, présent d'usage partiel) — non traités par ce simulateur
  • Le simulateur ne vérifie pas si la SCI est constituée depuis plus ou moins de 3 ans, durée au-delà de laquelle certains montages d'optimisation sont sécurisés
SCI (Société Civile Immobilière)
Société civile dont l'objet est la détention et/ou la gestion de biens immobiliers. Très utilisée pour la transmission patrimoniale et l'investissement locatif. Soumise à l'IR par défaut (transparence fiscale), ou à l'IS sur option.
Prépondérance immobilière
Caractéristique d'une société dont l'actif est composé à plus de 50 % de biens et droits immobiliers. Ce critère déclenche l'application du taux de 5 % sur les cessions de parts (art. 726 CGI).
DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux)
Taxes perçues par l'État et les collectivités locales lors de la vente d'un immeuble. Comprennent la taxe départementale (5,09 %), la taxe communale additionnelle (0,60 %) et un prélèvement pour frais d'assiette (0,1165 %), soit 5,80665 % au total en taux plein.
Actif net SCI
Différence entre la valeur des actifs immobiliers détenus par la SCI et le passif exigible (emprunts, dettes). Sert de base au calcul de la valeur des parts sociales pour les droits d'enregistrement.
Clause d'agrément
Disposition statutaire conditionnant la cession de parts sociales à l'accord des autres associés. Très fréquente dans les SCI familiales, elle permet de contrôler l'entrée de nouveaux associés.

Exit Tax — Art. 167 bis CGI

Calculez précisément votre exit tax : plus-values latentes sur titres et OPCVM, sursis automatique UE/EEE et garanties requises.

Ce simulateur chiffre précisément l'exit tax due sur les plus-values latentes au moment du transfert du domicile fiscal hors de France. Il détaille le calcul au PFU et au barème, applique les abattements pour durée de détention applicables, et compare le coût fiscal avec et sans sursis de paiement pour éclairer le choix du régime optimal.

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L'utilisateur saisit pour chaque participation concernée la date d'acquisition, le prix d'acquisition, la valeur au jour du transfert et son statut (titres acquis avant ou après 2018, qualification dirigeant éventuelle). Le simulateur calcule la plus-value latente, applique les abattements pour durée de détention éligibles (50 % / 65 % / 85 % selon le régime), compare l'imposition PFU et barème, puis chiffre le coût immédiat vs le coût en cas de sursis avec dégrèvement à terme.

PV exit = Valeur transfert − Prix acquisition — Impôt = PV × (taux PFU ou TMI après abattement) + 17,2 % PS sur PV brute
  • Expatriés patrimoniaux — personnes quittant la France avec un portefeuille significatif de titres ou une participation dans une société
  • Dirigeants d'entreprise — actionnaires majoritaires envisageant de s'installer à l'étranger avant une cession
  • CGP / Avocats fiscalistes — conseil et chiffrage de l'exit tax pour leurs clients en mobilité internationale
Seuil d'assujettissement
800 000 € de valeur de portefeuille OU détention > 50 % du capital d'une société
Délai de déclaration
30 jours après le transfert de domicile fiscal (formulaire 2074-ETD)
Durée du sursis — petits portefeuilles
5 ans maximum pour les portefeuilles ≤ 2 570 000 € (extinction automatique)
Seuil garanties — hors UE
Garanties bancaires requises pour tout sursis hors UE/EEE, quel que soit le montant
Abattement durée de détention (barème)
50 % entre 2 et 8 ans, 65 % au-delà de 8 ans (titres acquis avant 2018 uniquement)
Déclaration annuelle de suivi
Formulaire 2074-ETS à déposer chaque année avec la déclaration de revenus
  • Le calcul au barème avec abattement pour durée de détention ne s'applique qu'aux titres acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2018 — le simulateur applique cette condition, à vérifier dans le dossier
  • L'abattement renforcé dirigeant (150-0 D ter) est soumis à cinq conditions strictes non vérifiées une par une par le simulateur
  • Les prélèvements sociaux (17,2 %) s'appliquent sur la plus-value brute même au barème, pas sur la plus-value après abattement — règle contre-intuitive correctement appliquée
  • La valeur de transfert à retenir est la valeur vénale au jour du départ, qui peut différer sensiblement du dernier bilan — en cas de titres non cotés, une expertise peut être nécessaire
  • Le régime évolue : les règles post-2019 diffèrent significativement de celles applicables aux transferts antérieurs — le simulateur applique les règles en vigueur à la date de simulation
Plus-value latente
Gain non encore réalisé, calculé entre la valeur de marché actuelle des titres et leur coût d'acquisition, sans qu'il y ait eu de cession effective.
Sursis de paiement
Mécanisme permettant de différer le paiement de l'exit tax jusqu'à la cession effective des titres ou le retour en France, sous conditions déclaratives.
Prix de revient fiscal
Coût d'acquisition des titres retenu pour le calcul de la plus-value : prix d'achat augmenté des frais d'acquisition et ajusté des opérations sur titres (splits, échanges).
Déchéance du sursis
Perte du bénéfice du sursis entraînant le paiement immédiat de l'exit tax, survenant notamment en cas de cession des titres ou de non-respect des obligations déclaratives annuelles.
PFU — Prélèvement Forfaitaire Unique
Taux global de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) applicable par défaut aux plus-values mobilières depuis 2018.
2074-ETD
Formulaire de déclaration initiale de l'exit tax, à déposer dans les 30 jours du transfert de domicile fiscal hors de France.

Simulateur FIRE

Calculez votre date d'indépendance financière : capital nécessaire (règle des 4%), taux d'épargne requis et projection selon votre rythme de constitution.

Ce simulateur calcule le patrimoine cible nécessaire pour atteindre l'indépendance financière selon la règle dite des 4 %, à partir des dépenses annuelles souhaitées et d'un horizon de sortie. Il projette également la trajectoire d'épargne et le point d'atteinte de l'objectif selon le taux d'épargne appliqué.

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Le simulateur utilise la règle des 4% (Trinity Study, 1998) :

Un taux de retrait de 4% par an d'un portefeuille diversifié permet de maintenir son capital sur 30 ans avec ~95% de probabilité de succès.

Formules utilisées :

FIRE Number = Dépenses annuelles × 25
  • Jeunes actifs ambitieux — Pour planifier une trajectoire vers l'indépendance financière
  • Épargnants motivés — Pour calculer le capital nécessaire selon leur mode de vie
  • Personnes en reconversion — Pour évaluer leur capacité à réduire leur activité professionnelle
  • Couples en réflexion — Pour définir un objectif commun et un horizon temporel
Règle des 4 %
capital = 25× dépenses annuelles : La règle des 4 % (étude Trinity) estime qu'un capital de 25 fois les dépenses annuelles permet de vivre des revenus de son patrimoine sans l'épuiser sur 30 ans, en prélevant 4 % par an (ajusté de l'inflation).
Ratio d'épargne cible
50 à 70 % du revenu : L'atteinte du FIRE suppose un taux d'épargne très élevé, typiquement 50 à 70 % du revenu net, pendant toute la phase d'accumulation. À 50 % d'épargne, l'indépendance financière s'atteint en 17 ans environ ; à 70 %, en 9 ans (estimations sur rendement réel de 5 %).
Safe Withdrawal Rate historique
3,5 à 4 % en euros : L'étude de Trinity a montré qu'un taux de retrait de 4 % par an (étude américaine 1926-1995) permettait à 95 % d'épuiser son capital sur 30 ans. En euros et pour une durée de 50-60 ans (retraite précoce), la plupart des analystes recommandent un taux plus prudent : 3,3 à 3,5 %.
Couverture santé hors statut salarié
à anticiper : La sortie du salariat fait perdre la couverture mutuelle employeur et l'accès à la PUMA suppose d'avoir résidé 3 mois stablement en France. Les revenus du capital (CSG-CRDS 17,2 %) financent la couverture santé ; l'anticipation d'une mutuelle individuelle est indispensable.
  • La règle des 4 % repose sur des études historiques américaines : son application aux marchés européens et aux régimes fiscaux français doit être considérée avec prudence
  • Le simulateur ne modélise pas le sequence of returns risk : un krach en début de phase de décumulation peut compromettre la trajectoire même avec un patrimoine cible atteint
  • L'inflation retenue est une moyenne — des épisodes prolongés au-delà peuvent faire diverger la projection sur plusieurs années
  • Les dépenses de santé après 50 ans, souvent croissantes, ne sont pas traitées spécifiquement : prévoir une marge supplémentaire
  • La perte de trimestres cotisés pendant la phase post-travail n'est pas chiffrée : intégrer séparément l'impact sur la pension de retraite future
FIRE Number
Capital nécessaire pour atteindre l'indépendance financière (généralement 25× les dépenses annuelles).
Lean FIRE
Version frugale du FIRE avec dépenses réduites de ~30%. Mode de vie minimaliste.
Fat FIRE
Version confortable du FIRE avec dépenses augmentées de ~30%. Maintien du train de vie actuel.
Coast FIRE
Capital qui croîtra seul jusqu'au FIRE grâce aux intérêts composés, sans épargne supplémentaire.
Barista FIRE
Travail à temps partiel pour couvrir les dépenses courantes, le patrimoine couvrant le reste.
Taux d'épargne
Pourcentage des revenus épargnés. Les adeptes FIRE visent généralement 30% à 70%.
Taux de retrait (SWR)
Safe Withdrawal Rate : pourcentage du patrimoine retiré chaque année (traditionnellement 4%).
Sequence of returns risk
Risque qu'un krach au début de la retraite épuise prématurément le capital.

Frais de Notaire

Calculez les frais d'acquisition immobilière : droits de mutation, émoluments du notaire et débours. Distinction neuf et ancien, apport minimum nécessaire.

Ce simulateur chiffre les frais de notaire (droits d'enregistrement, émoluments, débours) dus à l'acquisition d'un bien immobilier. Il distingue les frais incompressibles et les postes variables sur lesquels l'acquéreur peut agir pour réduire la facture (négociation des émoluments au-delà de 100 000 €, séparation du mobilier du prix du bien, dispositifs dérogatoires).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le prix d'achat, la nature du bien (neuf ou ancien), la région de situation, le montant du mobilier éventuellement intégré au prix, et les dispositifs applicables (VEFA, primo-accession, zone tendue). Le simulateur calcule les droits d'enregistrement selon le barème départemental en vigueur, les émoluments de notaire selon le barème réglementé avec dégressivité, les débours et la TVA sur honoraires pour restituer le montant total à régler.

Frais ancien ≈ 7-8 % du prix d'achat — Frais neuf (TVA incluse) ≈ 2-3 %
  • Acquéreurs immobiliers voulant estimer leur budget total
  • Primo-accédants découvrant les frais annexes d'un achat
  • Investisseurs calculant la rentabilité d'un bien
  • Professionnels immobiliers conseillant leurs clients
Droits de mutation — taux standard 5,81 % (depuis 2014)
Le taux de DMTO applicable dans la quasi-totalité des départements est de 5,81 % depuis que les conseils généraux ont relevé leur part de 3,80 % à 4,50 % (art. 77 LFR 2013). Ce taux se décompose en : taxe départementale 4,50 % + taxe communale additionnelle 1,20 % + prélèvement État 2,37 % de la taxe départementale (soit ~0,11 %). Quelques départements maintiennent un taux réduit de 5,09 % (Indre, Morbihan, Mayotte).
Remise sur émoluments — jusqu'à 20 % possible (loi Macron 2015)
Depuis le décret du 26 février 2016 (loi Macron 2015), les notaires peuvent accorder une remise sur leurs émoluments pouvant aller jusqu'à 20 % pour les actes portant sur un bien dont le prix est supérieur à 150 000 €. Cette remise est facultative, non négociable de droit, et doit s'appliquer de façon uniforme à tous les clients d'une même étude.
Contribution de Sécurité Immobilière — 0,10 % (art. 879 CGI)
La CSI (ex-salaire du conservateur des hypothèques) est due sur tous les actes soumis à publicité foncière. Son taux est de 0,10 % du prix stipulé, avec un minimum de perception de 15 €. Elle est perçue au profit de l'État et reverse au service de la publicité foncière.
  • Les droits d'enregistrement varient selon le département (5,80 % ou 5,09 %) : le simulateur applique le taux saisi, à vérifier dans le département du bien
  • Les émoluments au-delà de 100 000 € peuvent être négociés avec le notaire (jusqu'à 20 % de remise) — le simulateur applique le barème plein par défaut
  • Le mobilier distinct du bien (cuisine équipée, électroménager) peut être déduit de la base taxable s'il fait l'objet d'une liste valorisée dans l'acte — le simulateur applique la déduction saisie
  • Les biens neufs en VEFA sont soumis à la TVA à 20 % mais bénéficient de droits réduits — le simulateur applique le régime saisi mais ne vérifie pas l'éligibilité
  • Les dispositifs dérogatoires (ZFU, prêt social de location-accession, primo-accession en zone tendue) peuvent modifier la base — à vérifier séparément
DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux)
Taxes perçues par les collectivités lors du transfert de propriété d'un bien immobilier. Représentent environ 80 % des frais d'acquisition pour un bien ancien. Taux standard : 5,81 % du prix (département 4,50 % + commune 1,20 % + État ~0,11 %). Assiette : prix de vente, déduction faite du mobilier (plafonnée à 5 %) et des frais d'agence à charge acquéreur.
Émoluments
Rémunération réglementée du notaire, calculée par tranches dégressives sur le prix du bien (barème fixé par décret n°2016-230). Exemple pour un bien de 250 000 € : tranches à 3,87 % (≤ 6 500 €), 1,596 % (6 500–17 000 €), 1,064 % (17 000–60 000 €), 0,799 % (> 60 000 €). Les émoluments sont soumis à TVA à 20 %. Une remise de 20 % maximum est possible pour les biens > 150 000 € (loi Macron 2015).
Débours
Frais avancés par le notaire pour le compte de l'acquéreur et refacturés à l'euro près : extrait cadastral, état hypothécaire, copie de documents d'urbanisme, frais de géomètre, documents d'état civil… Représentent en général 600 à 900 € pour un bien ancien, 300 à 500 € pour un bien neuf.
CSI (Contribution de Sécurité Immobilière)
Taxe de 0,10 % du prix (minimum 15 €) perçue sur tout acte soumis à publicité foncière (art. 879 CGI). Remplace depuis 2013 l'ancien "salaire du conservateur des hypothèques". Versée au service de la publicité foncière (SPF) pour financer la conservation des droits réels immobiliers.
VEFA (Vente en État Futur d'Achèvement)
Achat sur plan d'un bien en cours de construction, assimilé fiscalement au neuf. Les frais d'acquisition sont réduits (~2-3%) car l'acquéreur paie la TVA (20 % ou 5,5 % en zone ANRU) sur le prix HT. Les DMTO ne portent que sur le terrain et les travaux réalisés à la date de l'acte.
Publicité foncière
Service public (SPF) qui enregistre, conserve et permet la consultation de tous les actes relatifs aux biens immobiliers. Toute vente doit y être publiée dans les 2 mois. La publication rend l'acte opposable aux tiers — sans elle, l'acquéreur ne peut pas faire valoir son droit de propriété contre des tiers de bonne foi.
Barème Crémer (émoluments notariaux)
Barème dégressif par tranches fixé par le décret n°2016-230 et régulièrement actualisé, servant à calculer les émoluments du notaire. Applicable à compter du 1er janvier 2016, il a remplacé l'ancien tarif "A.16 du CGI". Les tranches actuelles sont : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,596 %, 1,064 % et 0,799 % au-delà de 60 000 €.

Frais Réels vs 10%

Comparez déduction forfaitaire 10% et frais réels pour optimiser votre déclaration. Calculez le seuil à partir duquel les frais réels deviennent plus.

Ce simulateur compare les deux options de déduction des frais professionnels pour un salarié : l'abattement forfaitaire de 10 % appliqué automatiquement à la déclaration, et la déduction des frais réels justifiés. Il chiffre l'économie d'impôt générée par chaque option et identifie laquelle est la plus favorable compte tenu des dépenses professionnelles réelles.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son salaire net imposable et la liste de ses frais professionnels réels (déplacements, repas, formation, télétravail…). Le simulateur calcule d'une part l'abattement forfaitaire de 10 % appliqué par défaut, d'autre part la somme des frais réels déclarables, puis compare les deux déductions et chiffre l'économie d'impôt nette associée à l'option la plus favorable selon la tranche marginale d'imposition.

Deduction_10pct = Salaire_net_imposable × 10 % (plafonnee) Deduction_reelle = Sigma frais_professionnels_justifies Option_retenue = max(Deduction_10pct ; Deduction_reelle) Economie_IR = (Deduction_retenue moins Deduction_10pct) × TMI
  • Salariés avec longs trajets — Plus de 20-30 km aller domicile-travail
  • Télétravailleurs — Déduction possible des frais de bureau à domicile
  • Salariés en formation — Frais de formation non remboursés par l'employeur
  • Commerciaux itinérants — Nombreux repas pris à l'extérieur
  • Contribuables avec revenus modestes — Abattement 10% potentiellement insuffisant
Abattement 10 %
minimum 509 €, maximum 14 556 € : L'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels est encadré entre 509 € (plancher par salarié) et 14 556 € (plafond 2026). L'option frais réels n'est avantageuse que si les frais réels dépassent l'abattement.
Seuil d'intérêt
frais réels > 10 % du salaire net : L'option pour les frais réels n'a d'intérêt que si les frais justifiés dépassent 10 % du salaire net imposable. En-dessous, l'abattement forfaitaire reste toujours au moins égal et mobilise beaucoup moins de temps (aucune pièce à conserver).
Conservation des justificatifs
3 ans : Les frais réels doivent être justifiés pièce par pièce (factures, tickets, billets) pendant 3 ans à partir de l'année de déclaration. L'administration peut demander ces justificatifs en cas de contrôle. Sans pièces, la déduction est refusée.
Barème kilométrique
mis à jour chaque année par l'administration : Le barème kilométrique (voiture, moto, vélomoteur) est publié annuellement. Il intègre amortissement, assurance, entretien et carburant. L'utilisation du barème est exclusive : on ne peut pas cumuler frais réels carburant + barème.
  • Les frais réels nécessitent des justificatifs à conserver trois ans : le gain fiscal simulé suppose un dossier complet et défendable en cas de contrôle
  • Le barème kilométrique évolue chaque année : saisir le barème en vigueur au titre de l'année de revenus concernée
  • L'option pour les frais réels est annuelle et s'applique à l'ensemble des revenus du foyer — les revenus du conjoint basculent également, ce que le simulateur signale mais n'optimise pas automatiquement
  • Certains postes (double résidence, télétravail, déménagement professionnel) sont soumis à des conditions précises que le simulateur ne vérifie pas
  • Le résultat est indicatif sur le gain fiscal : le bénéfice net doit tenir compte du temps consacré à la collecte et à la saisie des justificatifs
Abattement forfaitaire 10%
Déduction automatique représentant les frais professionnels courants (min 509 €, max 14 171 € en 2026).
Frais réels
Option permettant de déduire les frais professionnels réellement engagés et justifiés.
Barème kilométrique
Barème officiel publié chaque année permettant d'évaluer les frais de véhicule selon la puissance fiscale et la distance.
Puissance fiscale (CV)
Puissance administrative du véhicule indiquée sur la carte grise, servant de base au barème.
Frais de repas déductibles
Différence entre le coût du repas pris à l'extérieur et le forfait repas à domicile (5,35 € en 2026), plafonné à 9,65 €.
Double emploi
Interdit de cumuler deux déductions pour les mêmes frais (ex: barème km + frais réels véhicule).
Télétravail (allocation)
Indemnité exonérée jusqu'à 2,70 €/jour (max 59,40 €/mois) versée par l'employeur.

Girardin Industriel DOM-TOM

Simulez votre réduction d'impôt Girardin industriel : montant investi, taux de réduction selon le dispositif et plafonnement des niches.

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt Girardin industriel, dispositif de défiscalisation « one shot » par lequel un contribuable finance un investissement productif dans les départements et collectivités d'outre-mer via une société de portage, et reçoit en échange une réduction d'impôt supérieure à son apport. Il projette le gain fiscal net après 5 ans et identifie les risques spécifiques de ce type d'investissement.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le montant d'impôt à défiscaliser, son plafond global de niches fiscales disponible et le taux de rentabilité fiscale proposé par le monteur (typiquement 110 à 130 %). Le simulateur chiffre l'apport net à verser (Impôt / taux rentabilité), la réduction d'impôt obtenue l'année suivante, le gain net immédiat, et alerte sur le plafonnement global spécifique de 18 000 € appliqué aux opérations Girardin (au lieu des 10 000 € standards).

Apport net = Impôt à défiscaliser / Taux rentabilité — Gain net = Impôt économisé − Apport
  • Contribuables fortement imposés (TMI 30% et plus) cherchant à réduire leur IR
  • Investisseurs ayant saturé les autres niches fiscales (immobilier, PER...)
  • Dirigeants d'entreprise avec des revenus exceptionnels à défiscaliser
  • CGP / Conseillers fiscaux optimisant la fiscalité de leurs clients
Durée d'exploitation
5 ans minimum : Le matériel financé en Girardin industriel doit être exploité pendant au moins 5 ans dans le DOM. La rupture de l'engagement avant 5 ans entraîne la reprise de la réduction d'impôt.
Plafond majoré de niches fiscales
18 000 € : Les investissements Girardin bénéficient du plafond majoré de 18 000 € (au lieu de 10 000 €) dans le calcul du plafonnement global des niches fiscales.
  • Le gain fiscal est conditionné au bon fonctionnement de l'investissement pendant 5 ans (conservation de l'usage effectif du bien par l'exploitant ultramarin) — une défaillance entraîne la reprise intégrale de la réduction d'impôt
  • Le plafonnement spécifique des niches fiscales Girardin est de 18 000 €/an (contre 10 000 € pour le plafond général) mais avec des règles d'imputation particulières — le simulateur applique les deux plafonds
  • La sélection du monteur est cruciale : les défaillances historiques d'opérateurs ont entraîné des redressements fiscaux massifs pour les investisseurs, le simulateur ne vérifie pas la qualité du monteur
  • Le Girardin industriel est un investissement « one shot » sans récupération du capital — à la différence d'un Pinel, le capital n'est pas récupéré, seule la réduction d'impôt excède l'apport
  • Le Girardin social (logement DOM-TOM) et le Girardin industriel ont des régimes distincts et des plafonds différents — le simulateur applique le régime saisi
Girardin industriel
Dispositif de défiscalisation finançant du matériel productif en Outre-mer.
Taux de rétrocession
Pourcentage indiquant le montant de réduction d'impôt pour 100€ investis.
Plafond niches fiscales
Limite annuelle des réductions d'impôt cumulées (10 000€ standard, 18 000€ Outre-mer).
Agrément fiscal
Autorisation préalable de l'administration pour les opérations supérieures à 250 000€.
Opérateur / Monteur
Société spécialisée qui structure et garantit l'opération Girardin.
Garantie de bonne fin
Assurance couvrant le risque de reprise fiscale en cas de défaillance de l'exploitant.

Impact Fiscal d'une Décision

Mesurez l'impact fiscal d'une décision patrimoniale sur votre IR : revenu supplémentaire, investissement défiscalisant ou déduction PER.

Ce simulateur chiffre l'impact fiscal d'une décision patrimoniale ou économique envisagée, en comparant la situation avant et après l'opération projetée (changement de statut, cession, donation, changement de TMI, souscription d'un placement). Il applique la fiscalité des différentes catégories de revenus et restitue l'écart d'imposition annuel ou cumulé.

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L'utilisateur saisit sa situation fiscale actuelle (revenus par catégorie, TMI, foyer) et la situation projetée après la décision envisagée (nouveau revenu, nouvelle catégorie, nouveau régime). Le simulateur calcule l'impôt dans chacune des deux situations, chiffre les changements de TMI éventuels, applique les effets collatéraux (plafonnement du quotient familial, seuils d'aides, CEHR) et restitue l'écart net d'imposition.

IR_apres = IR(revenus_projetes, TMI_nouvelle, charges_famille) Impact_fiscal_net = IR_apres moins IR_avant + variations_PS + effets_collateraux (plafonnement_QF, perte_aides, CEHR)
  • Contribuables fortement imposés cherchant à réduire leur IR
  • Investisseurs comparant l'efficacité de différents dispositifs fiscaux
  • Particuliers anticipant l'impact d'un versement PER ou d'un don
  • CGP / Conseillers fiscaux démontrant l'intérêt des stratégies d'optimisation
Plafonnement global des niches fiscales
10 000 € par foyer (18 000 € pour Girardin et SOFICA) : L'ensemble des réductions et crédits d'impôt obtenus via des investissements est plafonné à 10 000 € par foyer et par an. Ce plafond est porté à 18 000 € pour les investissements Girardin industriel outre-mer et les SOFICA. Les charges déductibles du revenu (PER, déficit foncier) ne sont pas concernées par ce plafond.
Saut de TMI
calculer l'effet marginal : Un nouveau revenu qui fait basculer le foyer dans une TMI supérieure n'est pas intégralement imposé au nouveau taux : seule la fraction située dans la nouvelle tranche l'est. Il faut calculer l'impôt avant/après pour mesurer l'effet réel, pas l'effet apparent de la TMI.
Seuil CEHR
250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple) : La Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus s'applique à 3 % entre ces seuils et 500 000 € (célibataire) / 1 M€ (couple), et 4 % au-delà. Un revenu exceptionnel peut déclencher la CEHR ponctuellement ; un mécanisme de lissage (quotient) existe pour les revenus exceptionnels.
Plafonnement du quotient familial
1 759 € par demi-part (2025) : L'avantage fiscal lié à chaque demi-part supplémentaire au foyer est plafonné à 1 759 € (valeur 2025, revalorisée chaque année). Un revenu supplémentaire peut faire perdre l'intérêt du quotient pour les foyers déjà plafonnés.
  • L'impact fiscal simulé ne comprend que l'IR et les prélèvements sociaux — les autres impôts et taxes (IFI, taxe foncière, droits d'enregistrement) doivent être simulés séparément
  • Les décisions à impact pluriannuel (donation, investissement immobilier, reconversion professionnelle) nécessitent une projection sur plusieurs exercices, non produite par défaut
  • Les effets collatéraux (seuils d'aides sociales fondées sur le RFR, plafonnement des niches fiscales) sont partiellement modélisés — certaines conséquences indirectes peuvent échapper au simulateur
  • Les barèmes et règles évoluent chaque année : l'impact projeté est valable aux règles en vigueur à la date de simulation, une réforme ultérieure peut modifier la projection
  • Les décisions à composantes économiques et financières (pas seulement fiscales) ne peuvent être tranchées sur le seul écart d'impôt — le simulateur éclaire une dimension, pas l'arbitrage global
TMI
Taux Marginal d'Imposition. Tranche la plus élevée de votre barème d'IR.
Déduction fiscale
Somme soustraite du revenu imposable avant calcul de l'impôt.
Réduction d'impôt
Somme soustraite directement de l'impôt calculé (non remboursable).
Crédit d'impôt
Comme une réduction, mais remboursable si supérieur à l'impôt dû.
Plafonnement des niches
Limite annuelle du cumul des avantages fiscaux (10 000€ en général).
Déficit foncier
Charges immobilières supérieures aux revenus fonciers, imputables sur le revenu global.

Simulateur Impôt sur le Revenu 2026

Calculez votre IR net à payer : barème progressif, quotient familial, décote, revenus du capital (PFU/barème), prélèvements sociaux.

Ce simulateur calcule l'impôt sur le revenu d'un foyer fiscal selon le barème progressif en vigueur, avec application du quotient familial, des abattements forfaitaires ou réels et des réductions et crédits d'impôt saisis. Il restitue l'impôt brut avant décote, l'impôt net à payer, la tranche marginale d'imposition (TMI) et le taux moyen effectif du foyer.

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L'utilisateur saisit les revenus du foyer par catégorie (salaires, pensions, BIC, BNC, revenus fonciers, revenus du capital), la composition familiale (parts fiscales), les abattements et charges déductibles, et les réductions et crédits d'impôt applicables. Le simulateur calcule le revenu imposable après abattement forfaitaire 10 % sur salaires et pensions (plafonné), applique le barème progressif tranche par tranche via le quotient familial avec plafonnement, puis impute décote, réductions et crédits pour obtenir l'impôt net.

Impôt = [Σ barème (R/N)] × N − Décote − Réductions − Crédits (avec plafonnement quotient familial)
  • Tout contribuable — pour anticiper son impôt avant la déclaration (mars-juin)
  • Investisseurs — pour mesurer l'impact fiscal d'un placement (PFU vs barème, PER…)
  • CGP et conseillers — pour chiffrer des stratégies d'optimisation fiscale
Barème progressif IR
5 tranches de 0 % à 45 % : Tranches 2026 (revenus 2025) : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 à 29 579 €, 30 % de 29 580 à 84 577 €, 41 % de 84 578 à 181 917 €, 45 % au-delà.
Déclaration annuelle des revenus
La déclaration de revenus est à effectuer chaque année au printemps (avril-juin). Le prélèvement à la source ajuste l'impôt en temps réel mais ne dispense pas de la déclaration.
  • Le barème progressif et les seuils (tranches, plafond quotient familial, décote, CEHR) évoluent chaque année — le simulateur applique les valeurs en vigueur à la date de simulation
  • L'abattement forfaitaire de 10 % sur salaires et pensions est plafonné (minimum et maximum révisés annuellement) — une option pour les frais réels peut être plus favorable pour les grandes distances domicile-travail
  • Les revenus du capital au PFU ne passent pas par le barème — ils sont imposés au taux forfaitaire de 12,8 % + 17,2 % PS, sauf option barème global
  • La Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR) s'ajoute au barème pour les foyers à revenus élevés (seuils 250 000 € célibataire, 500 000 € couple) — le simulateur applique automatiquement
  • Les réductions et crédits d'impôt sont soumis à des plafonds individuels et au plafonnement global des niches fiscales (10 000 € par an) — le simulateur applique ces plafonds
TMI (Taux Marginal d'Imposition)
Taux de la tranche la plus élevée applicable à votre quotient familial
Quotient familial
Revenu net imposable divisé par le nombre de parts du foyer
Décote
Réduction automatique pour les impôts modestes (seuil 1 983 € célibataire, 3 278 € couple en 2026)
CEHR
Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (3% puis 4%), assise sur le revenu fiscal de référence
PFU / Flat tax
Prélèvement forfaitaire unique de 30% (12,8% IR + 17,2% PS) sur les revenus du capital

La Magie des Intérêts Composés

Visualisez l'effet des intérêts composés : projection du capital sur la durée, impact de la fréquence de capitalisation et puissance cumulative de l'effet.

Ce simulateur chiffre l'effet des intérêts composés sur un capital placé, avec ou sans versements périodiques, sur une durée donnée. Il illustre la capitalisation exponentielle (intérêts générant eux-mêmes des intérêts) par opposition aux intérêts simples, et permet de visualiser l'impact du temps, du taux et de la régularité des versements sur le capital final.

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L'utilisateur saisit le capital initial, le rendement annuel espéré, la durée de placement, les versements périodiques (mensuels, trimestriels ou annuels) et la fiscalité applicable à la sortie. Le simulateur applique la formule des intérêts composés avec capitalisation périodique, totalise les intérêts cumulés, applique la fiscalité de sortie et restitue le capital net final, ainsi que la part due au capital initial, aux versements et aux intérêts composés.

Capital final = Capital initial × (1+r)^n + Versements × [((1+r)^n − 1) / r]
  • Épargnants débutants souhaitant comprendre la puissance du temps sur leurs placements
  • Investisseurs cherchant à projeter la croissance de leur portefeuille sur le long terme
  • Parents préparant l'avenir financier de leurs enfants (études, premier achat)
  • Futurs retraités estimant le capital accumulé grâce à une épargne régulière
  • CGP illustrant l'impact du temps et du taux de rendement à leurs clients
Règle des 72
durée de doublement ≈ 72 / taux annuel (valable entre 2 % et 10 %) : La règle des 72 permet d'estimer rapidement le nombre d'années pour doubler un capital : diviser 72 par le taux annuel. À 6 % par an, le capital double en 12 ans (72/6). À 4 %, il faut 18 ans. C'est une approximation valable pour des taux entre 2 % et 10 %.
Taux effectif annuel (TEA)
un taux nominal de 6 % capitalisé mensuellement donne un TEA de 6,17 % : Plus la capitalisation est fréquente, plus le taux effectif annuel (TEA) est élevé. Un taux nominal de 6 % capitalisé mensuellement donne un TEA de 6,17 %. La différence est faible sur un an mais significative sur 20 ou 30 ans sur des capitaux importants.
  • Le rendement saisi est une hypothèse — les performances réelles varient et peuvent être négatives certaines années, la simulation suppose un rendement constant qui est rare en pratique
  • L'inflation érode le capital nominal sur longue durée : un rendement nominal de 5 % avec une inflation de 2 % donne un rendement réel de 3 % — le simulateur raisonne par défaut en nominal
  • La fiscalité en sortie dépend de l'enveloppe (PFU 30 % sur CTO, barème avec abattement AV après 8 ans, exonération PEA après 5 ans) — le simulateur applique l'enveloppe saisie
  • Les frais de gestion (0,6 à 1 %/an sur UC, 1 à 2 %/an sur SCPI) se soustraient au rendement brut et ont un impact majeur cumulé sur longue durée — à intégrer dans le taux saisi
  • La régularité des versements est supposée stable : des interruptions (chômage, congé parental) font diverger significativement la trajectoire projetée
Intérêts composés
Intérêts calculés sur le capital initial + les intérêts déjà acquis, créant une croissance exponentielle.
Intérêts simples
Intérêts calculés uniquement sur le capital initial, sans réinvestissement des gains.
Capitalisation
Processus de réinvestissement des intérêts pour les faire fructifier à leur tour.
Règle des 72
Méthode rapide pour estimer le temps de doublement : 72 ÷ taux annuel = années pour doubler.
Rendement annualisé
Taux de croissance moyen par an, permettant de comparer des placements sur différentes durées.
Horizon de placement
Durée pendant laquelle l'investisseur prévoit de conserver son placement avant d'en disposer.

Pension de Réversion

Estimez votre pension de réversion : conditions d'éligibilité, taux selon le régime (base et complémentaire) et plafond de ressources.

Ce simulateur chiffre la pension de réversion susceptible d'être versée au conjoint ou ex-conjoint survivant après le décès du bénéficiaire d'une pension de retraite. Il distingue les régimes (général, Agirc-Arrco, fonction publique) avec leurs règles propres : conditions d'âge, de ressources et de mariage, taux de réversion, plafonds et mécanismes de partage entre conjoints successifs.

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L'utilisateur saisit la pension du défunt (régime général et complémentaires), son âge, ses ressources, la composition familiale (enfants, ex-conjoint éventuel), et la nature des régimes concernés. Le simulateur applique les règles propres à chaque régime : taux de réversion (54 % régime général, 60 % Agirc-Arrco, 50 % fonction publique), condition de ressources 26 079 €/an pour un isolé en 2024 au régime général, partage au prorata des années de mariage entre conjoints successifs, et chiffre la pension mensuelle nette perçue.

Reversion_regime_general = Pension_defunt × 54 %, sous condition_ressources (26 079 €/an 2024) Reversion_Agirc-Arrco = Pension_defunt × 60 %, sans condition_ressources Reversion_fonction_publique = Pension_defunt × 50 %, sans condition_ressources Prorata_conjoints_successifs = Annees_mariage / Annees_totales_mariages
  • Veufs et veuves souhaitant estimer leurs droits
  • Couples anticipant l'impact financier d'un décès
  • Personnes envisageant un remariage et voulant mesurer l'impact
  • CGP et notaires conseillant sur la protection du conjoint
Plafond de ressources annuelles du survivant
La réversion du régime de base est soumise à un plafond de ressources : 24 232 € annuels pour une personne seule, 38 771,20 € pour un couple (valeurs 2024, revalorisées annuellement).
Taux de réversion
54 % de la pension du défunt : Le taux de réversion du régime général est de 54 % de la pension de base du conjoint décédé. Les régimes complémentaires AGIRC-ARRCO appliquent 60 %, sans condition de ressources.
  • La condition de ressources du régime général (26 079 € en 2024 pour un isolé) exclut de la réversion les conjoints survivants aux revenus supérieurs — mais ne s'applique pas à l'Agirc-Arrco
  • En cas de remariage, le conjoint survivant perd ses droits à réversion (sauf régime général qui les maintient) — point souvent méconnu
  • La réversion Agirc-Arrco exige un âge minimum (55 ans en règle générale, 60 ans pour certains cas) contrairement au régime général qui autorise la réversion à tout âge
  • Le partage au prorata des années de mariage entre conjoints successifs s'applique au régime général — la veuve actuelle partage avec l'ex-conjoint du défunt si ce dernier ne s'est pas remarié
  • Les pensions de réversion sont imposables (IR + CSG 8,3 % ou 6,6 % selon RFR) — le simulateur applique la fiscalité pour produire un net réel
Réversion
Part de la pension du conjoint décédé versée au survivant.
Régime général
Retraite de base gérée par la CNAV (salariés du privé).
AGIRC-ARRCO
Retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé.
Écrêtement
Réduction de la réversion si les ressources dépassent le plafond.
Plafond de ressources
Seuil de revenus au-delà duquel la réversion du régime général est réduite.
Quote-part
Part de réversion attribuée à chaque ex-conjoint, au prorata des durées de mariage.

Plafonnement des Niches Fiscales

Calculez votre consommation du plafond de 10 000 € (ou 18 000 € majoré) en cumulant vos dispositifs fiscaux : Pinel, emploi à domicile, FCPI, Girardin…

Ce simulateur chiffre l'impact du plafonnement global des niches fiscales (10 000 € par an en règle générale, majoré à 18 000 € pour certains dispositifs ultramarins) sur le cumul des réductions et crédits d'impôt d'un foyer. Il identifie les dispositifs entrant dans le plafond, calcule l'écrêtement éventuel et restitue le gain fiscal réellement conservé.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la liste de ses dispositifs de réduction ou de crédit d'impôt (Pinel, FCPI/FIP, dons, emploi à domicile, garde d'enfants, travaux, Girardin, Sofica) avec leur montant. Le simulateur classe chaque dispositif dans sa catégorie de plafond (10 000 € standard, 18 000 € Girardin et Sofica, hors plafond Malraux et MH), totalise l'avantage fiscal théorique et le compare aux plafonds applicables pour restituer l'écrêtement et le gain effectif.

Plafond général : 10 000 € / an — Plafond majoré : 18 000 € pour Girardin industriel et Sofica
  • Contribuables multi-dispositifs cumulant plusieurs avantages fiscaux (Pinel + emploi à domicile + FCPI par exemple) qui veulent vérifier s'ils sont proches du plafond
  • CGP et CGPI souhaitant pré-chiffrer la capacité résiduelle de défiscalisation d'un client avant de lui recommander un investissement supplémentaire
  • Investisseurs en Girardin ou SOFICA qui doivent arbitrer entre le plafond majoré (18 000 €) et d'autres dispositifs de droit commun
  • Experts-comptables vérifiant l'optimisation fiscale de leurs clients, notamment les dirigeants cumulant crédit emploi à domicile, FCPI et Pinel
  • Particuliers avertis souhaitant simuler l'impact d'un nouveau dispositif fiscal avant d'y souscrire, pour ne pas perdre d'avantage par écrêtement
Plafond global
10 000 € par an : La somme des avantages fiscaux (réductions et crédits d'impôt) est plafonnée à 10 000 € par foyer et par an. Certains dispositifs ont un plafond majoré à 18 000 € (Girardin, SOFICA).
Plafond majoré 18 000 €
Girardin industriel et SOFICA : Les investissements en Girardin industriel de plein droit (outre-mer) et en SOFICA (cinéma) bénéficient d'un plafond majoré à 18 000 €. Les autres niches restent sous le plafond de 10 000 €. Le cumul total reste plafonné à 18 000 €.
Absence de report sur l'année suivante
Les réductions d'impôt non consommées à cause du plafonnement ne sont pas reportables sur l'année suivante. Il faut donc calibrer les versements pour rester sous plafond, ce qui limite l'intérêt de concentrer les investissements sur une seule année fiscale.
Dispositifs hors plafonnement
Monuments Historiques, déficit foncier : Certains dispositifs échappent au plafonnement global des niches : Monuments Historiques (déduction du revenu global non plafonnée), déficit foncier (imputation sur revenu global limitée à 10 700 €, 21 400 € en rénovation énergétique), PER (déduction du revenu imposable).
  • Certains dispositifs sont hors plafond global (Malraux, Monuments Historiques, mécénat d'entreprise, investissements forestiers Dutreil) — le simulateur applique cette règle spécifique à chaque dispositif
  • Le plafond s'applique au cumul des avantages, pas à chaque dispositif isolément — un cumul Pinel + FCPI + emploi à domicile peut saturer le plafond rapidement
  • L'écrêtement est calculé automatiquement par l'administration : un avantage supérieur au plafond est perdu, sans possibilité de report sur l'année suivante
  • Les crédits d'impôt restituables (emploi à domicile) sont aussi concernés par le plafond : le crédit est plafonné, pas seulement la réduction
  • Le plafond 18 000 € Girardin/Sofica s'applique uniquement aux investissements ultramarins et cinéma — le simulateur distingue les deux plafonds
Niche fiscale
Dispositif légal permettant de réduire l'impôt sur le revenu, sous forme de réduction, crédit d'impôt ou déduction du revenu imposable.
Plafonnement global
Mécanisme limitant à 10 000 € (ou 18 000 €) par an et par foyer le total des avantages fiscaux provenant de niches fiscales.
Écrêtement
Montant de réduction d'impôt excédant le plafond, qui est supprimé et ne donne lieu à aucun remboursement ni report.
Réduction d'impôt
Avantage fiscal soustrait directement de l'impôt dû. Si la réduction excède l'impôt, le surplus est perdu (sauf si c'est un crédit d'impôt).
Crédit d'impôt
Avantage fiscal remboursable : si le crédit excède l'impôt dû, l'excédent est restitué au contribuable par le Trésor public.
Plafond majoré
Plafond de 18 000 € applicable aux foyers investissant dans des SOFICA ou des dispositifs Girardin outre-mer, soit 8 000 € de plus que le droit commun.
Girardin industriel
Réduction d'impôt liée à l'investissement dans du matériel productif en outre-mer, avec un taux de réduction pouvant excéder 100% du montant investi (one-shot).
SOFICA
Société pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle. L'investissement ouvre droit à une réduction de 30% ou 36% selon les conditions.
IR-PME (Madelin)
Réduction d'impôt de 25% pour la souscription au capital de PME non cotées, plafonnée à 50 000 € (célibataire) ou 100 000 € (couple).
FCPI
Fonds Commun de Placement dans l'Innovation. Souscription ouvrant droit à une réduction de 25%, plafonnée à 12 000 € (ou 24 000 € pour un couple).
FIP
Fonds d'Investissement de Proximité. Même mécanisme et mêmes plafonds que le FCPI, mais orienté vers les PME régionales.
Quotient familial
Mécanisme fiscal divisant le revenu imposable par le nombre de parts du foyer. Son plafonnement (1 759 €/demi-part) est distinct du plafonnement des niches.

Prime d'Activité

Estimez votre prime d'activité CAF selon vos revenus d'activité, situation familiale et aides au logement.

Ce simulateur évalue l'éligibilité à la prime d'activité et chiffre le montant mensuel susceptible d'être versé par la CAF ou la MSA. Il applique la formule officielle basée sur les revenus d'activité, le revenu de référence du foyer et le forfait logement, et signale les seuils de ressources conditionnant l'ouverture du droit.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit les revenus mensuels du foyer (salaires, BIC/BNC pour indépendants, revenus du capital), la composition familiale (conjoint, enfants), la situation de logement (propriétaire, locataire, hébergé gratuitement) et les autres ressources (pensions, allocations). Le simulateur applique la formule prime d'activité (montant forfaitaire selon composition + 61 % des revenus d'activité − revenus du foyer), intègre la bonification individuelle (au-delà de 0,5 SMIC de revenu d'activité) et chiffre le montant mensuel à percevoir.

Prime = Montant forfaitaire + 61 % × Revenus activité + Bonifications − Ressources
  • Salariés à temps partiel ou au SMIC souhaitant estimer leur complément de revenus
  • Travailleurs indépendants avec des revenus modestes
  • Étudiants salariés gagnant au moins 1 082,87 € nets par mois (78 % du SMIC)
  • Parents isolés bénéficiant d'une majoration spécifique
  • CGP et travailleurs sociaux accompagnant leurs bénéficiaires dans l'accès aux droits
Revalorisation au 1er avril 2026 — double hausse
La prime d'activité a été revalorisée au 1er avril 2026 par deux effets cumulés : une revalorisation automatique de +0,9 % portant le montant forfaitaire de base à 638,28 € (décret n°2026-222 du 30/03/2026), et une réforme structurelle de la bonification individuelle inscrite dans la LFI 2026 (loi n°2026-103 du 19/02/2026), portant la bonification maximale à 240,63 €. Gain moyen : +50 €/mois pour environ 3 millions de foyers.
Seuil d'éligibilité — plafonds indicatifs (avril 2026)
La CAF ne verse pas la prime si son montant calculé est inférieur à 15 €. Plafonds de revenus nets au-delà desquels la prime devient nulle : environ 2 000 €/mois pour une personne seule sans enfant, 3 450 €/mois pour un couple avec deux enfants (un seul actif). Ces plafonds augmentent avec le nombre d'enfants à charge. La déclaration trimestrielle de ressources est à effectuer en ligne sur caf.fr.
  • La prime d'activité est révisée trimestriellement sur la base des ressources déclarées des trois derniers mois — un changement de situation doit être déclaré sous 15 jours
  • La bonification individuelle est accordée par membre du foyer ayant au moins 0,5 SMIC de revenus d'activité, atteignant son maximum à 1 SMIC — le simulateur applique les seuils en vigueur
  • Certains revenus sont exclus (RSA, allocations familiales, APL pour partie) tandis que d'autres sont intégrés (salaires, BIC, pensions invalidité) — le simulateur applique la ventilation
  • Les étudiants et apprentis doivent gagner au moins 78 % du SMIC pour être éligibles — critère spécifique non automatiquement appliqué par le simulateur
  • Le forfait logement est appliqué au revenu du foyer si la personne est hébergée gratuitement ou bénéficie d'une aide au logement — il réduit la prime calculée
Prime d'activité
Prestation sociale versée mensuellement par la CAF aux travailleurs à revenus modestes, cumulant un montant forfaitaire, une part liée aux revenus d'activité et des bonifications individuelles.
Montant forfaitaire
Base de calcul de la prime d'activité : 638,28 € pour une personne seule sans enfant depuis le 1er avril 2026 (décret n°2026-222), majorée selon la composition du foyer (couple, enfants, parent isolé).
Bonification individuelle
Complément accordé à chaque membre actif du foyer dont les revenus d'activité dépassent 709,18 €/mois . Progressive jusqu'à un maximum de 240,63 € atteint à partir de 1 658,76 €/mois (barème avril 2026, revalorisation LFI 2026).
Forfait logement
Montant forfaitaire déduit de la prime lorsque le bénéficiaire perçoit une aide au logement ou est logé gratuitement. Varie de 74,72 € (1 personne) à 184,94 € (3+ personnes).
Ressources du foyer
Ensemble des revenus pris en compte : revenus d'activité, allocations chômage, pensions, revenus du patrimoine, etc.
Parent isolé
Personne élevant seule un ou plusieurs enfants à charge, bénéficiant d'une majoration du montant forfaitaire.
Déclaration trimestrielle de ressources (DTR)
Obligation de déclarer ses revenus à la CAF tous les 3 mois pour le recalcul de la prime d'activité.

Prêt à Taux Zéro

Simulez votre éligibilité au PTZ : montant finançable selon votre zone et vos revenus, durée de différé et mensualités.

Ce simulateur évalue l'éligibilité au Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour un primo-accédant et chiffre le montant et la durée du prêt sans intérêts auquel il peut prétendre. Il applique les plafonds de ressources, les quotités empruntables et la période de différé de remboursement selon la zone géographique et la composition du foyer.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit les ressources du foyer sur l'avant-dernière année (N-2), la composition familiale, la zone géographique du bien (A bis, A, B1, B2, C), la nature du bien (neuf, ancien avec travaux) et le prix d'acquisition. Le simulateur vérifie l'éligibilité primo-accession (ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les 2 ans précédents), applique les plafonds de ressources, calcule la quotité PTZ (jusqu'à 40 % du prix dans les zones tendues) et projette l'échéancier avec différé de remboursement (5 à 15 ans selon ressources).

PTZ = min(Prix acquisition, Plafond) × Quotité × Éligibilité primo-accession
  • Primo-accédants n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des 2 dernières années
  • Locataires souhaitant devenir propriétaires avec un financement avantageux
  • Jeunes ménages avec des revenus modestes à intermédiaires
  • Acquéreurs en zones tendues (A bis, A, B1) pour du neuf collectif
  • Investisseurs dans l'ancien avec travaux de rénovation (≥25% du coût)
Durée de remboursement
20 à 25 ans selon les revenus, avec période de différé : La durée totale du PTZ est de 15 à 25 ans et comprend une période de différé (0 à 15 ans) pendant laquelle le PTZ n'est pas remboursé — seul le prêt principal l'est. Plus les revenus sont modestes (tranche 1), plus le différé est long (15 ans) et plus la durée totale est élevée (25 ans). Le différé réduit la mensualité globale pendant la période de remboursement du prêt principal, au prix d'une durée totale plus longue. Art. L31-10-11 CCH.
Quotité PTZ selon zone et tranche de revenus
20 % à 50 % du coût d'opération plafonné : Le PTZ peut financer de 20 % (tranche 4 en zone A) à 50 % (tranche 1 en zones A bis/A/B1) du coût d'opération, dans la limite d'un plafond d'opération fixé par zone et composition du foyer. Exemple : pour un ménage de 2 personnes en zone B1, le plafond d'opération est de 154 000 €, soit un PTZ maximum de 77 000 € en tranche 1. Les montants sont revalorisés périodiquement par décret.
Réforme PTZ 2024 — décret n°2024-304 du 29 mars 2024
Le décret n°2024-304 a profondément remanié le PTZ à compter du 1er avril 2024 : (1) Le PTZ neuf collectif est désormais réservé aux zones tendues (A bis, A, B1) — les zones B2 et C ne sont plus éligibles. (2) Les maisons individuelles neuves sont supprimées du dispositif PTZ (quel que soit la zone). (3) Le PTZ ancien avec travaux reste accessible dans toutes les zones, sous condition que le montant des travaux représente au moins 25 % du coût total de l'opération. Ces changements visent à concentrer l'aide sur les zones où la tension du marché est la plus forte et à orienter la construction vers des formes moins consommatrices d'espace.
  • Le PTZ est réservé aux primo-accédants (ou assimilés, ex : personnes handicapées, victimes de catastrophe) — le simulateur vérifie la condition saisie
  • Les plafonds de ressources sont stricts et révisés annuellement — le simulateur applique les plafonds en vigueur à la date de simulation
  • Le PTZ ne peut financer qu'une partie du projet : il complète un prêt principal (dont la banque doit accepter la coexistence avec un PTZ)
  • Le différé de remboursement (5 à 15 ans) allonge la durée totale du PTZ (jusqu'à 25 ans) mais n'allège pas la charge totale
  • Le dispositif a été recentré sur le neuf en zones tendues depuis 2024 : l'ancien avec travaux est éligible uniquement en zone détendue (B2, C) — le simulateur applique cette règle
PTZ — Prêt à Taux Zéro
Prêt immobilier sans intérêts ni frais de dossier accordé par l'État aux primo-accédants via les banques partenaires (crédit logement). Le manque à gagner est compensé aux banques sous forme d'un crédit d'impôt (art. 244 quater V CGI). Le montant et les conditions dépendent de la zone géographique, de la composition du foyer, des revenus et du type de logement. Depuis la réforme du 1er avril 2024 (décret n°2024-304), le neuf est réservé au collectif en zones A bis/A/B1.
Primo-accédant
Personne n'ayant pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant la demande de PTZ. Cette condition s'apprécie au niveau du foyer fiscal : si l'un des membres a été propriétaire dans ce délai, l'ensemble du foyer est exclu du dispositif. Exceptions : propriétaire d'un bien impropre à l'habitation (cave, parking) ou invalide de catégorie 2 ou 3 contraint de quitter son logement.
Quotité PTZ
Pourcentage du coût d'opération plafonné pouvant être financé par le PTZ. Elle varie de 20 % à 50 % selon la tranche de revenus (1 à 4) et la zone. En tranche 1 (revenus les plus modestes) : 50 % en zones A bis/A/B1. En tranche 4 (revenus les plus élevés encore éligibles) : 20 % en zones A bis/A/B1. L'ancien avec travaux bénéficie des mêmes quotités dans toutes les zones. Art. L31-10-9 CCH.
Période de différé
Durée pendant laquelle l'emprunteur ne rembourse pas le PTZ (de 0 à 15 ans selon la tranche de revenus). Pendant le différé, seul le prêt principal est remboursé. Plus les revenus sont faibles (tranche 1), plus le différé est long (15 ans sur 25 ans de durée totale). Le différé réduit la mensualité globale en début de prêt, ce qui facilite l'accession pour les ménages modestes. À l'issue du différé, le PTZ commence à être remboursé en parallèle du prêt restant.
Zones A bis / A / B1 / B2 / C
Classification des communes selon la tension du marché immobilier local, déterminant l'éligibilité et les plafonds PTZ. Zone A bis : Paris et 76 communes de la petite couronne. Zone A : reste de l'Île-de-France, Côte d'Azur, Genevois, Lyon, Marseille. Zone B1 : agglomérations de plus de 250 000 habitants, Corse, DOM. Zones B2 et C : reste du territoire. Depuis avril 2024, seules les zones A bis/A/B1 sont éligibles au PTZ neuf collectif. Le zonage est consultable sur service-public.fr.
Coût d'opération plafonné
Montant maximum pris en compte pour le calcul de la base PTZ. Ce plafond varie selon la zone et la composition du foyer. Exemple : 2 personnes en zone B1 → plafond de 154 000 €. Si le prix d'achat est supérieur à ce plafond, le PTZ est calculé sur le plafond (pas sur le prix réel). Ces plafonds sont fixés par décret et revalorisés périodiquement pour suivre l'évolution du marché immobilier. Art. L31-10-10 CCH.

Quasi-Usufruit — Dette de Restitution

Simulez un quasi-usufruit sur des liquidités ou valeurs mobilières : créance de restitution au passif successoral, économie de droits de succession.

Ce simulateur chiffre la créance de restitution née d'un quasi-usufruit (usufruit portant sur une somme d'argent, un portefeuille de titres ou tout bien consomptible) et projette son impact sur la succession future. Il applique le barème de l'article 669 CGI pour évaluer l'usufruit et la nue-propriété, calcule la créance de restitution due au nu-propriétaire au décès de l'usufruitier, et identifie les conditions d'opposabilité fiscale (enregistrement obligatoire).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la somme ou la valeur du portefeuille démembré, l'âge de l'usufruitier, le lien de parenté avec le nu-propriétaire et le contexte du démembrement (succession avec option usufruit, donation, clause bénéficiaire d'AV démembrée). Le simulateur applique le barème de l'article 669 CGI pour répartir la valeur entre usufruit et nue-propriété, calcule la créance de restitution correspondant à la nue-propriété, et signale l'obligation d'enregistrement de la dette pour la rendre opposable à l'administration lors de la succession suivante.

Créance de restitution = Valeur au jour du démembrement × % nue-propriété (art. 669 CGI)
  • Souscripteurs d'assurance-vie souhaitant optimiser la clause bénéficiaire via un démembrement
  • Conjoints survivants optant pour l'usufruit légal sur les liquidités successorales
  • Donateurs démembrant un portefeuille de valeurs mobilières
  • CGP et notaires accompagnant leurs clients dans l'optimisation successorale
Créance de restitution
à inscrire au passif de la succession, déductible des droits de succession : Pour être déductible des droits de succession, la créance de restitution due par le quasi-usufruitier doit avoir été stipulée dans un acte authentique (notarié) ou sous seing privé enregistré. À défaut d'acte, elle n'est pas opposable à l'administration fiscale. Le montant déductible est limité à la valeur des biens au jour du décès de l'usufruitier.
Convention de quasi-usufruit
acte notarié ou enregistrement à 125 € obligatoire pour déductibilité fiscale : La Cour de cassation et le BOFiP exigent un acte ayant date certaine. Sans cet acte, la créance de restitution n'est pas déductible de la succession de l'usufruitier. Le coût d'enregistrement est de 125 € pour un acte sous seing privé, un investissement négligeable au regard de l'économie de droits de succession générée.
  • La créance de restitution doit être enregistrée auprès de l'administration fiscale pour être opposable au Trésor — un défaut d'enregistrement fait perdre la déduction lors de la seconde succession
  • Le quasi-usufruitier peut disposer librement de la somme (vendre, dépenser, réinvestir) : il doit seulement restituer l'équivalent à son décès — ce qui implique un risque réel de dissipation du patrimoine
  • La réforme 2024 (loi de finances) a restreint la déduction de la dette de restitution en cas de quasi-usufruit conventionnel (non-successoral) — le simulateur applique les règles en vigueur
  • Le nu-propriétaire peut exiger une garantie (convention, caution, sûreté réelle) pour sécuriser sa créance future — point juridique non modélisé par le simulateur
  • La créance de restitution se déduit de l'actif successoral du quasi-usufruitier à son décès, ce qui peut réduire significativement les droits de succession dus par ses héritiers propres
Quasi-usufruit
Usufruit portant sur des biens consomptibles (argent, denrées) que l'usufruitier peut utiliser à charge de restituer l'équivalent.
Dette de restitution
Obligation pour l'usufruitier (ou sa succession) de restituer au nu-propriétaire l'équivalent du capital consommé.
Créance de restitution
Droit du nu-propriétaire à réclamer la restitution du capital à l'extinction de l'usufruit.
Convention de quasi-usufruit
Acte juridique formalisant les droits et obligations de chaque partie, indispensable pour la sécurité fiscale du montage.
Biens consomptibles
Biens qui se consomment par le premier usage : argent, denrées alimentaires, matières premières.
Nue-propriété
Droit de propriété démembré : le nu-propriétaire détient le bien mais n'en perçoit pas les fruits.

Réduction d'Impôt — Dons aux Associations

Calculez votre réduction d'impôt pour vos dons : taux 66% (intérêt général) ou 75% (aide aux personnes en difficulté).

Ce simulateur chiffre la réduction d'impôt sur le revenu accordée aux dons versés à des organismes d'intérêt général. Il applique les deux taux principaux (66 % pour les associations classiques, 75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté dans la limite de 1 000 €), intègre le plafond de 20 % du revenu imposable et le report sur 5 ans des excédents.

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L'utilisateur saisit les dons versés dans l'année, la qualification des organismes bénéficiaires (classique d'intérêt général, organisme d'aide alimentaire type Coluche, fondation universitaire ou reconnue d'utilité publique), son revenu imposable et sa situation fiscale. Le simulateur applique les taux de réduction spécifiques (66 % ou 75 %), plafonne l'assiette au seuil de 1 000 € pour les 75 %, vérifie le plafond annuel de 20 % du revenu imposable et calcule la réduction d'impôt effective, avec report éventuel.

Réduction = min(Dons 75 %, 1 000 €) × 75 % + Dons 66 % × 66 % (plafonné à 20 % du revenu imposable)
  • Donateurs réguliers souhaitant optimiser leurs dons en fin d'année
  • Contribuables cherchant à réduire leur impôt tout en soutenant des causes
  • CGP intégrant les dons dans une stratégie de réduction d'impôt globale
Plafond de déduction
20 % du revenu imposable : Les dons aux organismes d'intérêt général ouvrent droit à une réduction de 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable. L'excédent est reportable sur 5 ans.
Taux majoré pour certains organismes
75 % : Les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, etc.) bénéficient d'un taux de 75 % dans la limite de 1 000 € (plafond revalorisé annuellement). Au-delà, le taux de 66 % s'applique.
  • Les dons à 75 % (associations d'aide aux personnes en difficulté : Restos du Cœur, Croix-Rouge, Secours Catholique...) sont plafonnés à 1 000 € par an — au-delà, le surplus bénéficie du taux de 66 %
  • Le plafond global de 20 % du revenu imposable s'applique à l'ensemble des dons, tous taux confondus — un dépassement entraîne le report sur 5 ans de l'excédent
  • Les dons doivent être versés à des organismes d'intérêt général reconnus : une association non qualifiée ne donne droit à aucune réduction
  • Le reçu fiscal est obligatoire pour bénéficier de la réduction : en l'absence de reçu, l'administration refuse la réduction même si le don est réel
  • La réduction dons n'entre pas dans le plafond global des niches fiscales de 10 000 € — c'est un avantage souvent ignoré des contribuables
Amendement Coluche
Dispositif offrant une réduction de 75% pour les dons aux organismes fournissant des repas, des soins ou un hébergement aux personnes en difficulté.
Organisme d'intérêt général
Association, fondation ou organisme reconnu d'utilité publique poursuivant un but non lucratif et à gestion désintéressée.
Report de dons
Possibilité de reporter les dons excédant le plafond de 20% du revenu sur les 5 années suivantes.
Réduction d'impôt
Avantage fiscal qui diminue l'impôt dû mais ne peut pas générer de remboursement (contrairement au crédit d'impôt).
Reçu fiscal
Document délivré par l'organisme bénéficiaire attestant du don, obligatoire pour bénéficier de la réduction.
Mécénat d'entreprise (vs particulier)
Voir documentation de référence.
Organismes cultuels
Voir documentation de référence.
Dons en nature
Voir documentation de référence.

Revenus Fonciers

Comparez régime micro-foncier (abattement forfaitaire) et régime réel (déduction des charges) pour vos revenus locatifs.

Ce simulateur compare les deux régimes d'imposition des revenus fonciers (location nue) : le régime micro-foncier avec son abattement forfaitaire et le régime réel avec déduction des charges justifiées. Il chiffre l'imposition résultante dans chacun des deux régimes et identifie celui qui génère le moindre coût fiscal pour le bailleur.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit les loyers annuels bruts encaissés, la liste détaillée des charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux d'entretien, taxe foncière, assurance, frais de gestion, provisions copropriété), sa tranche marginale d'imposition et, le cas échéant, un déficit foncier reportable. Le simulateur calcule d'une part le revenu imposable en micro-foncier (après abattement de 30 %), d'autre part le résultat net en régime réel, et restitue l'impôt total (IR + prélèvements sociaux) dans chaque option.

Micro_foncier : Revenu_imposable = Loyers × 70 % Regime_reel : Revenu_imposable = Loyers moins Sigma charges_deductibles (+ deficit reporte) Impot_total = Revenu_imposable × (TMI + 17,2 % PS)
  • Propriétaires bailleurs en location nue souhaitant optimiser leur fiscalité
  • Investisseurs immobiliers évaluant la rentabilité nette de leurs biens
  • Contribuables hésitant entre micro-foncier et régime réel
  • CGP et experts-comptables conseillant leurs clients sur le choix de régime
Micro-foncier
plafond de 15 000 € de recettes : Le régime micro-foncier s'applique de plein droit si les revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 €. Un abattement forfaitaire de 30 % est appliqué automatiquement.
Abattement micro-foncier
30 % : L'abattement de 30 % couvre forfaitairement l'ensemble des charges (travaux, intérêts, assurances). Si les charges réelles dépassent 30 %, le régime réel est plus avantageux.
  • Le régime micro-foncier est plafonné à 15 000 € de loyers annuels : au-delà, le régime réel s'impose obligatoirement
  • L'option pour le régime réel est irrévocable pendant trois ans — le simulateur éclaire le choix mais l'engagement doit être anticipé
  • Le déficit foncier s'impute dans la limite de 10 700 € par an sur le revenu global : le simulateur applique ce plafond mais ne gère pas le report des excédents au-delà de l'année courante
  • Les charges déductibles sont soumises à des conditions précises (travaux d'entretien vs travaux de construction, date de paiement) que le simulateur ne vérifie pas pièce par pièce
  • Le simulateur ne modélise pas le régime spécifique Borloo / Cosse / Loc'Avantages qui peut s'appliquer en parallèle sous conditions
Revenus fonciers
Revenus tirés de la location nue de biens immobiliers, imposables à l'IR dans la catégorie des revenus fonciers.
Micro-foncier
Régime simplifié avec abattement forfaitaire de 30% sur les loyers bruts, applicable si revenus ≤ 15 000 €/an.
Régime réel
Régime permettant de déduire les charges réelles (travaux, intérêts, taxes) des revenus fonciers bruts.
Déficit foncier
Situation où les charges déductibles dépassent les revenus fonciers, permettant une réduction de l'impôt global.
Charges déductibles
Dépenses liées au bien loué : travaux, intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, frais de gestion.
Formulaire 2044
Déclaration des revenus fonciers au régime réel, annexée à la déclaration de revenus principale.

⏱️ Surcote / Décote Retraite

Évaluez l'impact d'un départ avant ou après le taux plein : décote par trimestre manquant et surcote par trimestre supplémentaire.

Ce simulateur chiffre l'impact financier d'un départ à la retraite avant ou après le taux plein. Il calcule la décote applicable en cas de départ anticipé (trimestres manquants par rapport au taux plein) et la surcote générée en cas de départ différé (trimestres validés au-delà du taux plein), puis projette la pension mensuelle nette correspondante.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit son année de naissance, le nombre de trimestres déjà validés, son salaire annuel moyen des 25 meilleures années et la date de départ envisagée. Le simulateur calcule le taux de liquidation (plein, décoté ou surcoté) par rapport aux trimestres requis pour son année de naissance, applique la formule de pension du régime général, puis chiffre l'impact cumulé sur l'espérance de vie restante.

Pension = Salaire annuel moyen × Taux × (Trimestres validés / Trimestres requis)
  • Salariés en fin de carrière hésitant entre partir maintenant ou cotiser quelques trimestres de plus
  • Assurés avec carrière incomplète souhaitant mesurer l'impact de la décote
  • Pluriactifs / polypensionnés ayant cotisé à plusieurs régimes
  • CGP et conseils en retraite accompagnant leurs clients dans l'optimisation du départ
Surcote
+1,25 % par trimestre au-delà du taux plein : Chaque trimestre cotisé au-delà de la durée requise pour le taux plein et après l'âge légal majore la pension de 1,25 % (soit 5 % par an). La surcote est définitive.
Décote
−0,625 % par trimestre manquant : Chaque trimestre manquant réduit le taux de liquidation de 0,625 point (coefficient de minoration). La décote maximale est plafonnée à 20 trimestres.
  • Le nombre de trimestres requis dépend de l'année de naissance et évolue avec les réformes successives — le simulateur applique les barèmes en vigueur à la date de simulation
  • Le salaire annuel moyen des 25 meilleures années est calculé automatiquement par la CNAV à partir du relevé de carrière — une estimation manuelle peut diverger
  • La surcote ne s'applique qu'aux trimestres travaillés au-delà du taux plein et de l'âge légal, jamais cumulativement sur ces deux critères avant l'un des deux
  • La décote est plafonnée (20 trimestres manquants maximum) et ne peut pas faire descendre le taux en dessous de 37,5 % — le simulateur applique ces plafonds
  • Le simulateur ne prend pas en compte les régimes complémentaires Agirc-Arrco qui ont leurs propres règles de surcote / décote — à simuler séparément
Décote
Minoration définitive de la pension de base appliquée par trimestre manquant (1,25 % par trimestre, soit 0,625 point de taux). Maximum 20 trimestres de décote (taux minimum 37,5 % au lieu de 50 %).
Surcote
Majoration définitive de la pension de base pour chaque trimestre cotisé après l'obtention du taux plein et au-delà de l'âge légal. Taux de 1,25 % par trimestre supplémentaire, sans plafond.
Taux plein
Taux de liquidation maximum de 50 % (régime général). Obtenu soit avec la durée d'assurance requise, soit automatiquement à 67 ans.
SAM (Salaire Annuel Moyen)
Moyenne des 25 meilleures années de salaire brut, revalorisée par des coefficients d'actualisation. Plafonné au PASS chaque année.
Durée d'assurance
Nombre total de trimestres validés tous régimes confondus (cotisés, assimilés, majorations). Détermine le droit au taux plein.
PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale)
Montant maximum pris en compte pour le calcul de la pension de base. En 2025 : 46 368 €/an.
Âge du taux plein automatique
Âge auquel la pension est liquidée au taux plein quel que soit le nombre de trimestres : 67 ans (inchangé par la réforme 2023).

Testament — Impact Successoral

Simulez la répartition de votre succession avec ou sans testament. Calculez la réserve héréditaire.

Ce simulateur compare la répartition d'une succession avec et sans testament, pour éclairer le donateur sur l'impact de sa rédaction. Il chiffre les parts reçues par chaque héritier dans le scénario par défaut (règles légales du Code civil) et dans le scénario personnalisé par testament (respect de la réserve héréditaire et choix de la quotité disponible).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit le patrimoine total à transmettre, la composition familiale (conjoint survivant, nombre d'enfants, petits-enfants par représentation), le régime matrimonial et les legs envisagés dans le testament. Le simulateur calcule la réserve héréditaire (part minimale légale des enfants) et la quotité disponible, puis restitue la répartition effective des biens dans chacun des deux scénarios.

Quotité disponible : 1/2 avec 1 enfant, 1/3 avec 2 enfants, 1/4 avec 3 enfants ou plus
  • Personnes souhaitant rédiger un testament — vérifier ce qui est légalement possible et anticiper la répartition
  • Couples avec enfants — comparer l'impact d'une donation au dernier vivant par rapport à la dévolution légale
  • Personnes souhaitant avantager un tiers — estimer la limite légale du legs sans atteindre à la réserve
  • Héritiers et notaires — calculer rapidement les droits de succession par héritier
Réserve héréditaire selon le nombre d'enfants (art. 913 Code civil)
1 enfant : réserve = 1/2 de l'actif net, quotité disponible = 1/2. 2 enfants : réserve = 2/3, quotité = 1/3. 3 enfants et plus : réserve = 3/4, quotité = 1/4. Ces fractions sont calculées sur l'actif net successoral (après déduction du passif).
Abattement successoral par enfant (art. 779 CGI)
100 000 € par enfant, applicable sur la part reçue au titre de la succession. Cet abattement est personnel et renouvelable tous les 15 ans (il peut être réduit par les donations reçues du défunt dans les 15 ans précédant le décès).
Exonération du conjoint survivant (art. 796-0 bis CGI)
Le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS sont totalement exonérés de droits de succession depuis la loi TEPA du 21 août 2007. Cette exonération s'applique quelle que soit la valeur des biens reçus.
Barème droits de succession ligne directe (art. 777 CGI)
5 % jusqu'à 8 072 € — 10 % de 8 072 à 12 109 € — 15 % de 12 109 à 15 932 € — 20 % de 15 932 à 552 324 € — 30 % de 552 324 à 902 838 € — 40 % de 902 838 à 1 805 677 € — 45 % au-delà. Ces tranches s'appliquent sur la part taxable après abattement.
  • Le testament ne peut pas déshériter les enfants : la réserve héréditaire leur revient obligatoirement — le simulateur respecte cette contrainte dans tous les scénarios
  • Le conjoint survivant n'est réservataire qu'en l'absence de descendants : sa protection optimale passe par la donation entre époux (non traitée par ce simulateur)
  • Le testament doit respecter les formes légales (olographe entièrement écrit-daté-signé de la main du testateur, ou authentique devant notaire) — le simulateur ne génère pas le document
  • Les legs particuliers s'imputent d'abord sur la quotité disponible : un legs excédant la quotité est réductible à la demande des héritiers réservataires
  • Le simulateur ne modélise pas les effets successoraux des donations antérieures rapportables qui viennent diminuer la part disponible
Réserve héréditaire
Fraction de la succession dont la loi garantit la transmission aux héritiers réservataires (descendants). Elle est d'ordre public : aucune disposition testamentaire ne peut y porter atteinte.
Quotité disponible
Fraction de la succession dont le défunt peut disposer librement par testament, donation ou legs, après déduction de la réserve héréditaire.
Dévolution légale (ab intestat)
Règles de répartition de la succession fixées par la loi en l'absence de testament. La loi organise un ordre de priorité entre les héritiers (descendants, ascendants, collatéraux…).
Donation au dernier vivant
Acte notarié permettant d'améliorer les droits du conjoint survivant au-delà de la dévolution légale, en lui attribuant une part plus importante de la succession dans les limites autorisées.
Actif successoral net
Valeur totale du patrimoine transmis après déduction des dettes, frais funéraires et charges de la succession. C'est la base de calcul des droits des héritiers.

TMI - Tranche Marginale d'Imposition

Calculez votre TMI et l'impact fiscal d'un euro supplémentaire de revenu. Comparez PFU et barème pour optimiser la fiscalité de vos placements.

Ce simulateur détermine la tranche marginale d'imposition (TMI) d'un foyer fiscal et chiffre l'impôt sur le revenu associé. Il explicite le passage du revenu brut au revenu imposable, applique le quotient familial et le barème progressif, puis affiche la TMI effective ainsi que le taux moyen d'imposition du foyer.

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit ses revenus du foyer (salaires, pensions, revenus fonciers, revenus du capital), la composition familiale (nombre de parts fiscales), les abattements forfaitaires et les charges déductibles. Le simulateur calcule le revenu imposable global, divise par le quotient familial, applique le barème progressif tranche par tranche, multiplie par le nombre de parts, et restitue l'impôt avant et après décote, ainsi que la TMI et le taux moyen.

Impôt = Σ [ (R/N) × tranche ] × N, où R = revenu imposable, N = parts fiscales
  • Contribuables souhaitant connaître leur taux d'imposition marginal
  • Épargnants comparant PFU et barème pour leurs placements financiers
  • Salariés anticipant l'impact fiscal d'une prime ou augmentation
  • Investisseurs évaluant l'économie d'impôt d'un PER ou déficit foncier
  • CGP conseillant leurs clients sur l'optimisation fiscale
Tranches du barème progressif
Le TMI correspond au taux appliqué à la dernière tranche de revenu atteinte. Il détermine le coût fiscal marginal de tout revenu supplémentaire et l'économie d'impôt de toute déduction.
Plafond du quotient familial
1 807 € par demi-part : L'avantage fiscal procuré par chaque demi-part supplémentaire est plafonné à 1 807 € (2026). Ce plafond est majoré dans certains cas (parent isolé, invalide).
  • Le simulateur applique le barème en vigueur à la date de simulation : toute loi de finances ultérieure modifiant les tranches ou taux invalide le résultat
  • La TMI affichée est la tranche la plus haute atteinte — c'est le taux applicable à un euro de revenu supplémentaire, pas le taux moyen payé par le foyer (distinction importante pour l'arbitrage PFU/barème)
  • Le plafonnement du quotient familial s'applique au-delà de certains seuils : le simulateur le calcule mais le plafond évolue chaque année
  • Les réductions et crédits d'impôt (garde d'enfant, emploi à domicile, dons, travaux) ne sont pas intégrés dans la TMI — ils s'imputent après
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus) et la décote pour revenus modestes sont calculées mais leurs seuils spécifiques doivent être vérifiés chaque année
TMI (Tranche Marginale d'Imposition)
Taux d'imposition applicable au dernier euro de revenu gagné (0%, 11%, 30%, 41% ou 45%)
Quotient familial
Revenu imposable divisé par le nombre de parts fiscales du foyer, permettant d'appliquer le barème progressif
Taux moyen d'imposition
Ratio entre l'impôt payé et le revenu net imposable, toujours inférieur à la TMI
Part fiscale
Unité de calcul représentant la capacité contributive du foyer (1 adulte = 1 part, 1er et 2ème enfant = 0,5 part)
Abattement 10%
Déduction forfaitaire pour frais professionnels appliquée automatiquement aux salaires et pensions
CEHR (Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus)
Surtaxe de 3% (250k-500k€) ou 4% (>500k€) pour les célibataires, seuils doublés pour les couples
Décote
Réduction d'impôt pour les foyers faiblement imposés, supprimée progressivement au-delà de 1 929 € d'impôt brut

Usufruit — Valeur Fiscale (Art. 669 CGI)

Calculez la valeur fiscale de l'usufruit et de la nue-propriété selon l'âge de l'usufruitier (art. 669 CGI).

Ce simulateur applique le barème fiscal de l'article 669 du CGI pour ventiler la valeur d'un bien démembré entre usufruit et nue-propriété. Il distingue le barème de l'usufruit viager (fonction de l'âge de l'usufruitier, par tranches de 10 ans) et celui de l'usufruit temporaire (23 % par tranche de 10 ans, plafonné à la valeur viagère), et précise l'application de chaque barème selon le contexte (donation, succession, cession).

Ouvrir le simulateur →

L'utilisateur saisit la valeur pleine propriété du bien, la nature de l'usufruit (viager ou temporaire), l'âge de l'usufruitier (pour viager) ou la durée (pour temporaire), et le contexte d'application (donation, succession, cession, réintégration successorale). Le simulateur applique le barème de l'article 669 CGI : pour l'usufruit viager, valeur décroissante de 90 % ( 91 ans) par tranches de 10 ans ; pour l'usufruit temporaire, 23 % par tranche de 10 ans plafonné à la valeur viagère.

Usufruit viager : 90 % (21-30 ans) / 80 % (31-40) / 70 % (41-50) / 60 % (51-60) / 50 % (61-70) / 40 % (71-80) / 30 % (81-90) / 20 % (91+) — Usufruit temporaire : 23 % par 10 ans
  • Propriétaires souhaitant transmettre — anticiper la succession en donnant la nue-propriété à leurs enfants tout en conservant l'usufruit leur vie durant
  • Conseillers en gestion de patrimoine — estimer le gain fiscal d'une stratégie de démembrement pour leurs clients
  • Vendeurs en viager — comprendre la valeur économique et fiscale de l'usufruit conservé
  • Héritiers et donataires — évaluer la valeur de la nue-propriété reçue et les droits associés
Barème art. 669 CGI — tranches d'âge
Moins de 21 ans : 90 % / 21–30 ans : 80 % / 31–40 ans : 70 % / 41–50 ans : 60 % / 51–60 ans : 50 % / 61–70 ans : 40 % / 71–80 ans : 30 % / 81–90 ans : 20 % / Plus de 90 ans : 10 %. Ces pourcentages représentent la valeur de l'usufruit ; la nue-propriété vaut le complément.
Délai de rappel fiscal — 15 ans
Les donations consenties dans les 15 années précédant la nouvelle donation s'ajoutent à la base taxable et réduisent l'abattement disponible. Un nouveau délai de 15 ans repart à compter de chaque donation.
Barème droits donation/succession ligne directe (art. 777 CGI)
5 % jusqu'à 8 072 € — 10 % de 8 072 à 12 109 € — 15 % de 12 109 à 15 932 € — 20 % de 15 932 à 552 324 € — 30 % de 552 324 à 902 838 € — 40 % de 902 838 à 1 805 677 € — 45 % au-delà.
  • Le barème de l'article 669 CGI est figé par tranches de 10 ans : un usufruitier de 69 ans vaut 50 %, de 70 ans vaut 50 %, mais de 71 ans vaut seulement 40 % — un décalage de quelques mois modifie la base taxable
  • Le barème s'applique uniquement au calcul fiscal (droits de donation, succession, IFI) — la valeur économique réelle de l'usufruit peut différer, notamment pour des biens à fort rendement
  • L'usufruit temporaire est plafonné à la valeur viagère : pour un usufruit de 40 ans sur la tête d'une personne jeune, le plafond viager limite la valeur à 70 % et non 92 % (4×23 %)
  • Le barème est utilisé à la donation et à la succession, mais en cas de cession ultérieure de la pleine propriété, la plus-value se calcule sur le prix de cession intégral (sans répartition fiscale automatique)
  • La réforme 2024 a resserré certaines règles autour du quasi-usufruit conventionnel — l'application du barème reste valable mais la déductibilité de la dette de restitution est plus stricte
Usufruit
Droit réel de jouir d'un bien appartenant à autrui et d'en percevoir les fruits (loyers, dividendes…), à charge d'en conserver la substance. L'usufruit s'éteint au décès de l'usufruitier.
Nue-propriété
Droit de propriété privé de la jouissance du bien. Le nu-propriétaire récupère la pleine propriété à l'extinction de l'usufruit (décès de l'usufruitier en cas d'usufruit viager).
Démembrement de propriété
Opération juridique consistant à séparer la pleine propriété en usufruit et nue-propriété. Très utilisé en gestion de patrimoine pour optimiser la transmission tout en conservant les revenus.
Quotité disponible
Fraction de la succession dont le défunt peut librement disposer par testament ou donation, après déduction de la réserve héréditaire. Elle varie selon le nombre d'enfants (1/2, 1/3 ou 1/4).
Abattement fiscal
Somme déduite de la valeur transmise avant application du barème des droits. En ligne directe, l'abattement de 100 000 € par enfant est renouvelable tous les 15 ans.

Barème IR ou PFU ?

Comparez le PFU (30%) au barème progressif pour dividendes, intérêts et plus-values. Calculez l'option la plus avantageuse selon votre tranche marginale.

Ce simulateur compare l'imposition au prélèvement forfaitaire unique (PFU) et l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu pour un foyer percevant des revenus du capital. Il calcule l'impôt net dû dans chacun des deux régimes et désigne celui qui est le plus favorable pour le contribuable.

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L'utilisateur saisit le montant et la nature de ses revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières) ainsi que son revenu imposable global et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule d'abord l'impôt au PFU, puis l'impôt au barème en appliquant l'abattement de 40 % sur les dividendes et la CSG déductible de 6,8 %, et affiche l'écart net entre les deux options.

PFU = 12,8 % (IR) + 17,2 % (PS) = 30 % sur les revenus du capital
  • Contribuables percevant des dividendes (actions, SCPI, SCI)
  • Épargnants touchant des intérêts (comptes, obligations)
  • Investisseurs réalisant des plus-values sur valeurs mobilières
  • CGP optimisant la fiscalité de leurs clients
PFU
12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux : Le PFU (prélèvement forfaitaire unique) s'applique par défaut à 30 % (12,8 % + 17,2 %) sur les intérêts, dividendes et plus-values mobilières. L'option pour le barème progressif est globale et annuelle.
Seuil TMI indifférence
environ 11,9 % : L'option pour le barème devient favorable au PFU lorsque le TMI appliqué aux revenus mobiliers est inférieur à 11,9 % environ (12,8 % moins les abattements applicables, mais sans CSG déductible). En pratique : option avantageuse surtout pour TMI 0 % et 11 %.
Caractère global et annuel de l'option
L'option pour le barème s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers du foyer (intérêts, dividendes, plus-values) pour l'année considérée. Elle se coche chaque année sur la déclaration 2042 (case 2OP) et n'engage pas pour les années suivantes.
Abattement 40 % sur dividendes (option barème uniquement)
L'abattement de 40 % sur les dividendes de sociétés françaises et conventionnées s'applique exclusivement en cas d'option pour le barème. Sous PFU, les dividendes sont taxés sans abattement sur leur montant brut.
  • Le résultat vaut pour l'année de revenus saisie : refaire la simulation chaque année en cas de composition de revenus variable
  • Le simulateur raisonne sur les revenus capitaux isolément — il ne modélise pas l'interaction avec d'éventuels revenus exceptionnels la même année
  • L'option barème est globale dans la simulation : elle suppose une application à l'ensemble des revenus capitaux, non sélective par nature
  • Le simulateur signale l'impact sur le Revenu Fiscal de Référence mais ne chiffre pas les effets de seuils dans les aides ou exonérations éventuelles
  • Les enveloppes fiscales (PEA, assurance-vie, PEL) ont leurs propres règles et ne sont pas prises en compte
PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)
Aussi appelé "Flat Tax". Prélèvement de 30% sur les revenus du capital, composé de 12,8% d'IR et 17,2% de PS.
TMI (Taux Marginal d'Imposition)
Taux de la dernière tranche d'imposition atteinte. Détermine le taux appliqué à vos revenus supplémentaires.
Prélèvements sociaux (PS)
Cotisations sociales de 17,2% appliquées sur les revenus du capital (CSG 9,2% + CRDS 0,5% + prélèvement solidarité 7,5%).
CSG déductible
Part de la CSG (6,8%) déductible du revenu imposable l'année suivante en cas d'option pour le barème.
Abattement 40%
Réduction de 40% de la base imposable des dividendes en cas d'option pour le barème progressif.
Quotient familial
Mécanisme divisant le revenu par le nombre de parts fiscales pour atténuer la progressivité de l'impôt.

Révision de Loyer — Indice IRL

Calculez la révision de votre loyer selon l'IRL (publié trimestriellement par l'INSEE). Nouveau loyer autorisé et montant de la hausse maximale applicable.

Ce simulateur calcule la révision annuelle d'un loyer selon l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié trimestriellement par l'INSEE. Il chiffre le loyer révisé auquel peut prétendre le bailleur et, réciproquement, l'augmentation à la charge du locataire, avec application du plafonnement IRL en vigueur.

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L'utilisateur saisit le loyer mensuel actuel, la date du bail, l'IRL de référence inscrit au contrat et l'IRL du trimestre de révision. Le simulateur applique la formule officielle de révision, vérifie l'éventuel plafonnement en vigueur (plafonnement à 3,5 % depuis 2022, levé ensuite), et restitue le nouveau loyer autorisé ainsi que l'augmentation mensuelle et annuelle correspondante.

Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL trimestre révision / IRL trimestre référence)
  • Bailleurs souhaitant réviser le loyer de leur locataire
  • Locataires voulant vérifier une augmentation de loyer
  • Investisseurs locatifs projetant les revenus futurs de leurs biens
  • CGP estimant la revalorisation des loyers dans un plan patrimonial
IRL — révision annuelle, au trimestre de la date anniversaire du bail
La révision du loyer d'habitation selon l'IRL ne peut intervenir qu'une fois par an, à la date anniversaire du bail. Le bailleur dispose d'un an pour en faire la demande. La révision n'est pas automatique et n'est pas rétroactive. Si le bailleur ne la demande pas dans l'année, il perd définitivement le bénéfice de la revalorisation pour la période écoulée.
Révision interdite pour les logements classés F ou G au DPE
Depuis le 25 août 2022 (loi Climat et Résilience), toute augmentation de loyer est interdite pour les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique, qu'il s'agisse d'une révision annuelle ou d'un changement de locataire. Cette interdiction s'applique jusqu'à réalisation de travaux permettant de passer à une classe supérieure.
ILC / ILAT — révision triennale ou selon clause bail commercial
Pour les baux commerciaux et professionnels, la révision du loyer selon l'ILC ou l'ILAT peut intervenir tous les 3 ans (révision triennale légale) ou à la fréquence prévue par la clause d'indexation insérée dans le bail. Le locataire comme le bailleur peuvent demander la révision. Le délai de prescription est de 5 ans.
  • La révision n'est possible que si la clause d'indexation figure expressément dans le bail — sans clause, le loyer reste figé
  • La révision doit être demandée dans l'année qui suit la date anniversaire du bail : passé ce délai, elle est réputée renoncée pour l'année concernée
  • Le plafonnement IRL est évolutif (3,5 % pendant le bouclier loyers, levé depuis) — le simulateur applique la règle en vigueur à la date de simulation, à vérifier pour une révision future
  • Le logement doit avoir un DPE classé D ou mieux pour permettre la révision depuis août 2022 (loi Climat) — le simulateur signale la contrainte sans vérifier la classe DPE saisie
  • La révision ne vaut que pour l'avenir : elle ne peut pas s'appliquer rétroactivement sur les loyers déjà perçus
IRL (Indice de Référence des Loyers)
Indice trimestriel publié par l'INSEE pour les baux d'habitation (vides ou meublés), calculé à partir de la moyenne sur 12 mois de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Dernière valeur publiée : T4 2025 = 145,78 (+0,79 % sur un an). Source : INSEE série 001515333.
ILC (Indice des Loyers Commerciaux)
Indice trimestriel utilisé pour réviser les loyers des baux commerciaux (commerçants inscrits au RCS, artisans inscrits au RM). Calculé depuis 2022 à partir de 75 % de l'IPC hors tabac et loyers et 25 % de l'ICC. Dernière valeur : T4 2025 = 134,62 (base 100 = T1 2008). Loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008.
ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires)
Indice trimestriel utilisé pour réviser les loyers des baux professionnels portant sur des bureaux, locaux à usage libéral (médecins, avocats, architectes…) ou entrepôts logistiques. Calculé à partir de 50 % IPC + 25 % ICC + 25 % PIB en valeur. Dernière valeur : T3 2025 = 137,07 (base 100 = T1 2010). Loi du 17 mai 2011.
Trimestre de référence
Trimestre de l'indice mentionné dans le bail (ou le dernier indice publié au moment de la signature). Détermine quel indice utiliser pour le calcul de révision — il doit être identique entre l'année ancienne et l'année nouvelle.
Date anniversaire du bail
Date à laquelle le bailleur peut demander la révision du loyer (habitation). Correspond généralement à la date de signature ou à la date de prise d'effet du bail. Le bailleur dispose d'un délai d'un an pour demander la révision, sans effet rétroactif.
Zone tendue
Zone géographique où la demande de logement est très supérieure à l'offre, soumise à des règles spécifiques : encadrement des loyers au changement de locataire, complément de loyer soumis à justification. La révision IRL reste applicable dans ces zones mais ne peut dépasser le montant encadré.

Rendement Locatif

Calculez la rentabilité brute, nette de charges et nette-nette de fiscalité de votre investissement locatif.

Ce simulateur chiffre le rendement d'un investissement locatif sous ses différentes formes — rendement brut, net, net net après impôts — afin de donner une vision complète de la rentabilité réelle d'un bien. Il intègre l'ensemble des charges (taxe foncière, copropriété, entretien, vacance locative) et la fiscalité applicable selon le régime choisi (micro-foncier, régime réel, LMNP).

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L'utilisateur saisit le prix d'acquisition tous frais inclus, les loyers annuels attendus, les charges déductibles (taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance, gestion locative, entretien), le taux de vacance locative estimé, le régime fiscal et sa tranche marginale d'imposition. Le simulateur calcule successivement le rendement brut (loyers / prix), le rendement net (après charges), et le rendement net net (après impôts et prélèvements sociaux), puis restitue les trois valeurs pour une vision comparative.

Rendement brut = Loyers annuels / Prix acquisition FAI — Net = (Loyers − Charges) / Prix — Net net = (Loyers − Charges − Impôts) / Prix
  • Investisseurs immobiliers évaluant un bien avant achat
  • Propriétaires bailleurs analysant la rentabilité de leur patrimoine
  • Primo-accédants hésitant entre achat résidentiel et locatif
  • CGP et agents immobiliers conseillant leurs clients
Micro-foncier
abattement 30 % — seuil 15 000 €/an (location nue) : En location nue, le régime micro-foncier s'applique si les recettes brutes annuelles sont inférieures à 15 000 €. L'abattement forfaitaire de 30 % est censé couvrir l'ensemble des charges. Si les charges réelles dépassent 30 % des recettes, le régime réel est plus avantageux. En meublé micro-BIC, l'abattement est de 50 % (recettes < 77 700 €) ou 71 % pour les meublés de tourisme classés. Art. 32 CGI.
Rendement brut
loyers annuels / prix d'achat × 100 : Le rendement brut est le premier indicateur de rentabilité : il divise les loyers annuels théoriques par le prix d'achat du bien (sans les frais). Simple et rapide, il permet de comparer rapidement plusieurs biens. Sa limite est qu'il ignore les charges, la vacance, la fiscalité et les frais d'acquisition. Un rendement brut > 7 % est généralement considéré comme attractif, mais le net-net sera toujours très inférieur.
Rendement net de charges
(loyers − charges) / investissement total × 100 : Le rendement net de charges intègre toutes les dépenses récurrentes (taxe foncière, charges de copropriété, assurance PNO, GLI, frais de gestion, provision travaux) ainsi que la vacance locative. Il est calculé sur l'investissement total (prix + frais de notaire + travaux + frais d'agence), donnant une vision plus réaliste que le rendement brut. Art. 31 CGI (charges déductibles au réel).
Rendement net-net
(loyers − charges − impôts) / investissement total × 100 : Le rendement net-net est le rendement réel après fiscalité : il soustrait l'impôt sur les revenus fonciers (TMI + prélèvements sociaux 17,2 %) calculé sur la base imposable (micro-foncier : 70 % des loyers nets ; réel : loyers nets − charges). C'est la métrique la plus pertinente pour comparer l'immobilier locatif à d'autres placements. Un rendement net-net > 5 % est considéré comme bon dans les grandes villes.
Taxe foncière
1 à 2 mois de loyer en moyenne, variation forte selon communes : La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) est due chaque année par le propriétaire, qu'il occupe ou loue le bien. Elle est calculée sur la valeur locative cadastrale du bien × le taux voté par la commune et les collectivités locales. En moyenne nationale, elle représente 1 à 2 mois de loyer, mais peut atteindre 3 mois dans certaines communes qui ont fortement augmenté leur taux. Art. 1380 et s. CGI.
  • Le rendement brut affiché dans les annonces immobilières est trompeur — il ne reflète pas la rentabilité réelle, qui peut être 30 à 50 % inférieure après charges et fiscalité
  • Le taux de vacance locative saisi est une hypothèse — une vacance prolongée (tension locative faible, locataire défaillant) peut significativement dégrader le rendement réel
  • Les charges d'entretien et les gros travaux (ravalement, chaudière, toiture) ne se produisent pas chaque année mais doivent être lissés sur la durée de détention
  • Le régime fiscal choisi (micro-foncier, régime réel, LMNP micro ou réel) change significativement le rendement net net — à arbitrer selon le niveau de charges et la TMI
  • Le simulateur ne chiffre pas la valorisation du bien à la revente, qui est une composante majeure du rendement global sur longue durée
Rendement brut
Ratio loyers annuels bruts / prix d'achat × 100. Indicateur de comparaison rapide entre biens, mais trompeur car il ignore les charges (environ 25–35 % des loyers bruts en moyenne), les frais d'acquisition et la fiscalité. Ne pas confondre avec le rendement réel.
Rendement net de charges
Ratio (loyers nets de vacance − toutes charges annuelles) / investissement total × 100. Intègre copropriété, taxe foncière, assurances, frais de gestion et provision travaux. Généralement inférieur de 2 à 3 points au rendement brut selon le niveau de charges et la vacance.
Rendement net-net
Rendement après déduction de toutes les charges ET de l'impôt sur les revenus fonciers (TMI + prélèvements sociaux 17,2 %). Le rendement réel qui reste dans la poche de l'investisseur. Un écart de 1 à 2 points entre le net-charges et le net-net est courant pour un contribuable au TMI de 30 %.
TMI — Tranche Marginale d'Imposition
Taux d'imposition applicable à la dernière tranche de revenus du foyer fiscal. Les revenus fonciers s'ajoutent aux autres revenus et sont imposés au TMI correspondant. Pour l'immobilier locatif, les prélèvements sociaux (17,2 %) s'ajoutent systématiquement au TMI, ce qui donne un prélèvement global de 47,2 % au TMI 30 %.
Micro-foncier
Régime fiscal simplifié applicable en location nue si les recettes brutes annuelles sont inférieures à 15 000 €. L'abattement forfaitaire de 30 % est appliqué automatiquement sur les loyers bruts, sans justification des charges réelles. Avantageux si les charges réelles sont inférieures à 30 %. Au-delà du seuil ou si les charges sont supérieures, le régime réel (art. 31 CGI) est plus favorable.
Cash-flow
Flux de trésorerie net mensuel ou annuel généré par l'investissement : loyers encaissés − charges − mensualités de crédit éventuelles − impôts. Un cash-flow positif signifie que le bien s'autofinance. Un cash-flow négatif (effort d'épargne) est fréquent dans les grandes villes où les prix sont élevés par rapport aux loyers. La recherche du cash-flow positif ne doit pas éclipser le potentiel de plus-value à la revente.
Vacance locative
Période pendant laquelle le bien est inoccupé et ne génère aucun loyer : entre deux locataires, travaux, difficulté de mise en location. Elle représente en moyenne 5 à 10 % des loyers annuels bruts. La GLI (Garantie Loyers Impayés) couvre les impayés mais pas la vacance. Une bonne localisation et un loyer au prix du marché limitent la vacance.